25 juillet 2014

"Faire le mal est plus aisé que faire le bien" (Hugo)

Malgré le fait que je sois en vacances, je ne m'y sens pas encore : je n'arrête pas. Nous continuons à nous installer (c'est sans fin !), et nous préparons notre voyage prochain en même temps (départ lundi !).

Dans nos dernières installations, il y a eu un grainetier acheté d'occasion, qui a été chargé par nos petits bras dans le coffre dans ma Twingo, attaché par des sangles multiples. J'ai aussi fait le tri dans mes breloques, et remis à neuf une boîte à bijoux qui date de l'époque où mon père était vivant, c'est dire. 

photo

A gauche, c'est briqué; à droite, pas encore.

 

Frotter les cuivres et l'argenterie prend du temps, j'avais oublié. En donnant de l'huile de coude, j'ai pensé à la série Downton Abbey (la saison 3 a été engloutie en peu de temps ces derniers jours) dans laquelle on voit les domestiques briquer l'argenterie, parfois. Je vais avoir du mal à patienter pour voir la saison 4, d'ailleurs.

Sinon, nous sommes allées à la Comédie Française voir Lucrèce Borgia, avec Guillaume Gallienne dans le rôle titre. J'avais miraculeusement réussi à avoir des places il y a quelques mois, et j'étais impatiente d'y assister. Ce ne fut pas du tout une déception. Volontairement, je n'avais lu aucune critique pour être vierge de tout a priori (jai bien fait, car F. Pascaud se lâche gratuitement, par exemple).

Gallienne Lucrèce


J'ai trouvé Gallienne crédible de bout en bout. L'arrivée de son personnage est très belle : poitrine offerte, il avance lentement au fil des planches placées sous ses pas, sur une musique sacrée. Puis, on l'habille progressivement d'une robe noire (de Christian Lacroix) pendant les premiers dialogues. La question du travestissement est particulièrement intéressante dans cette mise en scène, d'autant que le rôle de Gennaro est tenu... par une jeune femme.

Une ou deux scènes étaient un peu moins réussies que les autres, mais le pari d'être entre "le sublime et le grotesque" de Hugo était amplement tenu. Il n'est pas évident de ne pas sombrer dans le ridicule avec un tel texte.
L'ovation finale, très longue, était assez parlante, même si le public qui va assister à ce genre de spectacle est souvent acquis avant le lever du rideau.

Dans un tout autre genre, j'ai vu hier soir au cinéma Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? : je craignais la caricature, et c'est ce qui s'annonce au début, mais le film s'améliore progressivement, et, il faut bien le dire, s'avère drôle -parfois malgré soi. Chantal Lauby est irrésistible. Quant au fond, on ne peut pas dire que l'on ressort perturbé dans ses fondements, mais je comprends le succès populaire de ce film : c'est un reflet comique de la société française brassée aujourd'hui, avec ses faux tolérants, ses idées préconçues, ses mélanges, ses échecs et ses réussites.

A part cela, je tenais à vous dire que je songe très sérieusement à rendre ce blog accessible uniquement sur autorisation. Au fil des années, je sais que j'ai gardé des lecteurs fidèles et indulgents, mais d'autres sont moins bienveillants. Par ailleurs, pour la première fois depuis que j'ai lancé ce blog (qui a presque douze ans !), je réfléchis beaucoup trop avant d'écrire : je commence à me censurer. 
Il ne me reste que peu d'alternatives : soit je débute un tout autre blog, mais je tiens à celui-ci; soit je restreins les accès (et cela signifie ne plus être visible pour de nouveaux lecteurs); soit j'arrête tout. Concernant cette dernière possibilité, je la récuse pour l'instant par principe : je ne vois pas pourquoi (et surtout pour qui) je m'empêcherais de tenir un blog, aussi futile fût-il (ah ah).
Je me donne jusqu'à septembre pour décider. D'ici-là, vous pouvez me donner votre avis : je serais ravie d'avoir d'autres regards sur cette question qui me turlupine depuis un moment.

 

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04 février 2013

Un mois

Hier, Cally et moi étions ensemble. Ou plutôt devrais-je dire : hier, Cally et moi étions encore ensemble, comme la plupart des jours de ce dernier mois. Hier, cela faisait un mois que nous nous connaissions. Et cela donnait l'impression de fêter nos dix ans. Comme une évidence.

Ne pas être avec elle le soir me paraît incongru. Nous avons les mêmes envies, les mêmes lignes de vie, la même échelle de valeurs. Je la trouve évidemment belle, et elle me le rend bien. Nous avons déjà un projet de week-end en février, mais chut : j'en reparlerai plus tard...

De fait, je suis donc occupée soit par le lycée (bien prenant cette semaine, et j'étais fatiguée), soit par Cally : je profite des moments avec elle. A cela s'ajoutent les occupations quotidiennes, les élèves qu'il faut faire tenir jusqu'aux vacances, les conseils de classe qui vont débuter la semaine prochaine, les copies qui ont patienté sur mon bureau car l'état amoureux ne permet aucunement de s'y intéresser, les sorties...

Ah oui, les sorties : comme la séance pour "Lincoln" était complète, j'ai réussi à emmener Cally à celle d' "Alceste à bicyclette" avec Luchini et Wilson. Nous n'avons pas été déçues, vraiment. Le film donne une image de l'humanité qui n'est pas glorieuse, mais qui résonne avec la pièce de Molière, évidemment.
Sinon, il y a eu aussi samedi soir une sortie théâtre sur l'affaire Sacco et Vanzetti : à recommander, même si le démarrage est un peu long. Et puis jeudi soir (c'est ce qui m'a épuisée, de sortir en pleine semaine), nous sommes allées voir Magik Malik en concert : j'avais pris ces billets pour Flûtine... J'ai bien senti que le bonhomme était impressionnant musicalement, mais je n'apprécie pas vraiment le jazz fusion expérimental. J'ai donc fait des micro sommeils pendant le concert, main dans la main avec Cally. Jolie façon de tourner la page symboliquement, je crois.

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A part ça, j'ai pris des places pour le concert de Biolay en mars : Cally et moi l'aimons beaucoup. Je voulais garder la surprise, mais elle a deviné assez vite... Tant pis : nous nous réjouirons à l'avance.

Je constate que nous bâtissons vite, Cally et moi. Sans doute parce que nous sommes à des âges où nous savons ce que nous voulons, ce que nous ne voulons pas, et que nous avons conscience des casseroles que nous nous traînons. Nous les acceptons. Souvent, Cally me dit qu'en choisissant d'être avec moi, elle "prend tout", tout le lot, tout le stock et que cela lui plaît. La réciproque est vraie.

Pour continuer à avancer, j'ai mis en vente le bureau de Flûtine. J'ai aussi en tête de trouver une solution pour nous rendre nos dernières affaires. Je ne nie rien toujours pas ce qui nous unissait; pourtant je me rends bien compte du déséquilibre dans lequel nous étions. Je ne veux pas recommencer les mêmes erreurs. Je crois que j'ai bien compris tout cela. Grâce à la séparation, grâce à Cally, et grâce à moi.

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19 novembre 2012

Caraïbes sous la pluie

Après avoir passé trois heures à travailler pour les premières, la pause s'impose. D'autant que je devrai ensuite me plonger dans un après-midi secondes. Mes lundis ressemblent (trop) souvent à cela. Ce week-end, je me suis accordé mon samedi : j'ai reçu Miss R et une collègue de churros, Santana. Nous devions être plus, mais après défections, le repas à quatre (avec Flûtine) a été très agréable malgré tout. Je m'étais lancée dans le curry de poulet accompagné de son riz thaï, suivi d'un cheesecake Caraïbos (aux deux citrons et à la coco). Comment dire ? Je crois que je commence à m'améliorer et faire des choses bonnes et assez belles. Nous sommes très loin des assiettes hautement dressées de certains restaurants gastronomiques, mais pour de l'amateurisme, je m'en sors pas mal, je crois.

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Ensuite, petit jogging nocturne avec Flûtine car le lendemain j'allais vivre ma première course officielle de... 5km. Mon ambition était assez réduite : tenir la distance, sans prendre en compte le chronomètre. J'ai bien fait, car je suis arrivée dans les dernières mais j'ai tenu bon ! Malgré la pluie, et deux ampoules incongrues et imprévues (sous le pied), j'ai couru 5km en 40mn (on ne rit pas, merci). J'ai gagné une petite médaille et un t-shirt micro aéré.

L'après-midi a été studieux mais je n'en pouvais plus. J'ai étalé un paquet de copies de ma seconde en difficulté car ils me rendaient folle : certains élèves n'ont pas VU et donc pas LU l'extrait de Racine de quarante vers, et ils ont quand même répondu aux questions. A se taper la tête contre les murs après deux mois de travail sur la tragédie classique, via des textes équivalents.

Florilège de mes moments de désespoir :

* son accusement était faux puis elle mourra

* par être (= paraître)

* par à port (lisez à voix haute pour comprendre...)

* Vénus faisa tomber amoureuse Phèdre envers son fils

* un grand hauteur de tragédie : Molière

* le fait de profaner son conjoint entraine de nombreux divorces

* il est possible que certains spectateurs repensent à se purger (NB : cela partait d'une bonne intention : parler de la catharsis, mais j'ai craqué et j'ai mis en commentaire : "comme les radiateurs ?")

* la seconde guerre monde

* les gens (je pense) aiment beaucoup les actes infanticides paricide adapter par des écrivais ayant vécu depuis plusieurs siècles mais qui font encore parler d'eux

A part ça, ma semaine de cours de 22h m'a épuisée. On se demande pourquoi.

 

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11 novembre 2012

Des vacances, vraiment (2)

"J'ai vu aussi l'autre expo du Grand Palais, "Bohêmes" : intéressante, surtout la partie sur le XIXème siècle avec une mise en scène assez juste (murs au papier déchiré, par exemple). Et j'ai enfin vu en vrai la toile de Georges de la Tour, avec le jeune homme qui se fait joliment trousser par "La diseuse de bonne aventure".

(Ma note sera à continuer mais Ed s'est levée depuis le début de ma rédaction à 9h, et je dois me préparer avant d'aller voir "Dans la maison" d'Ozon cet aprèm et il faudra aussi que je vous parle de Melody Gardot, de L'Avare et de Racine par la Racine... Teasing !)"

Je reprends donc le fil de ce que je disais il y a quelques jours.

Ed et moi sommes allées voir le dernier film d'Ozon, Dans la maison. Il est difficile de ne pas trop en dire, mais voici le pitch : Luchini (génial, évidemment) interprète un prof de lettres marié à une galeriste d'art contemporain (Kristin Scott-Thomas, un délice) et mène sa vie de prof sans grand enthousiasme, jusqu'au jour où un nouvel élève de seconde s'avère être un potentiel futur écrivain. Un échange se crée entre eux, qui tourne parfois au malsain car la réalité rencontre la fiction, et la fiction repose sur la réalité...

Ozon

Le film lui-même s'interroge et nous interroge sur ces tiroirs imbriqués, et sur l'inspiration artistique "réaliste". Jusqu'au dix dernières minutes, j'étais totalement "dans" le film : et puis tout s'accélère, et on y croit de moins en moins... ce qui semble être la volonté d'Ozon : où le vrai ? où est le réel ? cette fin est-elle vraiment la fin ?

Outre ce rapport ambigu entre le prof et l'élève (les adolescents sont tout aussi excellents dans leurs rôles), il y a des passages très drôles, surtout quand on est dans le milieu éducatif (les premières minutes du film sont grandioses). C'est donc un film à voir, et à revoir, je pense. Y a-t-il des gens dans la salle qui veulent en parler ?

Sinon, je suis allée deux fois au théâtre  : l'une pour voir une mise en scène de L'Avare de Molière pour jeune public (au théâtre Michel), et l'autre une présentation drôle et enlevée des onze tragédies de Racine (créée au festival d'Avignon en 2010, et qui tourne depuis), Racine par la Racine. Pour l'une comme pour l'autre, je vous suggère d'y aller : c'est bien fait, c'est drôle, c'est énergique; ce n'est ni pompeux ni docte et c'est pourtant intelligent. L'Avare s'adresse tout autant aux adultes qu'aux adolescents (il y a de véritables trouvailles côté mise en scène).

Enfin, pompon sur le cake, Flûtine et moi avons vu Melody Gardot à l'Olympia lundi dernier. Nous avions les places depuis six mois, presque incrédules. Le concert a été... comment dire ? au-delà de nos espérances, parfois trop intense pour Flûtine. Les musiciens qui accompagnent Gardot sont époustouflants, et la dame elle-même est sublime : sa voix, identique à celle des albums, est un véritable velours sur lequel on glisse; ses facilités vocales sont déroutantes; et physiquement, quelle grâce ! Quelle féminité "facile", au sens où celle-ci se dégage naturellement de Melody Gardot.

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melody-gardot

Telle que nous l'avons vue

(Photo de M. Thomas)

 Elle était très touchante de ne pas vouloir quitter la scène de l'Olympia car elle était là, à Paris, heureuse et épanouie. Le concert a duré presque deux heures trente, et après trois rappels, la dame est sortie comme une fée de scène, s'appuyant légèrement sur sa canne, et ses talons sans fin...

Melody Gardot

Et demain soir je vais à un concert seule, alors que j'ai deux places... La vie est mal faite, parfois : c'est si bon de partager ces moments-là.

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22 octobre 2012

Tatouage Malabar

 Samedi, j'ai décidé de m'offrir une journée de pré-anniversaire (puisque je travaillerai ce jour-là) : aucune copie, aucun cours, rien concernant le lycée. Au programme, matinée tranquille puis balade shopping dans Paris, théâtre avec Miss R et restaurant !

Pour ce qui est du shooping, j'avais réservé le nouveau Pokemon noir, et je l'assume totalement. On peut tout à fait lire René Char, prétendre à l'agreg, adorer la baroque ET jouer aux jeux vidéos. Je suis donc allée le chercher à la Keufna. Sinon, j'ai fait un tour chez GAP, et je me suis étonnée d'essayer des vêtements en taille M et non en L. Je n'ai pas toujours en tête que j'ai minci et que je dois changer mes habitudes... J'ai trouvé des t-shirts manches longues bradés (3€), et cela a suffi à mon bonheur.

rose tatouée

Ensuite, donc, direction le théâtre de l'Atelier où j'avais rendez-vous avec Miss R : j'avais gagné, avec les éditions Bordas, des places à moindre prix. En effet, j'ai été surprise d'entendre le guichetier me demander seulement 19,50€ pour deux places en orchestre. Mais après la pièce, nous avons pensé la même chose : je n'aurais pas mis plus...
Il s'agissait de "La rose tatouée" de Tennessee Williams, avec Cristina Reali dans le rôle de Serafina. J'ai voulu donner une chance à cette comédienne qui ne m'a jamais fait forte impression. Je l'avais entendue sur France Inter parler de cette mise en scène et du texte : à l'entendre, on eut dit "Chatte sur un toit brûlant", avec autant de tensions, de la sensualité, un texte profond, etc.
Las, quelle ne fut pas notre déception ! Dès les cinq premières minutes, j'ai trouvé que cela sonnait faux : l'accent italien, l'amour "à la silicienne", le quartier de pêcheurs d'un état du sud. Le personnage masculin qui est censé tout bousculer dans la vie de Serafina arrive au bout... d'une heure dix (assez longue, avec une tentative de scènes de folie...). La fameuse sensualité charriée par les êtres et le texte a semblé apparaître au bout d'une heure trente-cinq. Et encore : pas de quoi fouetter un chat (ni une chatte sur un toit brûlant). Chaque passage qui pourrait éventuellement ouvrir une porte vers cette sensualité revendiquée est annihilé par une tentative de comédie... La pièce s'achève sur un "cri d'amour" qui tombe à plat.
Miss R a aussi été dérangée par les voix des comédiens, mal maitrîsées, qui confondaient souvent "se faire entendre" avec "s'époumoner".
La pièce est donc en totale contradiction avec ce que l'affiche suggère. L'étonnement vient surtout de la mise en scène, mais nous nous demandons quand même où est "la patte" de T. Williams dans tout cela : le racisme dans les états du sud, la pauvreté, la sauvagerie, l'immigration, tout cela semble avoir été soit édulcoré, soit occulté.
Nous avons très rapidement débriefé le spectacle, pour parler d'autre chose et filer au restaurant.

Sinon, le reste de mon week-end a flirté avec l'envie de ne rien faire et le fait de travailler. J'en suis encore là aujourd'hui, alors que j'aurais envie de tout laisser de côté et de filer sous le soleil d'automne...

 

PS : j'ai bien fait d'aller à ce spectacle malgré tout : j'ai vu Nathalie Baye ! Elle a assisté à la réprésentation, en femme toute simple, madame tout-le-monde, enrhumée et charmante.

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25 juillet 2012

Des plus, des moins, des plus

Après avoir parcouru environ 1500km, et être partie une semaine, voici mon bilan d'un séjour oscillant entre ville, campagne, montagne, festival d'Avignon et Pilat.

Les plus

Nous avons vu douze spectacles en trois jours au festival d'Avignon, que je découvrais pour la première fois. Il y a eu de belles découvertes (dont je reparlerai).

Il a fait beau. Notre nouvelle tente de camping est pas mal du tout, spacieuse et verte.

J'ai essayé mon nouveau vélo d'occasion entre Vedène et Avignon, puis dans le parc du Pilat. J'ai revu un lieu important dans mon histoire personnelle, lié à Michèle Bernard, au bout de dix-sept ans (si mes calculs sont bons)...

J'ai aimé bouger et ne pas rester fixe en un lieu.

Chambéry est une ville charmante, ornée de tas de portraits de J. J. Rousseau, forcément.

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J'ai mangé plein de salades. Et j'ai perdu 1,1kg (on ne se moque pas des 100 grammes, merci).

Un joli hâle est visible sur mes bras.

Vivre sans ordi et quasi sans téléphone pendant une semaine était salutaire.

 

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Les moins

J'ai rayé la voiture au niveau du coffre et commis pas mal de maladresses. Un enjoliveur s'est fait la malle je ne sais où.

Un PV a orné mon pare-brise.

Mon boîtier numérique semble avoir rendu l'âme d'un coup : je n'ai pu prendre que deux photos avec.

J'aurais pu basculer sur mon iphone, mais j'avais oublié le chargeur. Ah ah.

Le vélo est tombé à la perpendiculaire du coffre pendant que je roulais sur l'autoroute à 130 km/h hier. J'ai plié l'un des deux rails du porte-vélos, et grandement abîmé le vtc (la roue arrière est complètement bloquée). Mais j'aurais pu tuer quelqu'un si le vélo n'avait pas été tenu par des sangles, alors...

La distance géographique entre Flûtine et moi commence à être problématique.

La tente s'est envolée un soir à cause du mistral, qui nous a d'ailleurs empêchées de dormir deux nuits.

Certains spectacles d'Avignon sont outrancièrement mauvais. Je trouve cela scandaleux, quand je pense que l'on paye au moins 10€ la place, même avec un pass préférentiel.

 

Mais

Les peines matérielles ne sont rien en regard de ce qui est important.

Mes géraniums blancs et rouges sont splendides sur mon balcon.

Je suis amoureuse, encore.

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Et j'ai appris aujourd'hui que j'allais signer chez le notaire le 2 août !

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28 mai 2012

Nous sommes à votre écoute

Avant de me plonger dans l'ambiance caliente des copies et des bulletins, je me dois de vous dérouler mes derniers jours culturels avec Flûtine.

L

Il y a eu d'abord l'expo Newton au Grand Palais, et vous le savez déjà. Le lendemain soir, concert de L au théâtre de l'atelier. Si cette jeune chanteuse continue ainsi, elle risque d'électriser un nombre de spectateurs de plus en plus important. Sur le plan vocal, rien à redire, et c'est un sacré luxe. La fragilité due au trac dans le premier morceau est vite devenue très pro. Flûtine a répéré un aspect technique qui m'a échappé mais qui semble être rarissime : une sorte de tempo personnel que L suit, qui fait qu'elle ne se laisse pas embarquer par les musiciens. Sa voix est comme autonome, ce qui est impressionnant. Sinon, L manque de maturité scénique, et sa candeur, sa fraicheur dénotent avec le côté sombre de ses textes. Elle a aussi quelques petits tics mignons, qui seront sans doute corrigés au fil du temps. Mais là, je me dis, quel potentiel, grands dieux...
Et puis il y a eu une prouesse vocale en rappel, effectuée avec Camelia Jordana, invitée juste pour cette reprise a capella d'une chanson de Lhasa : bluffantes de maitrîse, les demoiselles.

Ensuite, nous avons enchaîné avec une adaptation d'une pièce de Rebotier (créée aux Amandiers de Nanterre), sur Cergy. Les trois comédiennes étaient épatantes au niveau du rythme et des prouesses de diction autant que de voix. J'ai regretté cependant qu'il n'y ait pas plus de liens entre les saynètes car l'ensemble paraissait quelque fois décousu. Pourtant, il y avait vraiment des pistes à prolonger et à exploiter.

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Et ce week-end, pour compenser la masse de travail, expo Degas à Orsay samedi, et visite de l'abbaye de Royaumont avec pique-nique hier... Je poursuivrai plus tard : les copies m'appellent !

PS : Emy, je n'oublie pas le récit immobilier mais j'ai opté pour les arts, qui sont bien plus dignes d'intérêt ici... Mais promis, je ferai une entrée sur mes aventures aussi.

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12 mars 2012

Paroles complètement dégelées

Agrégatif ou pas, si vous le pouvez, foncez voir l'adaptation théâtrale de l'oeuvre de Rabelais au théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis ! J'avais acheté mes places le 1er septembre, sceptique : comment mettre en scène un tel texte ?

Dès les premières minutes, le ton est donné : Rabelais est un grand fou qui ose tout, qui fait rire, et sa gouaille, sa vivacité sont étrangement vivants sur scène.

paroles gelées

Les acteurs sont dynamiques et touchants, mais surtout la mise en scène est d'une rare intelligence. Tous les thèmes rabelaisiens sont abordés : la littérature, le rire, les voyages, le gigantisme, la scatologie, l'érotisme, la nourriture, la joie, les angoisses... Les mises en musique sont extrêmement pertinentes (une chanteuse classique est parmi les acteurs) et lumineuses.

Nous avons entendu, miss R. et moi-même, des profs de lettres guindées désapprouver ("Heureusement que je suis venue : je n'emmènerai pas mes élèves voir cela !" ou encore "C'est comme une fois, dans une mise en scèèèèène faite par une collègue, elle a eu l'audace de faire entrer un élève sur scène sur une trottinette ! Le proviseur était ou-tré !"), ne sentant pas que la littérature est quelque chose de vivant, de dérangeant, et que l'apparente légèreté de Rabelais n'est... qu'apparente.

Quel enchantement de pouvoir retrouver le plaisir du texte de cette façon ! Si je le pouvais, j'emmènerais le lycée voir ce spectacle, moi !

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27 décembre 2011

Une bouffée de fromage ?

Soirée raclette entre amies hier soir... Asa, Tinette, Dolly, Flûtine et moi. C'était plein de vie, ça pétillait ! Et c'est bon dans cette grisaille ambiante...

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Il faudra aussi que je vous cause de la lesbienne invisible, de Fred Tousch, de Chanson Plus Bifluorée, et puis, et puis, et puis...

J'ai aussi des angoisses, et cela m'embête.

 

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05 décembre 2011

ça ira mieux lundi

conseil classe

Je m'apprête à partir au lycée, pour gérer mon conseil de classe d'adaptation, avec des moyennes tournant à... 5.

Je fais la révolution au sein de l'équipe de lettres, en disant tout haut ce que je pense tout bas depuis quelques semaines. Asa et moi passons pour des rebelles -ou des emmerdeuses enquiquineuses.

Je lis les nouvelles, et je trouve que ça va de mal en pis. De Poutine aux propos racistes, en passant par les affaires obscures et la présidentielle, ce vomi d'informations -toutes plus dégoûtantes les unes que les autres- m'accable.

Je me soigne petitement et je suis fatiguée. Pas encore usée, mais ça pourrait venir, un jour.

Je cherche du temps et de l'argent pour sortir, m'aérer, me changer les idées. Plusieurs théâtres/concerts/expos prévus en décembre m'y aideront.

J'ai rêvé, cette nuit, que je jouais un rôle d'homme (Arlequin ?) dans une pièce de Marivaux, avec Tinette. La situation m'angoissait car je ne connaissais pas assez mon texte, surtout une tirade célèbre et immense. Je crois que nous jouions dans le réfectoire du lycée...

 Bon, je vais me soigner en allant travailler un lundi.

 Edit de 17h35 : j'ai géré de main de maître le conseil, face à un proviseur parfois bourru, et souvent obscur. En salle des profs, je suis devenue transparente pour certains de mes collègues de lettres. Un grand blizzard ridicule m'entoure. Après, je suis allée à la Keufna récupérer tous les billets des pestacles et ça m'a remonté le moral.
Dans le magasin, j'ai jeté un oeil, voire deux, et j'ai eu envie de tout cela : la complète de Six feet under, le dernier album d'Adele, celui de -L-, un nouveau boîtier Nikon, le (la ?) manga sur le vin Les Gouttes de Dieu, de DVD avec Romy Schneider et d'autres avec Meryl Streep. (Et ailleurs envie d'une cocotte minute.) Je suis ressortie sans rien.

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Une fois à la maison, j'ai cherché Adele et -L- d'occasion. En fait, le site de la Keufna vend un peu moins cher en ligne qu'en boutique. Alors je me suis offert les deux albums neufs pour 28€. Et je suis contente de ce cadeau de Noyel de moi à moi.

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