27 août 2014

Le temps de la reprise

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Voilà, le retour s'est effectué, non sans mal :

  • avion bloqué à Saint-Denis presque trois heures à cause d'un problème de jauge (nous étions déjà à bord)
  • donc le trajet a duré quatorze heures au lieu de onze
  • le tapis à bagages s'est bloqué presque trente minutes
  • le périphérique était fermé pour travaux; en empruntant les maréchaux, il y a eu de petits bouchons à... 23h30

Mais tout cela n'est que le prix à payer pour des vacances de ce type. 

Depuis le retour, je gère le décalage horaire (seulement deux heures, mais c'est plus gênant parfois que des décalages majeurs); je trie les photos (album photos à découvrir); je commence à angoisser pour la rentrée (premier cauchemar cette nuit), comme chaque année; je remets tout à niveau (le frigidaire, les cartons, l'isolation des fenêtres, le nettoyage...).

Il va aussi falloir que je prépare mes cours de début d'année. Je repousse un peu l'échéance, je le sais.

Là, le nez de la Tour Eiffel est perdu dans les nuages, et même si c'est l'hiver à la Réunion, je regrette la douceur de l'air et les averses vespérales qui nous berçaient.

Comme j'étais "chez l'habitant", nous avons pu tranquillement sillonner sur l'île. Il reste encore beaucoup à découvrir, mais voici l'essentiel de mes périples réunionnais :

  • la côte est, de Bras-Panon à Saint Pierre (avec les coulées de lave, entre autres)
  • le cratère du Piton de la Fournaise, grandiose
  • Saint-Denis, ses maisons coloniales, son musée Dierx, ses boutiques
  • la distillerie-surcrerie de Bois-Rouge, l'une des deux seules restantes sur la quarantaine de l'île qui ont fermé progressivement...
  • Saint-Gilles (la plage, juste une journée)
  • Kelonia et ses tortues, magnifiques
  • les musées Villèle et Valliamé, qui permettent de deux façons fort différentes de comprendre l'esclavage, le mode économique de l'île comme colonie, et de voir de très belles demeures
  • Hellbourg et la maison Folio, la seule maison de ce type que l'on peut visiter sur l'île. Le jardin, malgré des araignées que je n'ai pu éviter du regard, est splendide et contient toutes les espèces endémiques de la Réunion, même les plus rares. Leurs orchidées sont superbes.
  • les temples hindous, chinois et autres, qui montrent que les communautés se mélangent sans que cela tourne à l'animosité (le temple du Colosse est le plus impressionnant)
  • le village de La Nouvelle dans le cirque de Mafate, uniquement ravitaillé par hélicoptère ou par la marche (2h30 aller et idem au retour). Hors du temps, coloré, isolé, modeste, le village allie de nombreuses qualités. J'y aurais bien dormi une nuit, mais cela n'a pas été possible.
  • la vanilleraie Roulof, l'une des très rares à tout produire et à vendre la vanille de façon indépendante. La vanille de la Réunion est considérée comme la meilleure au monde. Pour avoir une première gousse, il faut six ans de travail et de patience...
  • tous les repas en famille, ainsi que le mariage qui était la raison initiale de notre voyage, m'ont permis de goûter à mille choses (ma curiosité culinaire semble avoir fait plaisir) : le songe gris, les rougails les plus répandus et les plus rares (saucisse, ti jacques, chevaquine...), les bichiques, les petites bananes, le palmiste, les letchis (ils avaient été congelés, car ce n'est pas la saison), le pinpin, le fruit à pain, la confiture de papaye maison, le gâteau de patate douce, et j'en passe...

J'ai fait le grand tour sans entrer trop dans les détails de mon quotidien là-bas. Je réfléchis toujours à une solution adéquate pour mon blog, et pour l'instant, je pense à le mettre en blog privé avec mot de passe à me demander par mail... Je n'ai pas tranché.

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17 août 2014

Confiture de papaye maison

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12 août 2014

Fournaise

11,9km
6 heures de marche, pause dej incluse.
400m de dénivelé
Une Tour Eiffel qui rentrerait dans le cratère

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09 août 2014

Clins d'œil locaux

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07 août 2014

Régime créole

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01 août 2014

Couleur locale

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28 juillet 2014

9000 km et des poussières

Nous partons ce soir "en" Réunion pour trois semaines.

Merci de laisser un message après le biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.

Réunion carte

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27 octobre 2013

En week-end surprise ici...

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28 août 2013

Cap-Vert II

Je passe sur la transition à Mindelo (j'ai ajouté dans l'album n°1 des photos de contre-jour que j'aime particulièrement) et j'arrive au vol pour Fogo.

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Fogo

Nous devons passer d'abord par la capitale, Praia, pour effectuer un transfert vers Fogo. Les vols locaux sont particuliers : ils ne sont aucunement prioritaires, et on doit attendre qu'un avion atterrisse pour pouvoir le prendre. Les liaisons se font ainsi. Et pendant que les voyageurs arrivés attendent leurs bagages, on charge d'abord l'avion avec le fret et les passagers suivants; PUIS on met les bagages en attente sur le tapis... Leur rythme est totalement différent du nôtre, donc.

Nous survolons Fogo, et nous voyons aisément son attraction principale : le volcan Pico. Il est impressionnant (2890m) malgré l'altitude de l'avion.
On nous emmène à Sao Filipe, dans une ancienne résidence coloniale. La ville est petite, escarpée et fort calme : ce samedi-là était férié. Nous avons même du mal à trouver des bouteilles d'eau à acheter pour le lendemain : nous avons choisi de grimper en haut du volcan, le grand Pico (le petit est possible aussi) pour 60€ par personne et 40€ de guide. On ne plaisante pas avec un volcan : il faut absolument un professionnel.

On passe nous prendre le dimanche à 6h pour parvenir au point de départ de la grimpe à 7h. Grand luxe : nous sommes seules. L'arrivée dans la caldeira est splendide, avec un soleil rosé et déjà haut pour l'heure. On voit la dernière coulée de lave (de 1995), le grand et le petit Pico, fiers et semblant inaccessibles.
Le guide est prêt, mes bâtons de marche aussi, nous partons... Ascension prévue en trois heures, avec un dénivelé de 1700m environ. Pour être honnête, j'ai cru ne pas y parvenir : je me flagellais, pensant être lente. En digne percheron, je l'étais, mais je ne me rendais pas compte que j'avançais. Les pentes étaient souvent raides, et la terre volcanique ralentit, comme quand on marche avec des raquettes dans la neige.
Grimper au-dessus des nuages et vers le soleil, dans un paysage lunaire incroyable, où seul le bruit de mes pas m'emplissait, m'a donné plusieurs fois les larmes aux yeux.
Je maugréais, et pourtant l'expérience m'était fabuleuse. L'altitude pesait aussi sur la montée. Une fois là-haut, à presque 3000m, j'étais incrédule : la caldeira immense (20km de circonférence) s'offrait à moi, entre deux rafales de vent et une lumière écrasante. Le ciel m'appartenait. Nous sommes restées dix ou quinze minutes peut-être, puis il a fallu redescendre (ce qui prend deux heures). Sur 700m environ, il fallait courir/sauter/s'envoler/glisser sur des cailloux volcaniques. Je n'ai pas réussi à lâcher prise malgré cette aubaine et je ralentissais ma course, un peu crispée.
Une fois en bas, j'ai constaté que mes poches de pantalon étaient pleines de roches (j'en ai rapporté, du coup), et je ne vous parle même pas de l'état des chaussures ! Encore aujourd'hui, la poussière de cendre se répand sur mes chaussettes malgré des époussetages vifs.

Un brin fatiguées et incrédules, nous avons déjeuné au pied du volcan d'une cachupa (plat national), puis nous sommes revenues à l'hôtel. Le lendemain, direction un cimetière portugais abandonné, que nous étions les seules folles à visiter (pour y accéder, contournez les ronces d'acacia...). Puis limonade et jus de bissap dans un bar sénégalais : l'Afrique se fait de plus en plus sentir au fur et à mesure que nous avançons dans notre périple. Le Cap-Vert est un étrange mélange entre le Portugal, l'Afrique, l'Europe, les DOM...

 

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Cap-Vert I

Il est des voyages que l'on ne peut pas oublier. Celui au Cap-Vert en fera partie. Nous avons parcouru six îles sur neuf : Sao Vicente, Santo Antao, Fogo, Santiago, Boa Vista et Sal. Chacune de ces îles, qui appartient pourtant au même pays, a son identité propre. Je vais tâcher de vous en donner une petite idée, même si cela sera confus.

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L'avantage premier de cette destination, c'est qu'elle commence à peine à être touristique et à la mode. On en a les avantages et les inconvénients. Nous sommes parties en saison basse (la haute va d'octobre à décembre), ce qui nous a permis d'être relativement tranquilles et d'avoir des espaces magnifiques rien que pour nous certains jours. Le service est parfois à améliorer mais notre côté roots n'en a pas souffert, sauf dans un seul hôtel (je descendais à l'accueil quatre fois par jour pour demander à avoir de l'eau dans la douche ou du papier wc...).

Nous avions choisi un parcours itinérant incluant les transports, les transferts, les nuits en hôtel et le petit-déjeuner. Pour le reste, nous étions libres et c'est cette liberté que j'ai adorée. Le séjour s'est terminé par du farniente sur l'île de Sal, réputée pour ses plages magnifiques -ce qui est vrai. Mais commençons dans l'ordre...

Sao Vicente

C'est l'île de Cesaria Evora, et l'aéroport a même été rebaptisé à son nom. Nous avons atterri là-bas après une escale par Lisbonne. Le paysage était lunaire, ou martien, au choix. Terre sèche et assez rouge, du plat et du relief, du vent. Transfert jusqu'à la ville de Mindelo où nous nous sommes installées, pour sortir aussitôt voir la ville.

Nous avons dîné dans un restaurant où l'on jouait de la musique (Cesaria, évidemment !) et nous avons découvert la carte et les habitudes culinaires qui ne nous quitteront guère du séjour : beaucoup de poissons, servis avec du riz à profusion, et des légumes (courge, chou, manioc, carotte...).
Le lendemain, un dimanche, la ville était calme mais nous avons refusé une excursion attrape-touristes (genre énorme buffet à volonté au bord d'une plage pour environ 30€ par personne). Premières photos, découverte d'une plage dans le centre-ville, et nous avons suivi une sorte de carnaval improvisé avec percussions jusque dans les "quartiers où vous ne devez pas aller" (dixit le guide qui nous prenait pour des idiots).

Le lundi matin, départ en ferry pour Santo Antao. Traversée d'une heure trente environ, où l'on constate que les locaux sont vite malades sur ce mode de transport. Les Français se regroupent et nous collent, alors que nous aurions voulu être seules. La frustration de ne pas pouvoir faire comme beaucoup de couples (se tenir la main ou par l'épaule pendant la traversée) se fait sentir, aussi. On nous interroge et l'on s'étonne que nous ayons trois semaines et six îles à parcourir : notre délit de faciès juvénile et notre look les trompent...

Santo Antao

Pour rejoindre la ville de Ponta do Sol, nous empruntons la route pavée des cordes : elle traverse l'île dans les hauteurs et est très impressionnante. Nous traversons même les nuages... Cela dure entre une heure et une heure trente, quand même. La petite ville est très calme et modeste. C'est le point de départ de diverses randonnées. Nous déjeunons dans un restaurant face à l'océan, entre les pêcheurs et les baigneurs. C'est une Française qui tient l'établissement, et je me demande ce qui amène quelqu'un à s'installer dans un coin aussi perdu du monde.
Le lendemain, nous partons vaillamment pour une randonnée de 11km le long de la côte, entre Ponta do Sol et Cruzinha. Nous partons assez tôt et nous faisons bien, car la chaleur grimpe vite. Le chemin est loin d'être plat. A l'arrivée, nous prenons un aluguero (taxi collectif) pour revenir par la vallée. Nous sommes contentes de nous. Notre récompense : un restaurant modeste qui ressemble plus à un cabinet de voyance qu'autre chose, à la cuisine raffinée et très peu chère. La cuisine maison, comme on en rêve, quoi.
Le second jour, nous allons en aluguero dans les petites villes avoisinantes de Ribeira Grande et Vila das Pombas. Il pleut un peu mais nous finissons dans une sorte de cantine sympathique. Nous avons aussi grimpé en haut d'un rocher pour voir la statue de Saint Antoine (?) et admirer la vue sur la mer. C'est à notre retour de ce périple que nous avons dû changer d'hôtel car il n'y avait pas d'eau pour prendre une douche, etc. Nous effectuons donc le transfert vers notre nouvel hôtel en fin de journée, avec l'aide du contact local. Le soir, direction un restaurant sympathique tenu par notre hôtesse, une sorte de Simone Signoret autochtone, une vraie patronne. Ce soir-là, il y a un groupe qui joue pendant le repas : le chanteur est magnifique de simplicité et transcende tout ce qu'il chante.
Une Italienne nous donne aussi le fou rire : habillée en Barbie ras les fesses, avec un faux Panama, elle se met à danser et à allumer tous les hommes de la salle, devant son mari, apparemment ravi. Elle prenait les applaudissements du chanteur pour elle...

Nous poursuivons le lendemain notre périple randonnée : départ tôt pour la caldeira et la vallée de Paùl. Le guide papier annonce deux heures, donc on se programme mentalement pour ça. Par hasard, nous tombons sur un petit groupe d'Espagnols des îles Canaries (que des profs !) avec qui nous partageons le transport ainsi que la rando.
Beaucoup de nuages dans les hauteurs, la caldeira est belle, le chemin assez raide en descente vers la vallée. Mais ce qui n'était pas annoncé, c'est que du bas de la montagne, il fallait encore rejoindre la côte, donc Vila das Pombas. Le guide nous a floué (c'est leur façon de faire là-bas : "presque" signifie "encore sept kilomètres", par exemple). Le soleil commence à bien taper, et je ne bois pas assez. Une Espagnole abandonne et prend un aluguero pour finir. Nous ne sommes plus que cinq à marcher d'un bon pas sur la route pavée, en descente.
Lors d'une pause, Cally me fait boire et me dit de manger un gâteau : je refuse car j'ai mal au coeur... Je résiste, je résiste, sans sentir que c'est trop. J'achève la rando jusqu'à la ville. Nous reprenons l'aluguero qui nous attendait. La route sur la côte me donne encore mal au coeur. Parvenues à Ponta do Sol, je m'impatiente de rejoindre notre hôtel : je suis définitivement mal. Et pour cause : une insolation fourbe a raison de moi (malgré un foulard sur la tête, mais c'est la nuque qui a pris). Bilan : je n'ai pas mangé pendant deux jours. Chose étonnante : pas de migraine !

Il a quand même fallu reprendre le ferry pour Sao Vicente, car un vol intérieur nous attendait le surlendemain pour Fogo... Mais ce sera l'objet de ma prochaine entrée !

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