Prof et plus si affinités

Je ne revendique rien de ce que je suis, mais j'assume tout ce que je fais.

29 novembre 2009

Comptes d'hiver

Il faudrait que je fasse une entrée sur les sciences et moi (c'est pompeux, oui). Mais je n'en ai aucune envie. Idem pour acheter mon sapin chez mon amikea, corriger mes fichues copies (je ne peux m'en prendre qu'à moi-même d'en avoir autant), préparer le conseil de classe de demain (alors que je suis repos ce jour-là), changer les draps, repasser ma montagne de linge, vider le lave-vaisselle...

Là, dehors, c'est le déluge. Le vent m'a d'ailleurs réveillée ce matin. Vendredi, alors que je commence plus tard, c'est Clochette qui m'a fait toutes les bêtises possibles. Et puis la veille au soir, au moment de dormir enfin, un moustique, que dis-je ? le seul moustique de toute l'Ile-de-France, est venu siffler à mes oreilles. Rien de tel pour m'agacer.

Hier soir, j'ai rendu service à Barbie Dolly (bien plus joli, je trouve) qui manquait d'accompagnateurs pour emmener ses élèves au théâtre. Un Shakespeare de 2h30. Etonnamment, les élèves se sont bien tenus, en dehors de l'envoi de sms pendant la représentation... Après, épuisée de fatigue, j'ai acheté un menu Mc Do, et suis rentrée sous la pluie et dans le vent.

Shakespeare_conte_hiver

Allez, je vais m'activer quelque peu, histoire de m'en tenir à mon objectif du jour : un paquet de copies de STG, et mes cours préparés.

Heureusement que j'ai commencé ma cure d'allymcbealisme...

allymcbeal_cri

Edit de 19h30 : je viens enfin de finir mon paquet de STG; maigre victoire si l'on considère qu'il m'en reste encore quatre... Mais là, je vais m'atteler aux tâches ménagères propres au linge... Trop la fête !

25 novembre 2009

Piment

guillon


Je reviens du tout nouveau spectacle de Stéphane Guillon : il est comme ces croûtes que l'on voulait toujours gratter quand nous étions enfants, et qu'on aimait arracher même si elles étaient moches et qu'elles faisaient mal.
J'aime son audace, son franc-parler et sa finesse face à l'actualité et au monde politique.
Un peu de poil à gratter en ces temps où il faut passer la brosse à reluire, le lustrant et le cirage, ça fait un bien fou ! Il va loin et n'a peur de rien, semble-t-il.
J'aurais aimé une carrière d'humoriste acerbe et acide, mais toujours drôle, tiens.
Bonne nuit, les petits !


Stéphane Guillon : vive la France !
envoyé par franceinter. - L'info video en direct.

Posté par virgibri à 23:25 - Kultur - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

23 novembre 2009

"Je n'aime pas les fenêtres, j'aime les trous"

Hier, j'ai déconnecté un peu de ma morosité et du rythme boulot-boulot-boulot en voyant Peps. Chez elle, nous avons fait un brunch. Elle avait fait les choses en grand :

DSC_0497DSC_0501
DSC_0500

Ensuite, après divers papotages, direction l'abbaye de Maubuisson. Je voulais la visiter depuis longtemps, et Peps voulait m'emmener à l'expo Orlan qui se déroulait dans ces lieux.
Elle se la jouait parce qu'elle connaissait déjà l'artiste dérangeante, pffff ! Nous avons traversé la grange aux dîmes, le parc, des petits ponts de bois en chantonnant, et enfin l'abbaye. Des oeuvres d'Orlan étaient exposées en divers endroits. Certaines m'ont plu, d'autres moins. Il faut dire que l'artiste prend son corps en guise de champ d'expérimentation et s'en sert pour dénoncer certaines dérives.
Alors la chochotte qui est en moi (peur des aiguilles, de la chirurgie...) a du mal, par moment.

Mais ses robes vides dans la salle des religieuses étaient vraiment très belles. Je compte faire un album photos dès que je le pourrai, mais là je dois m'activer un tant soit peu face à la masse de choses que j'ai à faire pour cette semaine...

DSC_0544

Je complèterai ma note avec le sac de Peps, des photos, et quelques descriptions des oeuvres que nous avons vues, promis !

Edit de 18h25 : entre deux copies, j'ai créé un album photos sur mon dimanche et Maubuisson. Bon visionnage, avant d'avoir les explications...

Posté par virgibri à 09:42 - Feelings - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

15 novembre 2009

Démagnétisée

Je ressors d'une sieste de deux heures -oui, encore- qui m'est bénéfique sur le plan de la fatigue, mais qui sclérose un peu mon dimanche... Remarquez, sachant que je n'ai RIEN fait depuis ce matin, cela ne change pas grand-chose à l'affaire.

J'ai fait des rêves étranges de voitures, de ma mère, de noms juifs, de route en lacets, de coffre à ranger avec mille objets, de route vers... qui, vers quoi ? Je l'ignore...

Enfin bon, me voilà éveillée, alors je fais une petite entrée. La nuit est tombée sur la ville. La Défense commence à s'illuminer au loin. Je devrais culpabiliser car j'ai laissé le boulot en plan, mais même pas.

Hier soir, donc, pot dans Paris avec Emy. Rendez-vous était pris devant le café où nous nous sommes rencontrées la première fois -chabadabada !- à Nation. Par flemme et parce que j'avais froid (si vous suivez bien, nous avons depuis hier : larmes + absence d'activité + fatigue et sieste + froid = trop difficile à trouver, mmm ?), je n'ai pas pris le scooter. Je crois avoir bien fait malgré tout, car j'ai découvert au matin que mon parasol crocheté à la barre du balcon était tombé sous la force du vent !

Une fois à Nation, nous avons marché un peu pour rejoindre un café plus calme que ceux des alentours, bondés de supporters footballeux. Nous avons parlé, parlé, parlé de choses et d'autres, petites ou grandes. J'ai tourné autour du pot  pour ce qui me tracassait. Et je n'ai pas pleuré !

Je me suis dit que j'étais étrangement pleine de tics et de tocs face à Emy :  je me touchais le bord de lèvres (je crois que je fais une allergie à un gloss Sephora), pliait les bras, agitait les mains, me titillait le visage... Je me voyais faire cela, et n'y changeai rien. Heureusement qu'Emy m'avait déjà rencontrée !
Nous avons constaté qu'il y avait des points communs entre nos vies. Le passé a resurgi sous diverses formes : Emy et moi avons eu quelques profs en commun au collège et au lycée, dont C.. Alors bon, forcément, deux profs parlant profs... Vers 00h45, j'ai rencontré quelqu'un qui s'inquiétait parce qu'Emy ne répondait pas au téléphone : son Boubou ! Oui, le Boubou légendaire, en chair et en os de chaperon. C'était mimi.

m_tro

Ensuite ils m'ont raccompagnée au métro, dans lequel j'ai voulu passer mon dernier ticket... démagnétisé. J'étais la seule à m'agiter devant les machines sur le quai (il y a des stations pour lesquelles c'est le cas, je le précise pour ceux qui l'ignoreraient). J'ai demandé à un couple non loin de là s'ils pouvaient m'aider en ouvrant les sorties automatiques, mais ça ne marchait pas. La dame m'a ensuite passé son Navigo gentiment (et un peu craintive, je l'ai senti), mais comme il était déjà bipé, impossible de passer non plus. Je leur dis que ce n'est pas grave, que je vais remonter à la station m'acheter un carnet et qu'ils sont déjà très gentils. Ils discutent à voix basse, la femme dit à son compagnon "Donne-lui". Il ne s'agissait pas d'un truc illicite, mais d'un ticket dont il ne se servait pas. J'ai été très agréablement surprise par ce "cadeau", ce geste que je trouve rare.  La situation économique/sociale/politique actuelle fait-elle que la solidarité revient ? Je l'ignore, mais j'ai pu attraper le métro qui arrivait grâce à ce couple, et rentrer un peu avant deux heures du matin chez moi.

Ce matin, les chats étaient programmés sur 6h30, comme d'habitude. Mais moi je n'avais que quatre heures de sommeil. J'ai ronchonné, fait des câlins, puis somnolé jusqu'à dix heures.

Depuis, j'ai une flemmatite aiguë. Tant pis...

La nuit est vraiment noire, maintenant.

Posté par virgibri à 17:59 - Psykologik & inclassables - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

07 novembre 2009

Cercle (pas très) littéraire

Voilà, j'ai fini un paquet de copies des STG, j'ai moins mal à la tête quoique facilement mal au coeur, je suis en pyjama : je peux entamer une lonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnngue entrée !

Résumé des épisodes précédents
Virgibri, encore toute nouvelle dans une équipe de choc et de charme au sein de LycéeDésiré, a été invitée sous le manteau par ses collègues de lettres à des soirées déjantées... Les lieux tournent; chacune apporte de quoi survivre dignement (Bacchus ne serait pas déçu).

Episode de jeudi
La première initiation a lieu chez Jeanne -pseudo en référence à la voix grave de Madame Jeanne Moreau. Nous sommes cinq au total. Jeanne est jeune, normalienne, agrégée (tout pour faire un pti complexe léger parce qu'en plus elle n'étale rien, je l'ai appris par hasard), prof en sus à Science Po et pigiste sur France Cucu. Son appartement est dans un quartier parisien tendance depuis environ deux ans.

jeanne_moreau

Je fais le trajet avec Barbie, petite poupée blonde aux yeux clairs et à la voix perchée mais avec un GROS cerveau. J'apprends qu'elle aussi a fait prépa, après être passée par Science Po ("Une erreur de parcours, mais encore fallait-il le faire pour le savoir"), au lycée Henri IV. Barbie est étonnante : elle aurait tout de la nana pénible en apparence, et en fait elle est adorable : attentionnée, rigolote, originale et intéressante dans son analyse des textes... Elle ne cesse de parler, tout comme Jeanne : elles ont le record absolu, je crois.
Arrive ensuite Asa, quarantenaire jolie, originaire du nord mais en fait arabe (j'adore ce genre de phrase), hyper dynamique et sur tous les fronts au lycée, pleine de projets, le sourire aux lèvres tout le temps.
Enfin, Tinette, cinquantenaire, à la retraite cette année, magnifique femme pour son âge, aux yeux luisants et pétillants, plus discrète mais qui assène parfois des petites phrases excellentes. J'ai découvert par hasard que j'avais certains de ses cours sur mon ordi depuis des années... Ses spécialités :  le théâtre et le cinéma.
Et évidemment, Bibi, toute discrète, avec les écoutilles grandes ouvertes, et sa tarte courgettes/lardons/curry sous le bras.

DSC_0476

Au final, nous avons très peu parlé littérature (mais nous étions entourées de livres, j'adore ça). J'ai écouté tous les cancans du LycéeDésiré (il y en a bien plus qu'on ne croit !), les histoires d'amour ou de sexe des unes et des autres. Plein de rires ont fusé. Je me suis couchée à une heure du matin, la tête un peu enfarinée à cause de la cigarette de Jeanne, mais contente de me sentir intégrée à cette équipe de cette façon aussi simple et aussi directe. Seul bémol : le lendemain matin, l'estomac retourné au réveil et un fond migraineux. Etait-ce dû à la crainte de la reprise ou à quelque nourriture mangée la veille au soir ? Je l'ignore, et ce n'est pas grave.

barbie_vomit

Il faut juste que je travaille sur mon complexe d'infériorité, maintenant...

PS : j'ai oublié de préciser qu'elles sont toutes des vraies bombes niveau corps, top fashion, féminines et classe... Je me sentais un peu boudin, moi.

barbie_obese

28 octobre 2009

Mumuse

Voilà, ça y est : je suis connectée via le wifi en plein dans Paris, sur mon magnifique nouveau joujou Acer d'à peine 1,2 kg. Je suis installée  place Colette.
C'est chouette, la technologie.
Si j'osais, je me prendrais en photo, armée de ma glace délicieuse, faisant dos à la comédie française, pour vous montrer ma jolie coupe de cheveux transitoire... Mais non, ne rêvez pas !

Posté par virgibri à 18:44 - What's new, pussycat ? - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

26 octobre 2009

C'est Byzance

Renoir_mod_le_en_buste

Renoir, Modèle en buste, 1916, musée Picasso

Je suis allée aujourd'hui voir la fameuse expo Renoir au Grand Palais. Renoir, c'est l'un des premiers artistes que j'ai découverts quand j'étais encore adolescente. J'achetais à l'époque, chaque mois, au kiosque en bas de chez nous, la série "Grands peintres". Oui, c'est moyennement culturel les éditions Atlas et consorts, mais cela m'a permis de découvrir Delacroix, Poussin, Renoir, Van Gogh, Watteau, Manet et tant d'autres... On fait ce que l'on peut quand on a quinze ans en 1990.

Mais connaître les noms, les oeuvres des peintres ne signifie pas que l'on y est sensible. Renoir ne m'a jamais émue. Et c'est toujours le cas aujourd'hui. Je respecte le talent mais les toiles "passent" sur moi, en fait. Les sujets sont trop lisses, je crois. Ceci étant, l'homme avait l'air touchant. Une toile m'a plu plus que les autres, mais aucune image n'est disponible sur le net, apparemment : elle s'intitule "La frivolité". C'est un portrait de femme presque blonde, sur fond bleu intense. Elle baisse les yeux en ôtant des pétales de fleur ou quelque chose qui y ressemble. Sa robe est blanche avec des reflets bleus.

Mais je n'ai rien senti de bouleversant. En sortant, passage éclair par l'expo  De Byzance à Istanbul. Je la referai, car j'ai besoin de matériau intellectuel supplémentaire pour tout appréhender... Mes cours du Louvre m'y aideront.

Voilà pour cette journée de vacances...

Posté par virgibri à 19:59 - Kultur - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

27 septembre 2009

Arômates

Hier soir, dinette chez Pumpkin avec deux autres copines. Au programme, oublier un peu la déprime ambiante, boire un ou deux verres de Martini tonic, rigoler.
La seule chose qui m'a dérangée, c'est que le tenancier du bar en-dessous avait proposé à Pumpkin de l'herbe, et que les filles semblaient partantes. En fin de soirée, donc, elles se sont passé le joint (très fleuri et fort aromatisé), alors que moi je cherchais un peu d'air à la fenêtre. Je dois paraître quelque peu coincée, mais c'était la première fois que dans mon entourage proche, cela se produisait. Je n'ai jamais essayé de fumer, ni tabac, ni produit illicite. Je n'ai jamais pris de cuite non plus. En gros, je ne sais pas trop ce que c'est que "profiter" de son adolescence -plus ou moins tardive.

Elles m'ont dit qu'elle avaient "dérapé" en cité U, à la Fac. Qu'elles avaient tout découvert là. Moi, je découvre certaines choses depuis finalement peu de temps, et n'en découvrirai jamais d'autres (ce qui n'est pas forcément un mal). L'une d'elles m'a dit, pensive : "Tu as trop travaillé, toi".

Il y a sans doute de cela. J'ai vécu en apnée avec mes deux années de prépa juste après le bac. Mon année de terminale, c'était mon père qui mourait à petits feux. Le reste (la Fac en vivant soit avec ma mère, soit dans un placard à balais de 15m2), je l'ai traversé cahin-caha, en mode automatique.

Alors quoi ? Ai-je râté des choses, des expériences ? Ai-je eu une véritable adolescence ? Je me suis toujours dit que non. Et pourtant, hier soir, j'aurais pu faire un rétro pédalage.  J'en avais l'occasion. J'ai refusé. J'ai même fait ma coincée en disant aux filles de faire attention en voiture (alcool + herbe, je n'aime pas). Certaines pensent que le joint n'influe pas sur les réflexes, mais sur la concentration.

Et moi j'avais en tête des images d'accidents de la route...

accident_cannabis_auto

En reprenant mon scooter (qui, je le rappelle, a été amoché à l'arrêt jeudi soir : il me manque un rétro), fatiguée par ma semaine, l'esprit un tout petit peu embrumé, j'ai failli avoir un accident avec un autre deux roues, fort pressé de me dépasser par la droite (le côté du rétro manquant) sur un boulevard désert, à une heure du matin.

Plus loin, j'ai vu une araignée trop grosse pour moi, en train de s'activer sur mon pare-vent. Je ne conduisais plus que d'une main. Dangereux. Je me suis arrêtée, en warning, sur une bande d'arrêt de bus. J'ai combattu la bête immonde avec une bombe anti crevaison, aspergée sur le haut de mon guidon.

Qui est la plus ridicule, dans tout cela ? Mes copines, l'araignée ou moi ?

Posté par virgibri à 14:49 - Psykologik & inclassables - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

20 septembre 2009

Qui peut arrêter le mode pilotage automatique, s'il vous plaît ?

Je sens bien que mes entrées sont moyennement palpitantes en ce moment, étant donné que j'ai des collègues bisounours. Mais il y a aussi le rythme soutenu du lycée qui n'arrange rien. D'un autre côté, je me suis mise en fonction pilote automatique depuis un certain temps, je crois.
Pour autant, j'essaye de sortir un peu le we pour ne pas devenir zinzin et absorbée uniquement par le travail. Alors hier après-midi, Mamanafaim (ancienne collègue de math et amie du premier établissement où j'ai enseigné) est venue prendre le thé. Nous avons évidemment parlé potins, pédagogie, élèves, tout comme cela avait été le cas dimanche dernier avec Micahuète. Les profs sont incorrigibles.

sushis

Hier soir, restaurant japonais imprévu avec S. et retour très tôt : j'étais épuisée. A peine rentrée, j'ai plongé dans mon lit pour ne me réveiller qu'après plus de neuf heures d'un sommeil lourd et quelque peu agité. Aujourd'hui, du rangement, peut-être un ciné, cours et copies au rythme habituel, repassage devant la télé ce soir sans doute...

Rien de fascinant à tout ce que je vous raconte, je sais. Mais j'ai bien du mal à émerger ce matin -comme de nombreux autres matins...

Posté par virgibri à 09:57 - Psykologik & inclassables - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

21 juillet 2009

Safranez-moi !

200720091439

Sur un scooter garé à côté du mien, en attendant les filles...

La soirée d'hier fut épicée. Ed, Emy, Comtesse et moi-même nous retrouvâmes comme un seul homme une seule femme sur les coups de 20 heures à la pointe est de Paris. Laura dormait sur sa soupe en sa ville natale au même moment.
Aucune gêne, aucune attente pour lancer la conversation. Il faut dire qu'avec trois bavardes et demi, il n'y a aucun risque. Direction un restaurant indien où Emy est connue comme le loup blanc. Le service est trèèèèèèèèèèèèèès long, mais on s'en fiche.

Seules clientes de l'antre, beaucoup de rires rebondirent sur les murs et entre les nans. Il y eut aussi pas mal de flashes et de clics lorsque chacune, armée de son appareil numérique, bombarda les autres.

Le restaurateur, très poliment et avec force haut-parleur de téléphone, nous signifia vers 22h30 qu'il fallait partir. Petite marche digestive jusqu'à l'atterrissage en terrasse d'un café. Boissons sages de grandes petites filles : diabolo, Coca light. On nous chasse encore gentiment du café vers 23h30.

Retour tranquille vers le métro pour qu'Ed et Comtesse repartent avant le couvre-feu. Emy et moi, à peine bavardes, comme sus-dit si vous suivez bien, restâmes à côté de mon scooter jusqu'à... 2h du matin. C'est drôle de constater que nous avons bien plus de points communs que je ne le croyais (outre le fait que nous sommes intelligentes, drôles et belles, évidemment).

Le périphérique était quasi vide, sauf lorsque des demeurés aux cylindrées aussi grosses que leur cerveau est minuscule, traçaient la route à environ 130km/h. Parfois, je n'avais aucune voiture devant moi ni dans le rétro. Etrange sensation de "posséder" la route.

J'arrivai chez moi fatiguée mais heureuse vers 2h30. Au matin, un mail d'Emy m'attendait.

Pourvu que j'aie des collègues comme ces trois dames dans LycéeDésiré...

Posté par virgibri à 12:49 - Psykologik & inclassables - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
« Accueil  1  2  3   Page suivante »