Semaine pourrie

Outre le fait qu'avec les élèves cela se passe toujours aussi bien, je me retrouve ce matin nauséeuse et tout et tout (je ne vais pas assurer les cours aujourd'hui); je me suis plus ou moins engueulée avec mon club de tir; j'ai des angoisses depuis plusieurs jours, ce qui crée généralement des cauchemars en pagaille; ma grand-mère est présente quotidiennement dans mes pensées; mon ancienne amie C. aussi, et je me sens comme assez "vide"...
Un frisson me prend.
Pourquoi ai-je besoin de justifier toutes mes décisions, comme si celles-ci n'étaient pas modérées, censées ? J'ai l'impression que plus j'avance en âge, plus on exige de moi que je le fasse. Ce qui va a contrario de l'expérience que je peux accumuler.
Avant, je semblais "dégager" une certaine présence, une autorité naturelle. Mais avant quoi, en fait ?
Et puis aujourd'hui, en cours, pas grand-chose ne modère mes élèves, ma parole ne fait plus taire, ni mes yeux.
En écrivant, je m'aperçois que je calque ce que j'aimerais être sur ce qu'était mon père : une force tranquille, redoutée et respectée.
Punaise, un début de gastro, ça ne me réussit guère.