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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
immobilier
21 mai 2012

Impédimenter : enquiquiner, alourdir, agacer. "Tu m'impédimentes, là !"

Alors que je rêvais depuis plusieurs nuits d'immobilier, les propriétaires de l'appartement parfait sur le papier m'ont enfin rappelée : je vais en faire la visite demain. Je couperai court à la énième réunion inutile qu'on nous impose au lycée, je passerai prendre Flûtine, et nous irons voir ce bien qui est bradé, en raison d'une urgence financière... Il y aurait des travaux à faire, mais le coup de chance de l'année est peut-être pour moi, qui sait ?

Je dois cependant garder la tête froide, et tout peser.

En attendant, je gère mon quotidien en travaillant pas mal pour le lycée (descriptif du bac à faire ce week-end, les recueils de poésie pour les secondes, les révisions de fin d'année qui ne sont pas bradées...).

Et puis hier, avec Flûtine, nous sommes allées au Grand Palais voir l'expo Helmut Newton. J'en avais très envie depuis un moment, et je n'ai pas été déçue. Je compte même y retourner avec Miss R.
Newton était photographe de mode pour les grands magazines de type Vogue, et ses images ressemblent à tout sauf à des photos de mode, justement. Il oscille entre sensualité, amusement, gêne, érotisme, mise en abyme, fétichisme, drôlerie... Il a par ailleurs le génie de se moquer de lui-même souvent, et son sens de la construction photographique est aigu. Nous avons été emballées par cette exposition, donc. A tel point que Flûtine m'a offert l'affiche de l'expo, splendide, et que celle-ci trône dans ma chambre, maintenant.

helmut-newton-grand-palais

Donc si vous en avez l'occasion, allez voir à deux (on a envie de réagir, de partager ses impressions) ces images troublantes à plus d'un titre. D'un autre côté, ce n'est vraiment pas le genre de sortie que l'on fait avec grand-maman. ;-)

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14 mai 2012

Mens sana in corpore sano

Je suis là, je suis là, mais j'ai repris activement mes recherches immobilières et cela occupe pas mal mon cerveau. Il y a eu aussi la gestion de ma première ST2S avec ses aléas (un conseil de discipline qui m'a déplu, deux démissions coup sur coup...), un petit passage à vide, et puis sinon, je cours, je cours : trois joggings de 24mn (soyons précis) ces derniers jours.

D'ailleurs, ça donne faim : je voudrais dîner !

I'll be back tonight or tomorrow...

 

Edit du 16 mai : je sais, je sais, je ne suis pas revenue... Mea culpa (ça commence à faire trop de latin dans ce post, c'est louche). Mais après le lycée, je suis allée chercher Georges chez What else ? (comprendra qui peut), j'ai voulu me racheter un lecteur dvd car le mien me lache mais je n'ai pas pu utiliser mes chèques-cadeaux Keufna avec mon iphone (idem pour la compréhension). Ensuite, j'ai filé chez le dermato, puis j'ai voulu être belle des sourcils; j'ai récupéré mon seau de 5kg d'agave au relais colis et là j'envisage d'aller... courir. Ben voui, je ne cours pas assez, en journée.

 

baskets

25 avril 2012

Boquille : n.f. Expérience difficile sur laquelle on prend appui pour progresser.

Alors voilà, le premier tour des élections a eu lieu. Je me serais bien passé de cette femme en troisième homme. Et rien ne m'a emballée, évidemment. Je trouve que rien n'est joué, tout est à faire.

Sinon, je poursuis mes recherches d'appartement, et c'est parfois assez déprimant : trois de visités ce matin, et aucune possibilité quelconque d'imaginer de vivre là-dedans. Encore un ce soir, dans une ville pas encore envisagée, et dite de façon polie "populaire". Mais je ne me ferme à rien. Il y aurait le tram, le métro, le RER...

fenouil-jpg

A part ça, je découvre toutes les vertus du fenouil, et ça n'a rien à voir avec ce que je viens de dire. On le cuisine en risotto, en soupe, à l'italienne, et c'est fort bon, ce petit goût anisé.

Et puis, je me dois de parler des résultats de l'agreg : je n'étais pas concernée, mais Asa, oui. Malgré des sujets en or, elle ne l'a pas eue. Je dois reconnaître que cela me soulage (il parait que c'est très humain) : je ne me sens plus nulle. Je dois quand même préciser que j'ai subi silencieusement pas mal de petites humiliations, et que cette année a été fort étrange sur ce plan-là. Asa est une personne très complexe, "brutale" selon ses propres mots, très ambitieuse, complexée et imbue d'elle-même tout à la fois. J'ai navigué dans ces eaux de septembre à mars. Je l'imaginais briller à l'oral, surtout qu'elle a eu "une chance de cocue" (dixit) pour les colles. Je ne l'ai d'ailleurs su que par écho, grâce à Tinette... Et puis non : tout comme moi, notes apparemment catastrophiques à l'oral, mais avec, entre autres, son auteur préféré (Shakespeare).

Enfin bon, je me sens allégée et à égalité seulement maintenant avec Asa. Peu importe si c'est mal, si je ne devrais pas penser cela, blablabla : ma remise en question prenait trop de place.

Allez, ma salade de fruits frais (papaye, ananas, pommes, kiwi) m'appelle !

14 avril 2012

Coumifade : n.f. association de sentiments paradoxaux

Cette dernière semaine a été plus chargée que je ne l'aurais cru. Les élèves étaient assez excités à l'idée d'être bientôt en vacances, et complètement passifs niveau travail. Le mélange est forcément détonant.

J'ai eu droit à un festival de perles toutes les minutes durant certains cours, dont j'ai oublié les trois quarts. Je me suis en revanche éclatée en faisant mes cours sur Baudelaire et Verlaine. C'est déjà ça.

Après chaque journée de travail, j'ai visité plusieurs appartements : je me verrais dans un seul d'entre eux, mais j'ai peur de m'éloigner encore plus en banlieue. J'ai beau savoir que si l'on veut me voir, cela n'empêchera rien; que si je veux aller sur Paris aussi souvent que je le fais aujourd'hui, cela sera possible; j'ai quand même une barrière psychologique. Et puis il ne s'agit pas d'un achat anodin, même si j'ai dû revoir mes ambitions à la baisse.

Sinon, je me sens fatiguée, évidemment. J'ai eu un gros coup de barre hier soir. Le lycée y est pour beaucoup, mais je sais que les oraux de l'agreg débutent demain, aussi... Asa les passera. Et cela charrie beaucoup (trop) de pensées.

Alors demain, je partirai à l'heure où blanchit la campagne pour rejoindre Flûtine chez elle. Nous irons ensuite randonner, nous aérer. Retour le 21, pour pouvoir voter le 22, bien entendu. Cette présidentielle me laisse perplexe, comme de nombreux analystes politiques. C'est pour cela qu'elle est d'autant plus importante : tout est possible, hélas. Et j'ai toujours le même frisson quand je glisse mon enveloppe dans l'urne : une fierté, un sentiment de liberté, de responsabilité m'envahissent.

Ce soir, j'irai à un concert classique avec ma mère -fait exceptionnel. Finalement, je procède encore à certains changements, et cela a du bon. Ah, et puis je me suis offert ça d'occasion, après Ally Mc Beal, Six feet under, Boston justice, et Downton Abbey :

how-i-met-your-mother-integrale

12 avril 2012

Oscillations

J'oscille entre découragement, enthousiasme, sensation de liberté, et étouffement. Là, un début de migraine m'inquiète pour ma journée.

Hier, deux commissions éducatives : une élève a démissionné, l'autre passera en conseil de discipline. Sentiment d'échec, même si j'ai tout essayé pour les aider. Quand l'autre ne veut pas recevoir, il n'y a pas grand-chose à faire.

Et puis ma banquière m'a refroidie en m'annonçant ce que je pourrais emprunter en cas d'achat immobilier. Je dois revoir mes projets à la baisse. Vivre en région parisienne est vraiment un défi. Pour autant, je visite des appartements, et j'aime bien : j'ai l'impression d'avoir encore mûri.

Beaucoup de colère en moi, toujours. Ai-je été bête, l'an dernier, de faire cours au moment des révisions alors que d'autres se font porter pâle et se payent dix jours (dix !) pour préparer les oraux ? Trop d'honnêteté nuit, souvent.

Mais le soleil repointe son nez. Alors ça va aller.

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