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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
noel
24 décembre 2009

Paprika et moi

Pour ce soir, j'ai préparé un parmentier de courgettes, plat hautement anti Noyel. Mais ce qui compte, c'est qu'il est délicieux ! Il s'agit de viande hachée, agrémentée de lardons, d'oignon, d'épices, de tomates pelées, le tout cuit progressivement, mixé et placé au fond du plat. Ensuite, on le recouvre de rangées de courgettes alternées de mozzarella di bufala.
On parsème de chapelure et d'huile d'olive, on met au four, et on se régale.
Alors pour vous faire saliver, et parce que j'adore faire des photos de nourriture (mais aussi des autoportraits originaux), voici cette fois-ci des cadeaux visuels (comment je crâne !)...

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Et puis, où que vous soyez, quoi que vous fassiez ce soir, je vous souhaite le meilleur réveillon possible.

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23 décembre 2009

Je voudrais des Zelle

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J'aimerais faire une entrée qui déchaînerait les foules, provoquerait de multiples réactions, et tout et tout, mais je n'ai pas grand-chose à me/vous mettre sous la dent, là.
Hier, je suis allée rendre une visite de courtoisie à Comtesse et Zelle (qui est en forme, il faut bien le dire). Au programme, thé, photos et livres.
Il faisait particulièrement froid sur le scooter, mais j'ai quand même vu les illuminations de Noyel dans Paris, et ça, c'est chouette.
Aujourd'hui, au programme, courses pour le réveillon, et théâtre... Je prévoirai une entrée pour vous en parler dans la soirée.

Le souci, c'est que j'ai une grande flemme depuis le début des vacances. Je me sens très fatiguée le soir, mais j'ai du mal à m'endormir avant minuit, voire une heure. Du coup, je me lève vers 8-9h, en ayant sursauté à 4h et 6h30... Je m'explique aisément le dernier horaire, mais pas le premier. Bilan : une envie de dormir en journée irrépressible, et contre laquelle je lutte.

A part cela, rien de neuf sous le soleil d'hiver... Et vous, what else ?

19 décembre 2009

Où t'as eu ton béret ?

Voilà, après deux heures de sieste, quelques mails et un chocolat de Noyel, je peux enfin m'atteler au clavier.
Tout d'abord, ma soirée de littéraires a été très chouette. Jeanne est arrivée plus tôt, sous des flocons lourds et légers à la fois, chargée de mandarines, de vin, de pain, de bruschetta... Elle découvre donc en premier mon appartement, qu'elle a l'air d'apprécier. Je lui prête des chaussettes de rechange car la neige avait envahi ses bottes; on cause, on écoute du Juliette Gréco, on parle musique. Nous constatons une fois de plus que nous avons beaucoup de goûts en commun, malgré nos caractères complètement différents, et une petite différence d'âge de six ans.
Je l'initie rapidement à la photographie numérique; elle fait mumuse avec mon boîtier pendant que la table se dresse gentiment et que je repasse manu militari la nappe qui était froissée. Jeanne me propose un voyage en avril à l'autre bout de la terre...

Dolly arrive ensuite à l'heure dite, armée, elle, d'un parapluie couleur macaron de rose, aux fleurs rouges éclatantes, mais aussi de charcuterie. Asa la suit de prêt, avec du champagne et une salade de petites tomates cerises aux airs d'orient. Enfin, Tinette, pimpante, qui est en charge du dessert : mini cannelés et petits fours, avec en sus du vin rouge.

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La soirée peut commencer, d'autant que nous avons toutes faim. Tout est truculent : le repas, les conversations, les rires... Le niveau sonore touche parfois à l'extraordinaire, surtout pour moi. L'appartement est plein de vie, et cela lui va bien. Parvenues au dessert après une raclette ronflante et sans fin, je m'octroie un moment et tend les petits paquets prévus pour mes copines. Elles ont l'air très étonné et semblent touchées. Les livres sont choisis au hasard et tombent bien, je crois. Je les avais accompagnés de rochers au chocolat. J'ai droit à la tournée de bises, et à une véritable émotion, très différente de ce qui précédait, et tout aussi agréable.

Je me confie un peu, beaucoup, alors que jusque-là, je n'avais pas vraiment parlé de moi. Elles ont cette franchise des amis que l'on connaît depuis des années, ce qui me bouleverse et les désarçonne à certains moments. Il y a quelque chose de beau, de touchant dans ces rencontres, auquel je ne m'attendais pas. Elles non plus, d'après ce que j'en ai su plus tard. Tinette l'a résumé parfaitement et je vous l'ai déjà écrit hier : c'était plein d'amour (on ne se lasse pas de ce genre de phrases, non ?).

Vers minuit trente, j'étais couchée. J'avais du mal à m'endormir. Jeanne m'avait serré dans ses bras avant de partir en s'excusant d'avoir peut-être été brutale avec moi dans son discours (elle m'a même rappelé le lendemain soir pour ça). Tinette était guillerette en partant. Asa et Dolly, toujours fringuantes.

Je ne pensais pas trouver cette satisfaction et cette reconnaissance auprès de collègues aussi vite. Pour moi, la preuve "ultime", c'était hier soir, après la pièce de théâtre (avant aussi, puisqu'Asa a voulu que l'on se retrouve à l'avance pour grignoter ensemble). A la sortie, il y avait beaucoup de monde. Tinette et moi sortons. Nous attendons un peu, mais le froid nous glace, et décidons de rentrer malgré l'heure pas trop tardive. Je marche donc vers chez moi, lorsqu'à mi parcours, je décide de prendre en photo une sculpture de glace sur la place de la mairie. Mon portable étant en silencieux, il se met à clignoter. C'est Dolly :"Eh, Virgibri, où es-tu ? On te cherche pour prendre un pot au café du théâtre !" Leur regret de me voir déjà partie était un fort joli cadeau de Noël.

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Sinon, dans un autre genre, mes jeux de ce matin avec les élèves se sont avérés... comment dire ? saoulants et un peu décevants. Comme je m'en doutais (même si j'espérais quelque peu un mouvement, un signe), je n'ai rien reçu de leur part, à peine quelques mercis disséminés de ci de là (enfin j'exagère ; j'ai eu UN chocolat et une élève m'a prêté un CD). Je ne faisais pas tout cela pour qu'ils me le rendent au centuple, mais je vous donne un exemple de réplique qui me laisse un brin d'amertume en bouche...

Camomille a 18 de moyenne avec moi, et se trouve dans le peloton de tête de seconde. Pour le fameux baccalauréat spécial, je distribue des points avant les chocolats. L'équipe de Camomille est en tête avec trois points. Je vois l'heure tourner, je décide donc de distribuer mes petits cadeaux sucrés. Je me dirige vers la droite avec le paquet dans les mains, et là, Camomille dit d'un ton sec, et très spontanément : "Mais c'est nous qui gagnons !" Je la regarde effarée, et lui dit sur un ton calme que cela ne change rien, et que tout le monde aura des chocolats. Elle a quand même rougi de sa réaction vive, à cause des autres élèves indignés plutôt que de moi...

Ou encore, en ES, au moment de leur donner les fausses pièces de monnaie, un élève me dit qu'ils ne font pas la manche. Je précise ES = économie donc argent, donc pièces. Pour le clin d'oeil, quoi. Pas dans le but d'une humiliation ou d'un rapport hiérarchique, pensai-je. Mais pourquoi voient-ils le mal là où il n'est pas, et réciproquement ?

Sinon, une ou deux perles splendides entendues ce matin. Je vous rappelle qu'en première, j'avais un quizz de révisions sur notre programme.

* Quel théâtre a été offert par Louis XIV à Molière ?
_ L'Opéra Garnier !
_ Tu regardes trop les pubs de shampoing, toi !

Deux perles en dix secondes, j'étais comblée.

* Citez, toutes époques confondues, trois auteurs femmes.
_ Simone Sartre, Simone de Bovey.

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* Qui a écrit Ubu roi ?
Gauvry, Jarvy, Ulbech.
_ Oh, mais madame, Gauvry et Jarry, c'est pareil ! On n'a pas le point ?

* Quel prix a gagné F. Beigbeder cette année ?
Le prix Nobel, un prix d'écologie.

J'ai fini de distribuer mes papillottes en salle des profs. Même Krakoukass, mon co PP, semblait content. C'est dire.

Et puis, last but not least : je suis en vacances ! (Eh, Emy, ça c'est de l'entrée, hein ?)

17 décembre 2009

Tombe la neigeuuuuuuuuuuh !

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Oui, je sais, c'est dangereux, c'est glacé, il fait froid, ça crée des bouchons, toussa toussa. Mais qu'est-ce que c'est beau, la neige ! (Photos prises ce matin, je précise)

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C'est vraiment le temps idéal pour ma soirée raclette à la maison ! Allez, grand ménage, du coup...

Edit de 14h55 : voilà, le ménage est fait. Il ne reste que la table du salon à débarrasser et à dresser. Je reviens de chez mon libraire : j'y ai trouvé quatre petits ouvrages à offrir ce soir à mes copines. Ils sont glissés dans des paquets cadeaux affublés de nains, accompagnés de rochers Suchard noir et lait.
Je vais tenter de corriger quelques copies en attendant que Jeanne débarque pour le thé. Et voici les livres que j'ai dégotés... Pas facile de choisir et de trouver, quand il s'agit de profs de lettres.


RilkeRenoir

PerecFumaroli

7 décembre 2009

Ecran et ciel blancs

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Résumons-nous :

  • Le sapin n'est toujours pas décoré.
  • Les cours sur Dom Juan et Le Mariage de Figaro semblent prêts, ainsi que les sujets de dissertation et une interrogation de lecture pour les premières.
  • Je dois me remettre à niveau sur les pièces sus-mentionnées : je n'aime pas l'approximatif quand je fais cours.
  • Un paquet de copies a été corrigé entre hier et aujourd'hui.
  • Comtesse devient accro à des chats virtuels qu'elle n'a pas encore, mais j'aime bien être SOS Miaou.
  • Le ciel est blanc et cache les tours lointaines.
  • Demain aura lieu mon dernier conseil, le pire : celui des STG à 5,3 de moyenne de classe...
  • Je dors massivement le soir, et j'ai encore des velléités de sieste, contre lesquelles je lutte à coup de théine et caféine.
  • J'irais bien faire un tour dans les boutiques ou simplement au Monop, juste histoire de dire que je me coupe de ma routine.

En bref, je n'ai rien d'exaltant à raconter, vous voyez... Ah, si : l'un de mes pères Noyel accroché à la rambarde du balcon a perdu la tête, hier : elle est tombée dans l'herbe. J'ai donc un père Noyel sur trois décapité. Dois-je y voir un signe quelconque ?

Edit de 17h10 : ayèèèèèèèèè, le sapin est décoré ! Il est super classe et déchire sa race de résineux ! Des preuves ? En voici, avec un mini autoportrait en prime...

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5 décembre 2009

Quand la forêt vous prend...

Hier, ma journée fut longue, longue, longue... Entre les heures mortelles avec les STG (j'ai failli m'endormir et je me trouvais très mauvaise prof, alors que j'avais fait ce cours de façon fort enlevée et enjouée aux ES), un petit Hugo (Victor, je ne parle pas de l'un de mes élèves) en seconde, et pour finir un conseil de première qui m'a semblé s'étendre à cause de ma fatigue, j'étais contente de rentrer chez moi le soir.

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D'autant que ce matin, c'était réunion parents-profs avec remise des bulletins en seconde dès 8h30. J'ai vu bien plus de parents que prévu (j'avais un planning, que j'ai tenu de main de maître, alors que mon co PP avait 20mn de retard sur ses créneaux horaires hyper sophistiqués), et ça m'a fait du bien de me sentir, pour la première fois vraiment, légitimée sur un poste.
Pas de remarques sur : mais quand partirez-vous ? qui vous remplacera ? qui remplacez-vous ? respectez-vous le programme ? nos enfants prennent-ils du retard ?, et j'en passe.
Là, quelques parents m'ont remerciée d'être investie dans mon travail, de tenir le blog, de leur parler mais surtout de les écouter, de faire un "programme génial" (dixit). Certains élèves craignaient de passer avec PR (prof rigide = mon co PP) et semblaient noués devant leurs parents. J'ai toujours tenté de les mettre en valeur, sans les tancer vertement. Les plus faibles et travailleurs, je les ai motivés. Une mère était prête à disputer sa fille, et s'est retrouvée embêtée quand j'ai dit que j'aurais eu envie de lui donner les encouragements... La gamine était incrédule. Elle avait déjà eu un rdv avec PR auparavant, et avait pleuré devant lui.

Voilà, tout cela me met du baume au coeur, car l'ambiance en STG me fait souvent douter. Il faut que je me remette moins en cause, et que je délègue une part de responsabilité aux élèves quant à la moyenne catastrophique (je n'ai jamais vu cela, toutes sections confondues, en sept ans de carrière) et à l'atmosphère lourde en cours.

Sinon, comme prévu, je suis allée chercher mon beau sapin Robin des Bois chez mon amikea. Il y avait beaucoup de monde, mais je suis astucieuse. Dans ma twingo, ça sentait la forêt. J'adore !


Pub La Vosgienne avec Dominique Lavanant 1994

3 décembre 2009

Orangina rouge

Mon amikea n'a pas été gentil : je me suis déplacée pour rien. La vente des sapins débutera samedi (alors que sur leur site, ils l'avaient indiquée à compter du 1er décembre). J'irai donc choisir mon Nordman après la réunion parents-profs de seconde... En voilà une idée qu'elle est bonne ! (Sauf qu'il y aura énormément de monde)
Du coup, j'ai acheté pour ma mère les bambous qu'elle voulait, et j'ai investi dans des boules de Noyel super classe : un assortiment noir. Mon sapin va être cette année un résine killer : il sera noir et vert... Comme Robin des Bois !

Robin_des_bois

Après cette déconvenue, j'ai filé sous des trombes d'eau chez Karouf. Ouèèèèèh ! Leurs sapins étaient chers et pourris.  Mais je me suis offert une guirlande clignotante avec huit programmes pour accrocher à une fenêtre. Je rêverais d'en installer en extérieur sur le balcon, mais je ne peux faire passer la prise à l'intérieur...
J'ai fait des courses, en ayant l'impression (erronée) d'y passer un temps dingue. J'ai beau être seule, je suis maintenant armée au cas où des gens débarqueraient à l'improviste : j'ai une réserve de fromage à raclette, ainsi que des blinis, du tzatziki et de l'houmous, sans compter deux pomelos chinois. Comment ça, je ne mange que ce fruit ? Ben quoi, il est de saison, au moins !

Ensuite, je suis rentrée, chargée comme un bourricot. La nuit était quasiment tombée. Dans une rue toute proche de chez moi, je dois souvent jongler pour passer : elle est à double sens, et des neuneu se garent un peu n'importe comment. Une voiture en face de moi arrive, ralentit et me laisse déboîter. Ce que je fais. Mais au même moment, un piéton émerge de nulle part et longe la voiture mal garée. Je me range à nouveau de mon côté, je suis en première, et je klaxonne gentiment le piéton pour le prévenir du danger.

Et là, stupeur : il se retourne, et frappe sur ma voiture ! Je me mets à l'arrêt, je baisse ma vitre pour lui expliquer que c'est pour lui que je klaxonne, à cause du danger (le code est très précis là-dessus, d'ailleurs) et je me fais incendier. Tous les conducteurs sont mis dans le même panier; je peux à peine en placer une. Je ne suis même pas certaine qu'il ait entendu mes "arguments". Je suis restée effarée au volant, le voyant s'éloigner d'un air renfrogné et agressif. Comment est-il possible de vivre le même événement de deux façons si opposées ?

Et puis d'abord, pourquoi sont-ils si méchants ?

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Edit de 18h10 : ma guirlande encadre la fenêtre de la cuisine, et je suis contente comme une gosse, malgré le côté kitsch de la chose. Elle clignote multicolore, et cela laisse les chats perplexes...

3 décembre 2009

Sexytude zéro

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Ce matin, je me suis réveillée les cheveux dans les yeux, les bras repliés sur l'oreiller, avec Clochette endormie près de ma tête, retenant de ses pattes douces mon poignet. C'était bon d'émerger ainsi, alors que les rêves de la nuit avaient été perturbants (sans faire de psychanalyse de bazar, ils expriment tout bonnement mes inquiétudes sur mon physique, ma capacité à plaire, mes égarement sentimentaux...).
Cloch a poursuivi le câlin en se glissant sous la couette, contre moi. Son ronronnement résonnait délicatement jusqu'à mon oreiller. Le noiraud nous a rejointes, en s'installant sur mon flanc.
Je me suis levée au bout d'un certain temps, en évitant de penser à toutes les corvées que j'ai à faire.
Mon hésitation du jour porte sur mes activités : copies, achat de sapin, courses Karouf, parapharmacie, cours ?

Je commence aussi à angoisser sur cette maudite période de fêtes. Ne vous méprenez pas : j'adore Noyel, les décorations, les lumières, tout ça. Mais je n'ai rien à fêter. Ma mère vit avec un homme que je n'apprécie guère, et avec qui je n'ai jamais voulu passer Noyel. Pourtant, je n'ai plus qu'elle comme famille.

C'est sans doute ce qui me noue : ne plus pouvoir me reposer sur quelqu'un d'autre en ces moments-là. Et me dire que le jour où je perdrai ma mère, je serai seule. Complètement seule.

Je ne prends guère soin de moi depuis quelque temps. J'entends par là que je me néglige pas, mais que je n'ai pas l'impression non plus de me mettre en valeur. D'habitude, je rends mes pieds tout doux, j'utilise des soins pour mes cheveux, je mets même parfois du lait à la figue pour le corps, je me passe de la crème pour les mains le soir... Je n'en ai pas envie. Je me dis sans doute que je n'ai à plaire à personne, ou que je ne plairais à personne. Comme nous disions avec Sandy à une époque, ma "sexytude" est à plat. Zéro pointé.

Cependant, et c'est contradictoire, j'en ai conscience, je ne me pose guère la question au lycée. Je reconnais sentir parfois des bourrelets disgrâcieux; je tire sur mes pulls pour qu'ils en montrent le moins possible, mais je doute que mes élèves sentent cette gêne. J'ai l'air très à l'aise avec mon corps. J'ose les couleurs, parfois une jupe ou une robe, je porte quelques bijoux, et de temps à autre je fais claquer mes talons sur l'estrade.

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Dessin de Renoir

Alors quoi ?

Alors je me disais récemment que si l'un d'eux me posait une question du genre "Vous êtes mariée, m'dame ?", je serais bien embêtée de passer pour la vieille fille de service. Avant, je pouvais entretenir le suspense (si je décidais de répondre) avec un "Non, je suis pacsée". Cela résolvait pas mal de choses.

Aujourd'hui, je ne suis qu'une femme de 34 ans, vivant avec ses deux chats, joignant les deux bouts de façon hasardeuse, recevant l'aide financière de sa mère régulièrement, et angoissant pour les fêtes...

8 novembre 2009

Aspiro power

J'ai déjà mon gros cadeau de Noyel ! Je l'ai acheté ce matin. Comme on a les rêves que l'on peut, sachez que c'est un cadeau ménager : un aspirateur. Pas n'importe lequel. Je le voulais depuis longtemps, mais son prix me freinait : un Dyson, sans sac, spécial animaux.
Sur un prospectus Boulanger, j'avais vu qu'ils faisaient une promo dessus : réduction de 150€, et un kit d'accessoires  d'une valeur de 49€. Mille pièces disponibles sur toute la France. Pfffff.
Alors voilà, ce matin, après une nuit de sommeil longue et agitée (couchée tôt hier soir, cauchemars, levée tôt), j'ai décidé de le voir de mes propres yeux, avant de filer chez Leroy Merlin.
Forcément, la bête m'a attirée.

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Ma mère participe à cet achat pour moitié, qui sera donc mon Noyel. Je sais que cela vous paraît sans doute assez stupide de se réjouir pour ce type d'achat, mais tel est mon cas... Je vais le déballer après avoir fini de manger, puis l'essayer ! J'aimerais me tenir à un certain rythme hebdomadaire de passage d'aspiro, parce qu'avec deux chats, c'est coton...
J'ai donc acheté le joujou Dyson, puis suis allée chez Leroy Merlin. J'ai tournicoté pas mal, ne trouvant pas forcément tout ce que je cherchais. Mais je suis revenue quand même avec des tuteurs en bambou, une jolie ventouse (je vous assure que ça peut être joli, un déboucheur) et un pot pour la plante miraculée de mon père ("plantapapa" sonnerait assez bien, en fait).
En effet, cette plante avait offerte par mon père à ma mère il y a, disons, environ... vingt ans. Il l'avait achetée chez l'épicier Comod, au dernier moment, pour la Saint Valentin. Comme il n'accordait pas d'importance aux dates, mais ma mère oui, il improvisait toujours pour ce genre d'occasion... Cette plante était la seule chose "vivante" qu'il me restait de mon père. Elle a failli mourir l'an dernier, suite à un rempotage sauvage effectué par les mains maternelles. Plantapapa a été sauvée par miracle grâce une amie de la Fée, prof de SVT. Bref, depuis elle a fait sept feuilles, une huitième pousse, et je voulais un très beau pot pour la replanter encore afin qu'elle s'épanouisse comme elle le mérite et semble le chercher...
Dès que j'aurais fini de faire mumuse avec mon Dyson, je vous montrerai le dit pot avec la plante, si je fais cela aujourd'hui, promis. Et ma ventouse !

Edit de 14H40 : ayè, j'ai joué avec ma nouvelle arme ménagère ! Dorénavant, l'aspiro restera sorti pour être opérationnel à tout moment. Na.

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Et vous pouvez admirer ma ventouse, mon vase aux reflets changeants et mon destructeur de poussière !

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25 décembre 2008

Sapin sous le soleil d'hiver

Tintin_avec_Sapin_Joyeux_Noel

Mes cadeaux par milliers, pour l'instant :

  • Clochette !
  • une wii fit (+ la wii et deux jeux que je me suis offerts)
  • un porte-clefs Tigrou avec "Prof" brodé dessus
  • une smartbox beauté
  • un roman japonais
  • une petite boîte de Mon Chéri
  • les deux premières saisons de The L word
  • des capsules de café
  • un livre de recettes sur les mini cocottes (c'est méga bon les oeufs en kit !)
  • à venir, may be : un cadeau surprise de ma mère; un ipod nano (???); les saisons 3 et 4 de la série lesbienne tendance pré-citée; une peluche

    Et vous ?
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