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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
livres
10 juillet 2009

Décidément, tout se perd...

Brentano_s


Une autre mauvaise nouvelle pour les livres et les bilingues... Brentano's ferme ses portes. Je ne sais pourquoi, mais je trouve cela tristement emblématique de notre époque.

Il reste le très anglais Shakespeare & C°... seulement.

Edit du 11 juillet, à 9h20 : cela n'a pas grand-chose à voir, mais toujours dans ce qui m'inquiète, il y a Hadopi 2, aussi...

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20 juin 2009

Nouveaux horizons

Grâce à mon amie Peps, je saurai dès que possible le résultat de la commission paritaire de lettres : une de ses collègues regardera le résultat quasi en direct et m'enverra un sms soit lundi soir, soit mardi matin pour me le dire...
Le souci, c'est que je pense déjà à ce que je vais faire si je suis en lycée, tout ça... Faut que je me calme ! (Hein ?)

Hier soir, j'ai donc rencontré Laura. Nous avions rendez-vous au Louvre. Nous avons flâné dans les couloirs des peintres flamands un peu au hasard et dans le désordre. C'était sympa parce que l'on ne se prenait pas au sérieux. Nous avons fini la visite assises au 2ème étage, face à une cour intérieure magnifique aux statues immaculées. Papotage léger et un brin intime, surtout à propos de l'amitié. Ensuite, direction le Mc Do de la rue de Rivoli, histoire de s'installer quelque part (et parce que nous assumons bien aimer ça !). J'ai pu enfin lui remettre son cadeau. Il s'agissait de façon peu originale de deux livres. Ouf, elle ne les avait pas lus !

diner_de_BabetteMishima_nvelles

Sinon, je me suis offert le dernier album de Calogero avec mes chèques fidélité Keufna. Je suis globalement satisfaite : les quatre premiers titres sont excellents (dont un duo avec Grand corps malade). Le cinquième, "La bourgeoisie des sentiments", fait allusion à son histoire personnelle : sa femme l'a quittée pour... une femme. La chanson en elle-même est efficace et réussie, mais une phrase me gêne : "Je ne pensais pas que pour une simple histoire de cul..." Je prends cela au pied de la lettre : cela signifierait donc qu'entre femmes, il ne peut y avoir que du sexe. Et forcément, je n'aime guère ce genre de sous-entendus. Trois autres titres me paraissent assez fadasses voire larmoyants ("Nathan", "Tu es fait pour voler" et "Il conte"). Pour le reste, donc huit titres, je suis ravie. Et l'utilisation de rythmes un peu militaires, mêlés à des sons plutôt novateurs est une bonne idée.

Calogero

13 juin 2009

Fête des cerises

Armée de juteuses cerises, de framboises délicates, d'un fuschia à peine ouvert et de livres, je reviens d'une balade en ville.

fuschia

J'ai résisté à l'appel des ballons et des fusils à plomb (mais y parviendrai-je demain encore ?). Les gens semblaient de bonne humeur, même si beaucoup d'enfants hurlaient leur enthousiasme -ou leur désespoir de quitter le manège...

J'ai le cadeau de Laura, aussi. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, elle a été la 100.000ème à passer sur mon blog. Alors elle a gagné un petit quelque chose... Et Valérie aura un lot de consolation, quand elle le voudra.

Sinon, mes crampes d'estomac ne me lâchent guère depuis jeudi soir (comment cela, ça coïncide avec les mutations ? Mais pas du tout, pas du tout !). Tant pis, je verrai quand même Micahuète ce soir dans sa campagne, sauf si je me tords de douleur.

Je vais flemmarder sur le balcon, là, en attendant que mon estomac se calme...

18 mars 2009

Ceux-là

pluie_tombe

Ceux-là vivent dans le bruit, la violence banalisée, le manque de mots, et le peu qu'ils savent est souvent classé vulgaire par "les autres".
Ceux-là ne sauront peut-être jamais la douceur de la pluie qui danse sur les toits. Le silence qui rassure. Les mots d'amour susurrés, excitants et enveloppants. Le vent dans les arbres.
Ceux-là écoutent des rythmes souvent saccadés, des syllabes décomposées, des musiques rapides. J'aimerais qu'ils connaissent l'étrange mystère d'un Jay Jay Johnson ou d'un Antony. Qu'ils s'attardent sur les voix. Pas forcément la mienne, mais qu'ils y soient sensibles. Pour apprécier celles qui charment. Celles qui sont comme du bon vin, du nectar. Et qu'ils refusent celles qui agressent.
Ceux-là disent que la poésie c'est difficile, c'est ringard, c'est nul. Tout ce qu'il faut pour refuser de l'affronter, car elle est souvent trop belle pour être comprise. J'aimerais leur en offrir tous les jours si je le pouvais, s'ils m'écoutaient... Je leur lirais quelque chose chaque jour, gratuitement, sans devoirs ensuite, sans questions auxquelles répondre. Juste pour le bonheur du texte, de la lecture, de la voix qui soupèse chaque virgule et retient son souffle quand il le faut. Avec des silences.

Ceux-là sont mes élèves, majoritairement.

Certains les connaîtront, ces petits bonheurs sonores. Mais si peu...

voix_de_son_maitre_

17 mars 2009

Livrez-vous (mes réponses)

Petit questionnaire juste pour moi, et même pas issu d'une chaîne ! J'y répondrai ensuite, évidemment... (cf. ci-dessous !)

  1. Quel est le dernier livre que vous ayez lu et quand ?
  2. Votre dernier livre acheté (pour vous) ? Offert à quelqu'un ?
  3. Quel est votre endroit préféré pour lire ?
  4. Votre lecture la plus originale (à prendre dans le sens que vous voulez !) ?
  5. Votre lecture défendue, secrète, interdite ?
  6. Le livre que vous ne lirez jamais et pourquoi ?
  7. La lecture la plus douce ?

couarraze1

Comme promis, voici mes réponses. Vous pouvez bien sûr encore participer.

 

 

  1. Dernier lu : un roman japonais dont j'ai fait la critique (mot pompeux !) qui s'intitule Parfum de glace. C'était il y a quinze jours peut-être. Je poursuis dans le Japon avec Murakami actuellement.
  2. Dernier acheté : Paul Auster, La Trilogie new-yorkaise et Siri Hustvedt, Tout ce que j'aimais. La chose étonnante, c'est que Siri est la femme de Paul et que je l'ignorais... Dernier offert : Murakami, Kafka sur le rivage. Le tout acheté samedi après-midi dans la super librairie an bas de chez moi.
  3. Malheureusement, je ne peux profiter de mes endroits préférés pour lire puisque j'adore lire dans un fauteuil club en cuir ou dans un canapé profond. Je n'ai ni l'un ni l'autre.
  4. Lectures les plus originales : de la littérature jeunesse en nombre mais que l'on n'étudie pas au collège (Mary Poppins de Travers, Peter Pan de Barrie par exemple, qui sont initialement des romans avant d'être des dessins animés) ou bien Duras que j'ai lue très tôt (vers l'âge de quinze ans). Le choix de l'auteur n'a rien d'original, mais mon âge pour commencer à la lire, peut-être.
  5. Ma lecture interdite : de la littérature érotique. J'ai eu ma grande période, suite à une UE à la Fac sur "Littérature et érotisme" (avec Pauline Réage, Sade, Baudelaire...). Au final, peu de romans sont vraiment érotiques (je vous recommande Vivant Denon, surtout et la littérature érotique asiatique qui est fort surprenante), mais j'ai lu aussi des ouvrages que certains considéreraient vulgaires. Je pense que ces lectures m'ont permis de désacraliser un peu ce qui m'effrayait tant et d'être plus légère, moins "coincée" (ce qui était le cas). Evidemment, ma mère n'en a rien su !
  6. Je ne lirai jamais le Da Vinci code ni d'autres Marc Lévy (un seul m'a suffi !), ni la Saga fascination. Tout simplement parce que je trouve Léry mauvais et insipide, que Brown a été lu par tous et que je n'aime pas faire comme tout le monde (je suis souvent déçue) et que Meyers est la plus grande imposture littéraire qu'il m'ait été donné de voir : c'est nullissime sur le plan de l'écriture (ou alors la traduction est très très très mauvaise, mais j'ai en haute estime le travail des traducteurs).
  7. Lecture la plus douce : de la poésie à haute voix, que l'on me lit soit en direct, soit au téléphone. Mes favoris : Baudelaire, Eluard, Desnos.
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20 février 2009

Lot de consolation

consolante

Anna Gavalda, La Consolante, éd. Le Dilettante, 636 p., 24.50€

Anna Gavalda fait partie des auteurs contemporains que je respecte. Pas racoleuse, pas gnangnan, écrivant fort bien et ayant une acuité psychologique étonnante. J'avais dévoré en deux fois Ensemble c'est tout, durant un été ibère. Je l'avais découverte il y a quelques années avec ce recueil au titre merveilleux, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.
Alors forcément, quand La Consolante a paru, j'ai frémi d'impatience. Mais mon porte-monnaie aussi. J'ai donc dû attendre. Finalement, je l'ai lu tardivement grâce à ma mère qui l'a emprunté à la bibliothèque.
Mon impression est mitigée : ma lecture étant hâchurée (période de déprime et de fatigue durant laquelle je m'effondrais le soir), mon plaisir aussi. Comme si tant d'attente avait été gâchée. Là, tout de suite, j'ai un souci, par exemple : je voulais vous en faire le pitch, et j'ai un trou de mémoire. C'est dire.
Ce qu'il m'en reste, c'est une grande maîtrise de l'écriture, qui a donné du fil à retordre à ma mère (petite lectrice, elle a abandonné). Il y a de nombreuses références culturelles et architecturales (le personnage principal est architecte), des anglicismes, des jeux sur la narration. Ce n'est pas un livre que je classerais dans les lectures "faciles".
L'histoire d'un retour à la vie en recherchant le passé heureux est assez belle. Les personnages sont très réussis, et l'on retrouve dans leurs portraits -directs ou en pointillés- la sensibilité qui est propre à Gavalda.
Disons simplement qu'à force d'être au top, on espère toujours plus d'un auteur, et que lorsqu'il nous donne six cents pages de talent, nous avons encore le culot d'être un soupçon déçus...

parfum_de_glace

Yôko Ogawa, Parfum de glace, éd. Actes Sud Babel, 304 p., 8.50€

Dans un tout autre genre, j'ai fini hier soir Parfum de glace de Yôko Ogawa, offert par la Fée. Roman japonais assez court et mystérieux, onirique par instant, dans un style tout à fait propre aux romanciers du Soleil Levant : épuré, simple, elliptique, quasi clinique. Nous n'avons pas toutes les réponses aux questions posées par Ryoko, le personnage principal, mais l'intérêt du roman est sans doute ailleurs. L'homme qu'elle aime, Rooky, s'est suicidé, sans que rien n'ait permis de s'y attendre. Il était nez dans un laboratoire de parfumerie. En tentant de s'accrocher à la vérité et à la famille du défunt, elle va découvrir qu'elle ne connaissait pas si bien Rooky, esprit supérieur en beaucoup de points...

Ma prochaine lecture sera sans doute elle aussi japonaise : il s'agira de Murakami, avec Les Chroniques de l'oiseau à ressort. Je reviendrais à mes premières amours en littérature étrangère, moi ?

12 novembre 2008

Chaîne de livres

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Sur le blog de Leto, ce questionnaire a été lancé. Je m'y colle, pour une fois, puisque l'on parle de livres...

Le livre que tu as le plus adoré lire

Bonne question... Merci de l'avoir posée.

Celui que tu as relu dix fois

Aucun... Si tel était le cas, j'aurais tout de suite une référence en tête, non ?

Celui que tu emmènerais sur une île déserte

J'opterais pour de la poésie : Rimbaud et Baudelaire.

Celui que tu aurais voulu écrire

Ensemble, c'est tout de Gavalda, avoir le talent de Marguerite Yourcenar ou de Fred Vargas,  dans un autre genre, aussi. Je me cantonne aux contemporains, c'est plus simple... Ou encore la trilogie de Lilian Hearn, à laquelle j'avais pensé pour la question 1...

Celui qui t'a fait pleurer

Euh, j'ai peu de souvenirs de livres m'ayant fait pleurer. Peut-être La Cicatrice de Lowery quand j'étais ado. Plus tard, quelques Bobin, aussi. Et le journal de Claude Roy, dans lequel il relate toutes les étapes de son cancer.

Celui qui t'a fait rire

La trilogie des Pennac.

Celui qui t'a gavée

Généralement, ceux qui étaient au programme de l'agrégation ! Le dernier lu en date aussi... Sinon, Orgueil et préjugés d'Austen, Crime et Châtiment de Dostoievski.

Celui que tu n'as jamais eu le temps de terminer, et pourquoi

Je n'ai jamais manqué de finir un livre à cause d'une histoire de temps : la lecture, c'est comme le reste, si on veut en trouver le temps, on le trouve.

Celui que tu aurais aimé que ton écrivain préféré écrive

Je n'ai pas vraiment d'écrivain préféré...Cette question -tout comme la première- me fait penser à celle que l'on pose aux enfants : "Tu préfères ton papa ou ta maman ?"

Celui que tu n'as jamais réussi à lire en entier, et pourtant tu as essayé !

J'ai recommencé environ trois fois La Condition humaine de Malraux, en vain. Au bout d'une quinzaine de pages, je m'arrête : je ne comprends pas, je n'accroche pas.

Celui que tu as déjà conseillé à tes amis

Piouh, il y en a pas mal ! Pennac, Vargas, Mishima, Tirtiaux, Bobin, Findley, Yourcenar, Duras, Gavalda, Schulz, Sartre...

Celui que tu conseilles tout le temps à tes amis

Pour faire original, Gavalda ?

Celui que tu as acheté en premier dans ta vie

J'ai sans doute eu droit aux séries incontournables du Club des cinq, tout ça, mais en littérature poids-lourd, j'hésite entre Rimbaud et un Balzac. Ma première Pléiade était pour Rimbaud, et il ne pouvait en être autrement dans ma tête.

Celui que tu as acheté en dernier

Murakami, Chroniques de l'oiseau à ressort.

Celui que tu as lu en dernier

Aderhold, Mort aux cons. Vous pouvez l'éviter. Je vais entamer maintenant le dernier Vargas.

Celui que tu as volé

Un livre d'art sur la couleur bleue alors que je bossais dans un CE... Petite vengeance personnelle car nous subissions un harcèlement psychologique féroce. Oui, c'est petit. Tant pis.

Celui que tu as emprunté et jamais rendu

Euh, là je ne vois pas non plus.

Celui qu'on t'a volé

Aucune idée ! Si tant est qu'on m'en ait volé un.

Celui qu'on t'a emprunté et jamais rendu

M., le mari de C., m'avait emprunté quelques livres dont un volume ancien appartenant à mon père d'un certain J.Claudel, contenant de beaux croquis, schémas, etc du XIXème siècle. Je ne l'ai jamais récupéré.

Celui que tu as perdu

Je ne vois pas ! Ou alors il n'avait guère d'importance. Ceux qui comptent, j'en prends grand soin.

Celui que tu as lu à la Fnac, assis sur la moquette dans un coin du rayon livres

Quelques BD du Chat, de la série "Profs" aussi, ou d'autres bandes dessinées...

Celui qu'on t'a prêté

Sandy m'en prête de temps à autre. Le dernier en date était de Delerm sur les pré-raphaëlites (Autumn).

Celui que tu as lu à l'école et que tu as adoré

Fred Ulhman, L'Ami retrouvé. J'avais même acheté la suite, quelques années plus tard : Lettres à Conrad.

Celui que tu as lu à l'école et que tu as détesté

J'élargis à la Fac, ce sera plus simple : Lucien Leuwen de Stendhal (je n'apprécie pas du tout cet auteur), beaucoup de mal aussi avec quatre lectures du Voyage au bout de la nuit de Céline (même si le talent est phénoménal), Rousseau dans ses Confessions ou La Nouvelle Héloïse. Je vous choque pour une prof de lettres ? ;-)

Celui que tu devais lire à l'école et que tu n'as jamais lu...

Aucun ! Quelle élève sage j'étais...

Bon, ça prend du temps ces questionnaires. A votre tour, si le coeur vous en dit !

12 septembre 2008

Pape... Où ?

J'ai eu la bonne idée d'aller aujourd'hui sur St Michel. Il y avait des poulets partout. Ceux-ci m'ont empêchée de traverser au niveau de Châtelet pour passer devant Notre-Dame. Sur le moment, je n'ai pas compris pourquoi. J'ai donc trouvé une astuce pour accéder à l'autre rive. Une fois en face, il y avait de grands écrans installés le long des quais, des grilles partout, et un policier tous les trois mètres (je n'exagère pas). C'est après avoir croisé une armada de scouts que j'ai compris : le Pape me bloquait la circulation. Heureusement que je ne l'ai pas croisé, parce qu'il me fait peur...

ratzinger

Bon, finalement, j'ai réussi à aller chez Gibert. Je me suis garée devant quatre cars de la police. Tous les agents mangeaient leur tupperware à l'intérieur.

J'ai réussi à résister au "Danube pavot-cerise" de la pâtisserie viennoise de la rue de l'Ecole de médecine (qui  est passé à 2.70€ quand même).

J'ai découvert béate les nouveaux Ipod. Ils sont tout fins, splendides (on a envie de les avoir tous) et avec un écran couleur.

iPod_nveaux_2008

Et puis me voilà de retour à la maison. J'ai eu très envie d'un panaché (allez savoir pourquoi), mais je me contente d'un Pepsi max.

Et j'écoute une émission sur Pascal, podcastée depuis France Culture.

J'aime bien le contraste.

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