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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
16 janvier 2011

Rétiber : reprendre du poil de la bête. Lutter contre le mauvais sort.

Afin de compenser l'agression du jeudi, j'ai appelé à tout hasard vendredi midi le coiffeur pour savoir s'il y aurait un rendez-vous de libre. Pas de zazar, je vous dis : j'y étais à 17h30.

Petite coupe pour me "rajeunir" car je commençais à faire mon âge. Hihi !
Beaucoup de féminité, surtout cumulée avec mes petits achats dans les soldes : ma mère n'en revenait pas de me voir si zoulie. Ou plutôt : encore plus zoulie.
Je me demande en fait si la peau ne retrouve pas son élasticité, ou sa "tenue" après le régime. Je n'ai quand même été tendre avec mon corps, et là il semblerait être content : (Emy, ne lis pas cette phrase) je m'affine sans perdre de poids !

Du coup, hier midi, après mon cours à la Fac, j'ai investi dans un lisseur pour m'amuser à créer de nouvelles coiffures. Evidemment, il était en soldes. Non mais oh !

lisseur

Je vais d'ailleurs de ce pas aller l'essayer : il s'utilise aussi sur cheveux mouillés. Et comme j'ai toujours été lamentable dans les prouesses capillaires, ça risque d'être drôle...

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16 janvier 2011

Omblage : n.m., légère angoisse, fondée sur rien en apparence. Faire omblage.

A la demande générale d'Emy, je passe ici avant de m'activer comme une folle en ce dimanche...
Jeudi, journée de dingue quasiment sans pause. Déjeuner sur le pouce, après deux commissions d'absentéisme (fléau dans mon lycée comme ailleurs). J'ai cours avec les premières. Je monte l'escalier. Arrivée au premier étage, je vois un élève avec une casquette vissée sur son crâne. Comme à mon habitude, je lance un original  "Caaaaaasquette, jeune homme !". Une fois, rien. Deux fois, il fait le sourd. Je suspends alors ma grimpée, et je le suis.
Avec insistance, pour la troisième fois, je lui demande de retirer sa casquette. Et là, rapidement, je sens que ça ne va pas être simple : il se rapproche d'un coup de moi, et me dit qu'il n'est pas de l'établissement (assez bête de me le dire d'entrée de jeu, d'ailleurs).

"Et alors ? Il y a des règles ici, pour tout le monde." Ah, le bel argument des règles à suivre ! Rien de tel pour l'énerver, puisqu'il voulait justement aller à l'encontre de ce que l'on exige...

_ Vas-y, t'es qui, toi ?
_ Vous me tutoyez ? Continuez, pour voir.
_ Ouais, et tu vas faire quoi ? Vas-y, appelle ! J'm'en bats les c******* ! Appelle les flics, aussi !, dit-il avec agressivité, en bombant le torse vers moi, avec un sourire en coin.

Là, je me penche au-dessus de la balustrade, et je demande aux élèves du bas d'appeler un surveillant. Aucun ne bouge. Ils font comme les trois singes : ils n'entendent, ne voient, ne disent rien.

3singes_sagesse

Telle un doberman, je ne lâche pas l'élève qui m'a insultée. Je le précède à la descente dans le hall., en le poussant légèrement. En bas, c'est moi qui me rapproche de lui, ce qu'il ne supporte pas.

_ Vas-y, tu fais quoi, là ? Recule ! Me touche pas !
_ Vous êtes qui, pour me parler comme ça ?

Soudain, il se rapproche tellement que je peux sentir son haleine de cendrier. Et là, allez savoir pourquoi, au lieu de tomber dans la grossièreté comme lui, je lui lance une phrase sans réfléchir, mais en la pensant vraiment, avec un air de dégoût sans doute : "Ah, vous puez !"
Il s'attendait à tout sauf à ça. Pendant qu'il essaye de m'imiter en rendant sa voix plus aigüe, nous sortons du hall. Soulagement de ma part, je vois ma copine CPE et Dolly arriver.
J'ai le souffle un peu coupé mais je parviens à faire comprendre le problème rapidement :"Intrusion, on m'insulte, on m'agresse !"
La CPE le canalise pendant une minute, mais il lui envoie les mêmes injures très rapidement : elle lui conseille de sortir vivement de l'établissement, car elle va en effet appeler la police. Le jeune homme me regarde avec haine, m'insulte dans sa langue (au ton, j'imagine bien qu'il ne me récitait pas de poésie), et s'en va vers la grille du lycée, tranquille comme Baptiste.

J'ai les mains qui tremblent, et cela m'agace de ne pas avoir réussi à me maitriser plus que cela. Je dois enchaîner et récupérer mes élèves. J'arrive en cours assez fébrile, en me disant que j'ai peut-être pris des risques, mais que je ne regrette pas de ne pas l'avoir lâché.

En attendant, ce n'est pas cela qui me fait le plus omblage, mais les soucis de santé de ma mère. A suivre...

13 janvier 2011

Flétiser : prendre des risques inconsidérés, et trembler après.

Je n'ai guère le temps de m'étendre mais...
Alors, après un appel assez long avec Flûtine, deux commissions absentéisme ce midi, un repas pris au lance-pierre en 20mn à cause des susdites commissions, une agression d'un intrus à mon égard (je vous raconterai ça en détail demain ou ce we, car je me suis trouvée à la fois gonflée, drôle, et inconsciente : j'ai flétisé), deux oraux d'entrainement avec des premières, une séance organisée au CDI pour la semaine prochaine,  je m'arrête quelques instants ici pour faire un signe.

faire_un_signe


J'ai encore trois ou quatre paquets de copies à corriger; quelques feuilles de citations  d'agreg à apprendre (j'ai déjà oublié celles apprises hier); je dois diner (mais je m'étais offert hier soir des makis, alors je vais les terminer, c'est trop dur).
Et pour clôturer ma journée, j'ai reçu une belle feuille jaune : ma convocation à l'agrégation interne.
Donc c'est officiel, j'en suis.

Ah et puis comme il faut souffrir pour être belle, j'ai mis ce matin mes nouvelles doc martens toutes raides. J'étais belle par les pieds, et très fière de les avoir choisies de cette couleur. Un fait exprès, Asa m'a offert un petit cadeau du Maroc : un marque-page/porte-clef avec un pompon... rouge. Pas de hasard, je vous dis, pas de hasard.
Allez, je vais dîner : je ne les ai pas volés, mes makis !

12 janvier 2011

Incrédible : (Québec) que l'on ne peut croire

Il y a des journées qui commencent mal, et qui s'avèrent fastes au final.

patate_bikini

Ce matin, je me suis arrachée du lit comme j'ai pu, après avoir cherché une excuse valable pour ne pas aller travailler -en vain. Les cours me semblaient fort compliqués à gérer (Flaubert, Robbe-Grillet... Oui, je refourgue les auteurs de l'agreg à qui mieux mieux) et les élèves peu réceptifs. Finalement, en dehors de la dernière heure (12h-13h, difficile) qui a tourné à la classe découverte ("Madame, ça pousse comment, les patates ? Et les pâtes ?"), j'ai plutôt bien géré ce cours sur le Réalisme. J'ai crû devoir arrêter en milieu de matinée à cause de mon oeil gauche qui me faisait souffrir, sans savoir pourquoi. Sans doute la craie y est-elle pour quelque chose.

Entre deux cours, j'ai tenté d'organiser un non-galette party avec mes copines de lettres, mais nous sommes tellement super actives que tous les créneaux envisagés sont impossibles à envisager.

Dès 7h du matin, j'avais envoyé un sms à une copine agrégative pour qu'elle me récupère éventuellement ma copie de concours blanc, si on nous les rendait. Car oui, j'ai séché les cours sur Rimbaud et Robbe-Grillet, lamentables la semaine dernière.

A la place -shame on me-, j'ai fait les soldes : c'est le seul jour où cela me sera possible. Au début, la foule m'a déconcertée, et pourtant, j'ai de l'entrainement. Mais serais-je en train de changer, et de me préparer à une vie de recluse au fin fond de la Creuse ? Bref, j'ai failli renoncer assez vite, mais j'avais un plan d'attaque. Alors j'ai opéré selon ce que j'avais préparé.
Et là, miracle : le petit blouson en cuir repéré chez C&A il y a un bail était à 50%. Bingo. Ensuite, direction GAP. J'ai failli me prendre en photo dans la cabine d'essayage : il y avait des années que je n'avais pas ressenti une telle joie en essayant des vêtements en boutique. Car, mesdames messieurs, je rentre dans des vrais pantalons de fiiiiiiiiiiiiiiiiiilles maintenant ! Et je peux commencer à m'habiller comme j'aime, enfin ! Alors j'ai choisi deux bas, et trois hauts. Vi, toussa. Mais plutôt bien soldés.

Puis, ma dernière idée me tenait, alors j'ai pris un bus (j'adore ce moyen de transport dans Paris) pour rejoindre les Halles, et surtout la boutique Doc Martens... Une folle envie de Doc m'a prise il y a quelques semaines. J'ai donc patiemment attendu. Je voulais voir le modèle bleu navy. Je suis ressortie avec les Pascal en rouge cerise. J'adore.

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Mais le top du top, c'est que juste avant de les essayer, j'ai reçu un sms. C'était ma note de concours blanc sur Montaigne (cf. le 18 décembre environ). Tenez-vous bien : dans les conditions du concours, sans notes, ni cours, ni fiches, j'ai réussi à avoir 8/20. Je n'en reviens pas. Si je décroche ça au vrai concours (priez pour moi, car c'est dans 13 jours maintenant), je serai ra-vie !

Alors entre mes nouveaux pantalons et la note, je suis de bonne humeur ! Je me demande même si je ne vais pas corriger quelques copies, du coup...

PS : j'ai envie d'opter pour des titres d'entrée plus inventifs, dorénavant. Avec des néologismes, des jeux de mots, etc. Vous aimez ?

10 janvier 2011

Gouflatter : joie de se faire un gâteau, finalement immangeable.

Puisque mes muffins myrtille/maizena/coco cuisent, que les copies peuvent bien attendre les calendes grecques, et que les citations d'agreg sont sous mon coude, je me permets de passer par ici avec une liste de choses à écrire. Pêle-mêle, cela va sans dire.

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Sur la place de la comédie française, trônaient des sapins d'un genre nouveau, entièrement recyclés. J'ai bien aimé.

Et dans nos promenades parisiennes, il y avait beaucoup de lumière(s), beaucoup d'amour.

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(L'ours, c'était avec Ed et Emy, quand nous cherchions... Jacadi !)

Vous ai-je dit que l'on avait retrouvé mon ancien scooter, celui qui a été volé, il y a environ deux semaines ? En piètre état, apparemment, vide de tout objet (rappelons que j'avais deux casques dedans...), abandonné dans une ville voisine. L'assureur en est le propriétaire, donc il s'est débrouillé avec. J'ai eu une pensée émue pour ce deux roues que j'ai gardé quatre ans, mais j'en ai un autre rutilant, d'un autre côté...

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La galette que je vous ai présentée hier, je l'ai faite vendredi soir pour Peaceandream et sa fille, que je suis passée voir le lendemain. La petite Lili s'est carrément endormie sur moi, et non, ce n'est parce que ma galette était lourde à digérer !

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En même temps, le samedi, j'ai rendu mon beau sapin à mon amikea, et acheté des croquettes de luxe aux chats (le noirot va beaucoup mieux, merci pour l'intérêt que vous lui avez marqué) après un cours sur Melville suivi à la fac.

Sinon, pendant les vacances, nous avons regardé Le secret de Brokeback Mountain, que je n'avais jamais vu, et Amadeus, que j'avais regardé adolescente. Pour le premier, j'ai été saisie par la mélancolie, l'ambiance finalement sombre, la violence des sentiments : je ne m'attendais pas à un film aussi rude, en fait.
Quant à Amadeus, j'étais heureuse de comprendre sans doute plus de subtilités que dans mon jeune âge. Et la vie de Mozart est réellement fascinante (lapalissade, je sais).

Ah et puis en ce moment, j'ai des envies de spectacles, de sorties (avec Flûtine, of course). Alors outre tous ceux que nous avons vus en décembre, j'ajoute une surprise ainsi qu'un concert de... Marianne Faithfull ! Les deux se dérouleront en mars. Et les deux sont des cadeaux d'anniversaire pour Flûtine : elle est du 9 janvier.

Et pour couronner le tout, aujourd'hui 10 janvier, cela fait un an que nous nous sommes connues ! Une année passée avec légèreté, énergie, tendresse, passion... Une année qui aboutit à une envie de maison, de jardin, de vie à deux... Est-ce possible ?

En attendant, nous venons d'inventer un mot (sur le modèle du Baleinié, que nous adorons !) car j'ai peur d'avoir raté mes muffins :  gouflatter. C'est se faire une joie d'un gâteau, finalement immangeable. A vous de juger (à défaut de les manger !) :

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9 janvier 2011

Be patient, please

Je suis dans l'acte III de La Thébaïde, après avoir vogué dans Britannicus, Une saison en enfer et le rapport de jury de l'an dernier. J'ai la tête un peu farcie, mais je songe malgré tout à faire une entrée ici, après le relevé de mes citations raciniennes...
En attendant, et sans transition, voici une photo de la bête dans sa cage en plastique : le noirot va beaucoup mieux, ouf !

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Edit de 22h35 : finalement, j'ai appris tardivement que France Culture diffusait ce soir un enregistrement de Britannicus joué à la Comédie française, alors j'ai fait mon intello et j'ai écouté... Je vais donc aller me reposer, et je rédigerai une nouvelle entrée demain, promis !

Tenez, pour me faire pardonner, une petite lichette de ma galette des rois à la framboise :

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5 janvier 2011

Mon pti noirot et moi

Flûtine est partie. Nous n'avons jamais été aussi proches, je crois, pourtant. Une évidence.
Et puis mon petit noirot montrait des signes inquiétants : perte de poids flagrante (rare pour un chat), câlins non stop, eau réclamée, vomissements. Après une visite chez le vétérinaire, assez angoissée, je constate que mes angoisses étaient justifiées : il a perdu 1.3kg (mais quelle idée de vouloir me copier !), 39.2° de fièvre, une stomatite aigüe dont on ignore l'origine, ce qui l'empêche de manger. Piqûre d'anti-inflammatoire d'urgence. On attend deux jours avant de refaire un bilan, en espérant que dès ce soir le médicament fasse effet. Sinon, ce sera vraiment grave...
Et mon chat de dix ans, comment dire ? C'est mon chat de dix ans. Il y a une sorte de symbiose entre lui et moi, parce qu'il m'a toujours adorée et que je l'ai toujours respecté dans ses frayeurs. Je le rassure, je crois. Et son attitude de ces derniers jours me l'a encore prouvé.

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Alors bon, comme reprise, j'aurais préféré autre chose, mais malgré l'amour à des centaines de kilomètres, malgré le noirot malade, malgré un cours d'agreg d'un ennui mortel et sans intérêt, je reste positive. Et ça, c'est un exploit.

Plus que positive, sans doute. Mais je cherche mes mots.

Avant de les trouver, je vais corriger une fin de paquet de copies, dans la joie et la bonne humeur...

3 janvier 2011

Grumpy mais pas que

Vous savez quoi ? Je pense que je somatise vraiment. Vraiment.

Le départ de Flûtine me parait inconcevable, et la rentrée aussi. Me dire que demain, je retrouve mes secondes, et le rythme du lycée... Puis tout s'enchainera jusqu'à l'agreg, sans Flûtine à mes côtés. Trois semaines intenses en perspective, donc.
Du coup, entre une heure et trois heures du matin, je me suis réveillée de multiples fois, et à 6h30, sursaut : dois-je me lever ? Non, je ne reprends que demain... Ouf. Mon rhume ne passe pas, non plus, et vire à la toux (pas envie de parler et donc de faire cours ?).

Cependant, malgré ma ronchonnade matinale, je dois reconnaître que mes journées sont toujours aussi délicieuses : hier, j'ai emmené Flûtine dans un petit théâtre de la rue Mouffetard, voir une adaptation de l'opéra de Purcell, Didon et Enée. Pour être honnête, ce n'était pas une réussite car la mise en scène était bien trop chargée et démonstrative, mais le chant était bon (ce que l'on a tendance à oublier quand il y a trop de "signes" sur scène).

bleu_Kieslowski

Ensuite, nous avons pris un pot dans le café où une scène du film de Kieslowski, Bleu, a été tournée. C'était pour l'anecdote, car le café était plutôt une arnaque. Ensuite, balade dans le quartier, en passant par la rue du pot de fer, la place de la contre escarpe, celle du Panthéon, l'église du mont (magnifique), la rue Soufflot, le Collège de France, et retour à la maison en scooter.

Ces moments-là me paraissent hors du temps.

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Sinon, pour répondre à une question judicieuse dans les commentaires du blog, les deux expositions du Grand Palais étaient très belles. Celle sur la période de 1500 classait des chefs d'oeuvre par région (sculpture, peinture, enluminure...) et montrait bien le mécénat de l'époque, ainsi que la finesse des artistes. Certes, on côtoie seulement du beau monde et on ne peut se dire que toute la France était dans ce mouvement. Mais pour mon programme d'agreg, j'ai trouvé cela judicieux puisque Charles d'Orléans en fait partie...

Quant à Monet, la luminosité de ses toiles me fascine toujours. Ce que j'ai regretté, c'est que de nombreuses peintures avaient été empruntées au musée d'Orsay (qui doit être vide !). Je me suis donc concentrée sur les oeuvres du monde entier, que je n'avais jamais vues. Les autres, je les retrouverai à Paris, quand je le désirerai.

Voilà pour ce petit bilan ! Je vais maintenant m'atteler à mes copies, ô joie...

1 janvier 2011

Une année

L'an dernier, j'émergeais sans doute de la soirée réveillon passée avec Emy et ses amis. Soirée au cours de laquelle je m'étais sentie grosse, et seule. J'avais pris des décisions, comme celle de mincir. Ensuite, on ne peut pas décider de rencontrer l'amour. Alors j'ai commencé mon régime. Et Flûtine est arrivée comme un boulet de canon, dix jours après.

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Claude Monet, La Pie

Hier après-midi, faux marathon délicieux entre deux expositions : la France en 1500 et Monet au Grand Palais. Entre les deux, pause chocolat (aux dattes, et à la framboise). Et puis un pot dans le Marais, dans un petit café assez cher mais au cadre sympa, tendance années 60 (le Pick clopes).

Cette nuit, au changement d'année, nous étions ensemble, à la maison, après avoir parcouru à pied Châtelet, Saint-Michel, Hôtel de ville, la Conciergerie, dans le froid emmitouflées, et repues d'un repas indien, improvisé. Retour et aller en scooter, pour voir Paris brillant encore de ses habits de fêtes.

Quatre ou cinq bougies allumées, une tisane, un Pepsi max, deux chats ravis, deux femmes s'aimant, encore enrubannées dans leurs pulls hivernaux : voilà le tableau de minuit. Pas de grandiloquence. Je veux juste une année emplie d'amour comme celle qui vient de passer. Sans que je m'en aperçoive, d'ailleurs.

Pour ce qui est des éternelles résolutions, voici les miennes : perdre les 5-6 kg qu'il me reste à perdre, et faire de mon mieux à l'agrégation. C'est tout. Le reste viendra de lui-même, je crois.

Je vous souhaite mille bonnes choses pour 2011, qui vous tiennent à coeur ou vous surprendront, mais l'étonnement est là où on le met, aussi. Envie d'être encore contemplative. Encore.

Bonne première journée de l'année à vous tous.

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