12 juin 2013

Emerger lentement

J'ai dû dormir deux heures cet après-midi pour lutter contre la fatigue qui s'est posée rapidement, quoique progressivement depuis hier. Voilà, les derniers cours ont eu lieu; les conseils de classe sont passés, les bulletins sont remplis (mais il reste encore les livrets scolaires pour le bac...), les fiches d'orientation sont rendues; la tâche est accomplie, tant bien que mal.

J'ai fait des photos de classe car mon établissement ne le fait plus depuis deux ans, ce qui m'insupporte. C'était chouette de voir les élèves enthousiastes, certains sur leur 31, pour garder un souvenir. J'ai récupéré et rendu des poèmes sur des supports libres, et j'en ai même eu un en cadeau : un plat à tajine (!).
Deux élèves se sont aussi bousculées pour me dire leur enthousiasme concernant mes cours. Je ne m'y attendais pas, et c'est ce qui rend la chose d'autant plus agréable. On ne sait pas parfois qui l'on atteint, derrière le masque de l'élève. L'une d'elles m'a offert une bougie parce que "ma mère est aussi migraineuse et ça lui fait du bien". Détail : la mère en question est prof de lettres, et m'a fait parvenir des compliments sur ma liste de bac... Pardon de sembler me gargariser de ces menus faits, mais je crois qu'après une année où j'ai été pas mal remise en cause par une collègue et où j'ai douté, je me raccroche aussi à tout cela.
Avoir contenté deux élèves, c'est déjà énorme. Pour qui n'est pas prof, je pense que nous paraissons ridicule avec ce type de phrase. Pourtant, nous recherchons tous une reconnaissance quelconque. Cette année, elle est venue de mon inspectrice, et de quelques élèves.  Je m'en satisferai longtemps : je n'ai pas besoin de marques renouvelées de confiance en mon travail. Je savoure le peu que j'ai. Pour le reste, je gère mon impuissance face à la classe qui me tapait sur les nerfs : beaucoup passent en première, avec une moyenne en français tournant aux alentours de cinq. Je me demande bien à quoi j'ai servi lors des conseils du dernier trimestre : ma crédibilité en prenait un coup à chaque cas traité. Et j'enrage de voir que l'on envoie allègrement à l'abattoir tous ces adolescents, en les dupant.

Maintenant, il va y avoir le bac français. Comme toujours, je serai fébrile en attendant les sujets de l'écrit et en espérant avoir bien préparé mes élèves. Pour une fois, je vais faire passer les oraux près de chez moi, dans un lycée assez folklorique : lors du retrait des descriptifs, personne à l'administration ne savait comment l'on procédait. Je dois donc y retourner, car depuis, ils se sont renseignés...

Sinon, je sais que j'ai mille et une choses à vous raconter, surtout par rapport à mes sorties. Je fais une liste, et je prendrai le temps de vous donner mes impressions sur les derniers films que j'ai vus (Shokuzai, Mud, Song for Marion...), des concerts, etc.
En attendant, hier soir, Cally m'évait réservé une surprise de taille pour mon dernier jour de cours : le rendez-vous était donné à Franklin-Roosevelt vers 18h30. Direction le Grand Palais : nous avions des entrées pour "cinéma Paradiso", un ensemble d'animations autour des années revival (70-80-90), avec une séance de cinéma en drive-in sous la coupole du Grand Palais, installées dans une... Fiat 500 !
Il paraît que tout le monde cherchait à racheter des places pour ces séances très spéciales.

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Outre le côté marketing très prononcé et donc désagréable, nous avons beaucoup aimé jouer le jeu : j'ai mangé un hot dog et bu une coupe de champagne (merci les sponsors), puis regardé "The big Lebowski" dans la nuit tombante. Nous avons aussi croisé Ludivine Sagnier, cachée derrière une mèche de cheveux, qui tentait de gruger à l'entrée. Je dois dire que cela n'a aucunement changé ma vie.

Cally est pleine d'attentions pour moi, et choisir de clôturer mon année scolaire ainsi était particulièrement agréable.

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Par ailleurs, dans mon flot d'événements à traiter, il y a aussi l'opération du noirot prévue demain (curetage d'une glande) et j'ai rendu à Flûtine ses affaires sur Paris. L'échange, après six mois de séparation et sans se voir, s'est fait dans les larmes pour elle, dans le retrait pour moi. Je crois que j'entame une autre phase du deuil de cette relation. J'ai compris que nous n'avions décidément pas la même façon de voir le couple, ni l'engagement.

Elle m'a demandé ce qu'il allait rester de nous, puisque je refuse de poursuivre la relation "amicalement". Il restera les souvenirs, et quand je n'aurai plus ce petit goût amer d'avoir été trahie, ceux-ci ne seront que beaux. Si je parviens à cela, je serai contente. J'ai souhaité à Flûtine d'être heureuse. Je le pensais. Maintenant, je dois penser à moi et me préserver. Etre heureuse demande des efforts; je m'y consacre depuis janvier. Cally et moi allons pouvoir vivre pleinement notre relation, sans le spectre de l'ex qui me hantait.

Etant donné les vacances que nous nous apprêtons à passer en août elle et moi, je suis sur la bonne voie... (Teasing !)

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07 janvier 2013

These moments...

La vie est étrange : en cinq jours, j'ai pris énormément de recul par rapport à la situation, et surtout pris conscience du joug mental dans lequel je m'étais enfermée.

Je me suis rendu compte que je pouvais plaire telle que je suis, sans condition, et cela m'a grandement perturbée. C'est très agréable, aussi.

A suivre...

 

Jeudi 23 (10)_1

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03 janvier 2013

Laisser agir

J'ai frôlé l'insomnie, cette nuit. C'est si rare que j'avais envie de le noter quelque part. Vers une heure du matin, j'ai fini le roman que Miss R m'avait offert, L'Homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy. J'avais de bons espoirs car je voulais lire un livre de cet auteur depuis un moment. Je trouve que l'intrigue fait un assez bon scénario de film, mais elle est prévisible, et sur le plan littéraire, je n'ai rien vu de fulgurant. (Désolée, miss R...)

Mes journées passent dans une ambiance étrange : à la fois angoissée par instant (avec des pointes selon les jours), anesthésiée à d'autres, ou encore tranquille. Je ne sais pas trop où en j'en suis.

Je lutte parfois violemment pour ne pas contacter Flûtine (avant-hier, par exemple) ou alors j'ignore royalement cela, sachant que c'est inepte (comme hier). Elle voudrait que nous nous voyions courant janvier, pour nous rendre nos affaires et "parler en face à face". Pour se dire quoi, exactement ? La grosse différence entre elle et moi, c'est qu'elle me souhaite d'être heureuse, qu'elle me dit que "ohlala qu'est-ce qu'elle va être chanceuse celle qui me rencontrera"; tout cela dans une sérénité plus ou moins apparente (un soulagement ?). Alors que de mon côté, l'idée que Flûtine soit dans les bras d'une autre me révulse toujours autant.
Sans doute cherche-t-elle à s'ôter de la culpabilité en agissant ainsi (-> tu as mal maintenant, pourtant tu seras tellement bien sans moi, avec une autre qui t'aimera vraiment), mais ma colère ne retombe pas et mon dégoût à l'imaginer avec Mamie Nova (ou une autre) reste le même.

Alors, pour lutter contre ces passages à vide et ces angoisses qui me coupent les jambes, j'agis. J'ai par exemple transformé ma table de cuisine. Cette ancienne table de salon était noire, et j'avais décidé de la garder lors du déménagement car elle tenait dans ma nouvelle grande cuisine. Mais la couleur me gênait. J'ai alors opté pour un enduit d'application (n°1), une peinture à glacis (couleur artichaut, n°2) et une cire mat (rouge, n°3), qui m'attendaient depuis août.

IMG_2365n°1

 

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n°2

 

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n°3

 

Le résultat final me plaît, même s'il ne faudra pas que je pose sauvagement des objets dessus :

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Sinon, toujours dans mes "actions", j'ai rechargé la batterie de mon scooter qui ne démarrait plus. Je l'ai démontée puis remontée, branchée sur un appareil spécial, et tout fonctionne à nouveau. J'aime bien me sentir débrouillarde : cela flatte mon petit ego mal en point.

Pour le reste, je tâche de corriger un peu mais les copies avancent au ralenti. Ce n'est rien comparé aux cours qui n'ont pas bougé d'un iota. Evidemment, la reprise m'angoisse aussi beaucoup car je ne me sens pas reposée (euphémisme) ni prête à affronter certaines difficultés vaillamment.  D'un autre côté, le rythme de forcené qu'on nous impose m'aidera à moins penser à Flûtine, peut-être...

Ah et puis sinon, je ne sais que faire pour les places de concert que j'avais achetées pour elle et moi (le 31 janvier) : c'était mon cadeau pour son anniversaire (le 9 janvier...) et nos trois ans (le 10...). Je ne peux les rendre; je vais avoir un mal fou à les revendre; je ne me vois pas y aller avec quelqu'un d'autre, ou alors je vais pleurer tout du long; je ne sais si elle ira ni avec qui si je les lui donne. C'est ce que l'on appelle un choix cornélien, si je ne m'abuse...

 

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01 janvier 2013

Générateur de bonne résolution

"Oublier

opportunément de

combattre

bêtement"

 

1er janvier 2013, vers 9h30

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31 décembre 2012

Manager ses angoisses

N'imaginez pas que je reste cloîtrée chez moi, prostrée sur le canapé, à ruminer. Je gère chaque journée comme je peux, avec un seul objectif modeste quotidien : faire le ménage ou les courses, voir une amie, préparer un plat, m'occuper à une tâche administrative, recevoir quelqu'un ou aller dans Paris.

Tout cela paraît dérisoire aux yeux de certains, mais je sais que c'est le seul moyen pour ne pas tomber dans un épisode dépressif : "l'action est le remède à l'angoisse". Sauf que mes angoisses, qui avaient disparues quasiment complètement depuis que j'étais avec Flûtine, ont fait un retour grandiose. J'avais occulté à quel point elles dévastent et écrasent. Mon coeur est comme encagé, étouffé, et je ne peux rien faire contre.

Je sais d'expérience qu'à part surnager, je n'ai rien à ma disposition pour lutter. Je prends de l'euphytose, c'est-à-dire l'équivalent de bonbons somatiques, pour dormir à peu près correctement (et je m'éveille chaque nuit à 4h), mais je me refuse à aller chez le médecin pour avoir une quelconque aide chimique. Je n'en ai pas pris dans les pires moments de ma vie, je n'en prendrai pas pour mon chagrin d'amour.

Donc, comme je le disais, au milieu de ce marasme et entre deux crises d'angoisse, les amis se relaient et me soutiennent. 

J'ai mangé deux fois japonais avec Micahuète, et une avec Emy, avant de visiter avec cette dernière une expo au musée Guimet sur le thé.
J'ai déjeuné sucré-salé chez Comtesse, puis nous nous sommes baladées dans Paris.
Je me suis offert un nouveau boîtier photo Nikon, le D7000, d'occasion (avec un objectif 18-105mm) en attendant d'avoir vendu mon D50. J'ai fait une belle affaire (et une belle folie) mais je voudrais me remettre vraiment à la photo. Il va d'ailleurs falloir que je réinvestisse la chambre d'amis/bureau de Flûtine pour en faire un espace créatif (photo, calligraphie, mail art peut-être)...

nikon d7000


Je suis allée à la manif pour le mariage pour tous avec Harry et Ed. Il y a même eu un chocolat chaud en fin de journée avec elle.
Tinette m'invite à prendre le thé dès qu'elle le peut et m'envoie au moins quatre sms par jour.
Sandy est venue dormir à la maison et voir enfin mon appartement.
Miss R m'amène dès qu'elle peut devant une bonne assiette et/ou un bon verre.
S. me fait aussi goûter certains vins raffinés et me demande des nouvelles quasi au quotidien.
Pumpkin m'a reçue chez elle pour une soirée tapas et développement personnel personnalisé !
Ma mère a voulu me gâter et a décidé hier qu'elle m'offrait un nouvel Iphone 4 car mon 3S me lâche totalement. Une sorte de Noël après Noël, quoi.

Ce soir, ce sera petit réveillon chez Harry qui me récupère "comme je suis". J'ai préparé un vatrouchka digne des pâtisseries de la rue des Rosiers (oui, oui, je m'encense sur le plan culinaire) au lieu de prendre le risque de réaliser mes premiers macarons maison...

 

PS : et j'avoue honteusement que je ne parviens pas à rester sans nouvelles de Flûtine, avec qui j'échange des sms sporadiques, dont l'inanité m'effraie et me rassure à la fois...

 

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29 décembre 2012

Le crève-coeur

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Je crève d'envie d'entendre sa voix, là.

Je crève d'envie qu'elle sache à quel point j'ai mal.

Je crève d'envie de lui hurler que je l'aime, même si cela ne changerait rien.

Je crève d'envie de savoir avec qui elle est, ce qu'elle fait, et de connaître la vérité : je ne peux croire qu'elle aille passer seule le nouvel an chez sa mère.

Je voudrais tellement qu'elle ait mal comme j'ai mal, mais ce n'est pas possible puisqu'elle ne m'aime pas comme je l'aime.

Je crève d'amour. Malgré tout.

Je crève d'envie de savoir vivre sans elle, vraiment, sans avoir l'esprit hanté par des images.

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27 décembre 2012

Le coeur en morceaux

Nuit de presque neuf heures, emplie de cauchemars d'adultère, de tromperies de Flûtine à mon égard, qui souriait nonchalamment...

J'ai cru dimanche, suite à ses dires et son mail, qu'elle envisageait une ouverture, que nous pourrions peut-être repenser notre couple. Ses propos allaient dans ce sens.

Hier, elle ne comprenait pas que je veuille alors la voir avant mi janvier, que j'aie des inquiétudes quant à savoir avec qui elle était dans ses sorties... En gros, ma jalousie et mes angoisses amoureuses étaient incongrues puisque pour elle, il s'agissait encore et toujours de tendresse amicale. Le coup de fil à la va-vite a tourné court.

Elle m'a expédié un sms entre deux achats chez des maraîchers pour me dire que c'était fini, qu'elle avait compris (enfin !) qu'elle ne pouvait tout avoir. Je pense qu'elle ignore totalement à quel point ça fait mal. Je ne suis même pas certaine qu'elle soit mal en ce moment.

Ma colère n'est plus aussi forte car je suis abattue de vivre une seconde fois la prise de conscience de la rupture. Accablée. Comme si le but était de me faire souffrir. Je vais mettre du temps à me relever, dans le sens où je suis tombée très bas, au ras du sol. Mon amour a été méprisé, et je n'ai pas été vraiment respectée.

Je sais bien que je rencontrerai d'autres femmes, mais maintenant, là, tout de suite, je sais que je les comparerai à Flûtine, et j'ai l'amère impression que je vais devoir repasser par des voies artificielles pour faire ces rencontres, ce que je trouve déprimant. Y a-t-il quelque part une femme équilibrée, simple dans le sens noble du terme, intelligente, drôle, charmante ET homo ? Je commence sérieusement à en douter, après une telle déconfiture alors que j'étais -je suis, pauvre de moi- amoureuse...

 

Edit de 10h35 : Savez-vous ce qui m'est insupportable ? C'est de ne pas savoir avec qui elle est; qui la fait rire; si elle rit; de l'imaginer sereine voire heureuse de ne plus m'avoir dans ses pattes; de croire qu'elle désire d'autres personnes; qu'elle me compare à ces personnes et que cela joue en ma défaveur; de l'imaginer se moquer de mon amour; qu'elle ait de la pitié à mon égard... Je devrais apprendre à ignorer tout cela mais la savoir VIVRE sans moi, voilà qui m'est insupportable.

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26 décembre 2012

Yoyo

Game over.

End of the story.

Je me tourne vers ma douleur, et je dois apprendre à ne plus espérer.

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24 décembre 2012

A little bit lost

Flûtine au téléphone hier près de deux heures.

Je ne sais plus trop où j'en suis.

Mamie Nova est un épiphénomène, et n'est pas sa maîtresse comme je l'ai crû. (J'ai quand même toujours envie de lui péter le dentier.) Dans ma colère, j'ai omis pas mal de choses.

Flûtine doit m'écrire tout ce qu'elle m'a dit noir sur blanc. Je suis incapable de le retranscrire. Si elle a changé, et que je change aussi, nous rencontrerons-nous ? Le problème, c'est que je l'aime. Bon sang, aimer est un problème !

J'ai regardé hier soir "Cendrillon" à la télé. Un brin sentimentale, un brin rêveuse, un brin méfiante, un brin perdue.

Je vous souhaite à tous un bon réveillon.

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23 décembre 2012

Indigestion

Je n'ai pas eu le choix ce matin : j'ai dû faire mes courses alimentaires courantes, alors que les supermarchés sont blindés de gens qui veulent soit faire plaisir, soit se faire mousser, soit s'obligent à faire la fête et surtout dépensent beaucoup. Bref, il y avait du monde. J'ai crû qu'en arrivant à l'ouverture, cela serait une bonne idée. Las, il n'y avait même plus de caddy disponible sur le parking.

J'ai parcouru les rayons en automate, évitant de penser comme j'aurais pu le faire, au repas simple qui nous aurait plu, à Flûtine et moi. Je vais au contraire tâcher de me purger sur le plan alimentaire : fromage blanc, son d'avoine, endives, fruits. Cela ne sera pas si évident de s'y astreindre : j'aurais envie de "me faire plaisir" en mangeant ce qui me plaît pour "compenser". Puisque je n'ai plus à plaire, pourquoi faire des efforts ? Mais je tiens trop à ne pas sombrer, alors je vais tenter de prendre soin de moi, quand même.

Mon image de moi est déplorable à l'instant où je vous écris. Je me sens terriblement non attirante, pas sexy, pas intéressante. Je me demande si je vais retourner chez le coiffeur, ou bien laisser pousser mes cheveux de façon hirsute : je ne me sens pas féminine. Le fait que Flûtine soit attirée par Mamie Nova a de quoi me perturber, voire m'anéantir.

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Je sais aussi que j'aurai beaucoup de mal à me sentir attirée par une autre car je n'aurai de cesse de comparer ces femmes à celle que j'ai en tête, pétillante, jolie, aux yeux indicibles, au corps harmonieux.

Je n'ai pas le corps harmonieux. Pas comme je le voudrais. Pas comme Flûtine l'aurait voulu, sans doute.
Elle veut systématiquement ce qu'elle n'a pas. Une éternelle insatisfaite. Et moi je suis une éternelle contemplative. J'ai vécu plus de deuils dans ma vie que de mariages et de naissances réunis. Je sais la perte. La douleur qui anéantit. L'impuissance face à la mort. Alors je crois savoir le goût des choses simples, leur valeur incroyable, et je m'émerveillais de connaître l'amour, de le sentir aussi fort... Et je croyais que l'amour pouvait suffire, qu'il pouvait tout résoudre, dépasser tous les problèmes. Comme dans les livres ou les comédies romantiques.

Je sais aussi la vie de couple, qui contient des risques d'encroûtement, certes, mais qui est un espace de liberté et de confiance pour moi. Pour Flûtine, c'est une prison et la monotonie assurée.

Ma colère et ma frustration ne s'amoindrissent pas. Je vis mes premiers jours de vacances dans les angoisses (vous savez, cette boule au niveau du plexus qui empêche parfois de respirer naturellement ?). Depuis que j'étais avec Flûtine, je n'avais pas fait de rechute dépressive, même quand j'ai loupé l'agreg. Je lutte pour ne pas en faire une, là...

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