29 novembre 2013

Wish list

Petit papa Noyel,

Ze voudrais bien pour dans pas longtemps :

  • un peu de repos
  • de zentils zélèves qui apprennent ce que je leur apprends et ouvrent de grands zieux zémerveillés en m'entendant déclamer des vers, par exemple
  • des sujets d'agrégation pas zinaccessibles, juste assez pour me contenter
  • moins de tensions dans la salle des profs, enfin, si l'on peut le dire ainsi, car je m'y sens bien, là-bas
  • du temps avec Cally, vraiment
  • pis quelques cadeaux passekeu j'ai le droit de rêver : les derniers albums de Jaroussky (offerts par Cally pour nos onze mois !) et Paul Mc Cartney, un câble ipad/VGA pour saouler les élèves en cours en m'excitant comme une folle avec mes images, la saison 4 des Mad men, des vêtements à ma taille (je commence à me voir telle que je suis, il serait temps), une paire de baskets (ça fait longtemppppppppppps que je n'en ai pas acheté !), le dernier professeur Layton sur Nintendo DS, une chaîne de fond de tarte, un casque Marshall, une  nouvelle télé pour que je voie enfin l'écran.
  • et des repas avec les amis, puis j'oubliais presque : un bel appartement tout près de Paris, passekeu ça me manque vraiment, et que la voiture me fatigue.

Nan, nan, je ne t'en demande pas tant que ça, petit papa Noyel !

Suffit de t'y mettre, quoi ! Bouge ta hotte ! Agite ta barbe ! Ch'te promets, j'ai été sage.

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19 avril 2013

L'enfant des bois et l'ovni d'Israël

Pour nos trois mois, outre des gâteaux divins, j'ai eu droit à un album qui me faisait méchamment de l'oeil : celui de Woodkid. Entendu sous forme de single d'abord sur le net, le phénomène s'est répandu partout, dans les magazines, les boutiques culturelles, les critiques.
D'abord séduite par l'ambiance, j'ai depuis mieux écouté. Malheureusement, un papier m'a orientée dans mes goûts : on parle beaucoup de "fake" concernant Woodkid, comme le Canada Dry. Woodkid semble être génial, ça a l'air novateur et décoiffant, ça dépasse X ou Y, et finalement, ça fait pschitt.

Woodkid-The-Golden-Age

Disons que la vérité oscille entre génial et banal : à force de l'entendre, j'ai l'impression d'avoir un mélange entre Antony & the Johnson d'un côté, et Muse de l'autre. Ambiance à la fois sombre et éclairée, morceaux intimistes et symphoniques, mix de mélodies simples ou orchestrales. Sauf que la voix, justement proche d'Antony, reste parfois sans saveur : il y a une sorte de monotonie qui ne rappelle pas les fragilités délicieuses du modèle premier.

Pourtant, certains morceaux, ou plutôt certains passages de quelques titres me serrent la gorge, comme cela peut arriver.

Bien moins qu'avec Asaf Avidan, autre ovni musical de ces dernières semaines. Inutile de dire que je m'abstiens certains jours de l'écouter, car il me bouleverse trop. Et, par chance, j'irai voir Avidan en fin d'année.

En attendant, ce soir, concert offert par ma banque : j'ai gagné deux places pour le zénith de Damien Saez, excusez du peu. Voir une sorte de Baudelaire musical déjanté du XXIème siècle, j'ai hâte ! Même si je n'aurais pas acheté les places moi-même, je suis très curieuse de voir Saez sur scène. En gros, soit je déprime après le concert, soit je l'encense. Ou alors il y aura une troisième voie...

Allez, au moment où la note est publiée, j'attends l'arrivée du chanteur sur scène...

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21 mars 2013

V'là l'printemps !

Hier, juste parce que c'était le printemps, Cally est arrivée avec ceci :

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L'amour rend peut-être bête, mais ça fait du bien. Juste sa gratuité.

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03 janvier 2013

Laisser agir

J'ai frôlé l'insomnie, cette nuit. C'est si rare que j'avais envie de le noter quelque part. Vers une heure du matin, j'ai fini le roman que Miss R m'avait offert, L'Homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy. J'avais de bons espoirs car je voulais lire un livre de cet auteur depuis un moment. Je trouve que l'intrigue fait un assez bon scénario de film, mais elle est prévisible, et sur le plan littéraire, je n'ai rien vu de fulgurant. (Désolée, miss R...)

Mes journées passent dans une ambiance étrange : à la fois angoissée par instant (avec des pointes selon les jours), anesthésiée à d'autres, ou encore tranquille. Je ne sais pas trop où en j'en suis.

Je lutte parfois violemment pour ne pas contacter Flûtine (avant-hier, par exemple) ou alors j'ignore royalement cela, sachant que c'est inepte (comme hier). Elle voudrait que nous nous voyions courant janvier, pour nous rendre nos affaires et "parler en face à face". Pour se dire quoi, exactement ? La grosse différence entre elle et moi, c'est qu'elle me souhaite d'être heureuse, qu'elle me dit que "ohlala qu'est-ce qu'elle va être chanceuse celle qui me rencontrera"; tout cela dans une sérénité plus ou moins apparente (un soulagement ?). Alors que de mon côté, l'idée que Flûtine soit dans les bras d'une autre me révulse toujours autant.
Sans doute cherche-t-elle à s'ôter de la culpabilité en agissant ainsi (-> tu as mal maintenant, pourtant tu seras tellement bien sans moi, avec une autre qui t'aimera vraiment), mais ma colère ne retombe pas et mon dégoût à l'imaginer avec Mamie Nova (ou une autre) reste le même.

Alors, pour lutter contre ces passages à vide et ces angoisses qui me coupent les jambes, j'agis. J'ai par exemple transformé ma table de cuisine. Cette ancienne table de salon était noire, et j'avais décidé de la garder lors du déménagement car elle tenait dans ma nouvelle grande cuisine. Mais la couleur me gênait. J'ai alors opté pour un enduit d'application (n°1), une peinture à glacis (couleur artichaut, n°2) et une cire mat (rouge, n°3), qui m'attendaient depuis août.

IMG_2365n°1

 

IMG_2366
n°2

 

IMG_2382

n°3

 

Le résultat final me plaît, même s'il ne faudra pas que je pose sauvagement des objets dessus :

IMG_2385

Sinon, toujours dans mes "actions", j'ai rechargé la batterie de mon scooter qui ne démarrait plus. Je l'ai démontée puis remontée, branchée sur un appareil spécial, et tout fonctionne à nouveau. J'aime bien me sentir débrouillarde : cela flatte mon petit ego mal en point.

Pour le reste, je tâche de corriger un peu mais les copies avancent au ralenti. Ce n'est rien comparé aux cours qui n'ont pas bougé d'un iota. Evidemment, la reprise m'angoisse aussi beaucoup car je ne me sens pas reposée (euphémisme) ni prête à affronter certaines difficultés vaillamment.  D'un autre côté, le rythme de forcené qu'on nous impose m'aidera à moins penser à Flûtine, peut-être...

Ah et puis sinon, je ne sais que faire pour les places de concert que j'avais achetées pour elle et moi (le 31 janvier) : c'était mon cadeau pour son anniversaire (le 9 janvier...) et nos trois ans (le 10...). Je ne peux les rendre; je vais avoir un mal fou à les revendre; je ne me vois pas y aller avec quelqu'un d'autre, ou alors je vais pleurer tout du long; je ne sais si elle ira ni avec qui si je les lui donne. C'est ce que l'on appelle un choix cornélien, si je ne m'abuse...

 

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05 octobre 2012

Stop affaire ! Poètes en soldes !

Mercredi, j'ai vu Tinette pour son anniversaire : j'ai profité de cette occasion pour lui offrir l'album pléiade sur Montaigne, afin de la remercier pour les deux années de préparation de l'agreg. Je dois préciser que ce cadeau assez docte reflète juste le goût prononcé de Tinette pour cet auteur -sur lequel je suis tombée en explication de texte à l'oral et en dissertation à l'écrit- qu'elle lit chaque soir...

J'avais aussi pour elle un album de Michèle Bernard, Quand vous me rendrez visite, qui compte beaucoup pour moi : j'avais travaillé pour cette magnifique chanteuse, dans cette usine photographiée sur la couverture du CD... Nous en avions parlé récemment, Flûtine, Tinette et moi.
Mais l'album m'a été envoyé un peu tard : j'ai dû le déposer au domicile de Tinette tout à l'heure. Juste après, pour me changer un peu les idées et sortir de cette semaine de dingue, j'ai fait un crochet à la Keufna.

aragon_triolet

Certains magasins font des sortes de soldes en ce moment, et je voulais regarder un peu les appareils photos, les amplis, les home cinémas... Au détour d'un rayon, je tombe sur des livres soldés. Généralement, il s'agit d'ouvrages dont personne ne veut, invendables, sur la dentelle de nos grands-mères, la culture du maïs en Amérique du sud ou les vers de terre.
Mais là, je vois tout de suite que les ouvrages sont intéressants : Hanna Arendt avec Condition de l'homme moderne, de la philo "facile", de beaux livres de voyage et des poètes. Aloysius Bertrand, Aragon, Michaux. J'ai craqué pour les deux derniers, avec Le Fou d'Elsa et L'Infini turbulent. Je ne peux même pas dire que les livres sont abimés. J'ai acheté ces poètes -j'ai failli écrire "mes poètes"- avec le sentiment d'accomplir un geste important et dérisoire : sauver du pilon de la poésie; être la gardienne d'un temple mis à sac. Heureuse et désoeuvrée, j'ai fait un sms à Tinette pour lui dire que la poésie n'était plus importante pour grand monde.

C'est à la fois me placer sur un piédestal puisque moi, je la sauve et je l'aime; sombrer dans une certaine mélancolie et un pessimisme latent en me disant que la poésie est soldée car personne n'en veut; et être satisfaite d'en lire, car je ne dois pas être la seule à me réjouir à l'idée de faire une affaire avec des livres "beaux".

Pour finir, un vers d'Aragon, au débotté :

"J'ai passé dans tes bras l'autre moitié de vivre" (Cantique des cantiques, Le Fou d'Elsa)

 

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06 janvier 2012

C'était quoi ce tunnel ?

J'aimerais voir un peu la lumière, après cette semaine épuisante, alors que nous venons de reprendre...

Les angoisses de l'agreg + des secondes amorphes qui freinent des quatre fers + des agacements contre les élèves et les collègues + un rythme de dingue + une commission éducative + un conseil d'enseignement tendu comme un string (spéciale dédicace aux expressions d'Emy) + l'absence de Flûtine + des nuits trop courtes car agitées (impossible de m'endormir tôt étant épuisée) = mauvaise semaine.

Je ne sais même pas par quoi commencer mon développement. Dois-je développer, d'ailleurs ? Je pourrais aussi vous épargner mes jérémiades, et parler plutôt de ma galette de l'amitié pour Asa et Tinette hier soir, pendant une séance de travail sur Rabelais (prions ensemble : "De l'écrit Rabelais sera banni !", on répète et on enchaine, au fond), qui était délicieuse !

photo (2)

Ndlr : c'était une galette des rois aux pommes.

Ou encore de l'album de Carmen Maria Vega que je me suis commandé d'occasion et qui m'amuse beaucoup. Ou bien des DVD que j'avais commandés à prix cassés sur Cdiscoucou, et ils m'ont envoyé à la place un adaptateur TNT dont je n'ai que faire. Et de la complète de Six feet under que j'ai méchamment entamée.

Ou bien de la délicate attention de ma copine collègue d'anglais toute marrante, MissR, qui m'a rapporté du Saint-Nectaire et du bleu d'Auvergne de la susdite région, comme ça, pour le plaisir de m'en offrir. Ce qui est amusant car, de mon côté, je lui avais trouvé un roman d'Orhan Pamuk dont elle raffole. Sans que l'on se dise rien, on s'est fait de petits cadeaux. J'adore.

Ou encore de ma remise en question concernant ma notation : il y avait longtemps que je n'avais pas réfléchi à cela, et l'échange de copies avec Asa a permis que l'on parle de cette question hyper délicate ensemble. Je pense que je suis trop axée sur le négatif dans les copies, et trop exigeante face à la langue. Tout cela est à nuancer, énormément. Mais je suis contente de vouloir m'oxygéner, changer, évoluer dans mon métier -encore. Pourvu que cela dure...

Sinon, là, je me fais un revival en écoutant Rod Stewart (oui, je sais...); j'ai lu en littérature buissonnière Il avait plu tout le dimanche de Delerm avant de l'offrir à Tinette; et j'ai écouté Flûtine à la flûte traversière sur une démo ancienne, et je me suis gonflée de fierté.

Et puis demain, je pars la rejoindre et je ne reviendrai que mardi avec elle. J'ai demandé ma journée parce que quelque chose d'important aura lieu lundi pour Flûtine, et je voulais être là pour ce moment. Je n'abuse jamais des "raisons personnelles", alors là, oui, sans scrupule, je pars. Avec dans ma besace, Rabelais, des copies, et du vin blanc à tomber par terre... d'extase.

Et j'irai chez le coiffeur m'alléger la tête ! Y'a du boulot, j'vous jure...

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25 décembre 2011

Noyel marin

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Nous avons totalement improvisé, vendredi, un réveillon à la mer : direction Villers-sur-mer, à côté de Deauville. A deux heures de Paris, un dépaysement. Le soleil était là hier, et malgré une certaine fraicheur, nous étions bien. Nous avons marché, marché, marché tout au long de la plage. Et puis déjeuné face à elle, comme si notre pique-nique était un festin.

J'avais du mal prendre conscience que nous étions là, vraiment, car j'ai quelques angoisses en ce moment, qui m'empêchent de vivre parfois dans le présent. Et puis ce lieu est chargé d'un souvenir de vacances avec mes parents, alors que je devais avoir neuf ou dix ans : j'avais attrapé un très méchant virus, et je n'avais rien vu de mon séjour. Crises de délire à presque 41° de fièvre, épuisement total. Mais ce souvenir m'est cher car à la fin du séjour, j'avais regardé mon père nager au loin, avec ses jumelles, alors que j'étais assise dans un fauteuil avec une couverture... Cette image-là reste en mémoire.

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Pour le repas du soir, nous ne voulions pas forcément mettre les petits plats dans les grands, Flûtine et moi. Nous avons fait très fort : direction Karouf market, petits achats pour moins de dix euro, et repas... sur notre lit ! (On n'a même pas bu la bière, qui a été remplacée par du Koka lïte.)

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On a bien fait de ne pas sortir le soir car très vite, après l'ouverture des cadeaux, nous avons sombré dans le sommeil et Flûtine dans... une crise de fièvre. Serait-ce l'air de Villers qui provoque des délires ?

Nuit agitée mais énorme si l'on compte nos heures (couchées à 21h20, levées à 9h15...). Malgré la fatigue de Flûtine, nous avons rejoint Deauville pour marcher le long de la plage, et improviser un léger pique-nique avec nos restes. Et puis retour dans le silence, avec ma jolie passagère endormie, et moi qui conduisais.

Au fait, j'ai eu comme cadeaux de la musique (Alain Leprest, un live de Camille, Muse et... une démo de Flûtine !), de la lecture sur la peinture, et je me suis offert une petite lime à ongles rigolote.

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Cette globale simplicité m'a beaucoup plue.

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15 décembre 2010

J'avance à reculons

Avant de prendre le risque de m'effondrer au fond d'un fauteuil, je passe par ici...
La journée d'hier a été fort longue : je suis rentrée à 20h45 après avoir vu 19 parents. Comme je dors mal en ce moment (à cause du concours blanc, grrr !), je me réveille environ quatre fois par nuit. Un rhume lancinant s'ajoute à cela pour couronner le tout. De fait, j'ai décidé de sécher le cours de didactique de cet après-midi, pour me reprendre un peu et avoir le temps de tout faire.
Car trois paquets de copies m'attendent, et les révisions n'avancent pas...

Sinon, ce matin, mes cinq heures de seconde ont été un vrai festival de questions et de remarques complètement décalées/absurdes/sexistes/homophobes sans même que les auteurs de ces phrases s'en rendent compte... Alors mon énergie se "perd" beaucoup dans des discussions sans fin, des contre-argumentations, des tentatives d'ouverture, des essais de tolérance, et j'en passe.

Pour les perturber, je me suis même risquée à leur demander comment ils réagiraient s'ils apprenaient que j'étais homosexuelle... Pour leur prouver que, sur le fond, cela ne changerait rien : rien à mes cours, rien à mes notes, rien de rien.
Ma formulation était faite au conditionnel mais j'ai bien senti que pour eux, cela relevait de la science-fiction : il était impossible que je fusse homo.

Ceci étant, je me suis dit que j'aimerais beaucoup m'assumer dans mon travail, mais que si je le faisais, dans cet établissement, je risquerais gros. Par sécurité, je me devrais de me taire...

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A part ça et pour finir sur une note plus gaie, le G4 s'est évidemment parfaitement bien passé, même si nous étions toutes assez fatiguées. J'ai voulu dresser une table chaleureuse, et j'ai offert à mes copines un tout petit cadal de Noyel : un carnet Moleskine tout fin et un petit badge avec une citation, qu'elles ont choisi au hasard.

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(Sauf que le badge orange était turquoise, avec une citation de Verlaine : "Et tout le reste est littérature...")

J'ai aussi prêté ma copie de didactique à Tinette, qui l'a lue le lendemain. Il faut sacrément se faire confiance pour cela, je trouve.

Allez, l'agreg/les copies/la sieste m'attendent, dans l'ordre qui s'imposera à moi, en attendant... l'arrivée de Flûtine !

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27 avril 2010

Avis de passage

Rhaaaaaa, le vendeur n'a pas pris en compte l'indication de l'adresse ! Chronopost va donc livrer mes rollers chez moi et non chez Flûtine. Grrrrr ! Prions Hermès et tout le toutim des messagers des dieux pour que le livreur arrive ici avant notre départ, vers 10h45...
En attendant, ma valise est faite, et c'est déjà pas mal.

Edit de 17h20

Agde

Bon ben, j'ai guetté à la fenêtre jusqu'au moment du départ, mais j'ai raté mes rollers... Je suis toute triste, d'autant que je voulais "roller" chez Flûtine, avec elle. Il fait d'ailleurs un temps superbe.
Pour autant, j'ai quelque chose d'assez fabuleux à vous raconter. Dans le train, nous avions des petits coupons de participation à un jeu concours, organisé par la région Languedoc-Roussillon. Cinq questions étaient posées, et le tirage au sort s'effectuait pendant le voyage. Amusées, nous répondons au mieux et remplissons plusieurs bulletins, au nom de nos proches. Deux lots étaient à gagner : un panier gourmand, et un week-end.
Le voyage se déroule. Je m'endors quelque peu et suis réveillée par un appel au micro : "Monsieur Bidule et Madame Virgibri Mère ont gagné ! Ils sont priés de venir retirer leurs lots à la voiture bar."
Incrédule, je m'éveille et me dis que oui oui, j'ai gagné, avec le bulletin de ma mère ! Incroyable. Je craignais de ne pas avoir mon lot car je ne ressemble pas à une commerçante de 56 ans, mais bon... Au final, tenez-vous bien, j'ai gagné le GROS lot : une nuit pour deux dans un trois étoiles à Agde, un dîner pour deux et des entrées dans un musée. Le tout est valable un an. C'est fou, non ?

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18 février 2010

"Il s'agit de ne pas se rendre"

Samedi, Tinette donnera ses derniers cours. Elle sera à la retraite début mars, au retour des vacances. Nous avons prévu de lui faire une surprise commune, mais je voulais aussi marquer le coup. Je connais Tinette depuis seulement six mois, et je m'en sens véritablement proche. Alors un cadeau plus personnel me paraissait nécessaire.
Au milieu de l'agitation des dernières semaines, je craignais de ne rien pouvoir faire. J'ai bloqué ma journée d'aujourd'hui pour elle essentiellement. Voici le résultat : une calligraphie fort modeste (les puristes en seraient déprimés), sur un texte de Nazim Hikmat. Je voulais quelque chose de positif, plein d'espoir, pas marqué par l'idée de départ ou d'adieu.

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Il me reste à attendre que l'encre sèche pour gommer les traits de crayon, à coller la photo, à signer et cacheter mon "oeuvre". Si je le peux, je tâcherai de trouver un sous-verre pour lui offrir dignement samedi.

Et ce jour-là, vers 11h, nous serons tous en train de pleurer le départ de la lumineuse Tinette...

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