Love letters
J'ai vu ce soir la pièce de théâtre Love letters, "jouée" par Philippe Noiret et Anouk Aimée. J'ai mis des guillemets car il s'agit en fait d'une lecture à deux voix : les acteurs sont assis à une table, avec les lettres sous les yeux.
Les critiques ont été très bonnes à l'égard de cette pièce, et je m'attendais à quelque chose de plus fulgurant. J'ai certes passé un bon moment, mais la renommée des acteurs dépasse parfois la qualité de leur jeu. Noiret est plus convaincant qu'Aimée.
L'idée de ces lettres échangées pendant environ cinquante ans est belle, car j'y retrouve ma conception de l'écriture, aussi. J'écris par exemple à une amie qui habite Paris (elle est donc à quelques stations de métro de moi) depuis presque douze ans, et nous y trouvons beaucoup de plaisir sans nous le dire vraiment. Nous nous fixons même nos rdv de cette manière !
La lettre a un charme que le téléphone ou le mail n'auront jamais. Et c'est ce que j'aime faire comprendre à mes élèves -quand j'y parviens.