Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Prof et plus si affinités
Publicité
Archives
Prof et plus si affinités
12 juillet 2011

A pied, à cheval ou en voiture

bourbon parme

Voilà : je suis en vacances. Flûtine et moi serons réunies dans quinze jours. En attendant, j'ai l'ambition de partir seule une semaine, pour marcher. Il y a dix-quinze ans, j'étais plutôt baroudeuse. Aujourd'hui, j'ai une inquiétude alors que le chemin de Compostelle est très fréquenté et regorge de possibilités d'hébergement.

En plus, la période que j'ai choisie est annoncée sous la pluie pour l'instant... Mais j'irai quand même, rien que pour me prouver que je peux le faire.

Je vais essayer de m'organiser et de moins tourner en rond. C'est fou comme j'ai du mal à "décrocher" du lycée. (C'est fou aussi comme je suis amoureuse, mais ça n'a rien à voir avec ce que je disais) Il y a aussi les lectures de l'agreg qui sont en stand by. Je prendrai sans doute La Fontaine pour la rando...

Avant de partir faire du bateau (j'ai peur de l'eau encore, hélas...), Flûtine m'a inondée de musique : Melody Gardot, Ella Fitzgerald, Dinah Washington, Patsy Cline... Je garde tout cela en moi. Et dimanche, grand tour du côté de l'hôtel de ville et du Marais : comme c'était délicieux de se régaler, en marchant, d'un gâteau au fromage blanc et d'un strudel au pavot !

gâteaux

J'ai eu droit aussi à un cadeau : les lettres d'amour d'Isabelle de Bourbon-Parme. Un coup de coeur, sans en avoir lu une seule.

Hier soir, pour compenser (?) l'absence, j'ai fait un peu de cuisine : patate douce au piment d'espelette et compote pommes-pêches avec un bâton de vanille et de la cannelle.

Ma tête tourne de fatigue. Le temps tourne à la pluie. Le temps tourne, aussi.

Publicité
8 juillet 2011

Bichouille : n.f. Action qui permet potentiellement de se sentir mieux.

 cloch

Alors voilà : il parait que c'est fini. J'ai oeuvré du mieux que j'ai pu, sachant que j'étais vraiment fatiguée. Par le rythme annuel, l'ambiance de fin d'année, les oraux à Sousse-Perpète, les tensions diverses et variées, quoi.
J'ai rendu mes 56 copies hier matin. Comme d'habitude, l'harmonisation ne sert à rien d'autre qu'à faire joli. Nous avions tous entre 9 et 12 de moyenne. Je bouillais d'impatience d'en finir enfin.

Après fait un énième recomptage des copies, j'ai pris la route pour rejoindre directement Flûtine chez elle. J'ai mis plus de temps que prévu : j'ai dû m'arrêter deux fois en bord de route pour dormir afin d'éviter tout risque d'accident. C'est rare que je doive prendre ce type de précaution.

D'ailleurs, là, je ne comprends pas que je suis en vacances. J'ai la tête pleine de ce maudit bac qui ne veut plus dire grand-chose; des soucis qui se profilent pour la rentrée (coordo chaotique en lettres, trop-plein d'élèves, violence, etc); des envies de déménagement impossibles à réaliser...

Alors voilà : il parait que c'est fini. Il parait seulement. Je sais que je vais mettre du temps à me détendre. Et je pense ne pas pouvoir retirer cette petite boule au creux du ventre. Enfin, c'est ce que je me dis maintenant.

Mais je sais que le sourire de Flûtine peut me faire oublier beaucoup de soucis.

5 juillet 2011

Keep the faith

Cloch copies

Je corrige le bac, je corrige et je corrige.

A part ça, ben, je corrige.

Ah oui : je dors et je mange de temps en temps. Et je me suis accordé une récré avec Caro-Carito, et une autre avec le G4.

Il me reste quinze copies sur cinquante-six. Dès que je sors de mes stylos (verts, pour une fois), je vous fais signe.

Pendant ce temps, les chats ne m'aident pas du tout et font preuve de beaucoup d'enthousiasme...

cachou copies 2

 

2 juillet 2011

Là où sont mes pieds, je suis à ma place.

Ouhlala, comme la fatigue me joue des tours en ce moment ! Des cauchemars qui me font crier, le discours pour mon collègue Grand Chef baigné de larmes, des copies de Bac qui me mettent dans un état très border line, une fête de fin d'année qui ne semble pas si joyeuse que ça...

amerindienne-01

Une petite image kistch

Mais j'étais quand même "déguisée" en petite squaw, avec un arc traditionnel en main, un collier de perles sur le front (qui a fasciné mon proviseur, je crois), une robe noire, un cordon de ceinture avec une toute petite plume, et un collier avec des sortes de clochettes au bout. Dès le titre de ma bafouille, je me suis mise à pleurer, ce qui n'était pas du tout prévu. Et apparemment, j'ai bien failli faire pleurer l'assemblée. Grand Chef était très ému. A la fin, me prenant dans ses bras, alors que je m'épongeais sur son t-shirt, il m'a dit en pleurant lui aussi : "Je suis content que ce soit toi qui aies fait ça !" Et moi de lui répondre : "Tu voyais quelqu'un d'autre en indienne, franchement ?"
Alors nous avons ri et pleuré en même temps.

Pour répondre à vos questions concernant le cherokee, j'ai effectué une recherche sur le net et j'ai trouvé des mots dans cette langue, que j'ai retranscrits dans mon discours. Il y en a de très beaux : asgaya/femme, agehya/homme, dideloquasdi/école, tawodi/faucon, etc. Je ne m'étais pas trouvé de nom indien chouette, c'est dommage.

Je ne suis pas partie très tard, parce que la fatigue se faisait sentir; parce que je sentais aussi que tout le monde s'inquiétait pour l'année prochaine, en tâchant d'oublier celle qui vient de finir; parce que je savais aussi que je devais entamer mon paquet de  56 copies aujourd'hui.

Dans la journée, j'ai corrigé TOUTES les questions de corpus. J'ai trié les travaux d'écriture : 31 commentaires, 8 inventions, 17 dissertations. Je pense  corriger demain le maximum de ces dernières. Je dois tout rendre jeudi matin, à 10h. Sans être très fort en maths, on comprend rapidement qu'il faut au moins douze copies quotidiennes pour s'en sortir...

Et là, je n'en peux plus de cette année. De la souffrance de la fin. De la marche agrégative ratée de peu. De la vie sociale réduite à cause du boulot. De la séparation géographique avec Flûtine. Des aller-retour à Sousse-Perpète pour les oraux. Des tensions qui émergent au lycée.
Ce matin, au-dessus de mon paquet sans fin, j'ai failli craquer. Et puis non. Comme d'habitude.

Tenez, un cadeau pour la fin : un proverbe amérindien que j'ai glissé dans mon intervention pour Grand Chef : "L'amitié entre deux personnes dépend de la patience de chacun".

1 juillet 2011

Mot d'excuse

Je ne suis pas loin, juste submergée encore, et surtout très fatiguée.

J'attaque mes 56 copies aujourd'hui, mais j'ai aussi un dernier conseil d'enseignement, et la fête du lycée, avec son lot de départs. Pour l'un d'eux, je serai une indienne et je tiendrai un discours avec des mots cherokee... Alors comprenez que je repousse depuis plusieurs jours l'écriture d'une longue entrée ici.

Mais ce we, promis, je m'exécuterai.

A plus tard, donc...

Publicité
<< < 1 2
Newsletter
19 abonnés
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 421 444
Publicité