ça balance
J'ai tout mis dans le blender, et voilà le résultat :
J'ai décidé de me prendre en main niveau poids. J'ai atteint un "seuil d'inacceptabilité", sans doute dû à mon voyage prévu sur NY : je serai mal dans ma peau, mal vis-à-vis des autres (je n'ai pas attendu NY pour ça, remarquez) et je me sens mal physiquement. Alors je me suis donné deux ans maximum pour perdre les 20kg pris en cinq ans. Au programme, rien de violent : tableau hebdomadaire pour savoir ce que je mange, équilibrer la nourriture, arrêter les boissons sucrées, wii fit régulièrement, peut-être piscine. Je ne risque pas d'être très rigolote à cet égard les premiers mois, sans doute. Mais j'ai besoin de faire attention à moi et de cesser de m'auto-détruire (au moins sur ce plan-là).
Je parle moins des cours et du collège parce que quand j'en sors, je cherche à déconnecter. J'ai souvent mal aux tympans; je suis assez désemparée face à mon impuissance concernant certains élèves, aussi... Les conseils de classe hier soir m'ont catastrophée : Droopy, le principal, baillait et a dû dire trois phrases en tout et pour tout. Pour les cas difficiles, il marmonnait un "Mmmm, d'accord... Elève suivant..." Seulement, c'est nous qui les avons en face, ces fameux énergumènes en perdition. J'ai trouvé que l'ensemble était bâclé. Les passages en cinquième étaient bradés (malgré des quartés gagnants à 5 en français/HG/math/anglais, plusieurs élèves n'ont eu aucune mise en garde ou réserve sur leur passage en classe supérieure). J'aurais mieux fait, peut-être, de rentrer chez moi à 11h30, plutôt que de rester au collège jusqu'à 17h15, heure du début des conseils...
Ce midi, j'ai déjeuné avec Pep's, mon ancienne (étrange d'employer ce terme alors que je suis partie il y a seulement trois semaines) collègue de math au lycée. Nous avions rendez-vous en salle de profs. J'y ai étouffé : plus transparente que moi aurait été improbable. Les collègues ont fait comme si je n'étais pas là. J'étais Casper, quoi. Heureusement, Pep's est arrivée et nous avons bien ri pendant toute la pause déjeuner, dans un restaurant japonais. Il est finalement rare que je ne me sente pas obligée de faire la conversation, ou de tomber dans des circonvolutions diplomatiques de mise. Et puis c'est bon de rire de bêtises plus ou moins grosses. Phrase du midi : "Tant d'intelligence dans un si petit corps, c'est époustouflant !"
Pendant que je me faisais transparente en salle des profs, j'ai découvert un magazine littéraire très chouette : Books mag. Comme quoi, à toute chose malheur est bon.
Je me remets doucement à l'écriture et au mail art. Enfin, aux collages. Enfin, aux encres et aux plumes. Enfin, à des activités manuelles d'ordre artistique (oui, ça fait prétentieuse, mais comment le dire autrement ?).
Vous semblez ne pas trop aimer les nouvelles couleurs du blog... Cela me chagrine un peu mais j'ai envie de continuer quand même... Ou alors je change encore, mais je trouve ça lourdingue, là.
Voilà, le mix du jour est fini !
Incroyable talent
Hier, j'ai vu aussi cette toile d'Ingres, "Odalisque en grisaille" (1834) :
La technicité d'Ingres est hallucinante : on croirait être face à une photographie en noir et blanc, ou une image couleur qui a été retouchée par un logiciel quelconque.
La variété des gris est extraordinaire. Comment un homme, avec simplement de la peinture à l'huile, parvient-il à réaliser ceci ?
Ce peintre ne me touche pas particulièrement en soi, mais je l'ai toujours admiré. D'autant plus avec cette odalisque...
Sésame, ouvre-toi
Nolde, Mer d'automne
J'ai profité de ce dimanche aux boutiques ouvertes pour aller... au musée. Le Grand Palais étiat quasi désert. Comme je suis arrivée cinq minutes avant l'ouverture, et que j'ai la carte sésame, je suis entrée parmi les premiers dans les salles. C'est assez extraordinaire de se retrouver au milieu des tableaux, sans la foule.
L'expo Picasso est magnifique. Je m'y attendais, mais quand même. C'est intelligent, beau, vif... Picasso est un peintre galvaudé, ce qui est regrettable car on en oublie parfois le génie pur. Ses toiles de fin de vie (entre 1965 et 1973) sont splendides. Pour la plupart, il s'agit de prêts de musées étrangers ou de collections particulières. Je ne les connaissais donc pas (ni en reproductions, d'ailleurs).
La maîtrise de Picasso me laisse de plus en plus pantoise d'admiration. D'ailleurs, avec les années, j'ai appris à l'apprécier "correctement", je crois. Je suis loin d'avoir une grande connaissance des arts, mais je pense être juste assez amatrice pour m'émerveiller de ce que je vois.
Et l'hommage incessant de Picasso à ses maîtres, tout en les transcendant, est impressionnant, voire touchant.
J'ai découvert Zurbaran, admiré Velasquez, El Greco, et enfin vu la Nana de Manet dont j'avais fait l'analyse en cours ! J'ai une tendresse particulière pour cette toile, je l'admets. Normalement, elle est exposée à Hambourg.
Picasso, Les Ménines, 1969
En sortant de cette expo, je me suis dit que, comme il était tôt, je pouvais tenter ma chance pour l'expo Nolde. J'ai bien fait : il n'y avait quasiment personne.
Cette découverte a aussi été un éblouissement. C'est un monde de couleur, d'art à l'état brut parfois, de raffinement aussi. Il y a une grande richesse dans ces toiles de Nolde, et une profonde humanité aussi.
Ce soir, j'ai les yeux emplis de couleurs, de lumière, de Beau. Même si les canons ne convenaient pas à Picasso, c'en est ainsi : ses toiles sont belles, résolument. Et celles de Nolde, fascinantes.
Je compte refaire ces deux expositions si la possibilité m'en est donnée parce que je ne me lasserai jamais de tout cela...
L'art pour l'art
Ce matin, ma super seconde m'a donné mal à la tête et m'a ôtée beaucoup d'énergie. On travaillait sur Zola et le genèse de son roman L'Oeuvre, portant sur un peintre en échec face à son génie. Je ne sais plus pourquoi ni comment mais l'un des meilleurs élèves me sort, sans aucune provocation, que l'art est une distraction, rien de plus. Qu'il nous suffit de boire, manger, dormir pour vivre, rien d'autre. Tout le reste est distraction.
J'ai bondi.
Ils étaient tous plus ou moins d'accord. Ils n'établissent aucun hiérarchie entre allumer la télé sur la star Ac' et composer une chanson, par exemple. Ou entre le dessin de leur petite soeur sur le frigo familial et un Picasso. C'est le principe du "tout se vaut". Ils ne sont pas vraiment fautifs, car c'est ce que la société leur balance à l'envi.
Mais je me suis sentie totalement inutile à ce moment précis. En échec, même. Car peu m'importe finalement qu'ils aiment ou non Manet, Zola et consorts : je veux juste qu'ils fassent la différence entre le talent des uns, et l'arnaque intellectuelle des autres. Qu'ils aient un sens critique. Une ouverture sur le monde. Une absence de passivité face à ce qu'on leur offre. Qu'ils reconnaissent le génie là où il est. Dans tous les domaines.
Pas entendre que l'art ne sert à rien, n'est pas vital comme manger ou boire. Nous ne sommes pas que des estomacs, bon sang !
T'as d'beaux seins, tu sais
Vous vous souvenez de l'affaire du mail artiste poursuivi en justice parce q'uil avait envoyé une carte postale aux seins nus ? Voici la suite de l'histoire...
Moi j'dis, Aubade et ma petite personne risquons la prison...










