21 octobre 2014

Pas fanfaron, pour une fois

IMG_6498

Posté par virgibri à 21:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


20 octobre 2014

"Chacun son Marcel"

Samedi, je suis allée visiter l'exposition consacrée à Marcel Duchamp au centre Pompidou. Inutile de dire que j'étais déjà enthousiaste rien qu'à l'idée, puisque les expos sur le surréalisme ont toujours cet effet sur moi. 

Je reconnais que j'ai été assez bluffée par la scénographie, qui n'était pas prétentieuse -comme cela arrive souvent- et s'avérait intelligente : l'idée est de montrer les filiations, les inspirations de Duchamp en peinture. C'est d'autant plus judicieux que l'on connaît mal cet artiste dans ce domaine.

Ce qui m'a frappée, c'est la souplesse et l'ouverture d'esprit de Duchamp : il regarde des toiles, va à des présentations, des salons, des expositions, et fait son miel de tout cela. Du fauvisme, il passe au cubisme en y mettant sa touche personnelle. Il est capable de créer trois toiles totalement différentes sur le même thème (le jeu d'échecs, qui l'a passionné toute sa vie). Le portrait de son père était saisissant sur le plan de l'intensité et des couleurs froides (affadies sur mes photographies).

IMGP0090

IMGP0089

Quant à ses oeuvres les plus célèbres, la roue de vélo, par exemple, j'ai adoré les explications de Duchamp.

IMG_6485

IMGP0108

Sur à la toile la plus célébre de l'artiste, "Nu descendant un escalier", j'ai appris que l'on considérait à l'époque (en 1912) que Duchamp avait peint une toile qui tuait définitivement la peinture, et que l'on ne pourrait plus rien peindre après cela -mazette ! 
J'ai senti que tous les visiteurs n'étaient pas aussi enthousiastes que moi, et que certains venaient là car il faut avoir vu cette expo parisienne, même si l'on est vierge de tout surréalisme... C'est risqué, car quand on s'y frotte, même depuis longtemps, on peut être surpris.

En tout cas, j'ai pris tout mon temps pour voir cette exposition assez longue et fort riche. J'ai souvent souri des prises de notes de Duchamp; j'ai aimé revoir des toiles de Kupka et de Redon, ainsi qu'un Cranach magnifique qui a inspiré Duchamp pour une couleur.

IMG_6488

IMGP0084

IMGP0100

 

"Nu descendant un escalier"

 

Et puis, évidemment, j'ai pris des photos et des notes pour mon cours de TL puisque l'on retrouvait ça et là du Man Ray, entre autres.

Vous l'aurez compris, j'ai aimé ce moment à Pompidou. Si vous n'avez pas peur d'être contenancés, courez-y vous aussi.

Posté par virgibri à 12:56 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

06 novembre 2012

Des vacances, vraiment

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas profité de mon repos ainsi, et cela me fait le plus grand bien.

Je reçois des amies à la maison, et j'adore passer de l'idée à la concrétisation (l'achat de l'appartement avec une chambre en plus pour recevoir me motivait beaucoup) : je les promène dans Paris, je me balade aussi, je cuisine, nous causons... Actuellement, c'est Ed qui dort encore qui est ici. Nous avons vu ensemble l'expo Hopper hier. Je reconnais que je suis un brin déçue par rapport au foin auquel nous avons eu droit dans les médias. Quelques toiles m'ont touchée, mais l'ensemble est très varié, composé de nombreuses oeuvres d'autres peintres que Hopper (ses maîtres, ses contemporains, ses amis, ses concurrents...) et j'ai du mal à identifier clairement la "patte" de ce dernier : il est passé par diverses étapes, parfois étonnantes (la plus frappante est celle où l'on croirait voir du Manet).

Les peintures les plus célèbres sont en fin d'exposition, et tout le merchandansing autour oublie le reste... Par ailleurs, la scénographie manque totalement de logique et n'est pas bien pensée : la façon dont les panneaux explicatifs sont mis crée des "bouchons" dans les couloirs des galeries. Malgré tout, je pense que l'expo mériterait une deuxième visite, que je ferai avec Flûtine, d'ailleurs (vive la carte Sésame !).

Georges_de_La_Tour_la_Diseuse_de_bonne_aventure

J'ai vu aussi l'autre expo du Grand Palais, "Bohêmes" : intéressante, surtout la partie sur le XIXème siècle avec une mise en scène assez juste (murs au papier déchiré, par exemple). Et j'ai enfin vu en vrai la toile de Georges de la Tour, avec le jeune homme qui se fait joliment trousser par "La diseuse de bonne aventure".

(Ma note sera à continuer mais Ed s'est levée depuis le début de ma rédaction à 9h, et je dois me préparer avant d'aller voir "Dans la maison" d'Ozon cet aprèm et il faudra aussi que je vous parle de Melody Gardot, de L'Avare et de Racine par la Racine... Teasing !)

Posté par virgibri à 11:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

26 août 2012

Un Chesterfield, ça habille

J'ai eu envie d'écouter Texas en rentrant de mon jogging, sans trop savoir pourquoi. Il faut dire que les cd de ma dernière colonne à repeindre sont parterre, et que l'album en question dominait une pile.

Ma journée de dimanche a été douce : j'ai passé une première couche de peinture Ripolin "écorce" sur mes derniers meubles à éclaircir; j'ai déjeuné frugalement; j'ai terminé la lecture d'un roman de Pascal Garnier, L'A26; je me suis endormie ensuite sur mon canapé tout beau tout neuf; j'ai passé la deuxième couche de peinture et je suis allée courir en forêt.

IMGP0566

Là, le riz cuit, et je préparerai ensuite les crevettes au shoyu et à la sauce soja.

Alors, il est vrai que les finances vont s'avérer difficiles dans les prochains mois, mais je me sens vraiment habiter ce lieu et cela réduit mes angoisses.

Garnier a26

Un petit mot du roman de Garnier, quand même (mes lectures estivales n'ont guère été évoquées dans ce chambardement) : j'ai pensé aux films dans lesquels Yolande Moreau joue, non pas parce que l'un des personnages porte son prénom, mais parce qu'on en dirait une version noire, sombre, sanglante. Il y a un malaise et pourtant le roman se lit aisément. On semble au coeur du désespoir, du vide, de la folie qui prend le dessus -ou la conscience ? Un autre roman de Garnier me tente depuis longtemps : Lune captive dans un oeil mort. Quel titre, non ?

J'ai aussi terminé une biographie sur Virginia Woolf, et je meurs d'envie de relire les oeuvres de celle-ci avec un autre regard, mais je crains de ne toujours pas être au niveau pour les atteindre, les étreindre... Je les ai lus trop jeune, c'est sûr, mais rien ne garantit qu'une seconde lecture à quasi quarante ans se passerait mieux. Je me sens tellement proche de ce qu'elle voulait exprimer, et Proust comme modèle avec ça...

Sinon, je sais que je dois plonger dans la préparation de mes cours mais je recule cela à mercredi au moins : demain, un tour dans Paris pour deux trois bricoles à faire, et mardi j'irai au musée avec ma mère... Une première.

 

Posté par virgibri à 20:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

05 août 2012

A la mine

ripolin

Au deuxième jour de peinture, je peux vous dire que le salon couleur titane aux reflets nacrés est fini, que les bureaux attendent d'être enrubannés de gris souris et de fer forgé, que la chambre sera préparée demain, en vue de devenir "petit ventre de taupe". Avec mes petits camarades (Harry, Peaceandream, S., bientôt Hype et peut-être Micahuète), différents chaque jour, nous avançons vraiment bien. Flûtine arrivera pour l'encartonnade de livres et de vêtements.

Je prends des photos du chantier, pour faire des souvenirs et voir l'avancée des travaux. Après, on oublie vite la couleur pêche et les pochoirs à la cire que l'on a difficilement ôtés, ou l'association bleu lagon délavé / vert pomme, ou encore la frise de princesses Disney.

La banquette des amis a été livrée, aussi.

Je m'approprie les murs avec beaucoup de plaisir. J'imagine ma vie entre ces couleurs, progressivement.

Je vois ceux qui m'aiment se réjouir pour moi, et c'est doux.

Demain, j'espère que nous finirons les bureaux. Ce serait encore une magnifique réussite.

A suivre...

Posté par virgibri à 19:19 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


15 juin 2012

Back to Bac

Deux migraines ont eu raison de moi en six jours. Je guette les rechutes, je gère tant bien que mal les agressions diverses qui pourraient me faire à nouveau basculer vers une crise (mon conseil d'enseignement a été de celles-là...). Aliments, bruits, odeurs, luminosité : tout est référencé, classé, mais sans succès.

Je ne sais si ce sont mes démarches solitaires en banque qui me font cet effet, ou bien la fin de l'année. Comme je fuis les chiffres, et surtout ceux liés aux finances, chaque rendez-vous en agence bancaire me désarçonne :  quand on me demande si j'ai des questions, c'est le black out. Je me repose sur S. qui m'aide à clarifier tout cela, mais je cherche encore mon "bonheur". Pas grave, je suis tout à fait dans les temps, j'ai un dossier fort simple et fort sain d'après ce que je vois. Je vais démarcher dans deux autres banques, et je ferai mon choix.

Sinon, la fin d'année est aussi étrange que toutes les fins d'année. Je pensais échapper au Bac, et puis non : hier, en arrivant au lycée pour le conseil d'enseignement (pour ceux qui n'ont pas la tête dans le casier, c'est un rdv entre profs de la même matière, qui permet de répartir les classes entre nous pour l'an prochain ou de discuter pédagogie -ah, ah), j'ai découvert une convocation urgente pour le Bac. Seule consolation : le lycée est vraiment très près de chez moi, c'est même celui où j'ai effectué mon année de stage (mauvais souvenir). Bilan : j'aurai 58 candidats à l'oral, et 60 copies à corriger en une semaine. L'adjointe m'a dit : "Mais c'est tout à fait faisable : vous en corrigez plus en moins de temps, habituellement !" J'ai eu un léger sourire en coin, un petit silence puis, avec un geste de la main partant du menton jusqu'au ventre, j'ai dit : "J'intériorise ma joie, là." Piquée au vif mais restant en apparence très cordiale, elle m'a rétorquée que je le faisais très bien. J'ai acquiescé.

Pour ce qui est de l'an prochain, j'aurai finalement encore deux secondes (je me suis gentiment "sacrifiée" pour une collègue qui m'avait poignardée dans le dos il y a environ trois mois, et qui a été scotchée que je le fasse : je n'ai pas tendu l'autre joue pour que l'on me frappe, j'ai plutôt voulu enterrer la hache de guerre) et une première S d'accompagnement (pour les élèves passés de justesse, qui auront du tutorat). J'ajoute à cela un groupe "littérature et société" et de l'ECJS. Comme je serai sur deux classes avec des équipes qui me plaisent bien (dont ma collègue d'HG très tendance et super sympa, que je baptise ici Hype). Je ne m'en sors pas si mal. Et le mail reçu ce matin de la coordo à qui j'ai rendu cet immense service me prouve bien que j'ai eu raison d'être "généreuse" : cela ne me coûte pas grand-chose, finalement, et je me sens sereine de l'avoir fait. Elle regrette qu'il y ait tant d'individualisme dans l'équipe, et s'étonne encore que j'aie été la seule à faire un effort... Pour ma part, il n'y a plus trop d'étonnement, hélas.

Degas-61

Pour finir cette entrée, je vais enfin vous parler de l'expo Degas. Flûtine avait très envie de la voir, et j'étais curieuse aussi. Suivre le fil des esquisses, des inspirations du peintre était intéressant à voir, mais Degas ne provoque pas d'émotion particulière chez moi. Je regarde ses toiles en curieuse, pas en passionnée. Je n'ai aucun soulèvement de joie, pas d'exaltation. En fait, au cours de l'expo, j'ai eu deux grands moments sur des toiles... de Gervex et Bonnard. Il s'agit de Rolla et Femme assoupie sur un lit, dont j'avais déjà parlé ici. Aucun regret d'avoir vu cette expo, vraiment, d'autant que j'ai découvert un aspect de Degas que j'ignorais (plus sombre et audacieux que ses toiles de danse), et pourtant pas de souvenir marquant, en dehors de deux peintures qui n'étaient pas de lui...

Posté par virgibri à 08:37 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

19 décembre 2011

Le cavalier bleu et le pont

Dans mon programme de Noyel, il y a aussi des expositions. Aujourd'hui, c'était celle de la Pinacothèque, consacrée à l'expressionnisme allemand. J'avais peur d'être déçue comme cela m'arrive au Luxembourg, quand il y a peu de toiles, mais là c'était vraiment une belle expo. J'y ai découvert des peintres inconnus au bataillon (dois-je en avoir honte ?), au milieu de Kandinsky : Jawlenski; Franz Marc; Nolde (que je connaissais et que j'aime décidément beaucoup); Münter; Kirchner; Macke; Schmidt-Rottluff... Mais mon coup de coeur -et celui de Flûtine aussi- a été pour Marianne von Werefkin.

werefkin par jawlensky

Voilà pour les présentations : son portrait a été réalisé par son compagnon, Jawlenski, en 1906.

Son univers fantasmagorique, sombre et coloré, les personnages dignes de contes merveilleux, les montagnes envahissantes, les chemins tracés : tout cela m'a attiré. J'étais ravie de m'éduquer le regard encore autrement, de m'obliger à voir des toiles abstraites (cela me pose souvent problème : je n'ai pas d'émotion face à ce type de peinture) et d'aller voir une exposition qui n'avait pas toutes mes faveurs a priori. J'avais réservé suite à une opération de promotion à la Keufna : une place achetée, une offerte. Sinon, c'est plutôt cher, comme partout : environ 11€. Là, 12€ à deux, ça me plait ! Et il n'y avait pas grand monde, quel plaisir...

Vivement la prochaine sortie : je suis ravie de vous parler d'autre chose que du lycée, de l'agreg, et/ou de ma fatigue attenante.

werefkin écoliers

 

Posté par virgibri à 22:04 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

30 novembre 2011

Et c'est le temps qui court...

Je n'ai pas forcément le sensation de courir, mais force est de constater que le temps file, que je m'active, et que je ne passe pas beaucoup de temps derrière l'écran, sauf pour travailler...

Encore hier soir, j'ai improvisé, très inspirée, une présentation musicale en complément du cours sur le théâtre. Ce matin, les élèves ont donc entendu pour la première fois Juliette et les Rita Mitsouko. J'étais contente de moi, mais cela m'a pris une partie de la soirée. Ils ont aussi visionné la pièce de Sarraute, Pour un oui ou pour un non, avec Dussolier et Trintignant. Je n'ai peur de rien, vous voyez...

Sinon, je suis encore malade, et cela commence à m'agacer : je suis un roc, que diable ! Un roc qui tousse et a la voix fragile...

A part ça, Flûtine est repartie aujourd'hui, et après quasiment deux mois de vie commune, ça fait tout drôle... Heureusement, elle va revenir vite.
Nous sommes allées dimanche voir l'exposition Fra angelico au musée Jacquemart-André. J'avais pris des billets coupe-file, mais cela n'a pas suffi : il y avait vraiment trop de monde, et faire la queue devant chaque tableau empêche de s'y plonger. Moi qui adore la grâce des peintures de Fra Angelico, je n'en ai pas retenu grand-chose, hélas. D'autant plus qu'il y avait énormément de toiles... d'autres peintres. Je me doutais de cette astuce, pourtant je trouve toujours malhonnête de ne pas l'annoncer clairement (surtout avec des entrées à 10,50€ en promotion à la Keufna...).

Uccello st georges dragon

Uccelo, Saint Georges et le dragon

J'ai maintenant très très envie de voir  l'expo du musée d'Orsay sur Wilde et les pré-raphaëlites. Vivement les vacances...

Posté par virgibri à 14:36 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

15 juillet 2011

"Les promesses d'un visage" (Baudelaire)

Irma_Brunner_Manet

J'ai vu l'exposition Manet à Orsay aujourd'hui. Outre les toiles les plus célèbres, qui ont été simplement déplacées des autres salles du musée, mais qui me donnent toujours le sourire (en particulier "Le balcon" sur lequel j'avais travaillé il y a quelques années), j'ai (re)découvert certaines autres peintures, venues surtout des Etats-Unis.

J'ignorais aussi que Manet avait eu une période "religieuse", qui n'a pas duré longtemps (cf. "Le Christ mort et les anges").

manet-edouard-jeune-femme-blonde-aux-yeux-bleus

Mais surtout, surtout, je suis tombée amoureuse de deux pastels, installés côte-à-côte : le "Portrait d'Irma Brunner" (le plus connu) et "Jeune femme blonde aux yeux bleus". Je les ai  achetés en carte postale pour les regarder encore, même si leurs couleurs d'origine sont atténuées sur la reproduction. Elles sont superbes. Je me disais qu'avec leurs défauts, toutes les femmes peintes par Manet étaient vraiment belles. Sans compter Berthe Morisot, que j'aurais pu, je crois, aimer. Elle est fascinante (et l'une de ses toiles, "Eté", l'est tout autant).

Dans cette même salle, il y avait aussi "Liseuse" et "Chez la modiste", qui m'ont touchée. Ou encore "L'amazone". Que des portraits de femme, je sais...

J'ai aussi été surprise, en regardant différents dessins préparatoires à "Olympia" (et spécialement une sanguine), de constater que je rentrais terriblement dans l'esthétique de l'époque. Pour la première fois, suite à mon régime, je me suis dit que ce type de corps pouvait être beau, vraiment. Désirable.

Et puis les dessins à la plume de Baudelaire m'émeuvent toujours autant.

J'ai aussi découvert, après l'expo, de récentes acquisitions du musée : cinq toiles de Bouguereau. C'est surprenant et très beau.

Tout cela en écoutant du Benjamin Biolay, par choix : casque sur les oreilles, souriant souvent. Je serai pleine de ces images, en marchant.

Posté par virgibri à 17:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

03 janvier 2011

Grumpy mais pas que

Vous savez quoi ? Je pense que je somatise vraiment. Vraiment.

Le départ de Flûtine me parait inconcevable, et la rentrée aussi. Me dire que demain, je retrouve mes secondes, et le rythme du lycée... Puis tout s'enchainera jusqu'à l'agreg, sans Flûtine à mes côtés. Trois semaines intenses en perspective, donc.
Du coup, entre une heure et trois heures du matin, je me suis réveillée de multiples fois, et à 6h30, sursaut : dois-je me lever ? Non, je ne reprends que demain... Ouf. Mon rhume ne passe pas, non plus, et vire à la toux (pas envie de parler et donc de faire cours ?).

Cependant, malgré ma ronchonnade matinale, je dois reconnaître que mes journées sont toujours aussi délicieuses : hier, j'ai emmené Flûtine dans un petit théâtre de la rue Mouffetard, voir une adaptation de l'opéra de Purcell, Didon et Enée. Pour être honnête, ce n'était pas une réussite car la mise en scène était bien trop chargée et démonstrative, mais le chant était bon (ce que l'on a tendance à oublier quand il y a trop de "signes" sur scène).

bleu_Kieslowski

Ensuite, nous avons pris un pot dans le café où une scène du film de Kieslowski, Bleu, a été tournée. C'était pour l'anecdote, car le café était plutôt une arnaque. Ensuite, balade dans le quartier, en passant par la rue du pot de fer, la place de la contre escarpe, celle du Panthéon, l'église du mont (magnifique), la rue Soufflot, le Collège de France, et retour à la maison en scooter.

Ces moments-là me paraissent hors du temps.

france_1500affiche_expo_

Sinon, pour répondre à une question judicieuse dans les commentaires du blog, les deux expositions du Grand Palais étaient très belles. Celle sur la période de 1500 classait des chefs d'oeuvre par région (sculpture, peinture, enluminure...) et montrait bien le mécénat de l'époque, ainsi que la finesse des artistes. Certes, on côtoie seulement du beau monde et on ne peut se dire que toute la France était dans ce mouvement. Mais pour mon programme d'agreg, j'ai trouvé cela judicieux puisque Charles d'Orléans en fait partie...

Quant à Monet, la luminosité de ses toiles me fascine toujours. Ce que j'ai regretté, c'est que de nombreuses peintures avaient été empruntées au musée d'Orsay (qui doit être vide !). Je me suis donc concentrée sur les oeuvres du monde entier, que je n'avais jamais vues. Les autres, je les retrouverai à Paris, quand je le désirerai.

Voilà pour ce petit bilan ! Je vais maintenant m'atteler à mes copies, ô joie...

Posté par virgibri à 10:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,