Le 1% en trop
Post du vendredi 11 mars 2005 tiré du blog de Philippe Ladame
Au
moment où les profs revendiquent plus de moyens, un rapport de la Cour
des Comptes indique qu’ils sont 32.000 à ne pas enseigner.
Le Monde daté du 12/03/05 fournit quelques précisions.
« L’équivalent de 32 000 professeurs à temps plein se
trouvent sans classe ou sans affectation pédagogique, selon une note
confidentielle de la Cour des comptes révélée, vendredi 11 mars, par Le
Figaro. Réalisé à la demande de Pierre Méhaignerie, président (UMP) de
la commission des finances de l’Assemblée nationale, le document
chiffre à 1,5 milliard d’euros le coût de ces enseignants non
utilisés ».
Selon ce rapport, 32 000 enseignants (sur 665 000
enseignants en équivalent temps plein), c’est à dire près de 5%, sont
"sans classe et sans affectation pédagogique".
Pour l’équivalent de 9 500 postes à temps plein, il
s’agit d’enseignants remplaçants qui ne sont pas utilisés ou seulement
partiellement. Les "titulaires de zone de remplacement" ne peuvent, en
effet, être employés que dans leur discipline et dans une zone
géographique délimitée. En contre-partie du fait qu’ils sont appelés à
effectuer des remplacements de plus ou moins court terme, sur des
affectations plus ou moins proches de leur domicile, ses enseignants se
trouvent, en effet, par moments, rémunérés sans affectation.
9 500 autres équivalents temps plein correspondent à
des décharges de service accordées à des enseignants pour tenir compte
de contraintes spécifiques à leur discipline (1 heure accordée pour la
préparation des laboratoires ou pour de la maintenance informatique,
par exemple).
Mille quatre cents équivalents temps plein sont aussi
dégagés pour les décharges syndicales en application des règles de
représentation des personnels dans la fonction publique et trois mille
cent équivalents temps plein sont affectés à des fonctions
administratives.
6 600 de ces enseignants "sans classe" correspondent à
des décharges ponctuelles, à des missions ou des mises à disposition.
Et 1 900 postes correspondent à des surnombres, c’est-à-dire des
enseignants recrutés alors que, vu l’évolution des effectifs d’élèves,
l’éducation nationale n’avait pas besoin d’eux.
Il faudrait certainement affiner l’analyse, mais, au vu
de ses détails, il est probable que la proportion de gaspillage avéré
ne dépasse guère 1%.