21 octobre 2014

Pas fanfaron, pour une fois

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01 janvier 2013

Générateur de bonne résolution

"Oublier

opportunément de

combattre

bêtement"

 

1er janvier 2013, vers 9h30

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31 décembre 2012

Manager ses angoisses

N'imaginez pas que je reste cloîtrée chez moi, prostrée sur le canapé, à ruminer. Je gère chaque journée comme je peux, avec un seul objectif modeste quotidien : faire le ménage ou les courses, voir une amie, préparer un plat, m'occuper à une tâche administrative, recevoir quelqu'un ou aller dans Paris.

Tout cela paraît dérisoire aux yeux de certains, mais je sais que c'est le seul moyen pour ne pas tomber dans un épisode dépressif : "l'action est le remède à l'angoisse". Sauf que mes angoisses, qui avaient disparues quasiment complètement depuis que j'étais avec Flûtine, ont fait un retour grandiose. J'avais occulté à quel point elles dévastent et écrasent. Mon coeur est comme encagé, étouffé, et je ne peux rien faire contre.

Je sais d'expérience qu'à part surnager, je n'ai rien à ma disposition pour lutter. Je prends de l'euphytose, c'est-à-dire l'équivalent de bonbons somatiques, pour dormir à peu près correctement (et je m'éveille chaque nuit à 4h), mais je me refuse à aller chez le médecin pour avoir une quelconque aide chimique. Je n'en ai pas pris dans les pires moments de ma vie, je n'en prendrai pas pour mon chagrin d'amour.

Donc, comme je le disais, au milieu de ce marasme et entre deux crises d'angoisse, les amis se relaient et me soutiennent. 

J'ai mangé deux fois japonais avec Micahuète, et une avec Emy, avant de visiter avec cette dernière une expo au musée Guimet sur le thé.
J'ai déjeuné sucré-salé chez Comtesse, puis nous nous sommes baladées dans Paris.
Je me suis offert un nouveau boîtier photo Nikon, le D7000, d'occasion (avec un objectif 18-105mm) en attendant d'avoir vendu mon D50. J'ai fait une belle affaire (et une belle folie) mais je voudrais me remettre vraiment à la photo. Il va d'ailleurs falloir que je réinvestisse la chambre d'amis/bureau de Flûtine pour en faire un espace créatif (photo, calligraphie, mail art peut-être)...

nikon d7000


Je suis allée à la manif pour le mariage pour tous avec Harry et Ed. Il y a même eu un chocolat chaud en fin de journée avec elle.
Tinette m'invite à prendre le thé dès qu'elle le peut et m'envoie au moins quatre sms par jour.
Sandy est venue dormir à la maison et voir enfin mon appartement.
Miss R m'amène dès qu'elle peut devant une bonne assiette et/ou un bon verre.
S. me fait aussi goûter certains vins raffinés et me demande des nouvelles quasi au quotidien.
Pumpkin m'a reçue chez elle pour une soirée tapas et développement personnel personnalisé !
Ma mère a voulu me gâter et a décidé hier qu'elle m'offrait un nouvel Iphone 4 car mon 3S me lâche totalement. Une sorte de Noël après Noël, quoi.

Ce soir, ce sera petit réveillon chez Harry qui me récupère "comme je suis". J'ai préparé un vatrouchka digne des pâtisseries de la rue des Rosiers (oui, oui, je m'encense sur le plan culinaire) au lieu de prendre le risque de réaliser mes premiers macarons maison...

 

PS : et j'avoue honteusement que je ne parviens pas à rester sans nouvelles de Flûtine, avec qui j'échange des sms sporadiques, dont l'inanité m'effraie et me rassure à la fois...

 

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29 décembre 2012

Le crève-coeur

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Je crève d'envie d'entendre sa voix, là.

Je crève d'envie qu'elle sache à quel point j'ai mal.

Je crève d'envie de lui hurler que je l'aime, même si cela ne changerait rien.

Je crève d'envie de savoir avec qui elle est, ce qu'elle fait, et de connaître la vérité : je ne peux croire qu'elle aille passer seule le nouvel an chez sa mère.

Je voudrais tellement qu'elle ait mal comme j'ai mal, mais ce n'est pas possible puisqu'elle ne m'aime pas comme je l'aime.

Je crève d'amour. Malgré tout.

Je crève d'envie de savoir vivre sans elle, vraiment, sans avoir l'esprit hanté par des images.

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27 décembre 2012

Le coeur en morceaux

Nuit de presque neuf heures, emplie de cauchemars d'adultère, de tromperies de Flûtine à mon égard, qui souriait nonchalamment...

J'ai cru dimanche, suite à ses dires et son mail, qu'elle envisageait une ouverture, que nous pourrions peut-être repenser notre couple. Ses propos allaient dans ce sens.

Hier, elle ne comprenait pas que je veuille alors la voir avant mi janvier, que j'aie des inquiétudes quant à savoir avec qui elle était dans ses sorties... En gros, ma jalousie et mes angoisses amoureuses étaient incongrues puisque pour elle, il s'agissait encore et toujours de tendresse amicale. Le coup de fil à la va-vite a tourné court.

Elle m'a expédié un sms entre deux achats chez des maraîchers pour me dire que c'était fini, qu'elle avait compris (enfin !) qu'elle ne pouvait tout avoir. Je pense qu'elle ignore totalement à quel point ça fait mal. Je ne suis même pas certaine qu'elle soit mal en ce moment.

Ma colère n'est plus aussi forte car je suis abattue de vivre une seconde fois la prise de conscience de la rupture. Accablée. Comme si le but était de me faire souffrir. Je vais mettre du temps à me relever, dans le sens où je suis tombée très bas, au ras du sol. Mon amour a été méprisé, et je n'ai pas été vraiment respectée.

Je sais bien que je rencontrerai d'autres femmes, mais maintenant, là, tout de suite, je sais que je les comparerai à Flûtine, et j'ai l'amère impression que je vais devoir repasser par des voies artificielles pour faire ces rencontres, ce que je trouve déprimant. Y a-t-il quelque part une femme équilibrée, simple dans le sens noble du terme, intelligente, drôle, charmante ET homo ? Je commence sérieusement à en douter, après une telle déconfiture alors que j'étais -je suis, pauvre de moi- amoureuse...

 

Edit de 10h35 : Savez-vous ce qui m'est insupportable ? C'est de ne pas savoir avec qui elle est; qui la fait rire; si elle rit; de l'imaginer sereine voire heureuse de ne plus m'avoir dans ses pattes; de croire qu'elle désire d'autres personnes; qu'elle me compare à ces personnes et que cela joue en ma défaveur; de l'imaginer se moquer de mon amour; qu'elle ait de la pitié à mon égard... Je devrais apprendre à ignorer tout cela mais la savoir VIVRE sans moi, voilà qui m'est insupportable.

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26 décembre 2012

Yoyo

Game over.

End of the story.

Je me tourne vers ma douleur, et je dois apprendre à ne plus espérer.

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23 décembre 2012

Indigestion

Je n'ai pas eu le choix ce matin : j'ai dû faire mes courses alimentaires courantes, alors que les supermarchés sont blindés de gens qui veulent soit faire plaisir, soit se faire mousser, soit s'obligent à faire la fête et surtout dépensent beaucoup. Bref, il y avait du monde. J'ai crû qu'en arrivant à l'ouverture, cela serait une bonne idée. Las, il n'y avait même plus de caddy disponible sur le parking.

J'ai parcouru les rayons en automate, évitant de penser comme j'aurais pu le faire, au repas simple qui nous aurait plu, à Flûtine et moi. Je vais au contraire tâcher de me purger sur le plan alimentaire : fromage blanc, son d'avoine, endives, fruits. Cela ne sera pas si évident de s'y astreindre : j'aurais envie de "me faire plaisir" en mangeant ce qui me plaît pour "compenser". Puisque je n'ai plus à plaire, pourquoi faire des efforts ? Mais je tiens trop à ne pas sombrer, alors je vais tenter de prendre soin de moi, quand même.

Mon image de moi est déplorable à l'instant où je vous écris. Je me sens terriblement non attirante, pas sexy, pas intéressante. Je me demande si je vais retourner chez le coiffeur, ou bien laisser pousser mes cheveux de façon hirsute : je ne me sens pas féminine. Le fait que Flûtine soit attirée par Mamie Nova a de quoi me perturber, voire m'anéantir.

mamie nova

Je sais aussi que j'aurai beaucoup de mal à me sentir attirée par une autre car je n'aurai de cesse de comparer ces femmes à celle que j'ai en tête, pétillante, jolie, aux yeux indicibles, au corps harmonieux.

Je n'ai pas le corps harmonieux. Pas comme je le voudrais. Pas comme Flûtine l'aurait voulu, sans doute.
Elle veut systématiquement ce qu'elle n'a pas. Une éternelle insatisfaite. Et moi je suis une éternelle contemplative. J'ai vécu plus de deuils dans ma vie que de mariages et de naissances réunis. Je sais la perte. La douleur qui anéantit. L'impuissance face à la mort. Alors je crois savoir le goût des choses simples, leur valeur incroyable, et je m'émerveillais de connaître l'amour, de le sentir aussi fort... Et je croyais que l'amour pouvait suffire, qu'il pouvait tout résoudre, dépasser tous les problèmes. Comme dans les livres ou les comédies romantiques.

Je sais aussi la vie de couple, qui contient des risques d'encroûtement, certes, mais qui est un espace de liberté et de confiance pour moi. Pour Flûtine, c'est une prison et la monotonie assurée.

Ma colère et ma frustration ne s'amoindrissent pas. Je vis mes premiers jours de vacances dans les angoisses (vous savez, cette boule au niveau du plexus qui empêche parfois de respirer naturellement ?). Depuis que j'étais avec Flûtine, je n'avais pas fait de rechute dépressive, même quand j'ai loupé l'agreg. Je lutte pour ne pas en faire une, là...

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22 décembre 2012

Si la tare automatique pouvait fonctionner pour tout...

Pourquoi, mais pourquoi suis-je encore et encore amoureuse de cette femme qui me refuse tout entière ?

Hier après-midi, elle m'a fait un sms, demandant si elle pouvait m'écrire une lettre ou me parler. J'ai tenu jusqu'à ce matin, et j'ai cédé à la tentation d'y répondre, en sachant que cela ne mènerait à rien. J'avais raison : nous ne parlons pas le même langage. "Amour" signifie pour elle tendresse, amitié, douceur. Pour moi, il s'agit de sentiment amoureux, surtout.

J'ai tenté de trouver une explication à cet écart insoluble en cherchant les deux mots dans le Robert historique de la langue française (cadeau que j'avais commandé... pour elle et moi). Rien trouvé de satisfaisant. Evidemment.

Hier soir, j'ai diné dans un restaurant indien avec Miss R : les amies se relaient au maximum pour m'éviter l'effondrement total. J'ai reçu un cadeau de sa part et de mes copines profs d'espagnol : une balance culinaire. Ironie du sort : l'achat avait été fomenté il y a un moment avec la complicité de Flûtine... Comme je me fixe une tâche par jour à remplir, il y aura sans doute mon premier essai de macarons maison. Sinon, à la fin du repas, j'ai vu un couple de jeunes femmes arriver. C'est bête, mais ça m'a fait du bien.

terraillon macaron

Avant le restaurant, je suis passée voir ma mère. La pauvre, je lui avais à peine expliqué la situation. Je l'ai fait succinctement (je ne lui ai jamais parlé vraiment de ma vie sentimentale et personnelle), en pleurant et en rageant. Elle qui adorait Flûtine était désolée et perplexe : tout comme moi, elle ne la reconnait pas dans ces actes.

Je voudrais que Flûtine vienne sur Paris en rampant ou sur les genoux pour faire acte de pénitence, me disant qu'elle s'est fourvoyée; qu'elle a compris d'où venaient nos problèmes; qu'elle a la solution; que je suis vraiment la femme de sa vie (NB : phrase dite au moins trois fois); qu'elle va m'aimer comme je suis; que Mamie Nova (j'ai baptisé "l'autre" ainsi, et ceux qui savent ce qu'elle fait dans la vie apprécieront ce surnom) n'est pas une amoureuse mais juste une substitution, une excuse; qu'elle n'a pas de désir pour elle; et que, et que, et que...
Oui, je m'illusionne. Mais en cette période de Noël, il ne me reste quasiment que cela : croire aux miracles. Et je serais sans doute assez bête, si cela se passait, pour la laisser entrer, les genoux en sang, dans cet appartement tout empli d'elle, tout empli de nous.

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20 décembre 2012

Pulsions

9h25

Besoin d'écrire ma douleur ce soir : mes sept heures au lycée m'en empêchent.
Je voudrais savoir si elle a mal, au moins. Je voudrais qu'elle soit mal.
Aujourd'hui, c'est plus difficile de tenir.

........................

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Voici le soir venu. La journée, fort remplie par les cours et une sortie scolaire, m'a permis de "tenir". Tenir quoi, tenir à rien, tenir à un fil.

Hier, c'était la colère qui dominait. Un sentiment dur, féroce, qui me donnait envie de la bousculer, celle qui m'a refusé la vie à deux, l'engagement, le couple. J'ai résisté à l'envie irrépressible de lui envoyer deux sms : l'un avec une photo d'un nounours aussi vieux que moi, usé, aux yeux tristes; l'autre avec une citation de Brecht (merci CPE) : "Ceux qui se battent ne savent pas s'ils gagneront, ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu".

J'ai résisté, et j'ai plongé dans un sommeil agité, comme les nuits précédentes.

Au matin, j'ai vite compris que le moral était bas, et qu'il débarquait de la sorte sans prévenir. Un intrus dans ma vie qui n'allait pas si mal, il y a peu. Car il y a peu, j'entendais des envies de m'offrir une bague, j'entendais des "nous retournerons en baie de Somme", je lisais des promesses de cours de ski de fond, mais aussi "je ne veux jamais te voir souffrir ou te faire souffrir, jamais !". S'agissait-il de phrases incantatoires pour lutter contre ce qui s'échafaudait déjà, consciemment ou non ? Je ne le saurai sans doute jamais. Le femme que j'ai quittée lundi n'était plus celle que j'avais connue : une étrangère mettant à distance tout ce que nous avions vécu, de façon infâme.

Et tout cela alimente ma colère : j'aurais eu évidemment mal de l'entendre me dire que notre couple ne lui convenait pas et qu'elle avait fait une rencontre (j'exècre toujours autant l'autre, d'ailleurs) mais au moins les mensonges par omission, les détours, la balade de quasi trois semaines dans le flou m'auraient été épargnés. J'aurais détesté l'autre, j'aurais pleuré, je n'aurais pas été niée, pourtant.  Là, je reste sur cette lamentable tentative de la part de Flûtine de parler de nous comme d'amies et de tâcher de m'en convaincre -je n'ai jamais cédé et ne cèderai jamais sur cette absurdité. Notre histoire semblait effacée, réinterprétée (par le regard de l'autre qui aurait orienté Flûtine, perdue ?). C'est cela que je ne peux supporter.

Et je reste sur cette dernière impression, et sur la lâcheté de Flûtine, et son silence depuis lundi : pas un signe qui pourrait me dire qu'elle s'en veut, qu'elle a mal, qu'elle regrette sa façon de faire, ou n'importe quelle autre marque de sa torture mentale. Car oui, je me raccroche à cette possibilité qu'elle souffre : l'imaginer gambadant déjà au bras de l'autre, l'accompagnant de son rire cristallin, accueillant cette intimité aisément, je ne peux l'envisager, même si cela reste une possibilité.

Au matin, donc, j'ai senti le moral fort bas, et bien vite j'ai trouvé le sujet précis qui alimentait ma douleur matinale. Flûtine, après des années d'arrêt, reprenait tranquillement son instrument de musique. Cela est/était fondamental pour moi. C'est une partie d'elle qui me fascinait totalement, et me rendait folle amoureuse. Elle jouait juste pour elle-même, retrouvant des sensations à la flûte.

Et ce matin, au réveil, au-dessus de mon café, en me préparant, sur le chemin en voiture, sur le parking du lycée, je n'avais que cela en tête : ce n'est pas moi qui l'entendrai en premier, ce n'est pas moi qui aurai ce privilège, ce n'est pas moi qui la regarderai avec passion jouer, ce n'est pas moi qui l'entendrai en live et non sur enregistrement. Et cette pensée, même si cela peut vous paraître étrange, me perturbe autant, et me rend autant malade que l'idée d'une autre qui l'embrasse, la caresse, la touche.

 

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18 décembre 2012

A terre sans me taire

Puisque je tais ma douleur au lycée, que je tais ma colère sauf auprès des proches, je vais évacuer sur cet espace qui est le mien pour tenter de moins souffrir. La vérité sera évidemment entre ici et ailleurs...

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La femme que j'aime me refuse l'amour. Elle est partie pour une autre que je connais, et dont je rêve de péter les dents -et plus si affinités.
Je déteste la facilité avec laquelle elle a manoeuvré, la facilité que lui a laissé Flûtine à entrer dans nos vies, dans la sienne, et à forcer le destin. Je déteste le fait qu'elle vive dans la même ville que celle que j'aime, alors que je suis à cinq cents kilomètres -des années-lumière.

Je me sens humiliée, bafouée, niée, écrasée.

Le pire s'est passé dans les derniers jours : Flûtine niant notre histoire d'amour, voulant en faire une histoire d'amitié. Prenant un ton quasi neutre, presque de psy, m'expliquant que nous pourrions continuer sur la tendresse, puisque nous vivions sur ce mode depuis deux ans.

J'ai alors compris le travail de sape de l'autre. J'ai compris surtout qu'il y avait une autre, bien plus qu'un trouble qui avait été évoqué il y a deux semaines.

Révulsée à l'idée de l'imaginer avec une autre, sa bouche contre celle d'une autre, son corps offert à une autre, son rire déclenché par une autre.

Et il aurait encore fallu que j'applaudisse et dise amen.

Ma colère est immense. Ma douleur aussi.

Et je dois les amoindrir pour ne pas m'effondrer en cours, pour ne pas éclater en salle des profs, pour ne pas tout envoyer balader, pour ne pas rester prostrée au fond du lit ou de mon canapé, trop grands pour moi seule. J'ai décidé de tout couper : je refuse l'amitié alors que je rêve du corps de Flûtine, de ses yeux amoureux, d'engagement.

La femme que j'aime me refuse l'amour. C'est insupportable.

J'ai si souvent dit en cours ce que la logique m'imposait : aimer à sens unique, c'est ce qu'il y a de pire. Je le vis aujourd'hui. Je ne le dirai plus jamais de la même façon. Et je dois finir ma séquence de première sur les scènes de rencontres amoureuses, avec Flaubert, Madame de Lafayette et Aragon. Parler d'amour quand on veut crier celui-ci pour se faire entendre d'une sourde, quelle ironie du sort ! Parler d'amour sans y mettre une certaine acidité, sans tomber dans l'ironie, sans être écoeurée.

La femme que j'aime me refuse l'amour.

Qui suis-je pour mériter ça ? Etre le dindon de la farce, et depuis quand exactement ?

Envoyez-moi des références de textes, de films, de chansons sur ces amours perdues qui font mal, que je mette des mots, des images sur ma peine au lieu d'en avoir d'autres qui me rendent malade.

En attendant, je dois étouffer mon amour pour celle qui n'en a pas voulu.

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