Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Prof et plus si affinités
Publicité
Archives
Prof et plus si affinités
eleves
22 mars 2010

Check up

Aujourd'hui, c'est la journée courrier. Paperasserie mais aussi lettres jolies. Entre autres, un constat sur les charges de l'immeuble qui augmentent, mais les prestations ne suivent pas. Mon loyer atteint 850€ avec un rappel des charges, et je commence à vraiment avoir du mal.
Financièrement, d'ailleurs, je tente des ajustements : je ne mange plus à la cantine, je résilie mon abonnement à Télérama, je songe à trouver une solution pour la voiture, j'ai réduit au maximum les dépenses nourriture,  je glisse des heures supplémentaires par ci par là, et je redonne régulièrement des cours particuliers. En bref, je suis très juste. Ce mois-ci, c'est la première fois que je reste autant à découvert.
C'est quand même dingue, en étant fonctionnaire, de ne pas parvenir à s'en sortir correctement.

courrier_mini

A part ça, j'ai encore perdu presque 800gr en une semaine. J'ai préparé des galettes de son d'avoine maison ce midi, et c'était fort bon.

Encore sept jours à tenir sans Flûtine.

J'ai corrigé un paquet de copies hier, et sur une nouvelle ultra simple de Zweig, certains STG n'ont rien compris, pas même le lieu ni l'époque où l'histoire se déroule...

Ah et puis il y a un moment que je voulais en parler sur le blog, et j'oublie systématiquement. Avez-vous remarqué comme nous sommes bombardés d'images et de sons, dans les endroits les plus incongrus ? A chacun de mes passages à la Poste, j'y pense : deux écrans plats diffusent en boucle une sorte de chaîne créée pour la Poste. Objectif : que les clients patientent mieux et râlent moins. Ils sont hypnotisés.
Au Monoprix, il s'agit d'écrans avec des recettes de cuisine. Sur le quai de la gare, on nous assène une radio de force. J'ai vraiment du mal à trouver tout cela normal. Je ne sais si d'autres s'en étonnent autant que moi, ou si globalement c'est accepté, toléré, voire apprécié.

Sinon, il fait beau, ici. Je vais remettre la table et les petites chaises en bois sur le balcon, je crois. J'aurais presque envie d'aller jusqu'aux parasols, histoire de dire. Le muguet a l'air de se plaire dans les jardinières, même si certaines boutures sont mortes.

Je vais sortir pour marcher un peu, m'aérer et poster mon courrier.

Je vais étrangement bien.

Publicité
17 mars 2010

Au balcon de mes espérances

L'attente de l'Autre est insupportable, mais au moins elle est le signe que quelqu'un est à espérer. Je me sens à la fois pleine et vide, luttant contre le creux douloureux quotidien dans le ventre. Je passe mes journées en pilote automatique et en mode fonctionnel, mais celles-ci sont parfois pesantes tant elles me paraissent longues.
Il faut dire qu'avec des réunions à n'en plus finir (sur mes jours de "repos"), des corvées qui s'accumulent (on nous retire de plus en plus de moyens, mais il faut en faire de plus en plus), des TPE à faire passer, j'ai parfois des journées qui se terminent à 20h. Mon projet de lutte contre l'homophobie en milieu scolaire semble enfin aboutir (après cinq réunions, oui oui) et sera mis en place en avril, logiquement. D'un seul coup, le proviseur se dit très investi dans cette cause et me soutient "à 100%" -dixit. Remarquez, cela m'arrange bien.

Hier soir, j'ai vu des parents pour la remise des bulletins. L'un d'eux m'a beaucoup touchée. Il m'a parlé avec un fort accent du Kosovo, du travail dans les champs quand il était petit, de l'école qui semblait importante pour lui. Et puis après, il a regardé le bulletin de sa fille en disant "Catastrophe, catastrophe" et en tentant de m'expliquer, à sa façon, qu'il aurait aimé avoir cette chance d'aller au lycée, alors que sa fille restait devant son ordinateur, ne travaillait pas beaucoup, se maquillait, et avait pour amie une... Serbe. Cet homme simple, dans le beau sens du terme, m'a vraiment émue.

Demain, jour chômé, je devrai aller lire les dossiers de TPE dans le lycée d'à côté : on nous a supprimé cette année la demie journée de dispense de cours pour le faire. Nous prenons donc sur nos heures libres. Ensuite, de 16h à 19h, réunion pour la liaison 3ème-seconde (avec un peu de croustillant, que je vous conterai peut-être).

Sinon, je continue à prendre soin de moi -même si je me trouve une petite mine depuis quelques jours. Demain, rdv chez le dermatologue; les abdos sont passés à six séries d'au moins 50 mouvements; je me suis mise en jupe hier (officieuse journée de la jupe dans notre lycée)...

Ce soir, cours au Louvre. On parvient au XVIIème siècle, en faisant un tour d'Europe.

DSCF3666

A part ça, j'ai écrit pour samedi un défi littéraire sur le temps. Le sujet m'a forcément inspirée, évidemment. Il sera publié ici.

Que dire d'autre ? Ah si, j'ai besoin d'air, je crois. Et ce we, je suis dispo pour des vadrouilles/repas/thés... A bon entendeur...

15 mars 2010

Un joli collier

Il y a longtemps que je ne vous ai fait faire un petit tour dans les dernières perles de mes élèves... Détendons-nous donc un peu, ça peut pas faire de mal, comme dit Guillaume Galienne.

perles_coquillage

1ère, bac blanc sur le théâtre absurde
* les personnages de Beckett sont très débiles
* le sorte d'ascenceur émotif
* on ne dit pas d'un arbre qu'il est mort
* il débute un monologue qui à la fin clôture la pièce
* sa bernoire (= baignoire), des sabaux (= sabots)
* Voltaire avec Géminale...
* contrement à celle qui la cache sous des implicites très aigus que seul les académiciens peuvent décryptés
* cette pièce n'était pas prisonnière de fixation / cette pièce est un état pur d'imagination
* Née le 16 janviers 1993 (date de naissance de l'élève, marquée deux fois en entête)
* Ionesco (1912-1994) est un auteur du XVIIIème siècle
* faisons comme si nous étions au XXème siècle
* Ionesco a donc pointé son doigt sur l'originalité de son texte
* cet extrait a une fonction réclamatrice
* obtenir la paix de cette guerre
* les hommes et les femmes sont pareils, il y a juste le sexe qui change
* toutes personnes à les mêmes droits
* cela mauribile de voir cela
* des pièces on était reprise
* chacun percevra et comprendra d'une manière différente à quelqu'un d'autre
* le théâtre peut erroner les idées exposées
* crechendo / l'acte de noeud
* Bartholo montrant Marceline en la doigtant (no comment, j'en suis tombée de ma chaise en corrigeant)
* il montre la profitation d'un homme sur une femme
* le pronom subjective "je"

1ère, interrogation de lecture sur Iphigénie de Racine
* se mettre les dieux à dos
* t'en bien que mal
* Achille, le captivateur d'Eriphile
* on retrouve la notion du valet du maître amoureux de l'homme de la maîtresse

Seconde, interrogation de lecture sur Fahrenheit 451 de Bradbury
* ils ont une vie de fuiyares
* l'histoire se déroule vers 1790
* la ville se retrouve anéantie car la guerre explose
* transgraisser la loi (je l'adore, celle-là !)
* ce livre est une littérature / ce livre est un livre qui parle de livres (et c'est pas faux !)
* des otodaffés
* de la valeur alarmante
* ils s'enfuisent
* des hopitales psychatrique

17 février 2010

Dead fish

Voilà cinq jours que j'ai laissé mon blog tout seul... Il est un peu déserté, je crois, tant par moi que par mes commentateurs favoris. Tout laisse à croire que nous sommes submergés, et c'est le cas.

Tout d'abord, mes journées avec Flûtine lui sont consacrées, et je laisse alors l'ordinateur, le portable, le travail de côté. Ensuite, mes semaines sont assez dingues, dernièrement. Un exemple depuis lundi, tenez.

Le lundi, je suis repos, normalement. Mais j'avais le conseil de mes secondes à 14h. Souci au début de celui-ci : Krakoukass "pète un câble" et l'ambiance devient très pesante. Je reprends les rênes du conseil aussi légèrement que possible, mais l'impression de départ restera. Au bout de deux bonnes heures, je m'enfuis, évitant de refaire le conseil encore une fois, avec Krak qui serait encore monté au créneau.

Je retrouve Flûtine, dans la grâce mais aussi dans la douleur : elle repart peu après, et la séparation est de plus en plus difficile...


Arizona dream death

Mardi,  journée bien lourde. Cours du matin, pendant lesquels je dois clôturer le groupement sur le théâtre avec les premières. Altercation avec un élève de STG. Rapport à faire dans la journée. Argumentation avec les secondes. Durant ma pause de mi journée, préparation des fiches de TPE avec mon collègue Hugh (commentaires, notation, organisation des dernières séances). Pendant ce travail-là, dans ma salle, on entend de l'agitation dans les couloirs, des cris, etc. Hugh sort. On apprend que deux extincteurs ont été balancés du 3ème étage dans les couloirs du rez-de-chaussée. Pas de blessés mais bon...

De fait, l'équipe pédagogique débraye une heure pour montrer sa désapprobation. Nous reprenons les classes, cahin-caha. Un élève de ES, Punch, écrit un sms durant mon cours. Cela m'agace de plus en plus. Je lui confisque son téléphone et il me dit :  "ça va vibrer, vous allez recevoir des textos". Royale et un brin méprisante, je lui réponds que ses sms me désintéressent au plus haut point. Je poursuis mon cours, face à Punch totalement fermé, qui s'écrase le visage avec force...
La sonnerie de fin de cours retentit. Je voulais parler à Punch, mais celui-ci sort comme une furie de la salle. Agitation dans les couloirs. Je jongle entre ceux-ci et ma salle pour comprendre : Punch pleure de rage, et je sens bien que cela n'a pas grand-chose à voir avec une histoire de téléphone. J'apprends qu'il a reçu un sms lui annonçant que son oncle est dans le coma, suite à un accident de moto. Ben oui, il fallait que ça arrive le jour des six mois pour F., forcément. Je poursuis Punch, qui tape contre les murs comme un forcené, et ne veut rien écouter. Je lui propose de le libérer pour le reste de l'après-midi. Inatteignable. Il est inatteignable. Je descends, abattue par un semblant d'échec. Je me pose mille questions sur mon attitude, ma réaction, etc.
Mes collègues me rassurent en me disant que j'ai fait ce qu'il fallait, que je ne pouvais pas savoir, et qu'en cas de souci grave, une mère ne fait pas un sms à son fils pendant les cours : elle aurait dû appeler le lycée, par exemple. Je me reprends donc un peu, mais je reste tendue.

Ensuite deux heures de TPE (avec cette même classe), au cours desquelles j'ai rongé mon frein avec certains groupes et j'ai réprimé des envies de meurtre avec quelques pestes notoires, mais aussi bien bossé avec d'autres.
Vient une heure de "trou", au cours de laquelle j'écris mon rapport sur l'élève de STG, juste avant le conseil de cette classe-là.
Conseil effroyable s'il en est, puisque nous avons presque battu des records de sanctions, plus symboliques qu'autre chose. Peu de moyens nous sont offerts pour lutter contre l'absentéisme, l'effronterie, les lacunes énormes, l'insolence...
Retour à la maison pour 20h. Je dîne en mode zombie, je fais ce que j'ai à faire, et me couche comme une masse vers 22h.
Ce matin, le réveil sonne, j'émerge difficilement. Et là, illumination en voyant le 7h24 au réveil : je commence à 8h... En moins de 15mn je me prépare, si "préparer" est le mot, je ne prends pas de petit-déjeuner (rien de tel pour me casser la journée, personnellement), et je pars, sans maquillage, les yeux gonflés, pour le lycée...

La matinée a été horriblement longue, d'autant que les élèves, allez savoir pourquoi, avaient décidé de jouer à "poisson mort" en cours. Tous.

poisson_mort

Alors là, voyez-vous, je vais me reposer un peu, surtout que ce soir, j'emmène mes secondes au théâtre...

11 février 2010

TourterElles

Pendant que mes sols sèchent, je me pose enfin pour écrire ma bafouille du jour.
J'ai réussi à me lever pas trop tard, grâce à mon combiné de fixe qui réclamait sa pitance de batterie. Ben oui, il est à mon oreille une bonne partie de la nuit, alors il se décharge, forcément.

Au lever, je prends des forces pour ma longue journée de repos-labeur. J'ai réussi à remplir les bulletins de mes trois classes en les étalant sur le matin et l'après-midi. J'ai fait tourner trois machines et deux sèche-linge. J'ai rangé la cuisine, fait les poussières, passé l'aspirateur, nettoyé les sols à grandes eaux.

Outre cela, je voulais préparer une compote maison, mais cela me semble juste ce soir. Je vais plutôt faire mes abdos quotidiens, avant d'enchainer sur du repassage.

Par ailleurs, j'ai eu pendant trente minutes environ une déléguée des parents d'élèves au téléphone. Je voulais entendre sa version des faits vis-à-vis de Krakoukass. Deux sons de cloches, c'est mieux.

A part ça, je roucoule toujours, et je trouve une forme de sérénité dans cette relation qui m'émerveille...

tourterelles

PS pour Emy : je n'oublie pas l'entrée sur les cours du Louvre, je n'oublie pas... Hier soir, c'était sur le quattrocento et j'ai adoré...

Publicité
10 février 2010

Craque ou casse...

J'ai du mal à garder la tête hors de l'eau niveau boulot, en ce moment... Je corrige même le soir, ce qui est sans doute une première dans ma carrière. Les bulletins sont en attente, actuellement. Et ils vont avoir la priorité sur les copies restantes, tant pis.

telephone_fixe

Sinon, hier soir, j'ai eu un appel de... Krakoukass. Désarçonnée, je n'ai osé raccrocher. Il m'a appelée sur mon fixe alors que je ne lui avais pas donné mon numéro. Hum. Mais comme je ne suis pas cruelle, je l'ai écouté. Je savais que ça sentait le roussi pour lui. Et là, il est déprimé : les parents de seconde ont monté un dossier contre lui, avec des exemples de notation, un relevé des problèmes avec tel ou tel élève, etc. Ils estiment que l'année ne peut se terminer dans ces conditions car "les élèves rient de lui sans cesse".
Le souci, c'est que Krakoukass ne se remet pas en question. Il vit cela comme une agression -ce qui l'est- mais sans prendre conscience qu'il a des soucis avec toutes ses classes (j'ai appris aujourd'hui que ses terminales STG ne s'asseyaient même plus en cours...). Cela fait deux ans que ça dure. Alors hier soir, je n'ai pas eu le coeur à le rembarrer. Je lui ai dit que je ne trancherai pas, que je ne prendrai pas position car j'ignorais comment ça se passait en cours pour lui, et surtout que son opinion sur certains élèves ne correspondait pas à l'image que j'avais d'eux.
Là, il est en souffrance, un peu perdu. Je tente d'être à l'écoute sans pour autant sombrer dans la condescendance, et je ronge mon frein d'être trop franche avec lui...

Le conseil de classe de lundi risque d'être chaud bouillant... D'ici-là, j'aurais appelé une mère déléguée des parents pour causer un peu avec elle, et lui dire qu'il aurait été bon de parler de tout cela avec moi aussi, avant d'attaquer mon collègue devant ses supérieurs...

Là, je vais tenter de remplir quelques bulletins, puis je partirai m'occuper de moi. Activité salvatrice, je pense, avant d'enchainer sur le cours du Louvre (si j'ai le courage d'y aller). Il faudrait plutôt que je termine mon boulot... Pffff.

7 février 2010

Rideau !

rhinoceros


Rhaaaaaaaaaaaaaaa, les bras m'en tombent : je viens de finir de corriger une copie de 13 pages totalement verbeuse, écoeurante comme un mauvais mille-feuille... J'ai dû y passer presque une heure !
Depuis ce matin, 8h30, j'ai corrigé treize copies de Bac en séries générales. Il m'en reste six pour cette partie. Ensuite, viendront celles des technologiques (23 copies), puis deux paquets en seconde, un en STG, un en ES... Tout va bien, tout va bien, respire, ma fille.

J'ai décidé, au milieu de cette semaine alléchante et exaltante intellectuellement, de m'occuper de moi mercredi après-midi, avant le cours du Louvre. Je crois que ce n'est pas en trop, d'autant que je verrai Flutine tout le week-end prochain, alléluia...

Allez, je retourne à mes commentaires sur Ionesco, souvent absurdes, mais sans le vouloir...

Edit de 19h

J'ai fini les copies des générales, préparé le planning de la semaine, relevé les notes de mes élèves, mais aussi fait de la wii fit. Seul souci : j'ai changé les piles de la wii balance board à sa demande (oui, elle cause), et là, sous l'euphorie du moment, elle a déglingué tous les résultats en me disant qu'en quatre jours, j'avais perdu 7kg. Mais bien sûr. J'ai été obligée de me peser après sur mon pèse-personne (chose que je ne fais jamais et qui me déplait).

Je vais enchainer sur mes abdos du jour, tenez. Je ne lâche rien.

6 février 2010

Que ma joie demeure...

Bilan de ma journée...

joie

Un forum des métiers qui s'est passé correctement mais au cours duquel mon cher Krakoukass a fait de moi son mur des lamentations, sans se remettre en question vraiment... Plusieurs élèves de notre seconde sont montés contre lui, et les parents aussi (ce que j'ignorais, et qu'il est maintenant obligé d'évoquer avant le conseil). Ces derniers se sont adressés au proviseur et à l'adjoint, en parlant de harcèlement de la part de Krakoukass. Hum. Le conseil de lundi prochain risque d'être fleuri. D'autant que ça se passe très mal avec toutes les classes qu'il a et il s'en étonne à peine : selon lui, les élèves se passent le mot. Mais le seul dénominateur commun à tous ces élèves, c'est... Krakoukass lui-même.

Une très légère sieste vers 12h30 tant j'étais abrutie.

Des coups de fil enamourés avec Flutine et un autre bien sympa avec Pumpkin.

Dix-neuf questions de type Bac corrigées. C'est peu et c'est beaucoup. Sachant que je ne vais faire que bosser non stop jusqu'à lundi soir, il faut que je répartisse l'effort et que cela ne me rende pas folle.

Un rendez-vous pris chez le coiffeur pour mercredi.

Deux sorties théâtre prévues, en dehors du cadre scolaire, dont une dimanche prochain.

Des amitiés avec mes collègues, solides et bouleversantes.

De la joie.

De la joie.

De la joie.

(C'est si rare que j'ai envie de le répéter !)

4 février 2010

No smoking area

no_smoking

Aujourd'hui, encore quinze élèves de passés à l'oral. J'ai commencé par un 04/20 et fini sur un 05. Grandiose.
Les plus belles bourdes ont failli me faire vraiment rire :

" _ La Fontaine a écrit pour le Dauphin, qui allait devenir roi. Mais qui était son père ?

_ Napoléon Ier !"

Au cours de l'analyse de la scène d'exposition de Dom Juan, dans laquelle Sganarelle parle du tabac... "Toute la scène parle du tabac parce qu'au XVIIème siècle, on fumait devant les gens. Et à cette époque on a fait une loi pour interdire de fumer dans les lieux publics. C'est pour ça que Molière en parle dans sa pièce au début".

Voilà pour les perles du jour... Sinon, mes STG semblent s'être illustrés à l'oral, bien évidemment, en arrivant sans textes, en retard, etc. Les ES sont pile dans la moyenne nationale : 10/20, et la moitié d'entre eux a réussi son oral. Il y a eu quelques bonnes surprises. Reste l'écrit qui, aux dires de mes collègues qui ont commencé les corrections, est catastrophique. Je verrai ça ce we...

Heureusement, demain soir, pour décompresser un peu après notre semaine d'oraux, petit cercle littéraire avec mes coupines profs chez moi ! On sera crevées (je suis cuite comme la salade, ce soir) mais heureuses de papoter ensemble.

Allez, je vais préparer mes dernières fiches de passage pour demain, faire mes abdos, et rêver...

2 février 2010

Puzzle

coeur_puzzle

J'ai laissé mon coeur par la fenêtre, ce matin. Non : j'ai lancé mon coeur par la fenêtre, ce matin. Non plus : mon coeur est resté derrière la fenêtre, ce matin. Oui, c'est mieux. Pas encore tout à fait cela, mais mieux.
Après, il a fallu entamer les oraux blancs de Bac. A huit heures, la première candidate a planché. Mon coeur était toujours à deux kilomètres.
J'ai eu droit très vite à la plus jolie perle de la journée, vers 9h : "Rousseau faisait partie d'un club d'intellectuels sur l'académie de Versailles, qui posait des questions. Il y répondait. Et après, il a eu le prix Nobel".
J'ai repoussé un rire. De toute façon, mon coeur vibrait ailleurs.
Vers 10h, j'ai tenté de rallumer mon portable déchargé (j'avais bêtement oublié le dit portable au fond de mon sac tout le we...). J'ai entendu sa voix, et mon coeur a un peu respiré. J'ai raccroché, il le fallait bien, et remis le coeur à deux kilomètres.
J'ai poursuivi vaillamment les oraux; j'ai déjeuné en me faisant gentiment taquiner par Tinette qui parlait de mon air fatigué et de mon cerveau en yaourt; je suis retournée dans ma salle, frigorifiée. Impossible de me réchauffer depuis des heures. Je savais mon coeur dans le train vers loin.
J'ai repris le fil des études de texte. Rien de brillant ni de fort drôle, mais j'ai assuré ma partie comme il le fallait. Quinze candidats en une journée. Un élève ne s'est pas présenté, j'ai donc fini plus "tôt". J'ai récupéré mes 42 copies de type Bac, qui s'ajoutent à mes six paquets à corriger en moins de dix jours...
Et pourtant, et pourtant, les copies sont loin... de mon coeur.
Rentrée en ayant un peu peur du vide, une page rapidement écrite laissée par terre pour m'accueillir. Mon coeur était là, en petits morceaux, mais heureux.
Oui, heureux.
C'est étrange, un coeur en miettes, et plein.
J'ai retrouvé quelques morceaux de mon coeur, ce soir. Non : j'ai soigné mon coeur, ce soir. Non plus : mon coeur a été soigné ce week-end. Pas encore tout à fait ça, mais mieux.

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 > >>
Newsletter
19 abonnés
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 421 439
Publicité