Sourires du jour

Calligramme d'Apollinaire
Un élève de 5ème, souvent fort vulgaire, m'a fait un acrostiche, comme je l'avais demandé. Il a choisi de le faire sur Marseille (l'équipe de foot, pas la ville). C'est le seul texte que j'aie lu à la classe, pour leur montrer ce que c'était que de faire preuve d'ouverture d'esprit. (J'ai quand même dû hausser le ton aux insultes homophobes entre pro-Marseille et pro-Paris, en leur expliquant ce qui n'allait pas dans leurs propos.)
Et puis j'ai eu de bien jolis calligrammes, réalisés en très peu de temps (deux heures de cours seulement). Ils les ont montré aujourd'hui.
Avicenne, élève de 6ème intarissable en paroles, vient me voir en fin d'heure tout gêné :
_ Madaaaame...
_ Oui ? Qu'y a-t-il ?
_ Vous avez dû en vivre des choses ! Et en apprendre plein, aussi !
_ Ah bon ? Pourquoi donc ?, dis-je avec un sourire mi amusé, mi intrigué.
_ Parce que...
_ Mais encore, Avicenne ?, et je souris franchement.
_ Parce que vous trouvez toujours des exemples pour nous faire comprendre les choses. Dès qu'il y a un problème, vous savez répondre.
_ J'essaye juste de trouver des exemples concrets face à des notions souvent floues pour vous. C'est ce qu'on appelle la "pédagogie".
Intérieurement, je suis ravie par sa remarque : je base mon enseignement sur ces fameux exemples concrets, des anecdotes, des histoires, etc pour qu'ils en retiennent quelque chose. Comme quoi, ça peut fonctionner, parfois.