17 juin 2013

La dernière séance

Cally adore le cinéma. Pour ma part, j'y vais (allais ?) fort peu. Je suis difficile à convaincre et souvent peu motivée. Pourtant, je ne voulais pas léser Cally et la freiner dans ses envies cinéphiles. Donc, nous sommes allées voir quelques films ces dernières semaines. Il est grand temps de les évoquer ici.

MUD

mud

La bande-annonce semblait assez alléchante, et présentait un film sur la manipulation, dans la lourdeur de l'ambiance propre aux états américains du sud.
J'ai eu une petite déception : finalement, il n'y a guère de plan machiavélique, et l'histoire qui se voulait pesante est relativement banale (un amour passionnel toujours décevant). Pourtant, les enfants qui jouent sont impressionnants de naturel, et Matthew Mc Conaughey est très convaincant dans un rôle plutôt sérieux. Quant à Sam Shepard, il est totalement crédible. Ils participent à la création de ce tableau du Mississipi à la fois beau, pauvre et injuste.
Nous avons donc passé un bon moment, mais ce film ne laissera pas un souvenir impérissable.

 

SONG FOR MARION

song for marion

Pour faire plaisir à ma mère, après un excellent restaurant japonais, nous avons vu ce film avec Terence Tramp (excellent) et Vanessa Redgrave (lumineuse). On ne peut pas dire que la mise en scène soit époustouflante, mais cette histoire très humaine est fort touchante, quoique simpliste (la femme a un cancer, elle veut chanter, son mari est un ours et se révèle progressivement). J'ai à la fois ri et pleuré, certainement grâce au talent des acteurs principaux, sortes de monuments du cinéma qui pourraient transcender n'importe quel film kleenex. Evidemment, ma mère a adoré.

 

GATSBY LE MAGNIFIQUE

gatsby_le_magnifique

Je connaissais l'histoire, sans avoir lu le livre (comme cela arrive pour de nombreuses oeuvres). J'avais beaucoup aimé l'adaptation de Shakespeare par Luhrmann (à tel point qu'il est même sur la liste de bac de mes élèves). Là, je dois reconnaître que la patte du réalisateur est reconnaissable, avec une maîtrise technique en plus. Malheureusement, on devine les images trafiquées pour la 3D, même dans la version standard.
La blonde -dont je ne retiens jamais le nom- qui joue Daisy est passablement insipide, alors que Di Caprio est véritablement excellent. Je trouve qu'il a un relief incroyable, son jeu "actor studio" étant totalement maîtrisé. A cet égard, la scène au cours de laquelle il sombre dans la rage et la violence contre son rival est d'une grande justesse. Quant au narrateur-personnage, interprété par l'acteur de Spiderman (Tobey Mc Guire), il reste dans une gamme plutôt monocorde, avec le même air de ravi de la crèche que dans d'autres films. Sinon, le côté mélo de l'histoire ressort parfois trop (le coup de la lumière verte au bout de la jetée). J'ai quand même passé un bon moment, admirant les scènes de fête et le jeu de Di Caprio.

SHOKUZAI 1 & 2

Shokuzai

SHOKUZAI+CELLES+QUI+VOULAIENT+OUBLIER

SHOKUZAI+CELLES+QUI+VOULAIENT+SE+SOUVENIR

Dans un tout autre genre, nous avons vu les deux volets de la série japonaise de Kurosawa sous forme de films, deux samedis d'affilée. Le principe de l'histoire semble simple : une petite fille joue avec quatre de ses camarades dans la cour désertée de l'école. Un homme parvient, sous un prétexte fallacieux, à faire venir cette enfant dans le gymnase, devant le regard de ses amies. Il la viole et la tue. La mère de l'enfant cherche à savoir pourquoi les autres enfants ne se souviennent de rien. Elle exige un tribu d'elles, en échange de la mort de sa fille, car elle les estime responsables.
On retrouve ses fillettes quinze ans plus tard, sous forme de quatre épisodes. Elles ont effectivement oublié le visage de l'agresseur, mais elles sont toutes profondément marquées par cet événement : l'une vit dans la peur des agressions, une autre n'a jamais eu ses règles et refuse d'être femme, certaines vivent recluses, etc...
L'ambiance de ces deux films est étonnante : avec rien ou quasiment, le malaise est créé. La peur, aussi. On assiste à la déconfiture de ses vies, au massacre de ces existences dans un Japon aux codes exigeants, et pourtant moderne. L'esthétique est très épurée, tant sur le plan des décors que de la mise en scène, ce qui rend certains passages extrêmement efficaces.
L'actrice (Kyôko Koizumi) qui joue le rôle de la mère est inquiétante et très belle, je trouve, même si certains plans ne la flattent pas toujours.

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19 avril 2013

L'enfant des bois et l'ovni d'Israël

Pour nos trois mois, outre des gâteaux divins, j'ai eu droit à un album qui me faisait méchamment de l'oeil : celui de Woodkid. Entendu sous forme de single d'abord sur le net, le phénomène s'est répandu partout, dans les magazines, les boutiques culturelles, les critiques.
D'abord séduite par l'ambiance, j'ai depuis mieux écouté. Malheureusement, un papier m'a orientée dans mes goûts : on parle beaucoup de "fake" concernant Woodkid, comme le Canada Dry. Woodkid semble être génial, ça a l'air novateur et décoiffant, ça dépasse X ou Y, et finalement, ça fait pschitt.

Woodkid-The-Golden-Age

Disons que la vérité oscille entre génial et banal : à force de l'entendre, j'ai l'impression d'avoir un mélange entre Antony & the Johnson d'un côté, et Muse de l'autre. Ambiance à la fois sombre et éclairée, morceaux intimistes et symphoniques, mix de mélodies simples ou orchestrales. Sauf que la voix, justement proche d'Antony, reste parfois sans saveur : il y a une sorte de monotonie qui ne rappelle pas les fragilités délicieuses du modèle premier.

Pourtant, certains morceaux, ou plutôt certains passages de quelques titres me serrent la gorge, comme cela peut arriver.

Bien moins qu'avec Asaf Avidan, autre ovni musical de ces dernières semaines. Inutile de dire que je m'abstiens certains jours de l'écouter, car il me bouleverse trop. Et, par chance, j'irai voir Avidan en fin d'année.

En attendant, ce soir, concert offert par ma banque : j'ai gagné deux places pour le zénith de Damien Saez, excusez du peu. Voir une sorte de Baudelaire musical déjanté du XXIème siècle, j'ai hâte ! Même si je n'aurais pas acheté les places moi-même, je suis très curieuse de voir Saez sur scène. En gros, soit je déprime après le concert, soit je l'encense. Ou alors il y aura une troisième voie...

Allez, au moment où la note est publiée, j'attends l'arrivée du chanteur sur scène...

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22 octobre 2012

Tatouage Malabar

 Samedi, j'ai décidé de m'offrir une journée de pré-anniversaire (puisque je travaillerai ce jour-là) : aucune copie, aucun cours, rien concernant le lycée. Au programme, matinée tranquille puis balade shopping dans Paris, théâtre avec Miss R et restaurant !

Pour ce qui est du shooping, j'avais réservé le nouveau Pokemon noir, et je l'assume totalement. On peut tout à fait lire René Char, prétendre à l'agreg, adorer la baroque ET jouer aux jeux vidéos. Je suis donc allée le chercher à la Keufna. Sinon, j'ai fait un tour chez GAP, et je me suis étonnée d'essayer des vêtements en taille M et non en L. Je n'ai pas toujours en tête que j'ai minci et que je dois changer mes habitudes... J'ai trouvé des t-shirts manches longues bradés (3€), et cela a suffi à mon bonheur.

rose tatouée

Ensuite, donc, direction le théâtre de l'Atelier où j'avais rendez-vous avec Miss R : j'avais gagné, avec les éditions Bordas, des places à moindre prix. En effet, j'ai été surprise d'entendre le guichetier me demander seulement 19,50€ pour deux places en orchestre. Mais après la pièce, nous avons pensé la même chose : je n'aurais pas mis plus...
Il s'agissait de "La rose tatouée" de Tennessee Williams, avec Cristina Reali dans le rôle de Serafina. J'ai voulu donner une chance à cette comédienne qui ne m'a jamais fait forte impression. Je l'avais entendue sur France Inter parler de cette mise en scène et du texte : à l'entendre, on eut dit "Chatte sur un toit brûlant", avec autant de tensions, de la sensualité, un texte profond, etc.
Las, quelle ne fut pas notre déception ! Dès les cinq premières minutes, j'ai trouvé que cela sonnait faux : l'accent italien, l'amour "à la silicienne", le quartier de pêcheurs d'un état du sud. Le personnage masculin qui est censé tout bousculer dans la vie de Serafina arrive au bout... d'une heure dix (assez longue, avec une tentative de scènes de folie...). La fameuse sensualité charriée par les êtres et le texte a semblé apparaître au bout d'une heure trente-cinq. Et encore : pas de quoi fouetter un chat (ni une chatte sur un toit brûlant). Chaque passage qui pourrait éventuellement ouvrir une porte vers cette sensualité revendiquée est annihilé par une tentative de comédie... La pièce s'achève sur un "cri d'amour" qui tombe à plat.
Miss R a aussi été dérangée par les voix des comédiens, mal maitrîsées, qui confondaient souvent "se faire entendre" avec "s'époumoner".
La pièce est donc en totale contradiction avec ce que l'affiche suggère. L'étonnement vient surtout de la mise en scène, mais nous nous demandons quand même où est "la patte" de T. Williams dans tout cela : le racisme dans les états du sud, la pauvreté, la sauvagerie, l'immigration, tout cela semble avoir été soit édulcoré, soit occulté.
Nous avons très rapidement débriefé le spectacle, pour parler d'autre chose et filer au restaurant.

Sinon, le reste de mon week-end a flirté avec l'envie de ne rien faire et le fait de travailler. J'en suis encore là aujourd'hui, alors que j'aurais envie de tout laisser de côté et de filer sous le soleil d'automne...

 

PS : j'ai bien fait d'aller à ce spectacle malgré tout : j'ai vu Nathalie Baye ! Elle a assisté à la réprésentation, en femme toute simple, madame tout-le-monde, enrhumée et charmante.

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06 août 2010

La femme de...

L'an dernier, je suis partie deux semaines New-York (cf. les multiples entrées quasi quotidiennes que j'ai faites de là-bas, en avril). Pour me mettre dans l'ambiance, j'avais décidé, comme je le fais souvent, d'acheter des romans d'auteurs américains, se déroulant dans NYC.

auster_hustvedt

L'incontournable Paul Auster en faisait partie, ainsi que sa femme, Siri Hustvedt (j'ai un mal fou à retenir son nom). J'ai tardé à lire celle-ci. J'ai voulu commencer Tout ce que j'aimais il y a peu. L'intrigue avait l'air originale quoique sans aspect extraordinaire (la vie de deux couples d'intellectuels et d'artistes, voisins, dans NYC, au fil des années). Au bout de 80 pages environ, j'ai constaté que je m'ennuyais. Je ne me suis pas acharnée : je ne veux plus m'obliger à lire un livre par principe. Je ne trouvais aucun relief à cette histoire, même si le style de Hustvedt se laisse lire plaisamment -je crois.
En revanche, l'écriture d'Auster a quelque chose d'assez hypnotique, je trouve. Je suis toujours étonnée de constater qu'il traite certains sujets sans limites (l'inceste entre un frère et une soeur, par exemple), sans morale quasiment, et pourtant...Ses romans ouvrent tiroir sur tiroir, et c'est vertigineux.

Invisible (au titre déroutant lui aussi) m'a encore fait cet effet. J'ai clos l'ouvrage en restant sur une multitude de questions, sur des doutes, et en me disant qu'il me faudrait une relecture à rebours, maintenant.
Les traducteurs de ce type d'écrivain doivent à la fois s'arracher les cheveux, et prendre un plaisir fou à jongler avec un tel niveau de langue et de profondeur.

Si vous aimez être dérangé, bousculé par un auteur, et que vous ne vous êtes pas encore frotté à Paul Auster, je vous le conseille vivement. Et si vous connaissez déjà, je serais curieuse d'avoir votre avis sur la question !

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14 juillet 2009

On n'est pas là...

En ce 14 juillet, chargé d'auto consécration de Nicolas Ier, j'écoute Boris Vian. Et cela fait un bien fou.


"On n'est pas là pour se faire engueuler"

De curieux insectes sont passés au-dessus de ma tête, en cette matinée lumineuse et bleue...

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11 mai 2009

Le défi du samedi

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Comme je me remets à l'écriture, et que mon nouveau site ami est dans mes liens, je me suis dit qu'il serait judicieux de vous faciliter la tâche. Dorénavant, mes participations seront postées ici aussi, dans la catégorie "Ekritur".
Mes premièrs textes viennent d'être mis en ligne, antidatés : on a une semaine pour envoyer son texte, qui  est publié le samedi, et j'ai commencé fin mars. Il vous suffit donc de cliquer sur la bonne catégorie pour les retrouver.
Je mets au début de chaque entrée un résumé de la consigne (ou bien celle-ci dans son intégralité) pour que vous connaissiez les cadres à l'intérieur desquels on se glisse...
J'espère que cela vous plaira. Et n"hésitez surtout pas à me laisser des critiques (bonnes ou mauvaises !), et allez faire un tour sur le défi du samedi, où bon nombre de défiants sont stupéfiants !

PS : merci de respecter les droits d'auteur si vous voulez diffuser des textes et des photos (je n'utilise que les miennes, globalement).

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11 février 2009

Régression

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Qu'un pays aussi raffiné que l'Italie puisse tomber dans ce type de revendications et de honteuses réflexions, et qu'un chef d'Etat tienne de tels propos, me paraît totalement aberrant à notre époque.
Tout cela est à lire ici.
Parfois, je me dis que la religion, dans ses excès, ressemble à une immense secte. Et cela fait peur.

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12 novembre 2008

T'as d'beaux seins, tu sais

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Vous vous souvenez de l'affaire du mail artiste poursuivi en justice parce q'uil avait envoyé une carte postale aux seins nus ? Voici la suite de l'histoire...
Moi j'dis, Aubade et ma petite personne risquons la prison...

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Chaîne de livres

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Sur le blog de Leto, ce questionnaire a été lancé. Je m'y colle, pour une fois, puisque l'on parle de livres...

Le livre que tu as le plus adoré lire

Bonne question... Merci de l'avoir posée.

Celui que tu as relu dix fois

Aucun... Si tel était le cas, j'aurais tout de suite une référence en tête, non ?

Celui que tu emmènerais sur une île déserte

J'opterais pour de la poésie : Rimbaud et Baudelaire.

Celui que tu aurais voulu écrire

Ensemble, c'est tout de Gavalda, avoir le talent de Marguerite Yourcenar ou de Fred Vargas,  dans un autre genre, aussi. Je me cantonne aux contemporains, c'est plus simple... Ou encore la trilogie de Lilian Hearn, à laquelle j'avais pensé pour la question 1...

Celui qui t'a fait pleurer

Euh, j'ai peu de souvenirs de livres m'ayant fait pleurer. Peut-être La Cicatrice de Lowery quand j'étais ado. Plus tard, quelques Bobin, aussi. Et le journal de Claude Roy, dans lequel il relate toutes les étapes de son cancer.

Celui qui t'a fait rire

La trilogie des Pennac.

Celui qui t'a gavée

Généralement, ceux qui étaient au programme de l'agrégation ! Le dernier lu en date aussi... Sinon, Orgueil et préjugés d'Austen, Crime et Châtiment de Dostoievski.

Celui que tu n'as jamais eu le temps de terminer, et pourquoi

Je n'ai jamais manqué de finir un livre à cause d'une histoire de temps : la lecture, c'est comme le reste, si on veut en trouver le temps, on le trouve.

Celui que tu aurais aimé que ton écrivain préféré écrive

Je n'ai pas vraiment d'écrivain préféré...Cette question -tout comme la première- me fait penser à celle que l'on pose aux enfants : "Tu préfères ton papa ou ta maman ?"

Celui que tu n'as jamais réussi à lire en entier, et pourtant tu as essayé !

J'ai recommencé environ trois fois La Condition humaine de Malraux, en vain. Au bout d'une quinzaine de pages, je m'arrête : je ne comprends pas, je n'accroche pas.

Celui que tu as déjà conseillé à tes amis

Piouh, il y en a pas mal ! Pennac, Vargas, Mishima, Tirtiaux, Bobin, Findley, Yourcenar, Duras, Gavalda, Schulz, Sartre...

Celui que tu conseilles tout le temps à tes amis

Pour faire original, Gavalda ?

Celui que tu as acheté en premier dans ta vie

J'ai sans doute eu droit aux séries incontournables du Club des cinq, tout ça, mais en littérature poids-lourd, j'hésite entre Rimbaud et un Balzac. Ma première Pléiade était pour Rimbaud, et il ne pouvait en être autrement dans ma tête.

Celui que tu as acheté en dernier

Murakami, Chroniques de l'oiseau à ressort.

Celui que tu as lu en dernier

Aderhold, Mort aux cons. Vous pouvez l'éviter. Je vais entamer maintenant le dernier Vargas.

Celui que tu as volé

Un livre d'art sur la couleur bleue alors que je bossais dans un CE... Petite vengeance personnelle car nous subissions un harcèlement psychologique féroce. Oui, c'est petit. Tant pis.

Celui que tu as emprunté et jamais rendu

Euh, là je ne vois pas non plus.

Celui qu'on t'a volé

Aucune idée ! Si tant est qu'on m'en ait volé un.

Celui qu'on t'a emprunté et jamais rendu

M., le mari de C., m'avait emprunté quelques livres dont un volume ancien appartenant à mon père d'un certain J.Claudel, contenant de beaux croquis, schémas, etc du XIXème siècle. Je ne l'ai jamais récupéré.

Celui que tu as perdu

Je ne vois pas ! Ou alors il n'avait guère d'importance. Ceux qui comptent, j'en prends grand soin.

Celui que tu as lu à la Fnac, assis sur la moquette dans un coin du rayon livres

Quelques BD du Chat, de la série "Profs" aussi, ou d'autres bandes dessinées...

Celui qu'on t'a prêté

Sandy m'en prête de temps à autre. Le dernier en date était de Delerm sur les pré-raphaëlites (Autumn).

Celui que tu as lu à l'école et que tu as adoré

Fred Ulhman, L'Ami retrouvé. J'avais même acheté la suite, quelques années plus tard : Lettres à Conrad.

Celui que tu as lu à l'école et que tu as détesté

J'élargis à la Fac, ce sera plus simple : Lucien Leuwen de Stendhal (je n'apprécie pas du tout cet auteur), beaucoup de mal aussi avec quatre lectures du Voyage au bout de la nuit de Céline (même si le talent est phénoménal), Rousseau dans ses Confessions ou La Nouvelle Héloïse. Je vous choque pour une prof de lettres ? ;-)

Celui que tu devais lire à l'école et que tu n'as jamais lu...

Aucun ! Quelle élève sage j'étais...

Bon, ça prend du temps ces questionnaires. A votre tour, si le coeur vous en dit !

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10 septembre 2008

Larsson, et alors ?

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C'est LE livre dont on parle depuis des mois. La trilogie en tête des ventes depuis des lustres. Je m'étais dit que ce serait idéal à lire pendant l'été. La Comtesse me l'avait recommandé. J'ai repoussé pour de multiples raisons, et puis S. me l'a passé. J'ai entamé Millenium fin août, début septembre.
Le tome 1, j'ai mis plus de 100 pages à être dedans. Le tome 2, environ 200. Le tome 3 me tombe des mains, actuellement...
Les histoires d'espionnage ne me plaisent déjà pas à la base, mais alors là, je sature complètement. Le tome 2 s'est achevé dans une débandade de rebondissements. J'ai la désagréable impression que Larsson était totalement parano et qu'il s'est défoulé en écrivant tout cela.

Le pire dans cette affaire, ce sont les lourdeurs des tournures de phrases. Je n'ai malheureusement pas pris le temps de les noter, mais il y a des aberrations lexicales et grammaticales. Je sais le travail incommensurable d'un traducteur, mais le minimum est d'engager des lecteurs pour corriger les erreurs de langue... française.

Je ne vois aucun style particulier à cet auteur. J'irai malgré tout au bout du dernier tome car je veux savoir à quel degré on peut pousser ce genre de récit abracadabrantesque, et pourquoi cela a eu autant de succès.

J'ai eu des relents de maux de coeur à certains passages des premiers volumes. Et je ne crois pas être trop sensible, pourtant. Mais le côté "gore" attire, je le sais.

Si vous avez lu Millenium et que vous avez aimé, n'hésitez pas à commenter : ma critique est acerbe et subjective, je le sais. Je souhaite aussi savoir ce qui vous a plu.

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