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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
amitie
22 mai 2009

Avaler la route

Tu le dois j'aurais dû
M'engouffrer dans le soleil
Descendre pour mieux remonter
J'aurais dû impossible
Découvrir les vallées
Riantes et apaisées
L'embouchure de l'amitié
La musique m'aurait portée
Le sourire aux lèvres
Vers de nouveaux visages
Vers de nouveaux rivages
Partir je range la voiture
Le silence aurait primé
Peut-être
Gêne complice
Complices gênées
Partie remise
Les dés étaient pipés
Je regrette le soleil
D'un sourire
Caché  encore
Un peu


Voiture

 

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20 mai 2009

Marathon (suite et fin)

Et voici mes trois autres textes, toujours classé dans l'ordre chronologique...

automne_nuit


Puzzle


Carrés de thé

Feuilles de chocolat

Brin de cheveu

Brosse à herbe

Crayon à soie

Ver à papier

Tasse à repasser

Table à café

Carafe à pain

Machine d’eau

Bouquet à bulles

Enveloppe de fleurs

Chat de bien

Homme de race

Mise de plain-pied

Maison en demeure

Bille à pied

Verre en verre

Flûte de textes

Cahier en bois

Sans revoir

Au lieu



Silences

« Chut », dit-elle doucement, tout doucement pour éviter de répondre. Ou pour assagir. Ou pour rassurer. Ou pour éviter d’admettre qu’elle pleure.

Elle imagine toujours ce chut comme un murmure, dit avec un sourire.

Rien d’autoritaire dans ce vœu de silence.

Mais comment le faire comprendre au travers d’une simple fenêtre de messagerie illuminée dans la nuit ?

Il manque la voix, le souffle, les lèvres qui se plissent dans un rictus doux comme un nuage, les yeux qui abaissent les paupières lentement, pour les relever ensuite sur un regard sucré, presque implorant…

« Chut », dit-elle. « Chut », dis-je… sur une messagerie qui sera toujours en-deçà de la voix..



Feuillets d'automne

Octobre peut être rouge. Ou brumeux. Jaune d’or aussi.

Octobre est souvent gris, pour moi.

Octobre est le mois de ma naissance. Je suis une fille de l’automne. Une fille aux feuilles qui brunissent et volètent.

Octobre est le mois de ma mort. Je suis morte et j’ai dû renaître de mes cendres juste avant la Toussaint, il y a quinze ans.

Octobre est un mois que je redoute toujours. Et un mois que j’aime pour ses couleurs.

Octobre est le mois où mon anniversaire précède toujours celui de la mort de mon père. Comment peut-on d’ailleurs parler d’anniversaire de mort ? Je me suis toujours posé la question.

Octobre : mois d’or et de cendres.

Je suis la fille de celui qui m’a protégée avec ses branches nues. En toute saison.

Je suis la fille aux cheveux dans le vent froid de l’automne, aux feuilles qui volètent au gré des souvenirs.

Je suis celle qui meurt et renaît chaque année, chaque mois, chaque automne, chaque jour.

Le sommeil est mon passage de l’un à l’autre.

Je vais m’y engouffrer, et vous laisser là pour cette fois…

20 mai 2009

Marathon

J'ai participé l'autre soir, pour la première fois de ma vie, à un marathon. Oui, moi, la non sportive, la récalcitrante du short, l'anti balleuse, je l'ai fait. Normal, remarquez : c'était un marathon d'écriture.

course_marathon_m

Le principe est simple : admettons que vous commenciez à écrire à 20h. Vous devez fournir un premier texte avant 21h. Et ainsi de suite chaque heure. J'en ai fait six en quatre heures, en compagnie de ma délicieuse camarade Val.

Le plus dur, c'est de se retrouver face au clavier sans trop savoir quelle voie suivre. Voici mes trois premiers textes, par ordre chronologique...


Ptit poème

 

Il en est de l’amour

Comme des gaufres

C’est chaud et croustillant

Sur le moment

Mais ramolli le lendemain

Quoique toujours délicieux

 

Il en est du silence

Comme des mots

On les savoure

On les partage

Quand les ondes

Sont les mêmes

 

Il en est des écrits

Comme des bijoux

Les plus précieux sont cachés

Les pacotilles s’exposent

Les pierres scintillent

Et l’on referme le coffre

 

Il en est du désir

Comme du feu

Il ne dure que si

On l’entretient

Il s’allume

Et nous brûle

Délicieusement

 

Il en est de mon texte

Comme d’une aventure

Celle qui éclot

Au détour d’un clavier

Celle qui avance lentement

De peur de tomber



Bouquet de fleurs

 

Elle portait une robe fleurie, aux couleurs légères. On aurait dit un tableau impressionniste à elle seule : la lumière se dégageait d’elle, et elle absorbait le soleil. Elle avait voulu porter un chapeau de paille, mais celui-ci s’échappait à la moindre occasion.

Sa longue main fine de pianiste le retenait, comme si les oiseaux pouvaient le lui voler. Ou le vent.

Tout rayonnait autour d’elle.

Nous n’osions jamais lui parler d’autre chose que du lycée, de fleurs, de nos familles… Nous étions tous amoureux d’elle. Mais elle, elle était libre et riait à gorge déployée dès que nous parlions d’avenir ou d’amour.

Libre.

Libre…

Et puis elle est partie après le Bac. Ses parents l’ont trainée dans une ville sombre, sans fenêtres sur la lune ou le soleil. Elle était le soleil, mais celui-ci s’est éteint progressivement. Elle ne nous a plus écrit et n’est pas revenue en vacances nous voir…

Je l’ai croisée des années plus tard, par hasard. J’attachais ma bicyclette; elle arrangeait des bouquets. Les tournesols se tournaient vers elle. Elle rayonnait à nouveau, dans ce quartier parisien un peu bobo mais sympathique. Elle était devenue fleuriste. Comment aurait-il pu en être autrement, d’ailleurs ?

J’étais heureux. Je ne suis pas allé la saluer, même si j’étais toujours amoureux d’elle, évidemment.

Mon soleil.

Ma lune.

Ma fleur.


A rebours

J’aurais dû commencer par là.

Je suis assise à ma table de salon, les chats passent parfois devant le clavier pour réclamer une caresse, mais je dois les éloigner afin de m’en tenir au timing imposé par le marathon.

Je me suis fait un thé à la menthe sucré, comme on le boit en Afrique (on en boit trois, normalement : le premier sucré comme l’amour, le deuxième doux la vie, le dernier amer comme la mort…) mais je me contenterais de l’amour pour ce soir.

J’ai chaussé mes lunettes pour éviter une éventuelle fatigue oculaire, même si la correction est minime. Seules trois petites lampes sont allumées, ce qui crée un espace feutré. Je n’aime pas les lumières vives : elles m’agressent.

Voilà, le chat noir s’affale dans mes bras et tricote contre moi. Peu pratique pour écrire, mais je ne peux refuser tant d’amour sans condition.

Au loin, la Défense se perd peu à peu dans la brume. J’écoute Fip en fond sonore. C’est doux.

Je me demandais en début de soirée ce que j’allais écrire, un peu tétanisée par ce nouveau défi littéraire… Progressivement, je m’apprivoise.

C’est bien, parfois, d’être moins sauvage…

 

 

10 mai 2009

En passant

Vendredi, Clochette a eu un an. C'est arrivé comme une fleur.

J'ai eu une rose blanche hier.

Aujourd'hui, je vais me balader avec Peps sous un soleil léger.

C'est bon de ne rien faire et d'oublier les tracas du boulot...


Edit de presque 20h

Nous avons finalement fait Auvers-sur-Oise : le château-musée (avec des beaufs à la retraite qui ont... pété -!- et parlé fort), le parc (qui a failli nous échapper, merci le site officiel de la ville !), l'église, le cimetière, un petit restaurant sympa et un pot (photos à venir). Seul souci : j'ai les pieds qui ont souffert dans mes Converse. Je crois avoir bien fait de ne pas en acheter deux paires : ce n'est pas aussi confortable que je le croyais.
On rigole bien, Peps et moi. Et puis ça ne nous empêche pas de nous confier non plus.
Maintenant, je dois gérer mes angoisses habituelles pour les cours du lundi... Qui a dit que je taisais cet aspect de ma vie, mmm ?

3 mai 2009

Poker face

DSCF3349


Mazette, j'aurais dû évoquer le poker avant : cela vous inspire !
La cravate ne m'a pas fait gagner (mise de 5€ par partie, donc pas de quoi se ruiner), malheureusement mais l'ambiance était super chouette. Les collègues de Pumpkin sont rigolotes comme tout. On a mangé des pizzas, elles ont pas mal bu, on a beaucoup ri. La soirée, au final, m'a coûté 20€ (deux parties de poker et ma participation aux frais). C'est presque moins qu'un restaurant, et ça n'a rien à voir avec.
Je "savais" jouer au poker en ligne, mais je n'avais jamais joué "en vrai". Ben ça change quand même. Et pis j'aime bien les jolis jetons ! Et pis on avait même un super tapis très pro. Na.
Je suis rentrée à 3h30 et me suis réveillée à 11h.
Un paquet de copies m'attend encore... mais je termine d'émerger.


DSCF3351

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2 mai 2009

Minnie joue aux cartes

Aujourd'hui, malgré un lever tardif, un petit-déjeuner qui n'en finissait plus de s'étendre, des discussions sur MSN, tout ça, ben j'ai réussi à repasser une peu, corriger un paquet de copies et à me préparer pour ma soirée. Parce que ce soir, je fais pour la première fois un poker entre filles chez Pumpkin.
La clique n'ouvre que peu son cercle, alors je suis contente. On joue cinq euro chacune, et la partie dure toute la nuit... Pour le coup, je me suis amusée niveau vêtements à être faussement mafieuse.

Snapshot_20090502_1

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Je me demande si j'ajoute le borsalino noir...

A part ça, ben rien que j'aie envie d'étaler complaisamment ici. Qui veut venir admirer mon joli balcon pour causer -ou se taire ?

9 mars 2009

Trentenaire

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Passé trente ans, on se fatigue plus vite. Les soirées jusqu'à pas d'heure, ce n'est plus notre truc, ou alors on met plusieurs jours à s'en remettre. A la soirée d'anniversaire de Pumpkin, samedi, que des femmes trentenaires autour de la table (et que des homos; diable, elles se reproduisent !) qui ont fini en buvant une tisane bio affalées au fond du canapé... L'une d'elles a vu juste : "Avant, j'aurais bu une bière et j'aurais filé en boîte finir ma nuit...", dit-elle avachie et à demi couchée. Pour ma part, je suis rentrée vers 1h30 et mon réveil fut assez chaotique.
Alors quoi ? On vieillit tant que ça ? Ou l'on peut taxer la vie active de notre état ?
Tout ce que je sais, c'est que mes nouveaux gnomes m'épuisent bien plus que mes quatre classes de lycée (malgré la seconde frappée, oui oui !). On a l'impression que ce n'est pas le même métier, presque. Enfin, l'énergie n'est pas dépensée dans les mêmes choses, disons.
Avoir trente ans, c'est aussi dresser quelques bilans. Qui est encore dans notre cercle d'amis ? On compte d'ailleurs les amitiés en douzaine d'années. On regarde dans le rétroviseur, on s'inquiète de ne plus y voir les mêmes gens. On se demande pourquoi certains ont disparu du paysage. Pourquoi ils ne reviennent pas nous faire un signe. On flirte avec la culpabilité : qu'est-ce que j'ai fait ? qu'aurais-je dû dire ? et aujourd'hui, comment réagir ?
Du coup, hier soir, je ne sais ce qui m'a pris, mais j'ai écrit un mail à C. (énième tentative auprès d'elle) , et j'ai tenté d'appeler Mousse, son mari. Quand il a décroché, j'ai manqué de courage et profité de la mise en route intempestive de son répondeur pour raccrocher sans dire un mot.
Je ne sais pourquoi je n'ai pas parlé. Enfin, si : sa voix était lointaine et altérée par le temps. Il faut dire que je ne les ai pas revus depuis plus de dix ans... Après cela, j'ai fait redescendre mes pulsations cardiaques, et j'ai envoyé un sms sur son fixe. J'ai tenté de rappeler une heure après, en vain : il ne décrochait plus et avait débranché le répondeur.
Alors quoi ? Je devrais laisser tomber ? Le message a beau être clair, je n'y parviens pas. Quand on a encore le choix de parler à l'Autre, celui qui nous manque, celui qui manque à notre vie, parce qu'il est là, tout proche, il m'est insupportable d'envisager l'idée d'y renoncer totalement.
Quand la mort m'aura tout ôté, soit. Mais avant, non.

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Photos prises rue de Rivoli, février 2009

17 février 2009

Après couic

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Clochette se porte bien. Elle n'a rien perdu de sa malice dans l'opération. J'ai juste gros coeur quand je vois son petit ventre rasé et le grand pansement... C'est bête, je sais, puisqu'elle n'est pas malade mais, comme dit le vétérinaire, "c'est quand même un acte chirurgical". Et le noirot ne la reconnaît pas à cause de son odeur. Mais je le comprends : les senteurs, c'est important.
Bon, sinon, la souris bleue aura une visite de contrôle demain avec injection d'antibiotiques, puis les fils seront retirés dans dix jours. Tout cela pour  la modique somme de 200€. A part ça, je ne suis pas dans le rouge ce mois-ci.

Là, j'attends la visite de Mamanafaim qui commentait ici jadis, quand elle avait du temps. C'est l'une des rares collègues avec qui j'ai gardé un lien amical. Elle enseigne les mathématiques. Parce qu'il faut bien le dire, généralement, je n'ai aucune affinité avec mes collègues de lettres... Ceux-ci sont particulièrement individualistes et souvent obtus.

Ce soir, je rejoindrai Comtesse pour une avant-première. Comtesse est d'ailleurs une exception : c'était ma prof de lettres. Certes, elle n'a jamais été ma collègue (je veux dire dans le même établissement, blabla). Mais quand même.

Voilà mon programme du jour.

3 décembre 2008

Tambours

sapin

Je devais voir Sandy cet après-midi mais un mal de tête + la pluie + le froid + le boulot ont raison de moi...
J'ai dormi assez tard (8h30, c'est beaucoup pour moi) pourtant hier soir Pumpkin, sa moitié et moi-même avons été sages (même si l'on a bien ri) : j'étais à la maison à 23h. Congelée car rentrée en scooter, mais rentrée.
J'ai fini un paquet de copies (il m'en reste quatre); je dois faire un corrigé de commentaire (que je retarde depuis des jours par peur d'en faire un mauvais); je dois remplir les bulletins de S; faire mon planning et recopier mes listes d'élèves sur un nouveau carnet de bord car le mien est fini.

Pourtant, j'ai envie de me reposer. M'arrêter un peu. Respirer.

Demain, après les cours, j'irai voir pour m'acheter un sapin. Il sera sur mon balcon. Ce sera ma petite bouffée d'oxygène.

Et puis dimanche matin, je vais au cirque !

2 décembre 2008

A la pêche aux moules

Pour me changer les idées, je vais rejoindre mon amie Pumpkin dans un Léon de Bruxelles et m'emplir la panse ! Rien de tel qu'un moule-frites pour oublier les soucis (ouèèèèh, j'y crois très fort !).
Bonne soirée à tous, et à demain pour les nouvelles aventures de Super TZR...

moule_frites

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