22 juillet 2018

Et si...

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Et si... Et si je revenais, juste aux origines ? Et si, et si... je reprenais ce blog, seulement en parlant de ma vie de prof ? Et si... Et si tout reommençait, en supprimant certaines catégories, trop personnelles ? Qu'en diriez-vous, gens de passage, fidèles de l'abonnée absente ?

Je suis sidérée que vous soyez environ mille chaque mois à venir ici, après trois ans de silence.

Dites-moi si ce serait une bonne idée...

 

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11 janvier 2013

Luxuriance de l'existence...

Pas d'inquiétude, je vais plutôt bien même si je suis incrédule...

Je suis là, à peu près :

La chevelure

Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !

La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.

J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève !
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :

Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur ;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.

Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse,
Infinis bercements du loisir embaumé !

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.

Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?

Charles Baudelaire

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06 mai 2009

News pepper

poivre_sichuan

Au quotidien, je suis plutôt facile à vivre : je m'adapte aisément à diverses situations, je suis généralement d'humeur égale (bon, faut pas trop m'en demander avant le petit-déjeuner, mais voilà tout), j'ai certes mes habitudes, mais on ne me connaît pas pour ma mauvaise humeur ou mon mauvais caractère. Sauf sur un ou deux points précis...

Ayant fort peu confiance en moi, je me tire une balle dans le pied dans de nombreux domaines : l'aspect physique, mes capacités intellectuelles, ma possibilité de réussir, de gagner, mes écrits... En amitié et en amour, aussi, j'ai du mal à comprendre ce que l'on me trouve, et j'en passe et des meilleures.

Et pourtant, de façon fortement contradictoire, je me sens plutôt sûre de moi niveau orthographe. C'est le minimum syndical quand on est prof de lettres, me direz-vous, mais non : les pires fautes, je les ai vues chez des camarades de prépa ou des collègues, et non chez les élèves (qui sont en train d'apprendre et qui sont fort "étourdis"). Ceci étant établi, je peux enfin dire que je suis extrêmement susceptible dès que l'on me fait remarquer une erreur dans mes productions. J'en fais assez peu et me targue de pouvoir les compter sur les doigts d'une main sur ce blog, par exemple. Mais dès que l'on me met le nez dans mes erreurs, c'est terrible. Je suis vexée comme un pou. Parce que dans ma petite tête d'oiseau, je me dis que je suis prise en faute (je SUIS la faute), que l'on me met face à mon incompétence ou ma bêtise, et que même dans le domaine orthographique, je n'assure pas...Et je deviens vite irascible... Je peux aisément faire revenir mes vilains démons contre lesquels j'ai lutté pendant bon nombre d'années, et être désagréable, voire glaciale...

Je ne m'en vante pas et je suis gênée après, mais c'est généralement trop tard.

Hier soir, j'ai découvert par hasard que l'un de mes anciens lecteurs et commentateurs avait quitté le navire suite à une réponse un peu vive de ma part sur la conjugaison que j'avais employée... Et je me suis sentie bien bête.

Pendant des années, j'ai entendu que j'étais glaciale, froide, trop franche, trop directe, pas diplomate, trop "charismatique"... J'ai su aussi très vite que ne rien dire ne me sauvait pas : mes yeux, mon visage disaient tout à ma place, apparemment. Alors j'ai pris sur moi pour devenir moins inaccessible, moins cassante. Mes progrès furent lents, mais il me semblait pourtant être parvenue à un bon compromis. Sauf que parfois, le naturel ressurgit au galop... Ce qui a été le cas par exemple avec ce lecteur. Le pire, c'est que je ne me rends même pas compte de ce côté rebutant sur le moment... Le pire du pire, c'est que j'ai l'impression de prendre sur moi et d'atténuer mes propos...

ortho_pingouins

Je ne vous dis pas dans le monde du travail, avant d'être prof, comment c'était... Etrangement, avec les élèves, c'est tout autre chose. Mais j'accepte mal aussi les reproches de collègues ou de mes supérieurs quant à ma pédagogie. Ces remarques-là sont rares car sans doute moins évidentes à faire. Dans ces cas-là, je ne trouve pas que c'est moi que l'on remet en cause, mais mon travail : l'énergie dépensée,le temps passé à préparer des activités efficaces et intéressantes, les choix d'oeuvres à lire, etc. J'ai rarement eu d'anicroches avec des collègues. Malheureusement, à chaque fois, j'ai été cinglante...

C'est aussi une qualité que de savoir et pouvoir dire les choses, aussi. Une aisance qui n'est pas donnée à tout le monde. Pourtant hier soir, je l'ai vécue comme le revers de la médaille...

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13 avril 2009

NY impressions

Ayè, je peux me poser pour causer un peu avec moi-même et fixer quelques impressions... Tout cela sera pêle-mêle, of course.

Les habitants se baladent quasiment tous avec le gobelet en plastique de chez Starbuck, qu'ils soient dans le métro ou ailleurs. Métro qui ne me semble pas si simple, malgré ce que Kim m'en dit... Je vérifierai demain, puisque je me baladerai seule. Le drapeau américain flotte partout, et se trouve même collé sur les wagons du métro.

Aujourd'hui, nous avons commencé par acheter une Metrocard pour moi afin de me déplacer comme je l'entends en bus et subway, puis par aller au distributeur pour avoir du cash sur la 34th avenue. Ensuite, direction la 57th (si j'ai bien retenu). J'ai vu le Carnegie Hall et un petit bout de Central Park. Kim m'a aussi montré les boutiques intéressantes pour le shopping. Ensuite, direction East side pour un brunch -correct mais pas de quoi se frotter la panse- dans un café sympa mais encore bien trop bruyant (comme le restau d'hier soir). Retour sur Union Square pour acheter le dessert (le fameux cup cake). J'ai aperçu l'Empire State building, ainsi qu'un célèbre chocolatier qui a décoré une partie de l'intérieur de la boutique à la façon de Charlie et la chocolaterie (avec des tuyaux et tout et tout). Nous avons mangé nos gâteaux dans le parc d'Union square, face à une sorte d'enclos pour les chiens. Les dogues français ont la cote : il y en avait au moins cinq.
On s'attarde devant des free hugs sur la place. Bizarrement, j'en aurais bien eu envie à cet instant. Je me suis trouvée bête et en mal d'amour, au milieu de cette ville qui me fait le même effet que Paris : tout peut arriver, l'aventure et les merveilles sont au coin de la rue...
Ensuite, achat d'un cabas que personne n'aura par chez moi...

Snapshot_20090413

Balade pour remonter vers le métro, au milieu d'un marché entre foire, brocante et fête foraine, en pleine ville.  J'y ai acheté un petit cadeau pour ma mère. Retour en métro jusqu'au terminus. Kim marche très vite, au rythme new-yorkais...
Petite pause avant de repartir pour admirer le coucher de soleil non loin de l'appartement. Ensuite, restaurant thaï calme et design (et cheap !). Je sâture un peu niveau nourriture, et trop dépenser dans les restaurants m'embêterait.

Demain, mon programme : Wall street et la City, le Ground zero, une église, l'Apple Store et peut-être le musée de la police (NYPD). J'irai à mon rythme, c'est-à-dire bien plus lentement que Kim. Elle est adorable et me reçoit parfaitement, mais j'ai des scrupules à m'attarder parfois pour prendre une photo ou regarder des choses qui lui paraissent forcément peu dignes d'intérêt.

Côté météo, vous pouvez voir sur les photos que le soleil est là, mais il fait un froid de gueux, avec un vent glacial. Je suis donc à la fois dans le look touriste et esquimau. Tout pour plaire et être au summum de ma sexytude.

M'enfin, me direz-vous, quel intérêt d'être sexy quand on voyage, hein ?

Posté par virgibri à 04:15 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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