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Prof et plus si affinités

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Prof et plus si affinités
20 juillet 2009

Erotisme (2)

Voici ma troisième participation à la consigne 69 des défis du samedi ! Après une photographie et un poème, je me suis attelée à un texte en prose... Son titre : "Coup de soleil".


cerisier_Japon

Nous étions allongées dans l’herbe, protégées du sol par un mince plaid. Nous discutions de choses et d’autres, à l’abri de l’ombre majestueuse du cerisier de son jardin. Parfois, le soleil s’immisçait entre les feuilles, et je devais fermer les yeux pour éviter ses rayons.

Je portais une robe légère, fleurie, aux pans assez longs. J’avais retiré mes sandales, et mes pieds frôlaient l’herbe fraîche. Au détour d’un silence, je fermai les yeux, en souriant. J’étais bien.

Dans une demi-somnolence, je sentis qu’elle bougeait. Je crus entendre sa respiration près de mon oreille, et je frissonnai, en cet après-midi estival. Je pensai m’endormir.

Je crus que le vent se levait et faisait bruire les feuilles. Un souffle passa sur mon décolleté. Mes cheveux recouvrirent mon visage, pendant que mes seins pointaient, à cause de la brise fraîche et légère.

J’avais chaud, pourtant. De petites bêtes grimpèrent dans mon cou, puis le long de mes jambes. Je ne cherchai pas à les pousser ni à les faire disparaître, trop abandonnée au sommeil, nonchalante.

Le vent souleva soudain ma robe et laissa mes jambes à l’air libre, enfin. Je voulus les resserrer pour garder une certaine dignité, mais, malgré mon état, je me dis qu’elle dormait elle aussi, et que personne n’entrerait dans son immense jardin isolé. Je restai donc ainsi.

Les bêtes continuaient de grimper et de descendre le long de mes mollets, de mes cuisses, de mes hanches, parfois. C’était des allées et venues incessantes et discrètes, des frôlements d’insectes, doux comme des caresses.

Je plongeai dans ses sensations délicieuses et m’abandonnai. Les mille pattes vinrent jouer le long des dentelles de mes dessous, de façon insidieuse. Je crois que je gémis légèrement. Les pattes restèrent longtemps là, à chercher leur chemin, leur route perdue vers on ne sait quel trésor, vers on ne sait quelle nourriture.

Puis tout s’activa.

Je rêvai, je crois.

Au moment où je me réveillai en criant, je me relevai, cambrée, les mains au sol, les yeux fermés : le soleil était en moi.

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20 juillet 2009

What's up ?

Snapshot_20090720

En ces jours d'été venteux et peu ensoleillés, alors que tout le monde est parti en vacances ou bien en mode off, qu'ai-je donc de beau à raconter ? Florilège de choses plus ou moins stupides, inintéressantes et/ou banales, just for fun...

J'atteins une longueur de cheveux pénible mais au moins, je constate qu'ils poussent vite. Après huit mois de patience, ça prend forme. Grâce à Micahuète, l'évidence des serre-tête pour survivre est enfin devenue une évidence.

Hier soir, j'ai regardé le premier film de la série des Harry Potter, et mince, qu'est-ce qu'ils étaient mini pouces ! En même temps, j'ai pris un coup de vieux en regardant la date du film : 2001.

J'ai trié hier dans des sous-dossiers et des boîtes de rangement les polycopiés et les cours que j'avais, répartis partout. Cela m'a pris du temps, mais je suis quelque peu rassurée maintenant.

Malgré mon état global de zenitude, je cauchemarde depuis plusieurs nuits. Impossible de me rappeler de quoi que ce soit. Je sais juste que je mélange les apparitions et les lieux.

Ce soir, restaurant indien avec Ed, Emy et pitêtre Comtesse. Laura nous fait faux bond. Pfffff.

J'ai décidé de m'abonner au théâtre de ma ville l'an prochain pour assister à de chouettes pestacles et ne pas avoir l'excuse du "j'ai pas envie de sortir / c'est loin / chuis fatiguée" (rayez les mentions inutiles). Là, j'irai à pied. Héhé.

Je me suis occupée de mes jardinières et plantations pendant une heure. J'ai pensé à Papistache avec son grand jardin, et me suis dit qu'il en fallait du temps pour en prendre soin... Au fait, monsieur le jardinier, je cherche un mot depuis hier : comment appelle-t-on les bourgeons et les tiges qui poussent sur les plantes sans rien produire ? Je l'ai su et je tourne autour depuis des heures...

Snapshot_20090720_9

J'anticipe mes deux semaines à la mer avec Micahuète et ses amies : je me prépare psychologiquement à être le seul Botero vivant du groupe...

Finalement, mon grand tri dans l'appartement se fera dimanche avec ma mère. Elle est d'une efficacité et d'une énergie redoutables. Hier matin, elle est passée en coup de vent récupérer pour un dépôt-vente ma chaise de bureau et un halogène. Vouloir me donner de l'espace est un bon signe, je crois.

Bon allez, suffit. Je passe au nettoyage des sols en écoutant Coldplay.

Isn't it fascinating ?

18 juillet 2009

Erotisme

La consigne 69 coulait de source... Elle dure deux semaines. J'ai pour l'instant participé deux fois (et je compte  éventuellement poursuivre) : l'une en image, l'autre en texte. Les voici...


Titre : Cours de géographie

Dans les vallées

Dans les monts

De son corps

Je m’endors

Et me fonds

Dans les rebonds

Et les soupirs

J’atteins alors

Le frémissement

Et les délices

Ses seins de neige

Mes îles flottantes

Mes oasis

Et elle soupire

Et demande grâce

Dans les grottes

Dans les cavernes

Où je me cache

Il y a une femme

Qui s’endort

En souriant


Titre de la photo : La féline dort.

F_e_juillet006


18 juillet 2009

Paris, encore et toujours

Voilà, j'ai agrémenté mon album sur Paris avec quelques images prises de ci de là...

Matsuri__7_

Comme je ne me promène pas avec mon boîtier numérique, vous excuserez parfois le manque de professionnalisme de certaines photos, prises avec l'appareil de poche.

17 juillet 2009

Viens, je t'emmène au vent...

Entre deux rafales, je suis retournée du côté d'Auber pour fureter dans les soldes mais aussi et surtout pour me faire retirer un antivol oublié -qui sonnait en entrant dans le magasin, chose dont je me suis aperçue tout à l'heure, mais pas en en sortant.
Je suis ravie car :

  • j'ai résisté à l'appel des baskets alors que la paire que je portais aujourd'hui me lache. Il y avait pourtant une paire de puma sympa à 32 € (notez que je n'écris plus euro(s) : je suis passée au symbole pour éviter toute incommodité linguistique).
  • j'ai trouvé une chouette trousse rouge intense de la marque Eastpak, qui est passée à 9 € en caisse alors qu'elle était affichée à 16 et pas du tout placée dans les bacs de produits soldés. Cela suffit à me rendre contente (d'autant qu'elle trônera devant moi toute l'année scolaire !).
  • j'ai aussi résisté à un maillot de bain une pièce Athena, noir, chic mais à peine bradé (35 € au lieu de 45).
  • j'ai pris quelques photos dans Paris (que je chargerai sans doute demain sur l'album photo hébergé ici).
  • et puis j'ai écouté mon ipod rouge tout en marchant et en pensant à NY...

Alors la journée n'a pas été surchargée mais plutôt tranquille. Là, petite douche pour me remettre de la lourdeur habituelle subie dans les boutiques et dans le train.

Ma vie est fascinante, vraiment. Lion

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17 juillet 2009

Horcruxe

Harry_Potter_6

Ayè, j'ai vu le dernier Harry Potter ! Et dans des conditions étonnantes... En effet, la salle étant archi comble, il y a eu double vérification des billets afin d'éviter les mauvaises surprises et que des resquilleurs ne s'immiscent dans la salle. En attendant la double vérification, nous étions sous une verrière et tout le monde suait... Ça sentait le bouc.
D'autant plus  au moment de l'installation : une vraie ménagerie. Beurk.
Ensuite, poireautage pendant 30mn alors que le film était long (2h30), ce qui amenait à minuit la fin de cet épisode.
Le film commence, sombre, et se met en place progressivement. Pas mal de passages du livre sont changés ou détournés, soit. Des traits d'humour égayent le tout, les histoires d'amour se mettent en place, la mort rôde... Et aux deux tiers du film, vlan, gros blanc : l'écran s'éteint, la salle s'allume en partie ! Les gens s'agitent, certains en profitent pour aller faire une pause pipi/cigarette/glace/boisson, d'autres jouent à la PSP, quand deux appariteurs interviennent : dehors, c'est le déluge, il pleut trop et la salle se retrouve privée de courant.

A ce moment-là, j'ai regretté de ne pas avoir écouté la petite voix en moi qui me disait, avant de partir : "Et si tu prenais la voiture ? Il y a des risques d'orages..."

Heureusement, le film a repris au bout de quelques minutes. On se remet dans l'ambiance, on cherche les liens avec le roman, ou ce qui change. Le film s'achève. Il est presque minuit. J'ai envie de voir la suite, déjà. Puis il faut s'arnacher pour ressortir en scooter. On espère que la pluie a cessé. Que nenni.

En moins de vingt secondes, je suis trempée. Mon blouson me colle à la peau, et la menue grêle qui tombe me fouette le cou en roulant. Bilan à l'arrivée : blouson trempé, qui a déteint sur le t-shirt, qui a lui-même mis en mode essorage le soutien-gorge; jean trempé, de mi-cuisses jusqu'à la ceinture.

Ce qui m'a amusée, c'est que des jets d'arrosage automatiques étaient en marche sur le bas-côté, mais orientés vers la route (à cause du vent ?). Je riais sous le casque de ce déluge !

Une météo digne de celui-dont-on-tait-le-nom...

14 juillet 2009

On n'est pas là...

En ce 14 juillet, chargé d'auto consécration de Nicolas Ier, j'écoute Boris Vian. Et cela fait un bien fou.


"On n'est pas là pour se faire engueuler"

De curieux insectes sont passés au-dessus de ma tête, en cette matinée lumineuse et bleue...

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13 juillet 2009

La culture pour les Nuls

Ma journée a été plutôt remplie : ce matin, rdv pour faire réparer mon pare-brise suite à un impact en allant au collège il y a environ un mois et demi.

Ensuite direction la Keufna. J'ai craqué pour l'album de reprises de Boris Vian qui me tentait depuis un bail. Un brin cher (20€) mais deux cd, 38 titres au total, et des interprètes qui me plaisent beaucoup : Juliette, Katerine, Maurane, M, Mademoiselle K, Olivia Ruiz, Trintignant, Claire Diterzi, Gréco, Carole Bouquet et j'en passe... En plus, cerise sur le gâteau, j'ai eu en cadeau une litho reproduisant la couverture de l'album. Bémol : dans le foisonnant dossier du cd, il y a une énorme faute : "ce sont souvents des amateurs". Dommage, pour un si beau produit... que j'utiliserai sans doute pour mes cours.

Vian_cd

Autres achats : Beckett qui est au programme de l'agrégation interne, La Vague de Strasser qui j'envisage de faire lire si tout va bien à mes élèves, et pour m'amuser un cahier de vacances pour adultes.

cahier_vacances

Après ça, un pti japonais délicieux, puis direction le Luxembourg (les jardins, pas le pays, hein) pour l'expo Lippi. Douze euro l'entrée plein tarif, c'est un scandale (surtout qu'il n'y a que deux salles et demi à voir). Je l'ai payée neuf euro en présentant le billet de l'expo vue au musée Jacquemart-André, mais je trouve cela vraiment exagéré. La culture ouverte à tous, mon oeil.
Ceci étant, les tableaux étaient vraiment beaux et Lippi père et fils, c'est impressionnant. J'ai trouvé les visages des femmes représentant la Vierge extrêmement délicats et grâcieux. Elles avaient un côté Botticelli que j'ai beaucoup aimé.

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J'ai enfin récupéré la voiture et suis rentrée, avec ses images en tête... et de la musique !


BORIS VIAN - (JULIETTE)

 

12 juillet 2009

On solde la langue, aussi

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12 juillet 2009

Analyse clinique

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J'ai pris conscience aujourd'hui que je m'étais endurcie, malgré ce que je peux en dire. En effet, je pense parfois être plus sensible à certaines choses qu'auparavant, et pleurer plus aisément.
Pourtant, la vue de ma grand-mère maternelle dans un piteux état n'a pas provoqué le moindre épanchement de ma part. D'aucuns diraient que je dois en avoir honte, parce que c'est ma grand-mère, que c'est une vieille femme, etc. Je suis triste car elle semble souffrir et qu'une fin de vie pareille, je ne la souhaite à personne. Mais je me sens très détachée de cette femme sans tendresse, sans amour, qui n'a jamais reconnu ma mère dans ses efforts et l'a toujours dénigrée.
Les gênes ne forcent pas l'amour. C'est valable pour elle comme pour moi.

Je la vois donc dans cette maison de retraite -la même que celle dans laquelle la Reine, mon autre grand-mère, est décédée-, réduite à porter des couches, pliée en deux, pas loin d'avoir des escarres, délirant sur des gens du passé, et je sais cependant que je ne verserai pas une larme quand elle mourra...Sauf pour ma mère, si je la vois mal.

Je dois avoir l'air extrêmement froide et détachée, j'en ai conscience. Mais ma seule famille, c'est ma mère, aujourd'hui : mon père et mes grands-parents paternels sont morts, la famille de S. que j'ai volontairement quittée et qui m'avait "adoptée" n'a plus lieu d'être, mon géniteur fait comme si je n'existais pas, et j'ai une vie sentimentale plutôt solitaire...

Ne croyez pas que je dise tout cela avec force déprime ou tristesse. Juste du détachement. Ou une certaine forme de conscience accrue, proche de l'analyse clinique.

Je m'en serais bien passée, pourtant.

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