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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
17 septembre 2006

Ténèbres

Conrad
Joseph CONRAD, Au coeur des ténèbres,
214 p., 5.30€


Pour pouvoir lire un troisième roman de T. Findley, je me devais de le faire précéder de Conrad : un des personnages de Au Coeur des ténèbres est repris dans l'oeuvre de Findley.
Je ne m'attendais pas à ce type de récit, pris entre aventure marine, Afrique, colonialisme, réflexions diverses... La langue est belle, très riche (trop en anglais : dans mon édition bilingue, j'étais souvent larguée, alors que je me débrouille dans cet idiome), profonde, comme les idées du personnage principal, Marlow.
J'ai mis du temps à être dans l'ambiance, sans doute à cause du monologue de ce dernier. Mais je comprends en quoi cette oeuvre est aussi essentielle et à quoi tient sa réputation.
Moi qui n'aime guère les romans d'aventure/de voyage, j'ai plutôt opté pour l'aspect initiatique et critique du Coeur des ténèbres. A lire donc, pour se faire une opinion et faire sa propre lecture d'un roman sombre et fascinant.
Je vais maintenant pour voir attaquer Le Chasseur de têtes de Findley, dans lequel on retrouve Kurtz, le personnage qui fascine Marlow (vous suivez ?)...


Findley_chasseur

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15 septembre 2006

Encore vivant ?

J'ai trouvé, en lisant un billet du Télérama de cette semaine, un site délirant : www.jesuis mort.com (ça ne s'invente pas, comme l'écrit la journaliste dudit magazine).
Dans le TOP 50, j'adore cet enchaînement absurde :


14ème Découvrez la biographie de Mike BRANT
Mike BRANT 360 447 points
Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, Bronia Rosenberg, survivante du camp de concentration d'Auschwitz, rencontre Fichel Brand, maquisard polonais, dans un camp de réfugiés. Tous deux partent vers la Palestine, mais leur bateau est coulé par l'armée britannique... Améliorer son score

15ème Découvrez la biographie de JÉSUS
JÉSUS 355 065 points
Jésus dit Jésus de Nazareth (8–4 av.-J.C. — 30–33 apr.-J.C.) et appelé également Jésus-Christ par les chrétiens (grec : Iesous Christos), (Jésus vient de l'hébreu signifiant Dieu est salut, et Christ est la traduction grecque du terme hébreu « Messie... Améliorer son score

16ème Découvrez la biographie de Adolf HITLER
Adolf HITLER 300 621 points
Adolf Hitler, quatrième enfant d'une famille comportant 5 enfants (Aloïs Jr, Angela, Edmund, Paula), est né le 20 avril 1889 à 18h30 à Braunau, petite ville de Haute‑Autriche située à la frontière bavaroise. Son père (Aloïs Hitler) est... Améliorer son score

17ème Découvrez la biographie de Louis DE FUNÈS
Louis DE FUNÈS 286 090 points
Carlos Luis de Funès de Galarza est plus connu sous le pseudonyme de Louis de Funès. Louis de Funès de son 1.64m est né le 31 juillet 1914 à Courbevoie bien qu'il appartienne à la noblesse de Séville ( son père était avocat, il devint... Améliorer son score

14 septembre 2006

El pie libre

attelle


Je m'aperçois que dans mon dernier récit d'aventures médicales, j'ai oublié de préciser que je n'avais plus d'attelle et que j'étais passée de l'immobilité à l'obligation de "marcher" (oh, comme le mot est vaste et ambitieux pour ce que j'accomplis !) afin d'éviter la phlébite.
J'ai donc fait ma première sortie officielle hier, à Saint-Lazare.
Partie à 12h45 de la maison, j'ai dû atterrir dans le métro vers 13h05 -alors qu'il est sur la place en bas de chez moi. Je n'avais jamais constaté qu'il y avait un nombre astronomique de marches dans ces souterrains aux céramiques faussement blanchies.
J'ai mis ensuite trente minutes pour aller de la bouche du métro à la FNAC. Mais je l'ai fait, sans l'épuisement auquel j'avais eu droit lors de mon essai de sortie à La Défense. Le simple fait de pouvoir poser le pied par terre change tout. Heureusement.
Ensuite, j'ai enchaîné avec presque deux heures de cours particuliers (difficile de calculer précisément le temps de voyage en métro + le temps de marche pour arriver à l'heure). A 20h, j'étais cuite comme la salade, lessivée.
Et aujourd'hui, les corvées : vétérinaire (en voiture avec ma mère, impossible de porter Vodka dans sa boîte en claudiquant avec les béquilles), et mairie pour enfin faire faire les certificats d'hérédité suite au décès de la Reine (il y a déjà un mois maintenant...).
On aurait dit que je me faisais faire un faux passeport ou que j'allais devenir espionne : le papier d'impression est codé et sécurisé; le fichier Word est temporaire et s'auto-efface une fois que l'on a fini...


attelle_2

12 septembre 2006

Tire la chevillère

Par quel bout commencer le récit de ma matinée hospitalière (je suis partie de la maison à 9h40 et revenue à... 13h30) ?

bebe_pied

Arrivée à l'accueil en avance, on me fait payer la consultation et on me remet un papier blanc.
_ Merci, au revoir !
_ Euh, je vais où et je fais quoi du papier ?
_ Avancez au bout du couloir, et voyez avec les infirmières. Suivant !

Poum poum, me voilà à l'accueil orthopédie. Echange papier blanc contre papier jaune. On appelle les urgences pour récupérer mes premières radios, sans savoir si je les ai en ma possession (ce qui est le cas).

_ Voilà ! (dit-elle en me posant le susdit papier jaune vif sous le nez, et elle s'apprête à me laisser comme ça, surfant sur mes béquilles, l'infirmière molassonne)
_ Quoi, "voilà" ? Je fais quoi, maintenant ?
_ Ben, vous allez à la radio et vous revenez après.

orthopedie

Evidemment. Ellipse sur le passage radio. Retour à la case accueil orthopédie. Personne derrière le comptoir. J'attends. Une infirmière toute ronde, que je n'avais pas encore vue, me demande avec qui j'ai rdv. "Ah, le Dr F. ... Je vois". Moi, je ne vois encore rien.

_ Asseyez-vous, on va vous appeler.
_ Je vous laisse les radios ?
_ Non, reprenez-les, ce n'est pas nécessaire puisque vous les montrerez au docteur.

Une heure quinze plus tard, je vois le docteur F. s'éloigner dans un couloir. 3ème passage à l'accueil, avec l'infirmière molle-tête-à-claques :

_ Excusez-moi, mais c'est normal de n'avoir pas encore été appelée ? J'avais rdv à 10h30 et il est 11h45...
_ Vous aviez rdv avec qui ?
_ (Soupir) Le Dr F..
_ Ohlala, mais il fallait me laisser les radios ici ! Comme ça je vous aurais appelée.
_ Votre collègue m'a dit le contraire !
_ Ah mais non, sinon on ne vous appelle pas. Et puis vous étiez assise là-bas ? (Elle désigne deux sièges à deux mètres sur sa droite)  Ah, ce ne sont pas les bons sièges pour le docteur F. ! (Ceux-là sont un mètre en face du comptoir) C'est pour ça !
_ Vous plaisantez, j'espère ? Je n'étais pas assise sur les bons sièges ? Et je le devine comment, moi ?
_ Bon, je rappelle le docteur. (Elle sent qu'un truc dans ma voix qui l'empêche de poursuivre plus avant la discussion shadockienne)

Dix minutes plus tard, le voilà qui débarque, grand dadais à cravate rose, la cinquantaine, parlant fort. Il se jette dans son fauteuil, ne regarde pas mes radios, et me dit :

_ Votre nom, c'est ?
_ Votre accident, date de quand ? (bis bis)
_ Bien, vous allez marcher ! (Alléluia !) Avec une chevillère. (Damned !) Vous travaillez ? Ah, prof dans quelle matière ? Ca doit être dur, surtout dans cette zone. Je connais bien ce public, vous savez : je travaille dans les prisons. Les enfants aujourd'hui sont infernals ! N'est-ce pas, qu'ils sont infernals ?

_ Le problème n'est pas tant qu'ils sont infernaux, mais violents.

Et toc. Je sors. Direction la pharmacie, pour acheter la fameuse chevillère. Et là, ce que je craignais arriva : la chevillère ne me servait strictement à rien, étant donné que cette partie de mon pied va relativement bien. La chevillère protège des mouvements latéraux intempestifs, mais mon métatarse était ouvert à tous les risques. On essaye d'appeler l'hôpital, en vain.

4ème passage à l'accueil orthopédie. Il n'y a plus aucun patient, et le docteur F., spécialiste des accords adjectivaux, a disparu.
Je retrouve Queen Mollassonne. Une de ces collègues prend le relais, car je suis plutôt agacée. Dieu merci, un chirurgien orthopédiste est encore là, et il accepte de me recevoir. Le Dr P. est le versant opposé du Dr F. : il m'écoute, me conseille, me pose des questions sur ce que je veux, et me donne 20 séances de kiné pour réapprendre l'autonomie de mon pied plus rapidement (l'argument du tir à l'arc a eu son poids, car je suis toute tristounette de "flinguer" ma saison salle). Et mon pied est LIBRE ("La seule limite, c'est la douleur"...).
En changeant le rdv pris trois semaines à l'avance avec le Dr F., les infirmières se marrent : c'est un guignol qui perd tous ses patients (un sur deux change d'orthopédiste après une première consultation avec lui...). Je retrouverai donc le Dr P. le 17/10.

J'ai beau être moi-même fonctionnaire, et connaître des amis qui bossent dans le milieu de la santé, j'écris quand même ce soir que la mauvaise foi et l'incompétence me révoltent.

sosmed

11 septembre 2006

Fatal error

lemonde_une


Je croyais que la presse écrite faisait de la résistance. Que les mots, imprimés sur des feuilles de papier qui noircissent au contact des doigts, avaient leur importance et qu'on les respectait. Et puis, à la lecture d'un article sur le site du Monde, je suis perplexe : j'ai compté trois fautes assez grossières.
Ledit article est paru dans l'édition du 12/9. Ma question est : est-ce la retranscription depuis le journal écrit, ou bien l'article tel quel ? Parce que maintenant, si je ne peux plus me fier à la presse écrite réputée "sérieuse", je fais quoi, moi ? Je m'appuie sur qui et sur quoi pour dire aux élèves : "Regardez autour de vous, et voyez ce que l'on attend de vous : de la réflexion, de la rigueur, du travail, savoir écrire et parler..."
Ce n'est pas la fin du (M)onde, mais peut-être le début de  la fin. Ou le contraire. Je ne sais plus trop.

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10 septembre 2006

Yohoho

puzzle1 puzzle_pirates_02


Je me dis que certains de mes visiteurs, peut-être, s'étonnent de ce que je peux mettre sur ce blog. Pas parce que c'est dérangeant ou quoi ou qu'est-ce, mais simplement parce que je ne rentre pas dans le stéréotype de la prof de lettres. Le joli moule de celle perdue dans ses livres, écoutant seulement de la musique classique (je n'écoute pas que ça), sans vie sociale (bon, ça, je ne le contredis pas), jouant à l'intello et s'effarouchant de la moindre faute d'orthographe ou de style.
Pourtant, qu'est-ce qui m'empêche d'être aussi une jeune femme tendance, adorant les baskets et les produits modes, surfant sur le net et jouant aux jeux vidéos (ce qui "scotche" toujours les élèves : "Waouh, m'dame, vous avez une adresse email ? Et vous aimez quoi, comme jeux ?") ? C'est peut-être ça, être prof aujourd'hui : casser le moule.

10 septembre 2006

"Crazy"

9 septembre 2006

Le 1% en trop

Post du vendredi 11 mars 2005 tiré du blog de  Philippe Ladame

Au moment où les profs revendiquent plus de moyens, un rapport de la Cour des Comptes indique qu’ils sont 32.000 à ne pas enseigner.
Le Monde daté du 12/03/05 fournit quelques précisions.
« L’équivalent de 32 000 professeurs à temps plein se trouvent sans classe ou sans affectation pédagogique, selon une note confidentielle de la Cour des comptes révélée, vendredi 11 mars, par Le Figaro. Réalisé à la demande de Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des finances de l’Assemblée nationale, le document chiffre à 1,5 milliard d’euros le coût de ces enseignants non utilisés ».
Selon ce rapport, 32 000 enseignants (sur 665 000 enseignants en équivalent temps plein), c’est à dire près de 5%, sont "sans classe et sans affectation pédagogique".
Pour l’équivalent de 9 500 postes à temps plein, il s’agit d’enseignants remplaçants qui ne sont pas utilisés ou seulement partiellement. Les "titulaires de zone de remplacement" ne peuvent, en effet, être employés que dans leur discipline et dans une zone géographique délimitée. En contre-partie du fait qu’ils sont appelés à effectuer des remplacements de plus ou moins court terme, sur des affectations plus ou moins proches de leur domicile, ses enseignants se trouvent, en effet, par moments, rémunérés sans affectation.
9 500 autres équivalents temps plein correspondent à des décharges de service accordées à des enseignants pour tenir compte de contraintes spécifiques à leur discipline (1 heure accordée pour la préparation des laboratoires ou pour de la maintenance informatique, par exemple).
Mille quatre cents équivalents temps plein sont aussi dégagés pour les décharges syndicales en application des règles de représentation des personnels dans la fonction publique et trois mille cent équivalents temps plein sont affectés à des fonctions administratives.
6 600 de ces enseignants "sans classe" correspondent à des décharges ponctuelles, à des missions ou des mises à disposition. Et 1 900 postes correspondent à des surnombres, c’est-à-dire des enseignants recrutés alors que, vu l’évolution des effectifs d’élèves, l’éducation nationale n’avait pas besoin d’eux.
Il faudrait certainement affiner l’analyse, mais, au vu de ses détails, il est probable que la proportion de gaspillage avéré ne dépasse guère 1%.

8 septembre 2006

La Rochefoucauld et La Bruyère

elfe

Hier soir, un couple d'amis, S. & F., ont débarqué avec des courses pour me faire la cuisine, et l'intention de faire des jeux littéraires. Bilan : de délicieuses pâtes à la carbonara, du Coca-Light, des yahourts à l'italienne et des Kinder Pingoui (ça s'écrit comment, ce truc ?).
Mais aussi des "créations"  de maximes, des définitions rocambolesques de mots inventés... Exemples :

  • Avec les mots brouillon/elfe/rhétorique, faire des maximes :
  1. "Le brouillon est à la littérature ce que l'expérimentation est à la science : on y laisse les erreurs qui ne figureront pas dans l'oeuvre finale."
  2. "Donne ton ombrelle à l'elfe, avant que la rosée ne l'atteigne."
  3. "Pour celui qui affute sa langue, la rhétorique est plus piquante que le dard de l'abeille."
  4. "D'aucuns se prétendent artistes, alors qu'ils n'en sont que les brouillons."
  5. "Une elfe perdue en ville, c'est un arbre qui se meurt en forêt."
  6. "La rhétorique est la charpente d'un discours, certes, masi non son contenu !"

  • Les néologismes et leurs définitions :

Galebillette :
1) Tiroir-caisse coulissant de part et d'autre d'un mur;
2) N.fém. Petit rongeur du Québec, à la fourrure blanche et ambrée, qui se déplace à l'automne vers les Grands Lacs. Les galebilletons. Exp. rég. : "Elle fait sa galebillette au Top 50 !" (Céline Dion)

 

Poutrifarde :
1) N. fém. XVIIIème s.. Elément de mobilier permettant d'ajouter une béquille à un meuble bancal.
2) Adj. fém. Se disait, au XVIIIème s., d'une femme trop fardée. Péj. : qui a l'air d'une cocotte (XIXème s.). "Cette traînée poutrifarde est  arrivée au sommet grâce à ses jupons" (Sade).

 

Philéaste :
1) N.m./adj. A- D'un personnage de la mythologie grecque, Philéas, érudit prisant la duperie. Se dit d'un fauteur de troubles. B- Insulte : "Espèce de philéaste !";
2) Adj. Désigne une démarche particulière, à la fois souple, molle et rebondissante (comme sur un fil élastique, par exemple).

 

Avec un peu d'imagination et d'amour pour la langue, que ne ferait-on pas ?

8 septembre 2006

Muse, "Black holes and Revelations"


Muse Supermassive Black Hole Video

Le clip a un côté dérangeant, mais la musique est excellente... C'est le titre phare du dernier album du groupe. Je préfère le précédent, mais il n'y a pas vraiment d'hésitation à avoir  : achetez les deux !


muse

 

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