Affleure de sel
Bon, ok, aujourd'hui j'étais sans doute fatiguée (quoique pas plus que certaines fois) et un peu plus irritable. Mais quand même.
Trois choses en particulier m'ont énervée et ont fait "monter la sauce" progressivement.
1) Deux collègues, que j'apprécie relativement, m'ont demandé mon nom. Mon prénom. Et ma matière. "Ah bon, t'es là depuis septembre ?"
2) Lulu, l'élève dont je vais voir la mère vindicative et agressive vendredi, me croise dans un couloir et m'interpelle fort mollement. Elle se concentre en fermant les yeux pour se souvenir de ce qu'elle avait à me dire. "Madaaame, ma mère vous demande... si le rendez-vous de vendredi... est confirmé..." Je lui réponds, pendant que je retiens mes bras de toucher le sol tant ils tombent :
_ Votre mère veut que je confirme sa confirmation ?! Je lui ai fait un mail pour qu'elle confirme le rendez-vous et je dois le reconfirmer ?
_ Oh ben, chaiiis pââââs... C'est ma mère qui demande...
_ Je reconfirme donc sa confirmation, Lulu ! Vous croyez que l'on va s'en sortir avec cette prise de rendez-vous ?, dis-je mi agacée, mi amusée par l'absurdité de la situation.
Et je partis en pensant aux deux rendez-vous pris en moins de vingt-quatre heures par des parents de la même classe.
3) L'un des surfeurs du web pas malin, en STG, m'interroge sur trois formulations de questions pendant une interro toute basique sur le théâtre. Il me prend pour une idiote, ou bien me donne seulement cette impression (ce qui serait pire). Je lui dis qu'il parle pour ne rien dire et que ses questions n'ont aucun intérêt. Il renchérit pourtant. Le ton monte de mon côté. Au final, il se tait, vexé sans doute par une ou deux vannes de mon crû.
Je ressors du cours un peu sur les nerfs.
Et là, malgré un passage dans les boutiques histoire de me changer les idées, je suis toujours remontée comme une pendule pour rien. Pour rien ?
