02 novembre 2009
Fidèles au-delà du possible
31 août 2009
H - 10
A quelques heures de ma première véritable pré-rentrée...
Je ne sais toujours pas ce que je vais mettre, mais tout est repassé. Serai-je en version endimanchée, cool, chic mais relax, femme fatale ou étudiante ?
Mon sac est fait.
Je ne sais toujours pas comment je vais me présenter.
J'ai décidé de porter plus de bijoux.
Je me sens énorme. Mais je n'ai pas d'autre choix que d'avancer, là.
Je dois encore choisir mon tuning de casier.
Le blog pour les élèves est opérationnel.
Simplement, demain soir, quand je rentrerai, il n'y aura personne pour m'accueillir avec un grand sourire et me dire : "Comment ça s'est passé ?". Puis, un peu après : "Je suis fière de toi." Ou bien : "Je suis heureuse".
Parce qu'au fond de moi, je ne le suis pas. Et seul le regard de l'Autre saurait me le faire sentir, parfois.
Dentelles et jupons
Pour lutter contre le stress provoqué par Micahuète et Peps ( -> que vais-je porter pour la pré-rentrée ?), je suis allée faire un peu de shopping. Partie pour trouver des pantalons, j'y ai renoncé : rien de potable en dehors des slims faits pour les minettes, ou alors j'atteignais des tailles éléphantesques.
J'ai donc opté pour... des jupes ! Oui, mesdames et messieurs, après les talons, après les sacs à main, j'attaque les jupes. C'est ça, vieillir ?
Je suis revenue avec trois desdites jupes, un chemisier, un legging, et une veste bustier. Maintenant, je dois repasser car le tout ressemble à des chiffons, tant les magasins prennent soin de leurs produits...
J'ai quand même eu ensuite la présence d'esprit d'aller à la pharmacie pour me reprendre mes bêta bloquants anti migraineux (je sens que le mal de tête couve). Et du gel antibactérien en pompe pour le glisser dans mon casier à moi toute seule rien qu'à moi. On lutte comme on peut contre ses tocs (et la grippe H1N1).
Là, il faudrait que je prépare mon sac pour demain, mes vêtements chiffonnés, tout ça. Mais à la place, j'ai regardé la vidéo pour F. et je chouine sur une situation personnelle que j'ai bien cherchée...
Allez, petite régression naïve : je vais poser une question d'enfant, et puis pfiout, je sortirai.
Diiiiiiiiiiiiiiites, pourquoi c'est si compliqué la vie, l'amour, la mort ?
29 août 2009
Chiffouillis (néologisme primaire)
Sans aucun ordre ni transition :
J'ai croisé Rama Yade en ville. Ça m'a fait une belle jambe. Mais j'en ai deux.
J'ai mal à la tête. Un peu. Pas encore la migraine carabinée.
J'ai déjeuné avec Emy, aux grands yeux doux.
Mes cours ne sont pas prêts.
Mais la rentrée, c'est dans trois jours.
Envie d'un sac à main violet.
Je pense quasi en continu à F. et à ses proches.
Aucun kilo de perdu et rien en pantalon à me mettre.
Presque 1500 visionnages de la vidéo pour F..
J'essayerai mon vélo demain, je pense.
Ménage prévu demain aussi.
Toujours envie de câlins.
Mes aventures sur Arcachon sont restées en stand by sur le blog.
Je bénis l'inventeur du détecteur de mouvement sur désodorisant : ça fait un pschiiiiit de muguet quand les chats passent devant la litière. Marre du kakakipu.
Ma première vraie pré-rentrée va enfin se dérouler, après sept ans d'enseignement. Je vais avoir mon propre casier à mon nom. Cela parait dérisoire, mais pas pour moi. J'y collerai sans doute une image. Reste à savoir laquelle.
J'ai fait des photos dans Paris. Je dois les basculer sur l'ordi.
Envie d'aller voir Val.
Je me suis fait draguer par un grand black en attendant Emy. Pourquoi donc ai-je toujours plu aux hommes d'Afrique noire ?
Voilà de la bonne entrée bien décousue ! Pas trop perdus ?

25 août 2009
Il pleut sur la ville comme il pleure sur mon coeur
Ce matin, dernière étape des funérailles. La journée d'hier a été bouleversante.
Le prêtre a parlé de ma "conviction" en lisant, et nous avons souri de cette erreur. J'ai simplement ajouté, à la fin de la première lettre de Jean, une reprise d'une phrase de ce texte : "Nous devons aimer", en regardant l'assistance, dans cette église bondée d'au moins deux cents trois cent cinquante personnes.
La vidéo a été visionnée ce matin plus de 330 775 fois. Internet peut aussi produire des miracles et tant d'amour...
Edit de 20h : ici comme ailleurs, j'ai fait des coquilles dans les titres... J'ai corrigé. Le soleil a pointé son nez au cimetière et après. Certaines images se gravent; elles sont tristes ou belles, ou les deux. La famille a voulu que je reste.
Le nombre de visionnages a doublé depuis ce matin. C'est beau. Tant d'amour...
21 août 2009
Autant d'amour que de larmes
Je vais enfin vraiment me sentir utile concrètement. Je suis en charge de certaines choses pour l'enterrement. Je sais que c'est égoïste d'une certaine façon, mais cela me soulage un peu.
Voir souffrir ceux que l'on aime sans rien pouvoir faire m'a toujours été totalement insupportable. Et je crois qu'avec l'âge, ça ne s'arrange pas...
Lundi, F. aura tous les hommages qu'il mérite. L'église sera trop petite pour tant d'amour. Tant mieux.
Je me disais, puisque toute mort renvoie à sa propre mort, que je n'aurais pas le tiers de témoignages si je venais à mourir demain. Et que l'église serait assez vide. Enfin, je crois. On n'est jamais sûr de rien.
F. aurait peut-être été scié de constater autant de manifestations d'amour, d'amitié, de compassion. Et puis il aurait ri aux éclats.
J'aime cette image de lui. Riant aux éclats.
18 août 2009
Je veux être utile, à vivre et à aimer
Je suis comme vide de mots.
J'attends.
J'attends le moment où je serai utile.
J'attends le moment où je vais pleurer, vraiment.
J'attends la colère.
J'attends de dormir sans penser à son visage, au sourire qu'il avait.
J'attends qu'elle soit en état de me parler. De me voir. De m'appeler.
J'attends l'enterrement.
J'attends et cela peut rendre fou.
Peut-être.
14 août 2009
Cure thermale
Arcachon, Péreire, le soir
Je crois que ces vacances à la mer m'ont fait du bien. Pas seulement parce qu'ils s'agissait d'une longue escapade un peu loin de chez moi (tout est relatif, en regard de mes deux semaines à NY), mais aussi parce que je me suis retrouvée, je crois.
Il y avait longtemps que je m'étais perdue. Un grand flou devenu banal, les yeux voilés, la tête dans le sable. (Tiens, c'est drôle pour quelqu'un qui revient de la mer...)
Les avis de Micahuète, toujours directe, parfois tranchée, souvent drôle et pertinente, m'y ont aidée sans doute. Non pas que nous ayons tant causé que cela : l'heure était aux confidences, certes, mais nous avons su nous taire ensemble aussi. Cela lui semblait évident, pourtant je sais qu'avec certaines personnes, c'est impossible.
J'ai donc l'impression positive de m'être rassemblée, un peu comme un pantin qui trainait au fond d'un atelier, démembré, sans pivots ni vis, et que l'on a réparé avec patience. Parce que je sais bien que ce n'est pas Arcachon qui est l'unique raison de ces retrouvailles avec moi-même : j'y travaille depuis des mois, parfois inconsciemment.
Pour autant, ce ré-assemblage fait souffrir aussi. Il faudra un peu d'huile (fruitée et de grande qualité) pour faire tourner correctement tous les rouages et les morceaux de bois qui peinent à se reconnaître entre eux, encore.
Je ne sais si ma métaphore est claire. Peu importe, finalement. J'essaye d'apprendre à m'aimer et à m'accepter, avec mes défauts et mes qualités, tant physiques que psychologiques. J'en ai pour des années. Le chemin est long.
Qui connait des raccourcis ?
12 juillet 2009
Analyse clinique
J'ai pris conscience aujourd'hui que je m'étais endurcie, malgré ce que je peux en dire. En effet, je pense parfois être plus sensible à certaines choses qu'auparavant, et pleurer plus aisément.
Pourtant, la vue de ma grand-mère maternelle dans un piteux état n'a pas provoqué le moindre épanchement de ma part. D'aucuns diraient que je dois en avoir honte, parce que c'est ma grand-mère, que c'est une vieille femme, etc. Je suis triste car elle semble souffrir et qu'une fin de vie pareille, je ne la souhaite à personne. Mais je me sens très détachée de cette femme sans tendresse, sans amour, qui n'a jamais reconnu ma mère dans ses efforts et l'a toujours dénigrée.
Les gênes ne forcent pas l'amour. C'est valable pour elle comme pour moi.
Je la vois donc dans cette maison de retraite -la même que celle dans laquelle la Reine, mon autre grand-mère, est décédée-, réduite à porter des couches, pliée en deux, pas loin d'avoir des escarres, délirant sur des gens du passé, et je sais cependant que je ne verserai pas une larme quand elle mourra...Sauf pour ma mère, si je la vois mal.
Je dois avoir l'air extrêmement froide et détachée, j'en ai conscience. Mais ma seule famille, c'est ma mère, aujourd'hui : mon père et mes grands-parents paternels sont morts, la famille de S. que j'ai volontairement quittée et qui m'avait "adoptée" n'a plus lieu d'être, mon géniteur fait comme si je n'existais pas, et j'ai une vie sentimentale plutôt solitaire...
Ne croyez pas que je dise tout cela avec force déprime ou tristesse. Juste du détachement. Ou une certaine forme de conscience accrue, proche de l'analyse clinique.
Je m'en serais bien passée, pourtant.
01 juin 2009
Sun outside, rain inside
Un peu de couleur
Contre le gris
De mon coeur




















