Laissez-moi rêver

Voilà, cinq heures de cours dont quatre non-stop (oui, je sais, ça paraît dérisoire face à la journée d'un Français qui travaille pour gagner plus, et qui mérite son salaire, lui, pas comme ces feignasses de profs) m'ont pas mal attaqué le capital énergie. Mais pas du tout de la même façon qu'en collège : mon énergie passait alors pour les 3/4 dans la discipline (en gros, sur 50 mn de cours, 10mn réelles étaient consacrées à la littérature), alors que là je pratique ma discipline.
Je peux parler de littérature, analyser, faire chauffer mon cerveau. Certes, je m'emballe. J'ai pu constater que ma 2ème classe de seconde avait l'air plutôt faible. Je sais que j'aurai quelques désillusions à l'écrit. Mais j'ai envie de profiter de ce moment légèrement euphorique -pour une fois que ça arrive.
En plus, une collègue avait gentiment déposé deux ouvrages de BTS tout neufs pour moi sur une table. Elle ne me les prête pas, non, elle me les donne. Piouh, c'est bon de se sentir exister, même si on est TZR.
Vais p'têtre demander une mutation en lycée de Zep en fin d'année, moi, à ce rythme. Oui, je sais, je ne l'aurai pas. Rabat-joie !