21 février 2014

Aux abonnés absents

J'aurais dû retrouver un semblant de vie sociale cette semaine, voir deux ou trois amies, et visiter l'exposition sur les objets surréalistes à Pompidou (j'avais déjà mon ticket, valable une journée seulement, sinon ce n'est pas drôle).

J'aurais dû corriger mes copies de seconde, lire Sarraute à nouveau et entamer la préparation des oraux du bac blanc, pour le retour des vacances.

J'aurais dû.

Mais, comme m'a dit mon médecin mercredi, à la moindre faiblesse, après six mois d'efforts, le corps se relâche et attrape ce qui traîne. Et bing, gastro-entérite ! Je suis léthargique depuis, d'une mollesse agaçante pour moi qui déteste les gens mous (je n'ai pas dit lents). Je suis incapable de bosser.

D'après Cally, me voici comme une poupée chiffon sans défense.

Alors au lieu de vous parler sur un ton docte de surréalisme, je viens geindre un peu ici. Je crois qu'une fois que l'agreg sera vraiment loin, je changerai sans doute "d'air blogguesque". En tout cas, il sera temps de faire un ménage de printemps, qu'elle que soit la saison.

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30 janvier 2014

La vie des lettres et la vraie vie

La première étape est passée, ouf ! J'ai rempli mon contrat : deux copies terminées, sans honte et sans regrets (mais avec plein de doutes, évidemment).

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En didactique, le pire est arrivé : la poésie engagée, du XVIème au XXème (Du Bellay, D'Aubigné, Hugo, Aragon). J'ai souri de tant de difficultés, et j'ai attaqué vaillamment les textes. En dissertation sur auteurs, je redoutais Eluard, extrêmement glissant. Nous avons eu la marquise de Sévigné. J'ai souri, parce qu'au final, je l'aime bien cette vieille peau démesurée. C'est cette épreuve qui me taraude un peu : j'ai rendu deux copies doubles seulement, alors que mon plan me semble pas mal, que j'ai inséré trente citations et que j'ai tenté de tout expliciter (mon défaut est d'être trop synthétique). Je ne sais si cela pourrait me pénaliser fortement.

En tout cas, le sort en est jeté. Il faudra attendre mi mars au moins pour savoir ce que mes productions ont donné. D'ici-là, et dès samedi, je retourne en cours à la fac.

Pour l'instant, la pression n'est pas encore retombée, et la vraie fatigue se fait attendre. Je me suis sentie comme électrique sur mon tréteau d'artiste devant les secondes, à 8h ce matin. Et malgré une sortie scolaire au théâtre déprimante cet après-midi, je suis encore debout. Je crains la chute... Si chute il y a.

Mais je relativise énormément, en regard de ce que quelqu'un que j'aime beaucoup vit depuis la semaine dernière : une (très ?) mauvaise nouvelle côté santé. Punaise, la vraie vie fait mal, aussi.

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07 décembre 2013

Cric crac croc

Après une semaine à ressembler à Robocop, mon ostéopathe a remis le puzzle en place.
Dorsales, diaphragme, cervicales, vertèbres et bassin remis en place. Ça devrait aller mieux...
À part ça, le corps parle à peine.

 

robocop-2013

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22 février 2013

Allô, Holga ? C'est Gola !

Certes, il fera froid et il va neiger. Certes, je suis encore bien malade et Cally commence à l'être. Mais qu'importe : nous irons, en rampant s'il le faut, profiter de notre week-end prévu depuis deux semaines. A nous le magnifique hôtel dans une ancienne abbaye (je ne suis pas habituée à un tel faste !), à nous la gastronomie !

D'ici-là, je vais me reposer car mon air de poisson pas frais a du mal à se faire oublier. Il va falloir aussi que je travaille quelque peu, car au retour lundi, je doute d'être extrêmement motivée pour m'y mettre, alors que la masse de corvées au lycée s'est accumulée...

Hier, j'ai dû rater le troisième conseil de classe de ma carrière. Je m'en voulais de laisser Hype se débrouiller seule, mais d'un autre côté, je dormais debout en toussant. J'aurais été d'une aide très modeste, je crois.

 

holga120gcfn-camera

Sinon, j'ai fait un petit cadeau à Cally dont je suis assez fière : elle voulait un appareil photo argentique moyen format de type Holga, et n'en avait jamais trouvé. Moi, si. J'ai même eu le choix de la couleur, et elle a maintenant le modèle "Holga 120 CFN Panda" (le tout blanc). Le principe est simple : il n'y a pas de mise au point et on peut superposer autant d'images que l'on veut sur la pellicule. Dans un autre genre, j'emporte ce we mon beau boîtier Nikon que je vais enfin inaugurer !

Ah et puis j'ai voulu changer mes Adidas Gazelle pleines de peinture (et trop associées à mon passé) : j'ai trouvé une paire de Gola noir et blanc à 30€ qui me vont à ravir. Un rien m'habille et me plaît, quoi. (Tiens, on dirait que j'ai moins de fièvre)

gola harrier

PS : impossible d'aller plus haut dans mes réflexions du jour car mon cerveau reste fort embrumé. Je lutte déjà pour ne pas me recoucher, là...

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20 février 2013

Fever

fièvre

Ayè, mon corps a décidé de lâcher prise : rdv chez le médecin ce matin, après une journée de mardi fiévreuse, tenue car je devais m'occuper des fiches d'orientation des secondes et que j'avais un conseil de classe... Mon abnégation est parfois totalement ridicule, je sais.

Cally est venue par surprise hier soir et s'est occupée de moi. J'ai encore du mal à accepter toutes ses marques d'attention continues, mais j'y parviendrai.

Je reviens sur le blog dès que je sais si j'ai une angine ou pas... A suivre...

Edit de 18h : ah ben non, c'est la grippe, finalement. J'ai pinaillé pour mon arrêt maladie mais mon médecin m'a dit que "toute personne "normale" serait déjà à l'arrêt"... Alors j'ai cédé. Sauf que demain j'ai mon conseil en tant que prof principale avec Hype. Je ne sais que faire.

En plus, j'ai apparemment partagé ma grippe avec Cally, ce qui fait mon désespoir : nous avons notre week-end en amoureuses de prévu, et nous ne pourrons pas en profiter au maximum si nous sommes toutes deux grippées... En attendant, je vais me shooter, dormir (trois heures cet aprèm, déjà), me gaver de vitamines et nous verrons ce qu'il en est samedi matin.

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05 décembre 2012

Zone de turbulences

Le blog que vous demandez est en pause actuellement.

Craquage sentimental et physique.

Merci de patienter.

En cas d'urgence, n'hésitez pas à laisser un message.

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14 novembre 2011

Crottins, orties et tutti quanti

Je n'ai pas disparu, non, non : après une semaine d'aphonie et d'épuisement, deux visites chez le médecin, une suspicion de coqueluche, de la cortizone, de la ventoline et des antibiotiques, ça commence à aller mieux...

Nous avons passé le week-end à la campagne, pour reprendre des forces, et là mon visage baigne dans un beau soleil matinal du Berry...

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Une fois de retour à Paris, je repasserai par ici, plus longuement, avec des photos.

Bon lundi à tous en attendant !

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07 novembre 2011

Cachetouffer : s'empêcher de tousser la nuit pour éviter de réveiller l'autre ou essayer de dormir.

Dans le genre un peu stupide par honnêteté, je demande Virgibri : à l'arrêt vendredi, aphone, et passant des nuits extrêmement courtes à cause de ma toux agressive, je suis quand même allée au lycée samedi matin pour surveiller un DST de français. En gros, si je n'y allais pas, personne ne pouvait me remplacer : nous avons perdu mille heures d'aides depuis la rentrée (mais comme le dit le gouvernement, tout va bien dans l'EN), alors on fait du colmatage, du rafistolage et de l'exploitation de profs. J'étais donc dans la salle des profs, presque transparente de pâleur, et je croise l'adjoint.

Il me serre la main et me demande par automatisme si ça va mieux. Je lui lance, pathétique avec ma voix de chèvre, que non, évidemment. Et là, j'ai droit à une phrase que je trouve complètement vide, creuse, déplacée et énervante : "Ben, ça ira mieux lundi !"

Sachant qu'il y a des collègues absents depuis un mois, qui ne préviennent ni les élèves ni l'administration, et que je viens surveiller quatre heures un samedi matin, cette phrase a eu le chic pour m'agacer. Même ma grand-mère un peu simplette aurait trouvé mieux.

J'ai manqué de m'étouffer en l'entendant, mais aussi en évitant de faire trop de bruit face aux 43 élèves (deux classes, sinon, c'était moins drôle) que j'avais à surveiller. Ensuite, je suis partie pour la fac. Samedi soir, j'étais rincée. J'ai tenté de dormir sur un fauteuil du salon pour ne pas trop déranger Flûtine dans son sommeil; la cortizone me tenait éveillée à 3h malgré la fatigue.

Allez, j'arrête de me plaindre, mais il y avait longtemps que je n'avais pas été malade : j'avais oublié.

le jour où nina

Sinon, j'avais promis que je vous parlerais de la pièce "Le jour où Nina Simone a cessé de chanter". N'allez pas croire que cela raconte la vie de la chanteuse, loin s'en faut : j'ai été la première surprise par le thème. En fait, il s'agit de la vie réelle, dure, pleine d'humanité et d'horreurs, d'une femme libanaise, chahutée par l'Histoire du Moyen-Orient. L'actrice est aussi l'auteur du texte d'origine, publié chez Actes sud. C'est au théâtre de l'Essaion, à Paris, et c'est à voir car plutôt déroutant. Si vous y allez, prévoyez un maillot de bain : il fait atrocement chaud dans ce lieu.

Ce soir, nous allons encore sortir, cette fois-ci au cinéma, mais dans un cadre particulier... Je vous raconterai.

04 novembre 2011

Casser la voix

micro

Ce matin, je suis allée au lycée pour éviter à mes secondes d'avoir permanence dès 8h. Je savais que je ne tiendrais pas la journée. Ils se sont installés, j'ai écrit au tableau : "Bonjour à tous". Etonnés, ils ont lu ensuite : "Je suis aphone". Et là, forcément, j'entends certains : "Ça veut dire quoi ?".

J'ai alors fait les mêmes gestes qu'un chef d'orchestre au début d'une oeuvre délicate (je m'en rends compte maintenant), et j'ai murmuré, très bas et doucement : "Je n'ai plus de voix. Je suis à mon maximum." Ils ont souri, pas par méchanceté, mais de l'originalité de la situation.

J'ai écrit les consignes de travail, suis passée dans les rangs pour les aider. Le silence était exceptionnel. De façon drôle, quand nous avons corrigé les exercices, les élèves répondaient très bas, par mimétisme. J'ai trouvé cela amusant.

A la fin de l'heure, je les ai libérés, et suis allée voir l'adjoint du proviseur. J'avais à peine ouvert la bouche, qu'il me libérait à son tour. J'ai laissé des consignes pour mes premières, et j'en ai collé deux pour ne pas laisser traîner cette décision qui date du jour des vacances, puis je suis enfin rentrée chez moi, avant de repartir chez le médecin.

Bilan rapide : j'ai une laryngite aigüe. Finalement, j'ai eu raison de m'arrêter aujourd'hui et de dormir cet après-midi. Demain, grosse journée : quatre heures de surveillance le matin, et trois heures de cours à la Fac l'après-midi.

J'avais oublié que ça troublait autant de "perdre" sa voix, du moins de ne pas la maîtriser.

A vous les studios !

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03 novembre 2011

S'empêcher de parler

Bon, ben voilà, on a repris. Sauf que ma première journée a débuté par un mal de gorge lancinant, et j'ai perdu progressivement ma voix sur la journée. Ce soir, ça fait couac dans ma gorge. Pas de rendez-vous possible chez le médecin. Pffff.

Je verrai demain ce qu'il en est, mais là ça fait mal.

Je devais travailler avec Asa sur une dissertation d'agreg, mais comme nous devions échanger des idées, et que je ne peux pas parler, cela annule la séance de travail.

Et puis Flûtine est repartie. Pas grave : elle revient trèèèèès vite.

Je trouve cette entrée d'une platitude infinie.

Désolée.

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