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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
blues
25 septembre 2009

Mieux vaut avoir un fût qu'un fuseau.

Bilan sur deux jours

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Une crise de larmes.
Un relent de jalousie.
Une sortie en nocturne au musée d'Orsay.
Mon scooter un peu cassé.
Mais pas de délit de fuite.
Un léger mal de tête.
Une pizza.
Un portable confisqué, puis redonné.
Un mot dans un carnet.
Du boulot dans tous les sens.
Quelques commandes sur venteprivee (mea culpa).
Les impôts sont tombés.
Et ça fait mal.
Une entrée pas publiée sur le blog.
Toujours pas de gâteaux arabes sur mon bureau.
Quatre petits livres achetés.
Un courrier en retard.
Des copies rapides à corriger.
Des paquets plus longs en attente.
Des messages d'amitié qui font du bien.
Une bonne nouvelle de prépa.
Une réflexion bien nulle mais pensée.
Des nuits pleines mais lourdes.
Et des réveils difficiles.

What else ? Who knows...

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24 septembre 2009

Chat badabada

Mon noirot, ma tendresse sur pattes, ma réglisse peureuse a huit ans aujourd'hui.

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C'est le tombeur de ces dames, de mes deux femelles, au côté pataud et doux.

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Approximativement, j'ai reçu de lui (car ce sont les chats qui donnent, pas nous qui prenons) environ trois mille câlins. J'en veux au moins autant. Et de lui, et des Autres...

23 septembre 2009

"La déception n'est peut-être qu'une catégorie du merveilleux." Pascal Bruckner

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Je me demande depuis un certain temps si mes bafouilles publiées ici ont quelque intérêt. Le côté nombriliste de la chose me gêne souvent. Sans savoir m'arrêter...
Ceci étant, je cause moins aussi à cause du rythme du lycée, assez intense. Par exemple, je ressors de presque deux heures de sieste, dans un sommeil abruti, des fourmis dans les doigts de n'avoir pas bougé d'un iota...
Je fais des rêves qui me désarçonnent chaque nuit.
Je cherche à aider S. qui s'y refuse gentiment.
Je tente de faire mon trou au LycéeDésiré. J'y parviens plus que je ne le crois, sans doute : des collègues de lettres veulent m'intégrer  dans leur petit "club privé" déjanté. Et puis un élève de seconde, Kadaré, m'a dit qu'il voulait m'offrir une surprise. Il a décalé cela à vendredi, pour une obscure raison, mais je n'ai jamais eu le moindre cadeau spontané dans toute ma carrière de TZR, surtout aussi vite dans l'année ! Il semblerait que ce soit des pâtisseries arabes (j'avoue en avoir réclamé par gourmandise sur le blog consacré aux élèves... Ben quoi ? C'est la fin du ramadan, on partage ! Et puis je pense déjà à ce que je vais leur faire le jour des vacances de la Toussaint, qui sera aussi le jour de mon anniversaire...). Miam !

A part ça, je ne sais que vous dire. Je bosse beaucoup, les journées défilent, mes finances sont raides, je suis souvent triste, j'ai aimé écrire mon défi de la semaine, qui m'a replongée dans le passé...

Oui, c'est cela, en fait : je ne suis pas triste, je suis nostalgique.

"La nostalgie, c'est comme les coups de soleil : ça ne fait pas mal pendant, ça fait mal le soir", disait Desproges. Fichtre, il avait raison.

21 septembre 2009

Le poids des mots, le choc des photos

C'est bizarre : j'ai des photos que je trouve très intéressantes, mais je ne parviens pas encore à les mettre en ligne ici. Peut-être parce qu'elles me dérangent, à leur façon. Il s'agit d'animaux que je suppose empaillés, bardés d'objets luxueux. Des visages qui semblent souffrir, au milieu de paysages étranges. Les images en soi sont belles. Ce qu'elles dégagent, c'est autre chose.
Je les avais évoquées dans une autre entrée, il y a peu de temps, en disant que les surréalistes les auraient adorées. Je crains sans doute de vous mettre mal à l'aise. Ou alors ces photographies me renvoient à la mort, si je suis honnête avec moi-même... Images sur papier glacé, images glaçantes, taxidermie, luxe ostentatoire, esthétisme à froid, le beau pour le beau...

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Dans le lot, j'en sors certaines aux reflets changeants et argentés, un ou deux autoportraits extrêmement subtiles, de la déco aux couleurs tendance -noir, blanc, métal-, un gant qui me fait penser à la Nadja de Breton, encore et toujours (c'est fou comme ce texte m'aura marquée !)...

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J'aimerais retourner aux grands magasins, cette fois-ci armée de mon boîtier Nikon, et en faire de véritables images, tellement belles qu'on en oublierait presque leur "obscure clarté"...

Si je n'avais pas été enseignante, j'aurais voulu être photographe.

A vous de voir ce que vous pouvez en déduire... Et moi.

17 septembre 2009

Il n'y a pas de hasard (mais ça reste à prouver)

Qu'aurait donc dit Pascal (oui, c'est mon dada, on revient toujours à ses premières amours) sur le hasard ? J'aurais aimé pouvoir discuter avec ce type d'intellectuel, même si je n'aurais pas fait le poids. Une fois cette gêne dépassée, je lui aurais demandé, sans qu'il tombât dans un discours religieux chevronné, de répondre à mes questions, lui qui s'interrogeait sur les dés, les jeux de hasard, les probabilités...
Je n'ai jamais crû en un Dieu précis, et me suis toujours considérée agnostique. Ceci étant, j'ai une position paradoxale sur le déroulement de nos vies : j'ai toujours dit qu'il n'y avait pas de hasard. Que l'on rencontrait les gens que l'on doit rencontrer, par exemple.
Cela sous-entend donc que nous aurions une destinée, une vie plus ou moins "programmée". Je sais que le hasard est au centre de la physique quantique. Mon père en lisait beaucoup. Je sais aussi la petite phrase de Mallarmé. J'ai écouté il y a longtemps maintenant Hubert Reeves. Je suis donc bien paradoxale dans mes "croyances".

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Remarquez, Pascal aussi avait ses contradictions : janséniste de formation -tout comme Racine-, il n'en disait pas moins qu'il fallait croire de son vivant car l'on n'y perdait rien, alors que dans cette doctrine religieuse, on peut être condamné dès la naissance, quelles que fussent nos actions... Racine ne donnait aucun espoir à ses héros; Pascal, sous son pessimiste effroyable, donnait à croire que nous pouvions mieux faire que de subir notre misère...

Je prends sans doute trop de chemins divergents dans ce début de note, et j'en ai conscience. Pourtant, moi l'agnostique, moi la jeune femme qui fut en colère contre un Dieu éventuel lorsque mon père est mort à l'âge de 43 ans, je m'interroge, les années passant, et je nuance mes propos, parfois.

Mon père avait une approche de la religion que j'aimais beaucoup et que je trouvais très sage. Il disait entre autres que l'on n'avait pas besoin d'aller à l'église pour prier ou pour prouver que l'on avait la foi. Il n'avait fait aucun choix particulier d'obédience. Il pensait à Dieu comme on pense à une force immense, infinie, qui nous dépasse, et qui n'a pas besoin de rituels particuliers (cierges, encens, missel, etc) ou de lieux de culte.

Oui, les productions humaines faites en son honneur sont magnifiques. Mais pourquoi ne pourrait-on pas prier en laçant ses chaussures le matin ?

Je divague... Enfin, mon esprit est désorganisé.

Hier soir, un mois jour pour jour après la mort de F., sa cousine, dont il était très proche, a mis au monde un petit garçon. Celui-ci est né à l'heure exacte du décès de F.. A la minute près.

Forcément, cela perturbe certains fondements de ma pensée. Mais croire en le Rien, c'est encore croire. Pascal, vous m'entendez ?

Lecteurs, si vous avez des textes à me conseiller sur le hasard (mon père en avait tant...), n'hésitez pas...

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12 septembre 2009

La nuit s'avance

La consigne 72 des défis du samedi portait sur la notion de temps qui passe : l'heure la plus longe, ou la plus courte, c'est selon...
Voici ma participation.

Dali_montre


Sous un soleil de plomb Sur les marches glacées Mes pas résonnent Ma bouche est sèche J’ai mis mon habit d’oiseau noir Sans ailes Celui qui me ceint Les larmes se retiennent Et puis tout se restreint Regards portés vers les Autres Que je veux plein d’amour Mais tout est aveugle Tout est assourdi Il n’y a rien sur mes lèvres Juste le silence Parfois l’ébauche d’un sourire Je me retourne Tout le monde est là Les assis Les debout Les vivants Qui voudraient le rejoindre Et le mort Tellement vivant Que l’on entend son rire Taper contre les vitraux Ma voix s’élève Je dis des mots Auxquels je ne crois pas Je ne retiens que l’Amour C’est déjà trop Et pas assez Ma voix s’élève Et se fait plus sûre Ma voix assène Ma voix martèle Il faut aimer Nous devons aimer Face à la bière C’est dérisoire Et puis si vrai Ma voix s’arrête Les larmes coulent La gorge sèche J’enveloppe d’un regard Tous ceux qui l’aiment Tous ceux qu’il aime Le savent déjà trop C’est le manque qui est insupportable C’est l’absence Qui devient présence Et que l’on hait Quelques gouttes bénies Sur son corps meurtri Sur son corps éteint Au-dessus du portrait Au sourire immense Un défilé sans fin Un amour sans fin Une douleur sans fin La fin la fin Je ne veux pas achever Il le faut bien A-t-on le choix

10 septembre 2009

Immortels, nous le sommes peut-être...


Evanescense - My immortal

Ce soir, trente et un mille étoiles brillent dans le ciel. Tu ne les souffleras pas. Elles sont de celles à la flamme éternelle.

10 septembre 2009

"Peu de chose nous console car peu de chose nous afflige." PASCAL

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F. aurait eu 31 ans aujourd'hui.
Pas la peine d'expliciter, je crois.
Mon texte pour les défis du samedi aurait bien donné le ton de cette journée, mais il ne paraitra qu'à la date prévue, comme d'habitude. La consigne était de parler de l'heure qui nous parait la plus courte, ou la plus longue, c'est selon...

Alors je corrige, je remplis mon carnet de bord des noms de mes loustics de l'année, je verrai Pumpkin ce soir, j'essaye d'oublier que je ne sers pas à grand-chose, aussi...

Pourtant, ne croyez pas que je vais particulièrement mal. Je suis entre deux eaux et, heureusement, LycéeDésiré me permet d'avoir du positif.

Simplement, le coeur mis à nu, ça fait mal.

9 septembre 2009

Mi figue, mi raisin

Bon, ben voilà. Je fais des efforts pour faire des entrées qui tiennent la route sans trop en sortir, mais il y a des soirs, des jours où ça va moyennement.
Je me sens encore et toujours impuissante face à la mort, dont je parviens à parler en cours de façon presque détachée (merci, Blaise et ses Pensées), mais la réalité revient systématiquement, laide, implacable et inacceptable. Alors je rumine, je me tais, je m'agite, je suis dans le remuement (dixit Blaise, again) pour éviter de sombrer.

Voilà, c'était la minute vérité.

Sinon, les cours n'avancent pas trop mal. Je donne beaucoup de mon énergie dans ces premiers jours pour ne rien laisser passer, pour élever le niveau et mettre le nez dans le guidon. Et puis je maintiendrai au maximum tout cela jusqu'à juin. Je me forge ma réputation, ne l'oublions pas.
A propos de guidon, j'ai eu moult compliments sur ma Harley sans moteur. Tout le monde se demandait à qui était ce petit bijou cyclo sur le parking des profs (oui, placé bien en vue, devant la porte de la salle desdits profs).

Tout à l'heure, une élève de STG m'a fait mal sans le savoir. Je commence une phrase par "Dans notre foyer culturel, européen et judéo-chrétien...", ce qui la fait bondir. Je m'y attendais, certes. Je prends toujours de nombreuses précautions quand je parle de "notre" culture. Elle se braque un peu et me dit : "Ce n'est pas la mienne ! Et je la refuse !"
La prof de l'école publique républicaine que je suis a eu mal d'entendre cela. A la fin de l'heure, je lui en ai touché deux mots. Elle a été étonnée de voir que j'avais été blessée et s'est excusée. Le plus important, c'est qu'elle a entendu ce que je lui disais : au sein de l'école, on lui offre la culture du pays dans lequel elle vit, et, qu'on le veuille ou non, la société dans laquelle nous vivons découle de ce foyer religieux et culturel. L'échange s'est fini sur : "Cela ne peut pas faire de mal de s'ouvrir un peu...", avec un sourire. Qu'elle m'a rendu.

Eiffel_expo_universelle

A part ça, je suis déçue parce que mon blog pour les élèves ne tourne pas pour l'instant. Je m'acharne quand même (comment cela, je suis têtue ?) et continue à publier des entrées avec les devoirs à faire, etc.

Et vous, comment ça va ?

31 août 2009

H - 10

affiche_profix

A quelques heures de ma première véritable pré-rentrée...

Je ne sais toujours pas ce que je vais mettre, mais tout est repassé. Serai-je en version endimanchée, cool, chic mais relax, femme fatale ou étudiante ?
Mon sac est fait.
Je ne sais toujours pas comment je vais me présenter.
J'ai décidé de porter plus de bijoux.
Je me sens énorme. Mais je n'ai pas d'autre choix que d'avancer, là.
Je dois encore choisir mon tuning de casier.
Le blog pour les élèves est opérationnel.

Simplement, demain soir, quand je rentrerai, il n'y aura personne pour m'accueillir avec un grand sourire et me dire : "Comment ça s'est passé ?". Puis, un peu après : "Je suis fière de toi." Ou bien : "Je suis heureuse".

Parce qu'au fond de moi, je ne le suis pas. Et seul le regard de l'Autre saurait me le faire sentir, parfois.

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