Dring dring
Les jours fériés ne changent pas grand-chose à mon rythme habituel, si ce n'est que les travaux de construction en bas de chez moi ne me cassent pas les oreilles de 7h30 à 19h30 (si quelqu'un connaît les horaires légaux de ce genre de nuisance, je suis preneuse).
Je me suis attaquée à des articles pour le site des Lettres de l'Académie, après un nuit perturbante. Pour éviter d'entendre les boums boums de techno de mon voisin du dessous, j'avais mis mes bouchons d'oreilles en me couchant hier pas tard (j'étais crevée après l'étape de D2). Grand bien m'en a pris, puisque quelqu'un (je ne sais qui, malheureusement) a eu la bonne d'appeler sur mon fixe à 03h10 du matin... Complètement déphasée, je me suis levée sous l'oeil hagard des chats, afin de savoir si rien de grave n'était arrivé. Que nenni, que couic. Pas de message, rien de rien. Sans doute une erreur, mais sans les bouchons d'oreille qui ont atténué la sonnerie, j'aurais pu faire un arrêt cardiaque, angoissée comme je suis.
Je me suis rendormie assez difficilement, en écoutant la pluie dévaler les gouttières. Les chats, eux, n'ont pas demandé leur reste, et se sont collés à moi gentiment.
Au réveil, l'immanquable migraine d'une nuit trop longue m'a cueillie.
Une fois les trois articles finis (sur Homère, Ovide et le théâtre), je ferai un courrier à F., mon amie et ancienne prof de philo de Prépa. C'est drôle, nous sommes géographiquement proches, mais nous faisons de la résistance en nous écrivant pour nous fixer des rendez-vous et venir aux nouvelles. Environ douze ans que nous fonctionnons ainsi...
Le charme d'une chère écriture dépassera toujours la froideur d'un mail, aussi chargé de smileys et de points d'exclamation fût-il...
