01 juillet 2009
Bye bye tzrorat !
Ce matin, j'ai surveillé pendant le Brevet de math. Deux loulous qui avaient au moins seize ans essayaient de communiquer. Pas pour tricher, mais juste pour causer. Mon regard noir ne fonctionne pas vraiment (et j'en suis presque vexée). J'en prends un sur le fait de récupérer un objet sous la table de sa voisine de derrière. Il m'alpague et cherche à se justifier en me jetant un "J'faisais juste craquer mes doigts !", armé d'un sourire en coin, et appuyé d'un clin d'oeil.
Il m'en fallait moins pour bondir : "Votre clin d'oeil, vous vous le gardez, nous ne sommes pas copains. Et les échanges, ça suffit."
Et là, il s'adresse à mon collègue pour lui demander : "Eh, la dame, elle a pas un problème ?", comme si je n'étais pas présente. J'ai senti que le seul interlocuteur valable à ses yeux, était un homme. Et cela me fait toujours le même effet : la colère, l'effroi, l'indignation. Mais je n'ai rien montré.
Sinon, j'ai donc effectué mon dernier aller-retour entre mon (ex) zone de remplacement et ma ville aujourd'hui. C'était bon de rendre mon bip de parking, mon passe, et de dire bye bye. Au revoir auquel d'ailleurs le principal n'a pas même daigné répondre. Passons.
Aucun collègue à saluer. Révélateur, je trouve. La CPE me souhaite bonne chance et tout et tout. J'en fais de même pour elle : elle quitte le collège après sept années de bons et loyaux services. Elle arrivait au bout de ses forces, je crois.

A part ça, j'ai logiquement trois personnes qui vont trinquer avec moi samedi 4 en fin d'après-midi : Ed, Emy et Micahuète. Qui veut nous rejoindre ? Pour l'instant, je n'ai pas encore choisi le lieu mais j'y réfléchis activement.
Bref, tout ça pour dire que : JE SUIS OFFICIELLEMENT EN VACANCES ! Et que je savoure encore et toujours ma mutation en LycéeDésiré.
03 juin 2009
Pin des Landes
6ème, contrôle sur l'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir.
* Alors que de jours en jours le temps passe il emballe le papier cadeau.
* et juska c'est 5 ans c'étais une chipi
* je les avais pin (des Landes ?)
* les dessins je les pindres quand j'avais six ans
* il les prendré imidiatement
* pour faiter noël
Je voudrais pourvoir en rire, mais là je déprime. Après force rabâchages, exercices et explications, la meilleure note de ce contrôle sur le participe passé pour la 6ème sport est de 12,5. J'ai seulement quatre copies au-dessus de 10. J'en ai dix entre 0,5 et 6.
J'ai des hors-sujets complets, des fautes ajoutées allègrement à partir des phrases qu'ils avaient sous les yeux, des lettres en trop, des lettres en moins...
Ils vont tous aller en cinquième, réjouissions-nous.
Et nous serons encore impuissants face à leurs difficultés.
Je vais me faire une sieste, tenez : après ma nuit de cauchemars (oui, encore) et ces corrections, je le mérite...
27 mai 2009
IIIII IIIII IIIII IIIII IIIII...
Ce matin, j'ai fait un essai approximatif avec la 6ème sport : j'ai mis une barre en face du nom de chaque élève, à chaque fois que je devais intervenir pour le reprendre, le faire taire, lui suggérer de copier la leçon, etc.
En 55mn de cours, j'ai comptabilisé au total 45 interventions environ...
Il a aussi fallu que je fasse venir une CPE en cours pour lui demander si ces chers petits pouvaient nettoyer la salle eux-mêmes : du jet de boulettes de papier, nous sommes passés au lancer de marqueur, stylo, règle... Ils s'agitent dès que j'ai le dos tourné. Donc, sur les 55 mn de cours, j'en retire 5 de visite de la CPE. Ce qui nous ramène à une intervention par minute à peu près...
Sinon, sur le grand débat du moment (à lire avec une voix nasillarde et le petit coup de trompette avant : "La violence à l'école"), aux relents politiques douteux, voici un article fort intéressant à lire. J'apprécie en particulier la réponse à la dernière question.
17 mai 2009
Ainsi font font... La Fontaine
Rédaction de 6ème sur les fables
* un book (= un bouc)
* un petit mensonge vos bien un fromage
* il le détacha fitefaie
* se ci vodras une peine de prison
* ta raison et ces pour ça qu'on dit...
* rien ne met plus de séduisité en mon coeur
* que fait tu issi ?
* la souri euya de la chance
* la veangance
* en lui demandant de fermer les yeux et de le suivre
6ème dictée préparée
* je c'es seci ta mèn / je sais se qui t'amainent / se qui ta mènent (= je sais ce qui t'amène)
* tu veu te debaracé de ta ceu de poisson
* mes tu horatré male / tu auratrer mal / tu aura trait mal
* l'éffroi faisset batre sont coeur
14 mai 2009
Montagnes russes
Je hais les jeudis. Ils n'ont rien de spécial, hormis le fait qu'il y a deux heures avec la 6ème sport. Et j'arrive à la limite avec eux. Est-il normal d'avoir des envies d'agir "physiquement", au-delà des mots, avec certains d'entre eux ? Ce matin encore, les cours ont été terribles.
En montant dans la voiture, avant de quitter le collège, j'ai dû suspendre mes gestes et écouter le silence avant de démarrer. Je me dis juste après les cours que je vois la vulgarité mal dégrossie, l'humanité au stade de charbon et qui refuse de devenir diamant.
Ou alors, c'est moi qui déforme les choses.
Parce que j'ai peur d'être retombée dans une période de dépression, sans l'avoir vue venir, celle-là. Chaque après-midi, je ne fais rien. Sauf une sieste. Ou quasiment. Et en me forçant. Par exemple, là, je vais des oeufs durs, et c'est un exploit... Je néglige un peu l'appartement (mais pas trop, hein).
Chaque soir, j'ai des angoisses au sujet des cours du lendemain. Aller au collège est ma victoire quotidienne. Tenir en cours aussi.
Ce soir, la Fée joue au théâtre. J'aurais dû aller la voir. Mais je m'en sens incapable. Impression de décevoir beaucoup de monde.
Et pourtant. Pourtant je devrais aller bien, comme diraient certains. J'ai la santé. Un boulot. Tout ça.
Objectif de demain : faire quelques courses d'appoint. Et m'obliger à sortir l'après-midi, pour ne pas comater comme je le fais depuis des jours.
Oui, je sais, c'est dérisoire. Mais il faut commencer quelque part...
04 mai 2009
Salades
Ce matin, les élèves n'avaient d'yeux que pour mes baskets New Balance turquoise et mauve : "Youèh, m'dame, elles sont chouettes vos baskets !" Cela a duré jusqu'à mon départ, en les croisant dans le hall : ils en parlaient même à leurs copains ! Mouarf.
Sinon, la semaine dernière, j'avais le cerveau en décalage horaire : j'ai mal lu le planning du collège et j'ai oublié une semaine complète. Je n'aurai donc pas ce que je vous ai annoncé initialement comme repos (cela me paraissait énorme aussi...). Le vendredi 22 devait être voté au CA mais aucun collègue n'en veut car il faudrait rattraper sur deux samedis, ce qui les dépasse... Mais moi, cela me fait décaler une visite toute douce au bord de la mer. Pffff !
La wii m'a dit hier soir que j'avais perdu 700gr depuis la dernière fois (c'est-à-dire avant New-York)... Mais comme je suis rouillée ! Et je me suis remise à la cure de salades diverses et variées...
A part ça, le midi, quand je le peux, j'écoute France Inter. C'était le cas en rentrant aujourd'hui. Une femme parlait de peinture moderne, c'était assez génial : on sentait l'intelligence dans ses paroles, la mesure, tout ça... Une chroniqueuse du Fou du roi est intervenue pour dire qu'elle trouvait l'ouvrage trop scolaire, trop subjectif, et parlait de son rapport à l'art. Tout cela fourmillait d'idées, d'opinions. La chroniqueuse disait qu'elle était à NY avec sa petite-fille, à qui elle avait demandé de choisir deux toiles dans chaque salle de musée et de dire pourquoi elles lui avaient plu. J'attendais l'enchaînement, quand soudain j'ai reconnu la voix hautement désagréable de Jean-Marie Bigard. Et là, la vulgarité débarqua : "C'est comme dans les bars à putes : on en choisit deux et on en parle après entre nous ! Ah ah !"
L'auteur est Françoise Barbe-Gall. Je vous conseille malgré tout de podcaster l'émission, en oubliant d'écouter Bigard...
Sinon, au programme du jour, dans un ordre ou dans un autre :
vider le lave-vaisselleranger la cuisinetenter de cuisiner un clafoutis léger à la rhubarbeessayer un milkshake maison à la fraiseprendre des photos de divers trucs que je dois mettre en ligneranger un peu le salon(Val, compatis steuplé)appeler l'entreprise qui doit changer le tablier de mon volet de chambre- réfléchir au nouveau défi littéraire lancé samedi
arroser mes géraniums
Edit de 17h20 :
30 avril 2009
Lierre tombant
Ce matin, j'avais des angoisses avant de faire cours. Aucune envie de retrouver ceux qui sont inatteignables, sans doute par fatigue. J'ai dû renvoyer deux élèves de la 6ème sport pour la seconde heure avec eux. Bizarrement, sans eux, le profil de la classe est vraiment très différent. Cela m'attriste, aussi.
Sinon, je suis enfin allée chez Karouf pour sauver mes petits-déjeuners. Et j'ai aussi acheté des fleurs pour mes jardinières : des géraniums lierre rose presque fluo ! C'est une première : je m'étais toujours refusée aux géraniums, trouvant que ça fait plante de vieux... Mais là, je n'ai pas résisté.
Sinon, j'ai appris en consultant le premier planning de l'année au collège pour les deux derniers mois (cherchez l'erreur) que le jeudi de l'Ascension et le vendredi me seraient fériés. Ainsi, à partir de mercredi midi jusqu'au mardi soir suivant, je serai libre. C'est bête : je n'ai personne à emmener au bord la mer ou au plus bêtement au restaurant. Avoir une aubaine pareille et ne rien prévoir vraiment... Pffff !
Bon, je vais admirer mon balcon, tiens.
29 avril 2009
Petite perle du jour...
Je dis à la 6ème fusée pourquoi je n'étais pas là lundi et leur présente mes excuses. Aussitôt, ils tentent de me parler des Etats-Unis et me demandent si NY c'était bien. Je dis oui oui génial, et la petite Jess lève la main, elle qui est plutôt réservée.
_ Madame ?
_ Oui ?
_ Il y avait des Américains ?, dit-elle avec de grands yeux ébahis.
_ Euh, à New-York ?
_ Oui...
J'opine du chef en souriant, les autres n'ont pas vraiment entendu. Heureusement pour elle.
SuperTZR cherche sa cape
Hier soir, je n'avais aucune envie de dormir. Je me suis forcée à aller me coucher vers 1h, et encore forcée à m'endormir vers 2h30. Sachant que j'avais cours ce matin, je ne vous dis pas le déphasage complet... Je ne pensais pas que le décalage horaire serait aussi enquiquinant. J'avais souvenir qu'en étant revenue de République Dominicaine, cela s'était bien passé. Etrange.
Sinon, j'avais oublié l'effroi que me procurent certains élèves. Cette impuissance face à eux. Leur violence inhérente. Leur aspect bestial pour quelques uns.
En plus, je n'ai pas réussi à remettre la main sur le contrôle que j'avais préparé avant les vacances, et j'ai dû en improviser un... Quel démarrage !
Là, je dors à moitié (pfff, c'est bien le moment !) et pourtant il va falloir que j'aille chez Karouf faire des courses. Le frigo ne se remplira pas tout seul de mes yaourts-nature-du-matin-qui-me-mettent-de-bonne-humeur. Et je dois aussi me racheter des fleurs pour les jardinières.
Tiens, je vais me prendre à café ou deux avant...
Edit de 15h10 : finalement, j'irai demain. Je me sens incapable d'arpenter les allées de Karouf aujourd'hui... Je me passerai de yaourt nature encore un matin.
28 avril 2009
Keep smiling
J'ai tenu hier soir jusqu'à 22h30, puis je me suis effondrée comme une larve jet-laguée. Réveillée à 5h, j'ai flemmardé pendant environ 1h30 avec les chats, qui sont trop heureux de me retrouver, je crois. Je me sens fatiguée (plus qu'hier, peut-être) mais je ne parvenais pas à me rendormir ce matin.
Au réveil, j'avais des images de NY en tête. C'était agréable. Je vais vite oublier mes aventures du retour, sauf pour en rire.
Au programme du jour : décapage, crémage et soin du corps. Mes pauvres pieds auront droit à un traitement de faveur. Normalement, j'avais prévu de ne pas bouger mais il faudrait que je fasse des courses... Aucune envie.
Je devais aussi voir la Fée pour lui remettre ses cadeaux. Les deux possibilités me semblent compliquées, malgré trois délicieux cafés (bouh, ça m'avait manqué !) pour me ressaisir...
Il faut aussi que je pense aux schtroumpfs du collège, quand même. Pffff.
Et puis pour le fun, voici mes dernières photos du voyage...
























