Toc toc la vie

La journée de mes trente ans n'a eu rien que de très banal : restée à la maison le matin, déjeuner avec ma mère, Fac l'après-midi, et heureusement restau polonais le soir.
Ma mère m'y a remis deux de ses bagues (celles auxquelles elle tenait le plus) en saphir et diamants. Ce geste a une valeur hautement symbolique (peut-être trop, d'ailleurs), puisque c'est mon père qui les lui avait offertes.
Outre cela, j'en suis à 650km au compteur de mon scooter ! Je l'ai eu en août, certes, mais c'était le gros cadeau de mes trente ans. Je m'en régale toujours autant.
Sinon, j'ai décidé d'investir les sous de mon anniversaire dans du matériel d'archerie : hier, j'ai commandé une nouvelle poignée... Nous sommes très justes financièrement, mais si nous attendions d'être à l'aise, je devrais l'acheter pour fêter ma retraite !
Je suis peut-être à la fois trop hédoniste et trop fataliste dans ma façon de voir les choses, mais je ne veux surtout pas avoir de regrets. La mort qui toque à la porte, j'ai donné. Je laisse la vie entrer, depuis.
Et cela passe par des achats, des coups de folie délicieux, des envies assouvies, des coups de gueule, aussi.
Bref. Dans une semaine, j'en serai à régler mon nouvel arc, ainsi qu'à tirer des tubes en aluminium (si je reçois d'ici-là mes décos et mes plumes d'Angleterre et des USA). Je suis terriblement impatiente !
Evidemment, ma première poignée me servira d'arc de secours, et je ne la vendrai pas : j'y tiens trop.