28 avril 2014

Cartons & C°

Ma deuxième semaine de vacances a été productive et efficace : nous en sommes à environ cinquante cartons de prêts en vue du grand déménagement. Avant cela, il va falloir passer par le nettoyage complet du nouvel appartement (il y en a bien pour deux jours tant les propriétaires précédents étaient maniaques...), puis enduit, puis peinture. Le chantier est vaste, alors nous allons effectuer des devis de travaux car réaliser tout cela après les journées de boulot et les week-end de mai relèverait d'un défi fou. Et puis ce n'est pas notre métier, donc nous mettrions bien plus de temps qu'un professionnel.
Par ailleurs, je profite de cette période de transition pour refaire du tri (encore et encore...). Les encombrants sont nos amis.

cartons1

Je n'ai donc pas touché à une copie ni à un cours la semaine dernière. J'ai beaucoup dormi mais je sens que je suis loin d'avoir tout rattrapé encore. La route est longue avant de revenir à un état "normal" après ces mois intenses.

Hier, outre les activités quotidiennes classiques du type ménage, nous avons flemmardé devant des documentaires : l'un sur les sushis (et le poisson qui va avec), l'autre sur l'industrie du chocolat et le dernier, pas visionné jusqu'au bout, était sur le jambon. Bilan : il ne faudrait plus rien manger, à moins d'en avoir les moyens -et encore. La déprime totale, quoi.

A part ça, je reste toujours aussi scandalisée et perplexe de ne pas avoir encore été payée par l'EN pour le tutorat que j'ai effectué en septembre-octobre. La somme sera sans doute dérisoire, mais sur le principe, je suis très agacée. J'ai supporté avec beaucoup de patience une collègue totalement dérangée, et je n'ai aucun papier véritablement officiel pour ce travail, en dehors de mails (qui n'ont aucune valeur légale). L'inspectrice est bien embarrassée car c'est elle qui est à l'origine de mon "recrutement".

Bon, le devoir m'appelle : les copies de terminale L, les contrôles et cours à préparer pour la dernière ligne droite d'un mois environ. Autant dire que ce mois de mai sera on ne peut plus chargé et acrobatique...

 

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01 août 2012

"La perspective de vivre non loin des feuillus me réjouit"

Voilà, je suis aux portes de mon futur chez moi, je signe demain après-midi... Quelle étrange sensation que celle-ci, oscillant entre fierté d'avoir mené ce projet de bout en bout avec ma mère, d'investir vraiment, de quitter un lieu dans lequel j'ai habité quatre ans, de se projeter dans un autre...

clef_serrure

Il y a aussi toute la question de la filiation : à qui sera transmis ce bien en cas de décès ? Je n'ai plus que ma mère, et mon père et ma grand-mère paternelle ne peuvent pas voir ce que j'ai accompli. J'aurais adoré les silences satisfaits quoiqu'un peu angoissés de mon père, et l'enthousiasme envahissant de Mamy, qui aurait voulu "des photos, des photos, ma poule !" pour se faire une idée... Elle m'aurait aussi aidée à sa façon, en m'offrant, sans aucune insistance, là un canapé, ici un pot de peinture. Sa générosité se mêlait à un fort égocentrisme, mais elle était irrésistible. Je pense beaucoup à mes morts, au moment de cette transition importante dans ma vie. Je crains même de pleurer au moment de la signature.

Ce soir, je verrai l'appartement vide et je ferai le point avec les vendeurs, fort sympathiques et précautionneux. Demain, j'aurai les clefs. MES clefs.

Nda : J'écris ce mot avec un F depuis mon adolescence car C., cette prof-amie qui a sans doute été mon premier amour, avait dit une fois en cours que dans cette lettre, on voyait la serrure. Je voyais dans cette remarque une poésie infinie. Depuis, je n'ai plus jamais écrit le mot "clef" autrement.

Ensuite, viendra le temps de la peinture avec de courageux bénévoles, puis l'encartonnage des livres, et le déménagement...

Et sinon, cela n'a rien à voir, mais j'ai fait environ 1400 abdos, trois joggings et une piscine en cinq jours. Bilan : 300gr de perdus. Pffff.

 

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25 juillet 2012

Des plus, des moins, des plus

Après avoir parcouru environ 1500km, et être partie une semaine, voici mon bilan d'un séjour oscillant entre ville, campagne, montagne, festival d'Avignon et Pilat.

Les plus

Nous avons vu douze spectacles en trois jours au festival d'Avignon, que je découvrais pour la première fois. Il y a eu de belles découvertes (dont je reparlerai).

Il a fait beau. Notre nouvelle tente de camping est pas mal du tout, spacieuse et verte.

J'ai essayé mon nouveau vélo d'occasion entre Vedène et Avignon, puis dans le parc du Pilat. J'ai revu un lieu important dans mon histoire personnelle, lié à Michèle Bernard, au bout de dix-sept ans (si mes calculs sont bons)...

J'ai aimé bouger et ne pas rester fixe en un lieu.

Chambéry est une ville charmante, ornée de tas de portraits de J. J. Rousseau, forcément.

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J'ai mangé plein de salades. Et j'ai perdu 1,1kg (on ne se moque pas des 100 grammes, merci).

Un joli hâle est visible sur mes bras.

Vivre sans ordi et quasi sans téléphone pendant une semaine était salutaire.

 

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Les moins

J'ai rayé la voiture au niveau du coffre et commis pas mal de maladresses. Un enjoliveur s'est fait la malle je ne sais où.

Un PV a orné mon pare-brise.

Mon boîtier numérique semble avoir rendu l'âme d'un coup : je n'ai pu prendre que deux photos avec.

J'aurais pu basculer sur mon iphone, mais j'avais oublié le chargeur. Ah ah.

Le vélo est tombé à la perpendiculaire du coffre pendant que je roulais sur l'autoroute à 130 km/h hier. J'ai plié l'un des deux rails du porte-vélos, et grandement abîmé le vtc (la roue arrière est complètement bloquée). Mais j'aurais pu tuer quelqu'un si le vélo n'avait pas été tenu par des sangles, alors...

La distance géographique entre Flûtine et moi commence à être problématique.

La tente s'est envolée un soir à cause du mistral, qui nous a d'ailleurs empêchées de dormir deux nuits.

Certains spectacles d'Avignon sont outrancièrement mauvais. Je trouve cela scandaleux, quand je pense que l'on paye au moins 10€ la place, même avec un pass préférentiel.

 

Mais

Les peines matérielles ne sont rien en regard de ce qui est important.

Mes géraniums blancs et rouges sont splendides sur mon balcon.

Je suis amoureuse, encore.

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Et j'ai appris aujourd'hui que j'allais signer chez le notaire le 2 août !

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21 juin 2012

Plein de pépettes !

Voilà, c'est officiel : j'ai signé ma demande de prêt, et je change de banque. Etrangement, je vis cela comme un soulagement : tout est lancé, et dans très peu de temps, j'aurai mon accord et les fonds.

J'ai même fait un tour dans des magasins d'ameublement et je reconnais que je craque pour un canapé Chesterfield hors de prix, évidemment. Et pour un fauteuil club rouge...

Demain, je partirai rejoindre Flûtine avec une soixantaine de copies sous le bras. La commission dans laquelle je suis a décidé stupidement d'avancer la date de retour des copies : rien de tel pour qu'on nous charge d'année en année, et qu'on nous en ajoute. Là, nous allons devoir bosser furieusement pour rendre les copies tous en même temps, car certains flemmards veulent partir en vacances avant le 9 juillet. Je mettrai mon grain de sel dans tout cela dès que je le pourrai.

Je viens de me dire en écrivant que je n'avais rien de prévu pour la fête de la musique, ni pour "fêter" ma signature de prêt. C'est vraiment dommage. Je compenserais ce we sans doute. Et puis ce soir, je vais me faire du pain perdu, tiens !

Bon, je vais préparer ma valise pour pouvoir filer rapidement après la récupération des copies demain.

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15 juin 2012

Back to Bac

Deux migraines ont eu raison de moi en six jours. Je guette les rechutes, je gère tant bien que mal les agressions diverses qui pourraient me faire à nouveau basculer vers une crise (mon conseil d'enseignement a été de celles-là...). Aliments, bruits, odeurs, luminosité : tout est référencé, classé, mais sans succès.

Je ne sais si ce sont mes démarches solitaires en banque qui me font cet effet, ou bien la fin de l'année. Comme je fuis les chiffres, et surtout ceux liés aux finances, chaque rendez-vous en agence bancaire me désarçonne :  quand on me demande si j'ai des questions, c'est le black out. Je me repose sur S. qui m'aide à clarifier tout cela, mais je cherche encore mon "bonheur". Pas grave, je suis tout à fait dans les temps, j'ai un dossier fort simple et fort sain d'après ce que je vois. Je vais démarcher dans deux autres banques, et je ferai mon choix.

Sinon, la fin d'année est aussi étrange que toutes les fins d'année. Je pensais échapper au Bac, et puis non : hier, en arrivant au lycée pour le conseil d'enseignement (pour ceux qui n'ont pas la tête dans le casier, c'est un rdv entre profs de la même matière, qui permet de répartir les classes entre nous pour l'an prochain ou de discuter pédagogie -ah, ah), j'ai découvert une convocation urgente pour le Bac. Seule consolation : le lycée est vraiment très près de chez moi, c'est même celui où j'ai effectué mon année de stage (mauvais souvenir). Bilan : j'aurai 58 candidats à l'oral, et 60 copies à corriger en une semaine. L'adjointe m'a dit : "Mais c'est tout à fait faisable : vous en corrigez plus en moins de temps, habituellement !" J'ai eu un léger sourire en coin, un petit silence puis, avec un geste de la main partant du menton jusqu'au ventre, j'ai dit : "J'intériorise ma joie, là." Piquée au vif mais restant en apparence très cordiale, elle m'a rétorquée que je le faisais très bien. J'ai acquiescé.

Pour ce qui est de l'an prochain, j'aurai finalement encore deux secondes (je me suis gentiment "sacrifiée" pour une collègue qui m'avait poignardée dans le dos il y a environ trois mois, et qui a été scotchée que je le fasse : je n'ai pas tendu l'autre joue pour que l'on me frappe, j'ai plutôt voulu enterrer la hache de guerre) et une première S d'accompagnement (pour les élèves passés de justesse, qui auront du tutorat). J'ajoute à cela un groupe "littérature et société" et de l'ECJS. Comme je serai sur deux classes avec des équipes qui me plaisent bien (dont ma collègue d'HG très tendance et super sympa, que je baptise ici Hype). Je ne m'en sors pas si mal. Et le mail reçu ce matin de la coordo à qui j'ai rendu cet immense service me prouve bien que j'ai eu raison d'être "généreuse" : cela ne me coûte pas grand-chose, finalement, et je me sens sereine de l'avoir fait. Elle regrette qu'il y ait tant d'individualisme dans l'équipe, et s'étonne encore que j'aie été la seule à faire un effort... Pour ma part, il n'y a plus trop d'étonnement, hélas.

Degas-61

Pour finir cette entrée, je vais enfin vous parler de l'expo Degas. Flûtine avait très envie de la voir, et j'étais curieuse aussi. Suivre le fil des esquisses, des inspirations du peintre était intéressant à voir, mais Degas ne provoque pas d'émotion particulière chez moi. Je regarde ses toiles en curieuse, pas en passionnée. Je n'ai aucun soulèvement de joie, pas d'exaltation. En fait, au cours de l'expo, j'ai eu deux grands moments sur des toiles... de Gervex et Bonnard. Il s'agit de Rolla et Femme assoupie sur un lit, dont j'avais déjà parlé ici. Aucun regret d'avoir vu cette expo, vraiment, d'autant que j'ai découvert un aspect de Degas que j'ignorais (plus sombre et audacieux que ses toiles de danse), et pourtant pas de souvenir marquant, en dehors de deux peintures qui n'étaient pas de lui...

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04 juin 2012

Immobilier & C°

Ma mère m'ayant délicatement réveillée aux aurores par un sms anodin, mes yeux ont beau rester quelque peu obturés, j'ai décidé de vous parler enfin de mes zaventures zimmobilières.

Vous vous souvenez peut-être que j'étais en attente de la visite d'un appartement fabuleux sur le papier. C'était fin avril : j'avais repéré une annonce sur un site de particuliers, au prix étrangement alléchant. J'appelle le propriétaire illico, qui répond gracieusement à mes questions et sent bien que je guette le piège : c'est un T4 transformé en T3 en bord de Seine, avec balcon, buanderie, rangements, traversant, au premier étage, etc. L'explication du prix (presque 40.000€ en dessous du marché) est la suivante : les propriétaires ont tenté de vendre leur bien au prix du marché fin 2011, en vain. Là, ils sont pris à la gorge et ont besoin de vendre vite : le seul moyen de se démarquer est de baisser le prix. Soit.

Je demande donc à le visiter. Et là, première complication : le couple vit en province, à environ deux heures de Paris, il y a des locataires dans l'appart, et la femme est en déplacement à l'étranger. Elle doit revenir le 6 mai. Puis-je patienter ? Soit.

Les jours passent, je me fais forcément des films en imaginant que c'est peut-être une magnifique opportunité, blablabla, et je reste calme aussi, car tant que je n'ai pas vu le bien, rien n'est imaginable.

Le 6 mai et les jours suivants, je n'ai aucune nouvelle. Je refais un mail à l'époux, pas de réponse. Ma mère propose d'appeler pour avoir des informations. Le mari, à nouveau très poli et délicat, s'excuse et dit avoir bien reçu mes messages mais sa femme a été retenue plus longtemps que prévu au Cameroun. Monsieur ne s'occupe pas de tout cela car le bien semble être à sa femme, et les occupants (sans bail... détail important pour la suite) sont ses "amis". Elle doit revenir le 20 mai, c'est sûr. Admettons.

franc-cfa

Le 21, je reçois un appel de la propriétaire. Nous nous mettons d'accord pour une visite le 22, après mes cours. Elle doit me confirmer le rdv en m'appelant vers 14h le jour même. Ce jour-là, nous avions une plénière au lycée. J'ai guetté l'appel pendant deux heures trente : rien. Je commençais à fulminer de tant d'inconstance (et d'autres choses m'ont aussi énervée pendant la dite réunion). Je sors de la réunion, très agacée, et je tente d'appeler la dame. Même pas de répondeur. Une demie heure plus tard, le répondeur fonctionne. Je laisse un message plutôt aimable en regard de mon impatience. Elle me rappelle au moment où je sors du lycée : les embrouilles continuent. Le locataire qui est dans l'appartement n'est pas présent car il est à la préfecture, il y a beaucoup de monde, elle n'a pas les clefs mais elle va aller voir s'il est revenu pour lui ouvrir et elle me rappellera dans trente minutes. Sentez-vous comme moi que cela commence vraiment à puer ? Vous n'êtes pas au bout de vos peines...

Je rejoins Flûtine qui était sur le pied de guerre pour visiter ensemble. Je laisse jaillir ma colère concernant la réunion et le rdv raté. La proprio me rappelle au bout d'une heure dix et non trente minutes. Elle est dans l'appart, on peut venir. Je prends mes clefs de voiture, nous filons au milieu des bouchons car ce sont les heures de retour de bureau. Au bout de dix minutes, coup de fil à nouveau. Je conduis, donc Flûtine répond.

_ Mmmm, c'est-à-dire ? Mais vous êtes dedans, là ? Les deux chambres sont fermées... à clef ?! Nous sommes en voiture comme prévu. Pouvons-vous le visiter au moins pour nous faire une première idée ?

Oui, vous avez bien lu : les chambres étaient fermées. Cela sentait de plus en plus mauvais. Flûtine a fait exprès d'insister.

Nous arrivons enfin, je me gare. Devant l'immeuble, je passe un coup de fil à la proprio comme prévu. Elle décroche : "Aïe, aïe, aïe... (bis) Vous êtes devant la grille verte ? J'arrive, ne bougez pas. Aïe, aïe, aïe..."

Dix minutes passent. C'est long, quand on imagine que la personne est juste au-dessus, au premier étage. Sauf que non : une femme se gare sur les bateaux de la chaussée, en warning. Elle sort, souriante, et m'interpelle par mon prénom tout en me vouvoyant (encore heureux), ce que je n'apprécie guère mais je reste affable : en faisant la naïve, on obtient beaucoup plus.

Et là, c'est un festival d'histoires : le locataire n'est pas là, il est en Italie pour acheter des chaussures et ne reviendra que dimanche; une petite fille était dedans mais elle a eu peur et a fait ressortir la proprio; en plus les locataires ne parlent pas français mais anglais, etc. Elle n'a pas de double de clefs (ce qui est le comble pour une propriétaire) et me jure que : "Vraiment, l'appartement est maaaaagniiifiiiique, avec des murs ivoire et les plafonds blancs... C'est un trèèèèès bel appartement."

Sauf que nous sommes restées dans le hall d'entrée de l'immeuble, point barre. Nous apprenons au passage que les locataires payent au black "1200 francs par mois" (CFA ?). Aimablement mais fermement, je lui ai dit que tout cela était bien compliqué, que j'étais venue pour rien et que j'aurais aimé plus de clarté et d'honnêteté. Tout miel et sucre, elle me propose de revenir la semaine prochaine, une fois que le locataire sera revenu d'Italie, blablabla. Pour éviter d'autres complications, je dis oui et nous la quittons.

Bilan : je pense qu'il y avait des sans-papiers dans l'appartement et qu'elle ne savait pas comment faire. Cerise sur le gâteau, je demande à Flûtine d'appeler une agence qui a le bien en vente le lendemain : l'appart a été dévasté par les locataires et TOUT est à refaire (il y a même des taches... au plafond !). Les charges sont bien plus élevées qu'annoncées, aussi. Tout n'a été que mensonges et tentative de manipulation. La proprio a voulu m'appeler le lundi suivant, qui était férié : elle a fait sonner cinq fois mon portable en trois heures, sans laisser aucun message. Le mardi, j'ai reçu un mail du mari, courtois mais pas à l'aise. Je lui ai répondu par le menu très poliment et fermement que tout cela ne sentait pas bon et que je déclinais leur proposition de visite. Depuis, aucune nouvelle.

En revanche, j'ai poursuivi mes investigations immobilières : deux T3 dans des tours de ma ville, le quartier où mes élèves habitent, juste pour voir. Niet niet niet. Et là, à moins de dix km du lycée, je suis en recherche et j'ai eu un coup de coeur pour un appartement... Deuxième visite dans l'aprèm avec ma mère, pour voir si nous lançons une offre... Je crois que je suis prête à entamer une nouvelle vie, plus au vert et sereine. A suivre...

 

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21 mai 2012

Impédimenter : enquiquiner, alourdir, agacer. "Tu m'impédimentes, là !"

Alors que je rêvais depuis plusieurs nuits d'immobilier, les propriétaires de l'appartement parfait sur le papier m'ont enfin rappelée : je vais en faire la visite demain. Je couperai court à la énième réunion inutile qu'on nous impose au lycée, je passerai prendre Flûtine, et nous irons voir ce bien qui est bradé, en raison d'une urgence financière... Il y aurait des travaux à faire, mais le coup de chance de l'année est peut-être pour moi, qui sait ?

Je dois cependant garder la tête froide, et tout peser.

En attendant, je gère mon quotidien en travaillant pas mal pour le lycée (descriptif du bac à faire ce week-end, les recueils de poésie pour les secondes, les révisions de fin d'année qui ne sont pas bradées...).

Et puis hier, avec Flûtine, nous sommes allées au Grand Palais voir l'expo Helmut Newton. J'en avais très envie depuis un moment, et je n'ai pas été déçue. Je compte même y retourner avec Miss R.
Newton était photographe de mode pour les grands magazines de type Vogue, et ses images ressemblent à tout sauf à des photos de mode, justement. Il oscille entre sensualité, amusement, gêne, érotisme, mise en abyme, fétichisme, drôlerie... Il a par ailleurs le génie de se moquer de lui-même souvent, et son sens de la construction photographique est aigu. Nous avons été emballées par cette exposition, donc. A tel point que Flûtine m'a offert l'affiche de l'expo, splendide, et que celle-ci trône dans ma chambre, maintenant.

helmut-newton-grand-palais

Donc si vous en avez l'occasion, allez voir à deux (on a envie de réagir, de partager ses impressions) ces images troublantes à plus d'un titre. D'un autre côté, ce n'est vraiment pas le genre de sortie que l'on fait avec grand-maman. ;-)

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25 avril 2012

Boquille : n.f. Expérience difficile sur laquelle on prend appui pour progresser.

Alors voilà, le premier tour des élections a eu lieu. Je me serais bien passé de cette femme en troisième homme. Et rien ne m'a emballée, évidemment. Je trouve que rien n'est joué, tout est à faire.

Sinon, je poursuis mes recherches d'appartement, et c'est parfois assez déprimant : trois de visités ce matin, et aucune possibilité quelconque d'imaginer de vivre là-dedans. Encore un ce soir, dans une ville pas encore envisagée, et dite de façon polie "populaire". Mais je ne me ferme à rien. Il y aurait le tram, le métro, le RER...

fenouil-jpg

A part ça, je découvre toutes les vertus du fenouil, et ça n'a rien à voir avec ce que je viens de dire. On le cuisine en risotto, en soupe, à l'italienne, et c'est fort bon, ce petit goût anisé.

Et puis, je me dois de parler des résultats de l'agreg : je n'étais pas concernée, mais Asa, oui. Malgré des sujets en or, elle ne l'a pas eue. Je dois reconnaître que cela me soulage (il parait que c'est très humain) : je ne me sens plus nulle. Je dois quand même préciser que j'ai subi silencieusement pas mal de petites humiliations, et que cette année a été fort étrange sur ce plan-là. Asa est une personne très complexe, "brutale" selon ses propres mots, très ambitieuse, complexée et imbue d'elle-même tout à la fois. J'ai navigué dans ces eaux de septembre à mars. Je l'imaginais briller à l'oral, surtout qu'elle a eu "une chance de cocue" (dixit) pour les colles. Je ne l'ai d'ailleurs su que par écho, grâce à Tinette... Et puis non : tout comme moi, notes apparemment catastrophiques à l'oral, mais avec, entre autres, son auteur préféré (Shakespeare).

Enfin bon, je me sens allégée et à égalité seulement maintenant avec Asa. Peu importe si c'est mal, si je ne devrais pas penser cela, blablabla : ma remise en question prenait trop de place.

Allez, ma salade de fruits frais (papaye, ananas, pommes, kiwi) m'appelle !

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03 février 2011

Etre bilouquée : avoir la tête retournée / être submergée

J'ai, je crois, huit paquets de copies en attente. Je souhaite en rendre le maximum avant les vacances. Les paris sont lancés : de combien de paquets vais-je me débarrasser ? Sachant qu'une copie prend 15mn, que j'ai trente élèves par classe, et trois classes. Vous rendrez vos copies à la fin de l'heure.

Le noirot va à nouveau mal, sinon. Direction le vétérinaire hier soir, après ma journée de lycée et de fac (un cours sur Charles d'Orléans, ultra répétitif dont je me serais bien passée) : rebelote. Anti inflammatoires, etc. Je suis censée le redéposer mardi pour la journée afin qu'on l'anesthésie pour : un détartrage/polissage, des prélèvements, des tests, une perfusion, un bilan sanguin. Coût total : 400€. Pour être honnête, j'ai la vague impression de me faire arnaquer. Je cherche des avis autres autour de moi.

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Je crains d'avoir la fatigue qui s'abat sur moi un peu trop tard : j'étais partie en week-end pour amortir le choc de l'agreg, mais j'ai droit au deuxième effet kiss cool, je crois. Il m'est très difficile de me lever, et je sens les élèves insupportables. Par effet, je me sens irritable. Remarquez, ma vision est peut-être faussée.

Pourtant, tous mes collègues courent après le temps, sont submergés par les copies, et tout et tout. Je ne suis pas seule sur le radeau.

Et puis mon ordinateur Sony n'est toujours pas au SAV puisque je n'ai pas encore eu le temps de tenter de récupérer tous mes dossiers dessus...

Heureusement, ce soir, un peu tard, Flûtine sera dans mes bras. C'est fou comme j'ai besoin d'elle, surtout en ce moment...

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08 septembre 2010

Ce qui devait arriver arriva

Il est 17h15. Je n'ai pas déjeuné. J'ai passé l'après-midi au commissariat. Vous l'avez compris, mon scooter a été volé.
Par ma faute. Uniquement pas ma faute.
Mais le vol a été vicieux, fait de nuit, alors que mon trousseau de clefs avait dû être récupéré bien avant.
Chose que je n'ai pu dire à la police. Mais l'assurance réclamera les deux jeux de clefs. Et là, je l'aurai dans le baba, je crois.
Inutile de vous dire qu'une journée de grève qui s'achève sur une perte de 3000€ environ, j'ai connu mieux. Mais peine d'argent vaut mieux qu'accident (on se rassure comme on peut, là).
J'ai un début de migraine, à avoir attendu 2h30 pour déposer plainte. De la folie douce.
Et en plus, j'en avais particulièrement besoin cette année, du scooter, pour suivre les cours à la Fac. Et puis c'était le cadeau de mes trente ans, aussi...

A part ça, je crois que mes cours se sont bien passés ce matin. Je découvrirai la troupe de filles de ST2S demain pur parachever la rentrée.

Et ce soir, si j'en ai le courage, j'irai m'entraîner au tir. Mais là, je dois manger quelque chose, sinon je vais défaillir.

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