01 décembre 2009
No comment
22 juin 2009
Profixe
Le 22 juin 2009 ne sera pas le jour historique où le pléniprésident a fait joujou devant le Congrès.
Le 22 juin 2009, c'est la date à laquelle j'aurais eu ma mutation, après une immense frayeur devant un mail daté d'hier qui me disait que je restais TZR. Mais non : le SIAM en a décidé autrement aujourd'hui.
JE VAIS TRAVAILLER EN LYCEE JUSTE A COTE DE CHEZ MOI !!!!!
24 avril 2009
NY 14 : 1500ème entrée !
Oui, vous avez bien lu : je vais rédiger ma mille cinq centième entrée à New-YorkNew-York ! Je vais tenter de la faire assez longue, quitte à y revenir plus tard dans la soirée pour en faire une digne de ce nom.
Alors, ma dernière vraie journée dans la grosse pomme... C'était une journée ensoleillée, douce, idéale pour la balade sans but précis que de trouver un sac. J'avais envie d'un sac. J'en ai deux. Hé hé !
J'ai passé ma journée dans les boutiques les plus sympa de la ville. J'ai pris plusieurs fois le métro, dans lequel j'ai rencontré une Américaine très communicative qui avait dans son sac un... chaton de six semaines ! Elle parlait français mais nous avons causé en anglais : elle me croyait Allemande ou Hollandaise car je n'ai pas l'accent français. Mouarf. Elle m'a dit qu'avec son mari français, ils pensaient vivre un jour à Paris car il y a une élégance inhérente aux choses et aux gens là-bas... Mouais. Faut dire que ça dépend où et avec qui, mais bon.
J'ai enfin visité St Paul's Chapel, cette église dans laquelle les secouristes se réfugiaient et trouvaient du repos, de l'aide lors du 11 septembre. Je pensais trouver ça un peu limite et larmoyant, mais il est certain que l'on ressent une assez forte émotion malgré les années qui ont passées... Ce qui m'étonne, c'est que l'église fût restée intacte alors qu'elle était juste devant les tours... Remarquez l'obligeance des responsables de la chapelle :
A part ça, je me suis enfin trouvé un tumbler tout petit et mignon. Un tumbler, vous savez tous ce que c'est sans en connaître le nom pour certains : ce sont ces "tasses" assez hautes, qui contiennent du café et peuvent se transporter aisément. On y boit par une fente sans se brûler. Le mien est dans les verts, avec des aspects changeants pour faire s'envoler des papillons...
Sinon, j'ai mangé mon premier et dernier hot-dog : simplissime mais délicieux. Et j'ai goûté un pretzel cannelle-sucrecannelle-sucre à s'en lécher les doigts de gourmandise ! Pour finir ma journée, j'ai acheté des donuts frais pour nous trois et un smoothie à la fraise au nom génial : strawberrystrawberry coolita.
Je poursuivrai mon entrée dans la soirée... A tout à l'heure !
Edit de 20h, heure locale : un nouvel et dernier album a vu le jour car j'ai retrouvé des photos du 22 (dans Chelsea sous la pluie) et il y a celles d'aujourd'hui. Là, j'attends Kim et Juan pour les inviter à dîner.
Ajout de 23h : j'ai pris en photo mon tumbler et je vais poursuivre mon entrée... Suivez la ligne !
Durant ces deux semaines, je me suis fait différentes remarques toutes plus intéressantes les une s que les autres, que j'ai notées au fur et à mesure de mes pérégrinations. Je vous en fais part maintenant. Elles concernent surtout la vie quotidienne, les us et les habitudes, quoi. C'est parti !
- Les poussettes de marché sont utilisées pour aller à la laverie automatique plutôt que pour faire les courses. J'ai même trouvé dans la rue deux chaussettes et une petite culotte perdues...
- La mode des chaussures hommes est au bout carré. Celle des lunettes de soleil femmes aux montures seventies, larges et recouvrantes mais aux verres plutôt fumés.
- Les CD sont plus chers qu'en France, malgré le cours du dollar et celui de l'euro.
- Les habitants boivent du café au litre, en marchant, an allant au travail, dans le métro, partout. Ils utilisent pour cela un tumbler (cf. plus haut). Le café n'est pas forcément excellent.
- Toujours à propos de caféine, ils sont aussi friands de l'ice coffee ou du café frappé. Même Starbucks fournit les supermarchés de petites bouteilles de ces boissons.
- Et pour finir à propos des tumblers, il y a sur les poussettes des enfants un emplacement pour eux ! On peut donc balader bébé tout en buvant son café... Un porte tumbler, fallait y penser, quand même.
- Le café se boit surtout avec du lait et sucré, rarement noir.
- La question rhétorique la plus récurrente que l'on m'ait posé : You've got an health care, yeah ? L'angoisse d'être malade est latente, et aucune protection sociale n'est possible pour certains Américains. Par exemple, jusqu'à aujourd'hui, Kim n'en avait pas : il faut compter 1000$ par mois (non non, aucune erreur de frappe dans la nombre de zéros alignés) pour avoir une protection correcte... De quoi se plaint-on, mmm ?
- Par défaut, il y a d'énormes "pharmacies" ou drogueries en libre-service, comme des supermarchés de médicaments plus ou moins crédibles.
- Les PV sont donnés aux automobilistes de façon ultra efficace et rapide : par un simple scan sur le pare-brise. Il y a une sorte d'étiquette d'identification sur chaque voiture. Le policier bippe avec un appareil et hop, tu es dans la machine ! Souris...
- Toujours sur les PV cette fois-ci dans le métro. Trois flics en civil ont amendé un jeune loulou qui avait dû passer sans ticket. L'un des policiers avait même un Ipod sur les oreilles pour faire plus crédible. Le loulou a été alpagué une fois sur le quai, en douceur, encadré par les trois messieurs en civil. Sa CI relevée, enregistrée sur une machine discrète, et hop ! Souris, loulou...
- Dans le métro, il y a des cabines téléphoniques sur les quais. une aberration quand on découvre le bruit que fait le train en arrivant...
- La crotte de chien non ramassée coûte 100$. Ça fait cher le caca. Je ne sais pas combien c'est, chez nous.
- Il y a des magasins entiers de produits énergisants, brûleurs de graisse, et tout le tralala.
- J'ai vu plus de femmes obèses que d'hommes. Beaucoup d'entre elles avaient un petit ami tout ce qu'il a de plus mince.
- Les vendeurs de cacahouètes grillées ont un nom que j'aime bien : "Nut 4 nuts".
- Les toilettes dans les lieux publics ont des interstices sur les côtés qui sont assez gênants...
- Les new-yorkais portent le costume ou un tailleur jupe et... des baskets. Ils changent de chaussures une fois arrivés au bureau. NY est la ville où l'on marche.
- Au Mc Do, que l'on mange sur place ou à emporter, on n'a pas de plateau et on est servi dans des sacs en papier.
- J'ai vu une caricature du rappeur américain (baggies, baskets, casquette, chaînes en or, etc) sortir de son sac pourri un portable Toshiba dernier cri. Il a écouté sa musique à fond et a utilisé son ordi pendant le trajet. En sortant j'ai vu ce qu'il faisait : il jouait aux échecs. Ne jamais se fier aux apparences, surtout ici.
- Les sodas se vendent dans les supermarchés en bouteille de 2 ou 3 litres, pas en-deça.
- Les téléphones majoritaires sont l'Iphone et des Palm (Blackberry, etc). Rien à voir avec chez nous. Ici, on répond à ses mails pendant le trajet en métro.
- Une petite fille portait un fin ruban dans les cheveux, sur lequel il y avait écrit : "I love Jesus".
- Les pare-chocs sont protégés par des mousses amovibles noires. Pas idiot, ça.
- Les portions dans les restaurants sont environ 1,5 fois plus grosses qu'en France. Vraisemblablement, on ne mange pas beaucoup plus gras/sucré qu'ailleurs, mais on mangerait plus.
- La question de politesse que l'on nous pose dans chaque magasin est : "How are you doing ?"
- Tous les trottoirs et la quasi totalité des stations de métro sont adaptés aux fauteuils roulants. Sacré leçon pour nous, hein ?
Voilà, j'ai fait le tour de ce que je voulais dire en fin de séjour. Rien n'est faux, rien n'est vrai : c'est un relevé totalement subjectif de mon voyage. Mais cela peut encore affiner peut-être votre perception de NY à travers mes propres yeux.
Demain matin, je ferai ma valise. Départ pour l'aéroport vers 13h30. Décollage à 16h30. Escale au Canada. Puis voyage de nuit vers la France... J'ai beaucoup de mal à imaginer que lundi, je ferai cours, avec le jet-lag dans les pattes...
NY 13
Il a fait fort frisquet aujourd'hui, mais relativement beau. Ce qui glace, ici, c'est le vent. Et les changements de température sont brusques. Je trouve que je m'en sors plutôt bien : sans un rhume, ni angine, ni mal de gorge. J'ai juste eu mes fonds migraineux au début du séjour.
Alors, today, j'ai arpenté tout d'abord Broadway street car il y a de nombreuses boutiques. Je cherchais entre autres des t-shirts sympa (mais ils valent 20 à 30$ pièce). J'en ai acheté en promo, issus de chez Disney (bouh, c'est mal) : 20$ les trois. Ensuite, j'ai cherché une boutique qui m'intriguait : Yellow rat bastard. Boutique branchouille, avec pleinnnnn de trucs dedans mais je suis ressortie sans rien. Z'étaient pas aimables, ce qui est presque une première depuis que je suis arrivée. En remontant toujours Broadway (rien que de l'écrire, je trouve ça génial !), je suis tombée sur une boutique asiatique pas trop chère et jolie dans laquelle j'ai acheté de menus cadeaux.
J'ai voulu rejoindre Lafayette street, et j'ai pris le métro afin d'aller là-bas via Union square. Ensuite, je me suis délicieusement perdue dans les rues de l'East upper side, entre la 1rst et la 4th avenues. Il y avait des tags, des tatoueurs, des punks... J'ai adoré !
J'ai enfin remonté Lafayette Street pour arriver sur le métro et aller jusqu'à la 34th pour acheter des souvenirs. Ceux-ci étant décevant, je suis repartie pour Times square. J'ai arpenté à nouveau ces immenses avenues bondées. Je suis entrée dans le Hard rock café pour faire un arrêt syndical et cela m'a permis de voir plusieurs guitares, dont celles de deux Beatles.
J'ai retrouvé la boutique de souvenirs que j'aimais bien, j'y ai acheté des cadeaux pour mes amies (aucun homme donc pas de masculin pluriel...) et j'ai tâché de penser un peu à moi aussi...
Enfin, retour à l'appartement. Au fait, écouter Bowie, Ella Fitzgerald, les Eagles ou Barbara dans les rues de New-York, c'est génial. J'adore mon nouvel Ipod !
Pour demain, j'ai un problème : je me suis vu un sac à dos Jansport qui me plaît bien mais j'hésite à l'acheter. Et autre gros souci : je n'ai toujours pas mangé de hot-dog (à cause de cette absence de faim au quotidien ici) ni de cheesecake.
Sinon, Kim et moi avons confirmé mon vol pour samedi 16h30...
Edit de 20h15 heure locale : de nouvelles photos sont dans l'album n°2 !
23 avril 2009
NY 12
Chers tous,
vous allez être déçus : il n'y aura pas de photos des dits burgers. C'était sympa mais pas transcendant. En revanche, avant, je suis passée sur Times Square de nuit et c'est magique !
J'espère que les photos prises seront réussies. Je les posterai ce soir seulement. Là il est 9h35, et je vais partir par une belle et fraîche matinée ensoleillée pour faire du shopping. Petits souvenirs, derniers achats tentation.
Bonne fin de journée !
Miss America
Edit de 18h25 heure locale : voici un panneau qui se trouvait dans les wc d'Island burger et que j'ai bien aimé !
22 avril 2009
NY 11
Je suis rentrée tôt, aujourd'hui. C'est ma première journée "décevante" :
je voulais arpenter le quartier gay (Chelsea) mais j'ai tourné en rond,
sans retrouver les rues ni les boutiques que nous avions croisées lors de l'excursion de dimanche.
En plus de ça, il a plu et j'ai des ampoules aux pieds.
Malgré tout, j'ai vu le célèbre bar Stonewall (pour ceux qui
l'ignorent, c'est à cause d'une descente de la police dans ce bar gay
qu'a existé la première Gay Pride) ainsi que le Chelsea Hotel qui a abrité des
célébrités (200$ la chambre de nos jours, quand même) et les rescapés du Titanic, par exemple.
J'ai fini par aller sur le Village, plus gay que Chelsea par moment, et j'ai souri en voyant des boutiques de godes et sex toys très chics. J'ai donc arpenté, en gros, la 23rd street entre la 6th et la 8th avenues.
Je pense rechercher demain vraiment, un peu plus sous le soleil, les endroits qui m'avaient tapé dans l'oeil dimanche.
Sinon, pause de trois heures avant de repartir vers Times Square pour découvrir avec Kim un restau de hamburgers connu pour ses 30 variétés de sandwiches ! C'est le Island Burger and Milshakes dans Hell's Kitchen (quartier de restaurants connu)...
Si j'en ai le courage, je vous mets quelques photos supplémentaires en ligne... Mais là, envie d'une sieste...
NY 10
Petit coup de calgon ce soir, sans doute le mal du pays, malgré tout... Je pensais trouver pléthore de commentaires suite à mes deux entrées, mais cela s'est réduit à une peau de chagrin. Tout le monde est en vacances, of course.
Donc l'entrée de ce soir sera plus légère.
Je suis allée au Met ce matin. Le musée est dans les beaux quartiers de l'Upper East Side (les immeubles avec des gardiens en costume, tout ça), pas tout près du métro de la 86th. Enfin, je dis ça sans doute parce que mes jambes tirent un peu. Le musée en lui-même est assez beau. Pour l'entrée, on donne ce que l'on veut, et en échange, on arbore une sorte de pin's à la couleur du jour (vert today) pour prouver que l'on a payé. On recommande à l'entrée 20$, mais je ne pouvais pas, honnêtement.
Je ne peux pas dire que j'aie "fait" le Met car, tout comme le Louvre, il faudrait plus d'un an pour le parcourir... Je me suis concentrée sur les peintures européennes, de la Renaissance au XXème siècle. Et c'est déjà pas mal : environ trois heures sont nécessaires au minimum pour les voir.
Cette fois-ci, j'avais prévu le coup et j'étais partie sans sac à dos -et donc sans mon boîtier Nikon. Je n'avais "que" le numérique de poche Fuji. Vous verrez dans l'album que la qualité s'en ressent pas mal pour prendre des toiles en photo.
J'ai redécouvert Courbet, et Vuillard m'intéresse décidément beaucoup. Renoir, quand j'avais environ douze ans, me plaisait. Aujourd'hui, je le regarde sans déplaisir mais il ne correspond plus à ce que j'attends sans doute. Cependant, sur une toile de bord de mer, j'avais l'impression d'entendre le roulis de l'eau et les mouettes qui chantent...
J'ai revu la merveilleuse et incroyable odalisque grise d'Ingres, qui m'avait fascinée à l'expo Picasso du Grand Palais (cf décembre 2008). Mais mon plus cadeau ce matin a été de retrouver pour la deuxième fois LA toile qui me fait vibrer, qui m'émeut à un point que je ne pouvais imaginer avant de la découvrir une première fois à Paris. Et je la recroise ici... En deux jours, j'ai failli pleurer deux fois...
J'en avais parlé antérieurement lors d'une expo Vollard que j'avais faite (cf. 14 septembre 2007). Et là, la photo est de moi.
Je crois que mon coup de blues a pour origine ces tournesols : j'étais nouée et émerveillée à la fois. Je ne peux pas vraiment m'expliquer ce tour de force qu'accomplit Van Gogh. Alors je vais créer un album pour le Met, et m'arrêter là, je crois...
Edit de 20h50 heure locale : le nouvel album est prêt, concernant le Met.
21 avril 2009
NY cadeaux pour vous
Bande de petits veinards ! Je me dis que je vous gâte trop : deux entrées sur le blog et vous avez un nouvel album qui vous attend, avec des merveilles artistiques. Mon choix a été évidemment subjectif, et vous n'avez pas les noms des peintres... Au besoin, demandez-les moi en indiquant le numéro de la photo : j'ai pris les notices des plus difficiles d'entre eux pour mémoire en photo. Mais j'avoue avec une certaine fierté bien les reconnaître "instinctivement".
Méfiez-vous aussi des couleurs : mon boîtier a tendance à les intensifier.
Et puis j'ai complété l'album n°2, car, malgré la pluie, je continue à mitrailler...
NY 9
Avant toute chose : j'ai mon Ipod rouge ! Il est en train de se charger et a été synchronisé. Je suis très contente de cet achat.
Ma journée aurait dû se dérouler dans le quartier de Chelsea (le quartier gay) mais la météo en a décidé autrement : pluie, vent et température basse m'ont expédiée tout droit vers le Moma.
Arrivée 30mn avant l'ouverture (assez tardive : 10h30), j'ai fait la queue pour acheter un billet à 20$. Ce n'est pas donné mais au Met (que je compte faire demain) on donne ce que l'on veut. Et les toiles valent bien ce prix. Une fois qu'on a passé la caisse, si on a, comme moi, le malheur de se balader avec un sac à dos, on doit refaire la queue pour tout déposer au vestiaire, c'est obligatoire. Mais on doit garder tout ce qui est précieux sur soi... Petit détail mignon : dans leur traduction, ils ont mis "garderobe" (sic) au lieu de "vestiaire".
J'ai donc pu pénétrer vraiment dans le musée vers 11h20. Les audioguides sont gratuits mais... sur présentation d'une pièce d'identité... qui était dans mon sac à dos, évidemment. Direction le 4ème étage.
Le bonheur est là; je souris bêtement devant tant de merveilles. On peut prendre des photos sans flash; je me régale. Je me demande même si je ne vais pas créer un album rien que pour ça sur le blog. Anyway...
Malheureusement, je suis cernée par des Français plus abrutis les uns que les autres. Florilège de ce que j'ai entendu... Accrochez vos ceintures !
* Je kiffe les femmes à poil ! (référence à Matisse et Picasso...)
* C'est de l'art ?
* Tu ne vas pas prendre ça en photo ! (le "ça" étant les Nymphéas de Monet)
* J'en fais autant avec un tube de gouache.
* Tu crois que c'est des vrais tableaux ou des copies ?
* T'énerve pas, mimi, laisse tomber ! Tu me prends en photo devant Elvis Presley ?
Bêtement, à un moment donné, je n'ai pu me retenir et j'ai dit à une Française qu'il fallait remettre les oeuvres dans un contexte et une époque. Que ces toiles, en 1950, c'était la révolution. Sa réponse :
_ Je ne veux pas philosopher sur les toiles, pourtant j'aime bien la symétrie de celle-ci, tout ça ! Mais réfléchir, non ! Je suis dans le sentiment. Ah, vous êtes prof ? Evidemment, c'est bien une façon de penser propre aux profs de philosopher sur les tableaux. Les artistes, croyez-moi, ils rigolent bien quand on essaye d'expliquer leurs toiles. Souvent, ils font ça "comme ça". Et si on commence à vouloir les interpréter, ben on est élitiste. Je ne veux pas philosopher, vous voyez.
Au bout d'un moment, je l'ai laissée causer : on a fait semblant d'être d'accord sur le plaisir premier, presque instinctif que l'on peut avoir sans le savoir. Et puis j'ai juste fini sur : "Qu'est-ce qui est beau ? On est en droit d'y réfléchir..."
J'ai eu un véritable coup de coeur pour Severini, que je ne connaissais pas (shame on me). Klimt m'a encore émerveillée. Mais mon plus grand choc a été Chirico : j'ai failli pleurer devant un tableau qui, pour moi, EST la Nadja de Breton. Je suis même retournée le voir avant de partir. il s'agit de La chanson de l'amour (1914). Un Vuillard rouge et vertical m'a conquise, un montage de Breton m'a renversée avant même que j'en connaisse l'artiste (et je souris encore bêtement !), Hopper est magnifique, Pollock est surprenant, Giacometti toujours aussi époustouflant... J'ai été moins sensible à l'art moderne récent mais je m'y intéresse plus qu'avant, c'est certain.
En redescendant, je suis passée par la boutique du musée. J'y ai achetée trois cartes postales (dont une de Chirico pour Sandy), trois badges soldés, et cinq cahiers japonais au format et papier idéaux. Rien de faramineux.
Ensuite, j'ai foncé à la boutique de bottes en plastique sous des trombes d'eau. J'en ai acheté une paire noire, arrivant à mi mollet, à la doublure rose pour 26$. Direction l'Apple store sur la 5th, toujours trempée, pour m'offrir mon beau cadeau. Petit bémol : j'avais oublié les taxes. Il me revient à 161$, ce qui fait environ 30€ de gagnés. Et puis j'aurai la joie de me dire que je l'ai acheté à New-York !
Après ça, il était quand même presque quinze heures, et j'ai cherché un Mc Do (solution de facilité pour me sécher) en passant faire un tour au Disney Store et dans un immense magasin de jouets pour le fun. Ensuite, direction le Virgin d'Union square pour voir s'ils vendaient des écouteurs JVC rouges. Le chemin en métro n'était pas pratique. Finalement, peu de choix d'écouteurs mais j'ai pris un best of de Donna Summer et un cabas extra Wonder woman. Retour à la maison sous la pluie (là, c'est le déluge).
Pour finir, j'ai oublié de vous dire que lors de ma randonnée de dimanche, j'ai quand même vu l'Apollo theatre, Strawberry fields, et l'avenue Duke Ellington. Et je ne sais plus quand, le repère des Hells Angels ! Yeah !
C'est beau, l'Amérique, finalement.
19 avril 2009
NY 7 : incredible trip
Je sais que vous êtes impatients de lire mes dernières aventures mais voilà le tableau : levée hier à 7h30, rentrée à 1h30; 21 km parcourus (et non 8 comme j'avais compris !); les pieds ensanglantés; un coup de soleil sur l'épaule; levée il y a une heure; rien à manger pour le petit-déj...
Je vais prendre ma douche et je reviens développer tout cela as soon as possible !
Bon alors, pendant que Kim et Juan sont chez mon amikea (si si, il y en a aussi à NY !), je vais tenter de résumer la journée d'hier.
Donc lever à 7h30, pas de petit-déj (youhou), je trouve à côté de l'évier un cafard sur le dos, mort. On file prendre normalement le métro, mais finalement on fait une station à pied pour rejoindre un arrêt de bus. Impatients et de crainte d'être en retard, Kim et Juan décident que nous allons prendre un taxi pour nous rendre à la station de métro d'une autre ligne, assez éloignée. Prix de la course : 20$ avec le tip.
Nous enchaînons donc avec la ligne 1 pour aller jusqu'à l'extrême pointe nord de Manhattan, sur la 215th, dans Harlem. Et là, nous attendons les autres... plus de trente minutes. Un petit groupe de sept personnes se forme. Ensuite, le périple commence... Et ma douleur.
Car, tenez-vous bien, nous avons descendu presque... 300 rues ! 21 km. Le tout en 9 heures.
Harlem, Trebeca, Soho, Chelsea et tant d'autres lieux ont été traversés que je n'en ai qu'un souvenir confus. Nous nous sommes arrêtés pour prendre un brunch dans le quartier dominicain, puis une bière (enfin un soda pour moi, petite joueuse). Les gens sont fort sympathiques et causent facilement. Faut dire que dans notre groupe, il n'y avait que deux Américains pure souche. Pour le reste, Espagnols, Néo-Zélandais, Mexicain, Française, Italienne... Tous des amis de Kim et surtout de Juan.
Vers 17h, les deux Espagnols nous quittent pour nous préparer le repas des guerriers le soir. Le groupe se modifie, tourne, change mais reste compact.
Nous poursuivons en passant par Chelsea, le quartier gay et branché (dans lequel je compte retourner seule), nous croisons Christopher Street (rue dans laquelle se trouve le fameux bar à l'origine de la gay pride), Trebeca, Wall Street puis l'extrême pointe de Manhattan où j'étais avant hier : vue sur l'océan et la Statue de la Liberté. Le soleil se couche, c'est splendide. Photo souvenir pour fêter notre victoire ("We did it !").
Retour en métro sur Trebeca pour rejoindre l'appartement de Benjamin, situé dans un ancien entrepôt réaménagé. Au programme : parmesan, brie, bières, vins (un Sauvignon de Nouvelle-Zélande, du Rioja espagnol...), tapas, tortillas, gâteaux au chocolat...
J'admire l'intérieur épuré et artistique de l'appartement et me régale de tortilla. Les autres boivent beaucoup et dansent. Trois d'entre eux dans la journée m'ont félicitée pour mon anglais. Cela me flatte, même si j'ai peine à le croire.
Mes jambes sont très raides et mes pieds douloureux. Je découvrirais une fois dans ma chambre, à 1h30, qu'ils ont saigné...
Je finis là mon entrée, et vais remettre de nouvelles photos en ligne.... Bone soirée à tous !
































