18 septembre 2009
Une journée...
Je sens que je ne vais guère aimer le vendredi. De mon côté, j'ai trois heures les STG. Pour eux, ça ne fait "que" deux heures avec moi. La classe s'avère à la hauteur de nos espérances... C'est triste de se dire que certaines filières ne nous surprennent pas.
Pour couronner l'ambiance délétère de cette fin d'après-midi, après avoir mis environ vingt minutes à chauffer la machine, voilà t'y pas que l'alarme incendie retentit. Ce n'est pas un exercice, il faut donc descendre. Mes chers petits se dispersent mollement, certains n'omettant pas de prendre le plus important : leur casquette NYC. Une fois dans la cour, il m'en manque cinq. Les autres s'éparpillent en une forme géométrique sans nom, alors que je suis face à eux, sorte de figure de proue devant le chiffre de leur classe, peint au sol.
Une fois le feu vert donné par l'administration pour remonter, j'alpague quatre fois de suite ma classe, presque en vain. Même ma voix de stentor n'y change rien. Tant pis, je retourne vers la salle d'un pas agacé dynamique.
Manque de chance, une fois dans le hall, la sonnerie est relancée. Rien de tel pour dézinguer totalement une reprise de cours éventuel. Grand flottement volontaire des élèves, grand flottement des profs tout court. Il nous reste moins de quinze minutes de cours à tenir. Car il s'agit de cela : tenir et les tenir. On disait d'ailleurs ce midi à quel point le métier d'enseignant est physique. Pour ceux qui ne connaissent pas, cette remarque doit leur paraître étrange. Pourtant, notre métier est tout autant d'ordre psychologique et intellectuel que physique. Bref.
Je décide de remonter quand même, malgré le son délicat qui me chatouille les oreilles et va finir par anesthésier mes tympans.
Petit sermon sur leur attitude puis devoirs lancés à la cantonade - car il est impossible de reprendre le cours, évidemment.
Sinon, ce matin, en ECJS, j'ai bien aimé les voir réagir sur le code de la route (classé en "droit") et se poser les bonnes questions, s'interroger, s'offusquer ou bien acquiescer.
Et puis ça y est, c'est officiel, je suis accompagnatrice sur une sortie avec ma collègue d'anglais option européenne.
Demain matin, quatre heures marathon sur la nouvelle, l'argumentation et les fables. Allez, je dois bosser un peu tout cela encore.
Cette image m'amuse follement !
29 août 2009
Chiffouillis (néologisme primaire)
Sans aucun ordre ni transition :
J'ai croisé Rama Yade en ville. Ça m'a fait une belle jambe. Mais j'en ai deux.
J'ai mal à la tête. Un peu. Pas encore la migraine carabinée.
J'ai déjeuné avec Emy, aux grands yeux doux.
Mes cours ne sont pas prêts.
Mais la rentrée, c'est dans trois jours.
Envie d'un sac à main violet.
Je pense quasi en continu à F. et à ses proches.
Aucun kilo de perdu et rien en pantalon à me mettre.
Presque 1500 visionnages de la vidéo pour F..
J'essayerai mon vélo demain, je pense.
Ménage prévu demain aussi.
Toujours envie de câlins.
Mes aventures sur Arcachon sont restées en stand by sur le blog.
Je bénis l'inventeur du détecteur de mouvement sur désodorisant : ça fait un pschiiiiit de muguet quand les chats passent devant la litière. Marre du kakakipu.
Ma première vraie pré-rentrée va enfin se dérouler, après sept ans d'enseignement. Je vais avoir mon propre casier à mon nom. Cela parait dérisoire, mais pas pour moi. J'y collerai sans doute une image. Reste à savoir laquelle.
J'ai fait des photos dans Paris. Je dois les basculer sur l'ordi.
Envie d'aller voir Val.
Je me suis fait draguer par un grand black en attendant Emy. Pourquoi donc ai-je toujours plu aux hommes d'Afrique noire ?
Voilà de la bonne entrée bien décousue ! Pas trop perdus ?

16 août 2009
Rétro pédalage
Hier, j'aurais dû travailler sur mes cours. Mais j'ai du mal quand il fait très chaud. Même pas une excuse, juste un constat. Alors j'ai vivoté. Je réfléchis, je feuillette, je tournicote.
Restaurant imprévu le soir. En me préparant, j'ai découvert que la veille, j'avais dû perdre le beau bracelet en argent acheté sur Arcachon. Un bracelet de type touareg, avec deux chaînes épaisses mais un fermoir simplifié. En bref, je l'ai porté trois fois. Je suis verte de rage. (Drôle d'expression, tiens) Heureusement, il me reste la bague... (Admirez au passage le flagrant bronzage de ma peau de miel)
Sinon, j'ai bien envie de m'acheter un vélo pour la rentrée, afin d'aller au lycée par ce moyen. Au Ferret, j'ai redécouvert une marque californienne absolument splendide mais hors de prix : Electra. Il va falloir que je renonce à cette idée saugrenue et que je me rabatte sur les vélos Karouf... Ceux de Decathlon ne me font guère rêver non plus... Enfin, cet achat n'est pas du tout certain. Pourtant, quand on n'a que deux km à faire pour aller travailler, c'est à la fois trop près pour s'y rendre en voiture, et trop loin pour y aller à pied chargée comme un âne... A méditer.
A part ça, je ne sais pas si ça vient des vacances ou si me déconnecter m'a fait du bien, mais j'alimente moins le blog. La rentrée compensera sans doute ce vide, avec son lot de surprises, d'angoisses et de nouveautés.
Et puis il y a des gens que j'ai envie de (re)voir, de côtoyer, de rencontrer... Envie de donner et recevoir de l'amour simplement (oui, cela fait pompeux... Mettons ce dégoulinage sur le compte de la chaleur). L'ours solitaire, sauvage et grognon que je suis, serait-il en train de changer ?
20 juin 2009
Nouveaux horizons
Grâce à mon amie Peps, je saurai dès que possible le résultat de la commission paritaire de lettres : une de ses collègues regardera le résultat quasi en direct et m'enverra un sms soit lundi soir, soit mardi matin pour me le dire...
Le souci, c'est que je pense déjà à ce que je vais faire si je suis en lycée, tout ça... Faut que je me calme ! (Hein ?)
Hier soir, j'ai donc rencontré Laura. Nous avions rendez-vous au Louvre. Nous avons flâné dans les couloirs des peintres flamands un peu au hasard et dans le désordre. C'était sympa parce que l'on ne se prenait pas au sérieux. Nous avons fini la visite assises au 2ème étage, face à une cour intérieure magnifique aux statues immaculées. Papotage léger et un brin intime, surtout à propos de l'amitié. Ensuite, direction le Mc Do de la rue de Rivoli, histoire de s'installer quelque part (et parce que nous assumons bien aimer ça !). J'ai pu enfin lui remettre son cadeau. Il s'agissait de façon peu originale de deux livres. Ouf, elle ne les avait pas lus !
Sinon, je me suis offert le dernier album de Calogero avec mes chèques fidélité Keufna. Je suis globalement satisfaite : les quatre premiers titres sont excellents (dont un duo avec Grand corps malade). Le cinquième, "La bourgeoisie des sentiments", fait allusion à son histoire personnelle : sa femme l'a quittée pour... une femme. La chanson en elle-même est efficace et réussie, mais une phrase me gêne : "Je ne pensais pas que pour une simple histoire de cul..." Je prends cela au pied de la lettre : cela signifierait donc qu'entre femmes, il ne peut y avoir que du sexe. Et forcément, je n'aime guère ce genre de sous-entendus. Trois autres titres me paraissent assez fadasses voire larmoyants ("Nathan", "Tu es fait pour voler" et "Il conte"). Pour le reste, donc huit titres, je suis ravie. Et l'utilisation de rythmes un peu militaires, mêlés à des sons plutôt novateurs est une bonne idée.
18 juin 2009
En une !
Je voulais juste passer vous faire un coucou, et puis paf ! le chien je m'aperçois que sur la page d'accueil de canalblog, je suis là, enfin ! C'est la première fois. Bon, ce n'est pas avec le titre de mon blog mais tant pis...
Sinon, j'ai eu deux conseils de classe ce soir. Je suis ressortie dépitée, évidemment. Et puis Droopy, le principal, est vraiment naze.
Les schtroumpfs sont infernaux en ce moment : j'ai failli y laisser ma voix en trois heures de cours... Je vous dirai demain quelles aberrations j'ai entendu en cours...
A part ça, j'angoisse vraiment pour les mut', sachant que j'ai des échos divers et variés à ce sujet.
Allez, zou, je vais me reposer.
17 juin 2009
TZR en RAD
Aujourd'hui, j'ai dû aller dans mon RAD (établissement de rattachement administratif) pour signer mes préférences de TZR au cas où je repiquerai pour une cinquième année... C'est le Proviseur qui m'a "accueillie" (dans une immonde robe fleurie des années 80...) par un grâcieux : "Oui, c'est pour quoi ?" Sur son visage, je lisais plutôt : "Qu'est-ce qu'elle veut, celle-là, encore ?" Certes, des parents venaient de quitter son bureau et cela semblait avoir été pénible pour elle, mais bon.
J'explique la raison de ma venue. Nous basculons dans un secrétariat : "Ginette, vous pouvez vous occuper de madame... madame... Supertzr ? Elle doit signer... je ne sais quoi !"
Tant de considération m'émeut toujours.
Sinon, j'ai appris que la moyenne avant d'avoir un poste fixe quand on est TZR est d'environ huit ans. Ça fait peur. Et si je décroche le pompon, cela relèvera du miracle, vraiment.
Autrement, au milieu du brouhaha ambiant de ma halte-garderie au collège, certains élèves ont des questions simples mais efficaces : sur le récit des origines du mal version biblique, ça se bouscule. Exemple : "Mais madame, ça veut dire qu'Adam et Eve ils ont des enfants... qui ont eu des enfants... et tout ça jusqu'à moi ?!", m'a interrogée le petit Kimimi qui est... noir.
J'adore qu'un adolescent de douze ans relève ce genre d'absurdité. :-)
15 juin 2009
Il faut raison garder
Je suis allée à la pêche aux infos auprès d'un collègue syndiqué ce matin. Alors, si je résume, il y a un bémol : cette année, avec ce nouveau système de mutation, l'EN cherche à dézinguer les syndicats et les commissions paritaires.
Du coup, pour parvenir à leurs fins, le rectorat annonce un projet de mutation avant la mise à plat des commissions de syndicats... Ce qui signifie qu'il pourrait y avoir des changements de dernière minute. Dans mon académie et ma matière, c'est évidemment en fin de semaine, logiquement vendredi tard : lundi 22...
Je ne pourrai donc respirer que vendredi soir, voire samedi. Le pire, c'est que je ne connais personne dans les syndicats qui pourrait me rassurer plus tôt.
Même ce soir à minuit, je ne pourrai me réjouir. Et pour tout dire, j'ai bien du mal à ne plus vouloir y croire...
14 juin 2009
Urgence mutation
Oh my god, oh my god, oh my god !
Comment vous expliquer simplement et rapidement ce que je viens de comprendre, d'apprendre sur mes mutations ? Il y a eu des changements cette année sur le système des mut', et une nouvelle phase est apparue. J'ai crû que cette phase était un simple rappel de mes voeux...
En fait, cette phase de "projet de mutation" est la mutation elle-même... qui a environ 90% de chance d'être confirmée demain...
Et ce qui est indiqué sur Iprof comme projet... c'est mon premier voeu. Le lycée top qui est à moins de 2km de chez moi !
Vous croyez cela possible ?
Oh my god ! Oh my god ! Oh my god !
Procès de bonnes intentions...
Encore quelque info qui est faite pour m'inquiéter : Darcos et De Villiers marchant main dans la main...
12 juin 2009
Tu veux ou tu veux pas ?
6h35 : mon résultat de mutation n'est toujours pas publié. Sur quoi dois-je me baser ? Je sens que j'aurai la réponse un de ces quatre matins, sans prévenir. J'ai bien fait d'aller me coucher hier soir sans attendre bêtement.
Mais j'ai mal dormi et mal au ventre. Me sens oppressée.
Zut, moi qui voulais garder la tête froide, c'est raté.
Bonne journée à tous... Les gremlins m'attendent.
Edit de 18h15 : il me semblait bien que quelque chose ne collait pas sur le site des mutations. L'erreur de date a été rectifiée : résultats prévus le 15 à minuit... Belote et rebelote pour le stress.





















