Bye bye
Voilà, c'est presque fini. J'ai vu mes élèves pour la toute dernière fois. Leur question récurrente était : "Madâââââme, vous s'rez là l'an prochain, hein ?" Bêtement, ça me flatte.
Et puis pour la première fois de ma carrière, j'ai eu un cadeau (nan, pas de gourmette Mère Courage) : une jolie paire de boucles d'oreille de la part d'une cinquième.


J'ai vidé "mon" casier (quand je pense que la seule inquiétude de la Scie que je remplace a été : "Diiis, tu me rendras mon porte-vues ? Tu le mettras dans mon casier..." Et ce fut tout.). J'ai dit au revoir aux rares collègues francs et sympa que j'ai côtoyés.
Il ne me reste plus qu'à effectuer la surveillance du Brevet. Broutille : dix-neuf heures en trois jours. Je sais, les élèves planchent environ sept heures. Mais nous, les TZR-bonnes-à-tout-faire, nous sommes vernis : nous surveillons plus que les autres, just for the fun. Paraît-il que nous serions là pour les candidats libres.
On se demande pourquoi les profs en poste fixe ne pourraient pas le faire, mais bon. Ils s'en indignent eux-mêmes, et cela me rassure : je ne tombe pas dans certaines lubies ni dans la paranoïa.
Ensuite, j'aurai une commission d'appel à gérer. Je n'ai jamais fait ça de ma vie, mais avec trois jours de surveillance, je devrais trouver le temps de la préparer...
Après, après seulement, je serai en vacances. Et au risque d'indigner ceux qui ont des comptes à régler avec l'enseignement, je ne les aurai pas volées !