Aux urnes, citoyens !
Ma première présidentielle, c'était celle de 1995. Si je compte correctement, je vais voter dimanche pour la troisième. A la deuxième, j'ai pleuré devant mon écran le soir du premier tour. J'ai cette impression étrange que tout est possible encore cette fois-ci, que tout semble bien indécis et que cette élection en laisse perplexe plus d'un, quidam ou journaliste politique pointu.
J'irai voter, comme à chaque fois, avec ce frisson et cette fierté de glisser mon bulletin dans l'urne. J'hésite encore entre deux candidats, mais ce qui est certain, c'est qu'aucun ne m'enthousiasme. Triste époque où l'espoir semble en avoir pris méchamment un coup.
Je pense aussi comme beaucoup que le pire est à venir économiquement. J'ai des exemples autour de moi de gens compétents au chômage, en difficulté; de gens qui gagnent leur vie honnêtement et qui ont du mal à boucler les fins de mois; de gens comme moi, "de classe moyenne" qui voient tout augmenter sauf leur salaire. Je sais aussi que mon statut de fonctionnaire sera mis à mal.
Pourtant, pourtant, j'aurai bien ce frisson à l'idée que le vote peut changer les choses, que la voix du peuple est importante. Le futur président devra prendre en compte cet appel, même s'il doit composer avec une crise économique évidente (avez-vous déjà constaté l'augmentation du prix des oeufs, en raison d'une pénurie ? Ces oeufs que l'on utilise pour fabriquer des pâtes, entre autres...)