01 décembre 2009
No comment
16 novembre 2009
Intellectuels engagés, unissez-vous !
Etant donné que je ne veux pas "lâcher l'affaire" comme diraient certains de mes élèves, je décide de publier ici un excellent article de Christian Salmon dans le Monde, qui résume parfaitement ce que je ressens. Ma peur, ma colère sont dans cet article (au format Word juste après ou bien voici son lien) : Article_Monde_Raoult
Un appel d'écrivains a été par ailleurs lancé.
Et histoire de sourire malgré tout cela, voici une parfaite illustration de la chose en patates. Merci au génial Martin Vidberg.
Un autre article, encore plus théorique et particulièrement dérangeant -pas écrit par n'importe qui non plus : Tzvetan Todorov- me réjouit. Je suis heureuse de lire enfin ce que je ne parviens pas à exprimer, et de constater que ces articles sont en tête des textes les plus lus et les plus commentés.
Faites passer, ça fait du bien, même si ça fait mal...
14 novembre 2009
Il était un petit avion
Un pavé dans la mare, histoire de diffuser l'info... : c'est ici.
Et sinon, qu'est-ce qu'on fait quand on a mal et qu'on ne peut en parler à personne, ni expliquer pourquoi sur son blog ?
20h10 : Je vais m'engouffrer dans la tempête puis dans le métro pour rejoindre Emy, somewhere un the city...
11 novembre 2009
Ecris mais tais-toi
J'avais déjà du mal avec le fameux débat sur l'identité nationale, aux commentaires ultra modérés.
Mais là, j'ai découvert avec stupeur aujourd'hui ce qu'un député UMP avait osé demander à Marie NDiaye, prix Goncourt 2009 (et au ministre de la culture) : obéir à un droit de réserve parce qu'elle a quitté la France pour aller vivre à Berlin après l'accès à la présidence de N. Sarkozy, qu'elle avait critiqué assez ouvertement mais de façon plutôt feutrée, je trouve.
Les relents nationalistes aux accents pétainistes ou frontistes, l'horreur des termes choisis par ce député, l'image de la France réclamée par ce dernier, et le rétro pédalage absolu d'un gouvernement français à l'égard de ses artistes, me dégoûtent. J'en ai des frissons de peur.
Je ne pensais pas connaître cela de mon vivant. L'artiste, en France, a toujours été auréolé de sa liberté d'expression et n'a jamais eu besoin de justifier ses positions politiques, sauf lorsqu'elles étaient retorses (je pense à Drieu La Rochelle, par exemple, et encore).
Mais des gens comme Zola, Eluard ou Sartre se sont engagés politiquement, sans qu'on vienne leur dire : vous ternissez l'image de la France et vous devez vous taire. Vous devez vous taire...
On a pu leur reprocher leur engagement, mais jamais ces airs de censure ne sont venus taquiner les prix littéraires.
La réponse de Pivot a été magistrale, je trouve : "Le devoir de réserve qu'il [Raoult, député UMP] invoque n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais, pas plus pour le lauréat du prix Goncourt que pour le lauréat du prix Nobel de littérature".
Et celle de Marie NDiaye sur le président aussi : "Je ne crois jamais qu'un seul homme puisse faire un pays."
Français, tremblez : on marche sur toutes vos valeurs et la censure s'étend. Après la presse écrite, la télévision, les prix littéraires, les pancartes lors de manifestations ("Casse-toi pauv' con") ou les petites phrases aux airs innocents ("Sarkozy, je te vois !"), quoi d'autre ?
Edit du jeudi matin 8h15 : Marie NDiaye maintient ses propos, suite à la découverte de ceux d'Eric Raoult. C'est beau, quelqu'un d'engagé.
Edit de 9h30 : Et le ministre de la culture, qui s'était pourtant prononcé aussi sec sur l'affaire Polanski, décide qu'il n'a pas à se prononcer dans ce cas... Son oncle doit se retourner dans sa tombe.
28 octobre 2009
Mumuse
Voilà, ça y est : je suis connectée via le wifi en plein dans Paris, sur mon magnifique nouveau joujou Acer d'à peine 1,2 kg. Je suis installée place Colette.
C'est chouette, la technologie.
Si j'osais, je me prendrais en photo, armée de ma glace délicieuse, faisant dos à la comédie française, pour vous montrer ma jolie coupe de cheveux transitoire... Mais non, ne rêvez pas !
24 juillet 2009
Mobilis in mobile
Dès le matin, j'ai des hauts-le-coeur... La raison ? A lire ici. Ou encore là.
Et dans un autre genre, il y a aussi des atteintes à la liberté de la presse dans notre beau et grand pays...
10 juillet 2009
Décidément, tout se perd...
Une autre mauvaise nouvelle pour les livres et les bilingues... Brentano's ferme ses portes. Je ne sais pourquoi, mais je trouve cela tristement emblématique de notre époque.
Il reste le très anglais Shakespeare & C°... seulement.
Edit du 11 juillet, à 9h20 : cela n'a pas grand-chose à voir, mais toujours dans ce qui m'inquiète, il y a Hadopi 2, aussi...
27 juin 2009
Petit programme du jour
Quand je serai revenue de ma journée parisienne -restaurant, Gibert, soldes (?)-, je prendrai peut-être le temps de vous donner les dernières "perles" de l'année, pas toujours issues des élèves...
Là, je profite du soleil sur le balcon, armée de jolies lunettes violettes.
Bonne journée à tous !
20 juin 2009
Suspendue !
Pour répondre à l'attente insoutenable qui est la vôtre, voici diverses photos de mes nouveautés maison printemps-été 2009.
Cuisine
A plus tard pour la suite de mes aventures (dans la journée) !
07 juin 2009
Shadock élection
Aujourd'hui, vous le savez, il y a : les européennes, la fête des mères, la finale hommes de Roland-Garros (et accessoirement mes virtuels neuf ans de rencontre avec S).
Je me suis acquittée de mon devoir civique de façon assez amusante mais aussi ridicule. Sachant que je suis toujours inscrite sur les listes électorales de mon ancienne ville, je me rends dans ce que je crois être mon bureau de vote, le n°10. Là, on m'apprend qu'en fait je dois me rendre au bureau de vote n°11, pas très loin, à cause d'un nouveau découpage administratif. Bien, soit.
Arrivée au n°11 (ça fait un peu Loto), une gentille petite dame est interloquée et suggère d'aller au n°10. Ben non, j'en reviens. Ah. Alors coup de fil pour vérifier. Finalement, je suis au bureau de vote n°37 (que l'on m'indique fort mal et je fais un tour de pâté de maison pour rien).
Moi j'dis, faut avoir envie de voter, car j'en connais qui auraient déjà renoncé.
Bref, j'ai pu m'acquitter de mon devoir civique, même sans ma carte électorale (zut et flute, où est-elle donc ? j'adore avoir mon petit tampon dessus !). J'ai eu le temps de voir l' affiche effrayante de Dieudonné (elle m'a glacé le sang), l'absence d'affichage sur certains panneaux (ça fait envie), mais aussi de constater qu'il y avait peu d'enveloppes dans les urnes... En attendant le retour de la petite dame qui causait au téléphone, j'ai aussi découvert que je pouvais voter simplement avec ma carte de prof ! C'est beau d'être fonctionnaire, parfois...
En milieu d'après-midi, j'irai voir ma mère et je dînerai avec elle, sans doute.
Bon vote !





















