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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
concours
7 décembre 2010

C'est déjà Noyel ?

Ce week-end, j'ai été bercée par la magie de l'hiver :

sapin_noel2

  • notre premier sapin trône sur le balcon. Il a été décoré quasiment de nuit. (Dès que je le pourrai, je brancherai mon iphone sur l'ordi pour récupérer les photos)
  • j'ai préparé une tarte aux poireaux/feta/jambon en attendant l'arrivée de Flûtine vendredi soir. Un petit Jurançon 2006 bénissait le tout.
  • j'ai reçu le recueil de nouvelles de Val, le roman d'Abd Al Malik La Guerre des banlieues n'aura pas lieu et le premier album de Mark Ronson, Version. Vivement le temps d'après l'agreg...
  • il a neigé et nous étions heureuses, l'une en face de l'autre, sous un plaid, à lire et à parler.
  • je suis allée à un conseil de classe sur mon jour de repos, mais au retour, un délicieux gratin de légumes/tofu soyeux (une découverte !)/fromage/chapelure embaumait l'appartement ! Je me suis régalée d'un plat d'amour.
  • j'ai branché ma guirlande qui clignote à tout va; elle est enrubannée autour de la tringle à rideaux.
  • nous avons marché un peu en revenant de chez mon amikea, sapin sur l'épaule.
  • nous avons siesté, par terre, emmitouflées dans des plaids.
  • j'ai lu mon cours sur Montaigne, avec une couverture et le noirot sur mes genoux, une tisane à la main, Flûtine à côté de moi : mon bonheur est là, modeste.
  • nous avons dormi, sereinement, voluptueusement, jusqu'à ce que l'alarme sonne et que Flûtine se rende compte, ce matin, qu'elle avait raté son train...

A part ça, la dernière ligne droite avant les vacances me parait difficile et j'ai l'impression de n'être aucunement préparée pour la dissertation du concours blanc du 18... Et demain, j'aurai ma copie de didactique, donc ma note... Argh.

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13 novembre 2010

Barnabooth et non Battling

surr_alisme

Six heures cinquante, quatorze pages, cinq textes du XXème siècle, des romans, Larbaud, Aragon, Giraudoux, Gracq, Breton. J'ai rendu ma copie achevée, en sentant des faiblesses sur le plan technique, mais achevée, ce qui semble être en soi un exploit en didactique.
J'ai rarement écrit autant, d'ailleurs. Comme quoi, la malédiction de la copie extrêmement synthétique à laquelle j'étais vouée au cours de mes études serait abolie. J'ai dit tout ce que je voulais dire.
Mais, mais, mais... J'ai fait deux trois recherches ce soir sur Larbaud et Gracq. J'ai confondu le premier avec Vialatte, et réinventé un titre de roman. Quant au second, j'ignorais son lien si fort avec Breton, alors que j'ai justement tartiné sur Aragon et Breton face au Surréalisme. Moi qui adore ce mouvement...
Pour le reste, je n'ai pas pris le temps -et je n'ai pas trop l'envie- de vérifier.
J'ai honte d'avoir commis une telle bévue, et je remets en cause le reste de mon devoir. Il paraît que tous ceux qui ont choisi ce sujet ont ramé comme des galériens. Je ne serais donc pas la seule à potentiellement avoir failli, si j'en crois ce que je lis dans mes mails ce soir.
L'orgueil en prend un coup, mais on apprend de ses erreurs, et non de ses réussites, n'est-il pas ?

20 septembre 2010

Révélation

gomme


J'entame ma deuxième lecture des Gommes de Robbe-Grillet. Et là, je comprends les allusions à la tragédie grecque, Oedipe, toussa toussa.
Je sais que j'effleure les notions, que je ne fais que soulever un couvercle, mais c'est bon de se sentir un peu moins bête devant ce type d'ouvrage. Du grain à moudre, chouette !
Allez, je file voir Tinette pour causer de tout ça, puis j'enchainerai avec l'entraînement de tir.

19 septembre 2010

Mignon potret

Dès potron-minet, me voici levée, car couchée tôt, donc réveillée tôt ! A 6h30, j'ai ouvert les yeux, et j'ai sommeillé ensuite une heure.

photocabine_8_

Petit-déjeuner du dimanche : je me donne le droit à du pain grillé, et non à des biscottes. Mon programme du jour s'annonce chargé, et je pense que je l'étalerai aussi sur lundi...

  • Ranger l'appartement. Passer l'aspirateur et laver les sols. M'occuper de mes plantations de jardinières.
  • Aller chez Monop pour deux trois courses d'appoint.
  • Relire mes cours d'agreg, souligner, réfléchir, tenter de construire des plans... Lire les oeuvres. Encore et encore.
  • Préparer mes cours de la semaine.
  • Repasser l'Everest de linge qui m'attend.
  • Chercher les documents que l'assurance me réclame concernant le vol du scooter (pas retrouvé, évidemment). J'y apprends que ma franchise est de 308€. Je me demande ce qu'il me restera une fois cette somme retirée, sur un scooter qui avait cinq ans.
  • Remplir des papiers administratifs pour la formation d'agreg : je dois retrouver mon ancien numéro d'étudiante à la fac ! Impossible autrement d'avoir une carte d'accès.
  • Aller voir Tinette pour causer agreg.
  • Me faire tirer le portrait par quatre dans un photomaton.
  • Lutter contre l'envie de changer de tête en allant chez le coiffeur.
  • M'entrainer au tir.

Je sens que j'oublie des choses, là. C'est le comble.

15 septembre 2010

I'll survive

Voilà, j'ai fait ma première journée non stop avec les cours d'agreg. Petit bilan temporaire, car il risque de changer, en fonction des périodes de l'année :

graines_germees

L'épreuve de didactique me paraît réalisable même si colossale. Je pense que les 7 heures suffiront à peine, mais si j'ai de la chance côté sujet, ça peut être jouable. J'ai un gros avantage : j'enseigne déjà en lycée, ce qui clarifie les choses.

Tout le monde a du mal avec Robbe-Grillet, ça me rassure.

Ce sont les 5 heures de cours de seconde le mercredi matin qui vont m'épuiser ce jour-là. Je trouve agréable de redevenir élève, sans la pression du "ilfautabsolumentavoirleconcourssinonjedeviensquoi?".

Hier soir, j'hésitais entre regarder les Desperate housewifes sur la 6, et lire du Racine. J'ai tranché assez vite, finalement : voir une série, j'en aurai toujours l'occasion. En rediffusion, en streaming, en dvd. Mais préparer l'agreg avec ce programme-là, c'est cette année. Alors j'ai lu d'une traite La Thébaïde, puis j'ai enchaîné avec l'oeuvre que nous voulons faire lire aux secondes cette année.

La seconde dont je suis PP a l'air d'avoir de sacrés numéros. Pas dans le sens où vous croyez, peut-être. Je crains que certains ne comprennent rien à ce que je raconte... Sinon, la seconde euro a l'air pas mal. Evidemment, je retiens les noms soit des zozos qui s'illustrent très vite, soit des sérieux qui participent et sont vifs. Pour les autres, c'est le désert.

Intellectuellement, je sens une émulation. Physiquement, j'ai assez vite des faiblesses. Enfin, je crois : par exemple, là tout de suite maintenant pendant que je vous écris mes bafouilles, j'ai une fringale. Une vraie de vraie, avec les mains qui tremblent. Pffff. Hier matin, c'était de légers vertiges.

Alors je m'essaye à des aliments "nouveaux", auxquels je n'aurais jamais pensé avant de fréquenter des magasins bio : galettes de maïs, graines germées... Je m'en étonne moi-même ! Parce qu'en plus, j'aime ça...

Si je résume, je survis plutôt bien !

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11 septembre 2010

Petit mot

Ce matin, je vais aller découvrir la présentation des cours d'agreg de la fac... Il fait beau, mais je n'irai pas en scooter, évidemment.
Je prendrai le temps de vous parler de ma semaine chargée de rentrée un peu plus tard mais je pense que je serai à ramasser à la petite cuillère si je poursuis à ce rythme endiablé... Ou alors je tiendrai le choc, mais à quel prix ?
Je n'ai même pas pu participer aux défis du samedi. Pffff.
Je vous laisse vous éveiller, et vous dis à plus tard...

24 mai 2010

Appétits

Quand Flûtine est là, voilà à quoi ressemble ma vie en couleurs...


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A part ça, le programme de l'agreg est tombé ce week-end :

- Charles d’Orléans, Poésies, éd. P. Champion (Classiques Français du Moyen Âge), tome 1, Ballades.

- Montaigne, Essais, livre I, éd. E. Naya, D. Reguig-Naya et A. Tarrête (Folio, 2009).

- Racine, La Thébaïde, Britannicus, Mithridate, dans Théâtre complet éd. J. Morel et A. Viala, revue et mise à jour, class. Garnier, 2010.

- Rimbaud, Poésies, Une Saison en enfer : sous le titre de « Poésies » (de Rimbaud), se rangent les sections suivantes de l'édition Poésie/Gallimard (éd. Louis Forestier, 1999) : « Les Cahiers de Douai »(p. 41-75), « Poésies 1870-1871 » (p. 77-126) et « Poésies 1872 » (p. 143-166).

- Alain Robbe-Grillet, Les gommes, La jalousie, éditions de Minuit.

- Jean-Pierre Melville, Le cercle rouge.

Programme de littérature générale et comparée

Permanence de la poésie épique au XXe siècle

- Anna Akhmatova, Roseau [1923-1940], Impair [1936-1946], Course du temps [1958-1966], in Requiem, Poèmes sans héros et autres poèmes, édition et traduction de Jean-Louis Backès, Paris,Gallimard (Poésie), 2007, p. 167-325.

- Nâzim Hikmet, Pourquoi Benerdji s’est-il suicidé ?, Petite Bibliothèque, Bruxelles, Éditions Aden, 2005, et Paysages humains, traduction de Munevver Andaç, collection Littérature étrangère, Lyon, Éditions Parangon, 2002.

- Pablo Neruda, Chant général, traduction de Claude Couffon, Paris, Gallimard (Poésie), 1984.

- Aimé Césaire, La poésie, Paris, Éditions du Seuil, 2006.

 

Pas forcément évident, mais intéressant. Tinette et Jeanne sont déjà sur le coup pour m'aider à la préparer... Et dire que je ne remets déjà pas la main sur Robbe-Grillet et Montaigne, là...

5 mai 2010

Tentations

Flûtine sera là dans maximum un quart d'heure, si tout va bien. Pour une fois, je bénis la seuneuceufeu et la reuteupeu. Ensuite, direction le Louvre pour mon cours du soir.

La reprise au lycée a été rude : les élèves ont la sensation d'être en vacances, alors que côté profs, on s'active comme des fous. Les convocations du Bac sont tombées dans nos casiers : cette année, j'en suis, évidemment. A la fois cela m'émeut (jusque-là, en tant que TZR, j'existais à peine), et cela m'inquiète un peu quant à l'ampleur du travail à fournir...

Sinon, je crois avoir pris une décision importante : je vais sans doute tenter l'Agrégation en interne. L'idée, l'envie m'ont prises comme ça, alors que j'achetais l'intégrale des romans d'Anaïs Nin pour Flûtine et Les Déferlantes de Claudie Gallay d'occasion, dans la ville-découverte-par-Papistache-et-Mademoisill.

A part ça, mes pensées sont éblouissantes (celles du balcon, pas celles de mon esprit). J'ai vu hier soir une pièce contemporaine forte comme un coup de poing, et d'une efficacité redoutable. J'en reparlerai. J'aurais presque envie de chercher si elle est jouée ailleurs, pour y emmener Flûtine.

Allez, je vous laisse, Elle est là !

21 juin 2009

Wait and see

Sous la douche (oui, j'ai parfois des révélations sous la douche, allez savoir pourquoi), j'ai identifié mon stress pour les mutations. Oui, parce que d'habitude, il s'agit d'angoisses. Mais là, c'est plus subtil et je parviens moins à le gérer. Bref.
Cela paraitrait excessif à certains, pourtant, l'attente du résultat des mutations équivaut à celle que j'avais en patientant il y a quatre ans pour savoir si j'avais décroché mon Capes.
J'étais alors en Espagne, avoir accédé à l'oral avait déjà été un miracle, et je m'évertuais à faire de savants calculs en imaginant toutes les combinaisons possibles (on ne connaît pas ses notes d'écrit avant l'oral, et on apprend le tout d'un coup). Evidemment, mes combinaisons furent fausses.
Ceci étant, j'étais donc en vacances en Espagne, et les résultats devaient paraître assez tard courant juillet, dans mon souvenir. Il fallait que je me connecte à internet pour les avoir. J'allais donc quasiment tous les deux jours dans un boui boui bazar web, aux ordinateurs équipés de tours avec jet de pièces de monnaie pour les faire fonctionner (ouf, ma phrase est enfin finie). Le web ramait totalement.
J'ai dû attendre pour allumer l'ordi, attendre qu'internet explorer apparaisse, attendre que la page officielle des résultats s'affiche, attendre de pouvoir entrer mes codes, attendre que ceux-ci fonctionnent, et enfin attendre la page finale. Celle-ci est apparue d'un coup, sans prévenir, après environ une ou deux minutes de "ramage" devant un écran blanc.

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Et puis bam ! "Vous êtes admise". J'en pleurais. J'avais du mal à y croire. Je ne voyais que les notes, finalement, et commençais à geindre sur celle du commentaire. "J'ai eu 8 sur Apollinaire !" et je chouinais. Il a fallu que S. me secoue presque en répétant à l'envi "Tu as ton Capes ! Tu as ton Capes !", alors qu'autour de nous personne ne comprenait ce que cela signifiait. "Et 16 en anglais ! Tu as ton Capes !"
Cela voulait dire beaucoup pour nous, sur pas mal de plans. Mais raconter tout cela me noue encore, c'est étrange.
Donc demain, j'aurai la même peur. C'est comme si j'avais à prouver une deuxième fois que je peux avoir mon Capes, même si les mutations n'ont rien à voir là-dedans : la "valeur" du professeur n'intervient aucunement.
Si j'ai ma mutation, j'aurai mon concours une deuxième fois. Je serai à nouveau -ou pour la première fois aux yeux de quelques autres ?- professeur.
Devant mon ordinateur ou l'écran de mon téléphone portable, je pleurerai sans doute. Seule, cette fois.
Et je sais déjà que je publierai une entrée sur mon blog, de façon assez pathétique, pour tenter de partager cette nouvelle.
Seule. C'est quand même bête, tout ça.

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