Crise de foi
A deux jours des écrits, je m'effondre quelque peu. Ma matinée a sombré dans la déprime et les pleurs, pour des raisons diverses et variées, mais je sens bien qu'un rien me bouscule.
L'absence de Flûtine, en premier lieu (le soir, au coucher, c'est insupportable); les épreuves de l'agreg pour lesquelles je me mets la pression; le sentiment de tout mélanger et ne rien retenir dans mes révisions; le rappel de mon assureur à qui je dois rembourser plus de mille euro pour le scooter volé en septembre 2010; le colis avec un cadeau manquant pour Flûtine et qui a pourtant été débité (le facteur avait gentiment écrit : "le colis vous entend chez M. X"...); l'impression d'être transparente aux yeux de certains; l'envie de bouger, de partir et le ciment collé aux chaussures qui m'en empêche...
Alors oui, à deux jours de l'agreg, je m'effondre. Peut-être est-ce pour mieux rebondir dès ce soir, demain, mardi -ou jamais.
Je me sens seule, alors que je ne le suis pas.
Et mardi et mercredi, je le serai vraiment, face à mes copies blanches.
