Biglir : s'étouffer en apprenant un nouvelle inattendue.
Ben voilà, il reste une journée de cours, et ensuite, je respirerai peut-être... Enfin, samedi, journée grammaire à la Fac quand même. D'ailleurs, côté formation agreg, ça chauffe un peu : une agrégative a dit ce qu'elle pensait à un prof fumiste, et là, je dis respect. Je lui ai fait un mail de soutien, même.
Les profs formateurs ont tendance à oublier une chose : nous sommes des collègues, pas seulement des élèves...
Sinon, mes élèves sont toujours autant dans la rétention de travail, et je crains que tout cela n'empire rapidement : les directives du rectorat sont claires et affolantes. Elles disent de faire passer TOUS les élèves de troisième en seconde. Oui, vous avez bien lu. (Et avec 16000 profs en moins, tout cela risque d'être joyeux.)
Ces chers petits qui doivent me faire des exposés depuis mi décembre et qui en ce jour ne pouvaient pas passer au tableau, ("j'ai pas mes feuilles/ma clef usb", "j'savais pas", etc), par exemple.
Sinon, j'ai appris à la cantine, par une élève de première, que j'étais marquée absente (donc gréviste) et que la moitié de la classe était partie. J'étais furax, sachant que dès 8h j'étais sur le pont. Et que noyée comme je le suis, je ne peux pas me permettre de perdre deux heures de cours comme ça. Alors ce soir, l'adjoint du proviseur a eu un mail un peu agacé.
A part ça et ça n'a rien à voir, je suis toute contente d'avoir acheté des graines de courge, du son d'avoine, mon nouveau dentifrice bi-fluoré en promotion, le bain de bouche idoine (il parait que je manque de fluor, la vie est incroyable), un cd d'Antony and the Johnson à 3€ neuf (au monop', ils ne connaissent rien en musique, youpi !), un cadal pour Flûtine, et tout cela après la journée de cours.
Là, une délicieuse tarte aux champignons frais, faite maison, m'attend.
I need a break.

