Prof et plus si affinités

Je ne revendique rien de ce que je suis, mais j'assume tout ce que je fais.

07 novembre 2009

Cercle (pas très) littéraire

Voilà, j'ai fini un paquet de copies des STG, j'ai moins mal à la tête quoique facilement mal au coeur, je suis en pyjama : je peux entamer une lonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnngue entrée !

Résumé des épisodes précédents
Virgibri, encore toute nouvelle dans une équipe de choc et de charme au sein de LycéeDésiré, a été invitée sous le manteau par ses collègues de lettres à des soirées déjantées... Les lieux tournent; chacune apporte de quoi survivre dignement (Bacchus ne serait pas déçu).

Episode de jeudi
La première initiation a lieu chez Jeanne -pseudo en référence à la voix grave de Madame Jeanne Moreau. Nous sommes cinq au total. Jeanne est jeune, normalienne, agrégée (tout pour faire un pti complexe léger parce qu'en plus elle n'étale rien, je l'ai appris par hasard), prof en sus à Science Po et pigiste sur France Cucu. Son appartement est dans un quartier parisien tendance depuis environ deux ans.

jeanne_moreau

Je fais le trajet avec Barbie, petite poupée blonde aux yeux clairs et à la voix perchée mais avec un GROS cerveau. J'apprends qu'elle aussi a fait prépa, après être passée par Science Po ("Une erreur de parcours, mais encore fallait-il le faire pour le savoir"), au lycée Henri IV. Barbie est étonnante : elle aurait tout de la nana pénible en apparence, et en fait elle est adorable : attentionnée, rigolote, originale et intéressante dans son analyse des textes... Elle ne cesse de parler, tout comme Jeanne : elles ont le record absolu, je crois.
Arrive ensuite Asa, quarantenaire jolie, originaire du nord mais en fait arabe (j'adore ce genre de phrase), hyper dynamique et sur tous les fronts au lycée, pleine de projets, le sourire aux lèvres tout le temps.
Enfin, Tinette, cinquantenaire, à la retraite cette année, magnifique femme pour son âge, aux yeux luisants et pétillants, plus discrète mais qui assène parfois des petites phrases excellentes. J'ai découvert par hasard que j'avais certains de ses cours sur mon ordi depuis des années... Ses spécialités :  le théâtre et le cinéma.
Et évidemment, Bibi, toute discrète, avec les écoutilles grandes ouvertes, et sa tarte courgettes/lardons/curry sous le bras.

DSC_0476

Au final, nous avons très peu parlé littérature (mais nous étions entourées de livres, j'adore ça). J'ai écouté tous les cancans du LycéeDésiré (il y en a bien plus qu'on ne croit !), les histoires d'amour ou de sexe des unes et des autres. Plein de rires ont fusé. Je me suis couchée à une heure du matin, la tête un peu enfarinée à cause de la cigarette de Jeanne, mais contente de me sentir intégrée à cette équipe de cette façon aussi simple et aussi directe. Seul bémol : le lendemain matin, l'estomac retourné au réveil et un fond migraineux. Etait-ce dû à la crainte de la reprise ou à quelque nourriture mangée la veille au soir ? Je l'ignore, et ce n'est pas grave.

barbie_vomit

Il faut juste que je travaille sur mon complexe d'infériorité, maintenant...

PS : j'ai oublié de préciser qu'elles sont toutes des vraies bombes niveau corps, top fashion, féminines et classe... Je me sentais un peu boudin, moi.

barbie_obese

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06 novembre 2009

Ainsi...phon phon phon

siphon

J'aurais bien voulu vous faire une note assez longue, mais là, ma première journée de reprise a commencé sur de méchants maux d'estomac (j'ai hésité à aller travailler, c'est dire) et s'achève sur une migraine et des maux de coeur.
J'espère que mes collègues ne m'ont pas empoisonnée hier soir, tiens. Ze rigole. Sinon la soirée s'est bien passée : c'était radio potins sur le lycée (à propos de gens que je connais et d'autres pas), rigolade et compagnie.
Bon, là, je vais tenir compagnie à l'artisan qui répare mon siphon de dessous d'évier (qui fuit depuis des mois, maintenant).

A plus tard, fidèles lecteurs, si ma tête me le permet...


Edit de 19h55

Au fait, petite perle du jour : je fais une présentation générale sur le théâtre aux STG. Je leur parle des places disponibles et des catégories.

theatre_Chimay

_ Quand vous voulez acheter des places de théâtre ou de concert, vous allez...
_ Chez Leclerc ! On va chez Leclerc !

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05 novembre 2009

Levée des mauvais pieds

Mais que fais-je à une heure matinale debout, alors que je n'ai pas cours ?
J'avais mis le réveil, oui, mais pour essayer de trouver une jolie montre Swatch (sur venteprivee.com) pour ma mère... Bilan des courses : le réveil de 6h50 a fait plaisir aux chats -qui ronronnaient comme des fous-; je n'ai trouvé aucune montre potable;  j'ai envie de me recoucher (je ne le ferai pas par crainte de la migraine); je suis ronchon car je n'ai pas encore pris mes deux cafés serrés du matin.
Mon programme du jour a quelque peu changé, du coup : tarte salée à préparer ce matin pour ma soirée litterary girls, cours et copies évidemment, sieste, puis me préparer et filer dans la nuit froide en scooter...
J'oublie Leroy Merlin pour l'instant. Tant pis.

Allez, je vais me faire mon plateau de pti déj, sinon je vais vraiment ronchonner...

250620091342

Edit de presque 16h : piouh, je sors d'une sieste d'une heure un peu agitée par ses rêves, mais calmée par les deux présences félines qui se collent à moi dans ces cas-là... C'est le déluge sur la région parisienne : je ne prendrai sans doute pas mon scooter ce soir. J'ai à peine corrigé pour l'instant. Je crois cependant que la plupart de mes cours sont prêts. Et c'est ce qui compte, avant d'aller dans la fosse aux lions et d'en ressortir comme Daniel, miraculée à chaque fois (je plaisante, pour ceux qui n'auraient pas compris).

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04 novembre 2009

Marchand de sable

montre_gousset

Bon, ça ne va pas du tout : je ne parviens pas à me lever à des heures décentes et je reprends les cours vendredi. Même si Clochette a fait du bruit à 7h, puis s'est installée sur moi à 8h, je n'ai émergé qu'à 9h. D'autant que je fais des rêves fort étranges : une montre à gousset que l'on doit séparer en deux pour qu'elle refonctionne, des chèvres et des lapins sur lesquels je pose ma tête afin de m'endormir, des balades avec des élèves et des copains handicapés déguisés (moi incluse), et évidemment la mort de F.. Cela promet pour la reprise...

lapin_carbone

Sinon, côté copies, je fais un calcul rapide : j'ai actuellement 42 copies de type Bac à corriger (questions de corpus + commentaire ou dissertation); j'attends 80 contrôles de lecture d'ici à la fin de la semaine prochaine et 50 commentaires. Il est évident que j'ai déjà des notes pour le second trimestre : je ne peux humainement pas corriger tout cela en quinze jours. Tant pis. Je vais miser sur les 42 bacs blancs pour ce trimestre, et ce sera déjà bien (même si je culpabilise un brin, je le reconnais)...
Je ne suis toujours pas allée chez Leroy Merlin pour divers achats, dont deux lattes du canapé que j'ai brisées le soir du 24. Hum. Si j'ai le courage, j'irai aujourd'hui, avant de filer à mes cours d'histoire de l'art.
Demain soir, je suis invité par mes collègues de lettres du lycée (enfin, quatre d'entre elles) pour un petit cercle littéraire déjanté. Je suis flattée. Je les découvrirai enfin sous un autre jour que celui du lycée.

Voilà, à part ça, point météo : il fait particulièrement frais du haut de ma tour d'ivoire, j'ai donc dû mettre le chauffage, mais à chaque fois que je l'enclenche, je pense à ma facture EDF-GDF atrocement élevée...

Allez, je file me détendre sous la douche (qui me coûte aussi cher en gaz que le reste) puis j'attaquerai les cours du jour sur le théâtre.

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31 octobre 2009

Scorpions

piccolini

Clochette a la tête couchée sur les pattes avant du gentil noiraud. La télé est évidemment éteinte. J'ai mangé des piccolini  mini farfalle pour les enfants au roquefort, agrémentés d'un demi verre de vin blanc -reste du repas de samedi dernier. Entre régression et âge adulte, quoi.
Là, je mâchonne des bonbons halloween. La cuisine est en désordre. Un peu comme mon esprit. La nuit dernière a été pénible et douloureuse. Du coup, j'ai été assez molle dans mes démarches shoppinesques avec Micahuète aujourd'hui. La preuve, nous n'avons RIEN acheté du tout, l'une comme l'autre -c'est dire.
Heureusement, nous nous sommes délectées d'un délicieux japonais (l'un de mes deux préférés) le midi.
Au retour, vers 16h, j'étais décidée à faire la sieste puisque j'avais failli m'endormir dans le train. Mais rien à faire.
Demain, je tâcherai de me noyer dans le boulot, au milieu d'une journée morne, grise, froide, triste.

***

Il y a très longtemps, quelques jours après la mort de mon père, je suis tombée sur une cassette audio qu'il utilisait pour enregistrer à la va vite, comme nous pouvions en ce temps-là, des chansons qu'il entendait à la radio. Je m'étais effondrée, en larmes, agenouillée par terre, en tombant sur celle-ci, non seulement parce qu'elle est belle, mais aussi parce que je me suis dit à ce moment-là que j'ignorais beaucoup de lui, et que je ne saurais jamais ce qu'il aimait en cette musique, lui, l'amateur des grandes orgues de Notre-Dame... Il y avait aussi Kim Wilde...
Que de silences à jamais vides...

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30 octobre 2009

Et c'est le temps qui court...

Depuis le début des vacances, je ne parviens pas à dormir moins de neuf heures par nuit. Et c'est un léger souci pour moi. En effet, je n'aime pas me lever tard, car j'ai l'impression de perdre ma matinée (ce qui me semble vrai ces derniers jours). En plus, je prends tout mon temps pour le petit-déjeuner, ce qui n'arrange rien à l'affaire.
Et si je continue ainsi, les levers matinaux pour le lycée vont s'avérer encore plus ardus qu'auparavant... Certes, l'actifed et le sirop contre la toux doivent alimenter ce sommeil massif. Mais quand même, cela m'agace quelque peu.
D'autant que je n'ai toujours pas ouvert un cahier, un livre ou une copie pour la rentrée... Et ça, c'est réellement flippant.

pendule

A part ça, je constate que nous allons avoir un vrai temps de Toussaint ce week-end. Evidemment.
Et j'ai pris conscience du changement d'heure hier seulement : la nuit est tombée lentement alors que je m'occupais de mes jardinières, vers 17h30-18h.

Ce matin, le ciel est totalement voilé. Je vois à peine la Défense. C'est un ciel blanc-gris. Le même à peu de choses près qu'il y a quinze ans -seize ans demain.

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28 octobre 2009

Girl B

Quatrième jour de flemme absolue et de détente pour ces vacances. Je n'en ai même pas honte. J'attaquerai demain les cours et/ou les copies, je le sais. Mais quand je fais le bilan de ce début d'année, et quand je vois ce qui m'attend au retour, je me dis que j'en ai bien le droit.
Donc cet après-midi, je vais m'occuper de moi : direction coiffeur pour redonner à mes cheveux un peu de punch. Je garderai le maximum de longueur (cela fait presque un an et demi que je les laisse pousser, ce n'est pas pour repartir à zéro !), tout en ayant une jolie coupe de transition.
Seul risque : que je m'endorme pendant le shampoing. Parce qu'avec mon auto médication, le sirop me fait somnoler, et que ma toux me fatigue aussi. Ce matin, Clochette m'a réveillée en mettant ses papattes sur ma joue et mon nez. Mais comme je m'étais couchée un peu tard, j'ai ronchonné.

boy_A

En effet, hier soir, j'ai dîné chez Comtesse avec Ed. C'était très sympa. Ed a été sage, en plus. Bavarde, mais sage. ;-) Et puis j'ai eu un gentil cadeau de sa part pour mon anniversaire : un dvd d'un film que je ne connais pas du tout  "Boy A". Comtesse avait sorti du congélateur des cannelés, en plus.

A part ça, j'ai changé les piles de quatre montres, ce qui m'a coûté un bras : 53 €. En fait, l'horloger m'a expliqué que plus la montre avait de la valeur, plus la pile était chère. Bon à savoir... Par exemple, pour une Cartier, la pile est à 29 €... Pour ma part, j'avais deux Guess (ce qui n'est déjà pas mal), ce qui a donc fait gonfler la note. Tout ça pour dire que les dépenses, même quand on ne les prévoit pas, nous tombent dessus. Et en ce moment, je m'en passerais bien.

th_i_re_bodum

Ceci étant, j'ai reçu une commande du site venteprivee qui me fait plaisir et ne m'a pas coûté bonbon : une théière à pompe, avec deux verres à double cloison. L'ensemble est violet. Je me ferai du thé en corrigeant mes copies, à l'avenir. Non pas que je n'avais pas de théière digne de ce nom avant, mais j'aime l'idée de voir la couleur du breuvage. Je trouve cela apaisant.

Et puis ce soir, cours d'histoire de l'art. La semaine dernière, nous avons fini la séance sur la Grèce antique. Heureusement, car la prof, aussi cultivée fut-elle, manquait cruellement de pédagogie : elle lisait à tout berzingue son cours, sans rien expliquer, sans donner d'explications supplémentaires... Dans ces cas-là, je me dis que vraiment, je ne suis pas si mauvaise que ça à l'oral...

pecan

Et puis Emy m'a donné le statut d'arachide, catégorie noix de pécan, sur son blog, alors je déchire ma race en bloggeuse, na !

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22 octobre 2009

La lumière du vide

Je crois qu'outre le manque de temps certain, je n'ai pas écrit depuis deux jours ici parce que j'aimais à me voir petite fille, au milieu de ce texte. Encore au centre de la pièce...
Mais il faut bien avancer. Encore et toujours. C'est usant, je trouve. Faire comme si on allait, faire comme si on savait encore le bonheur, la joie, faire comme si la douleur s'estompait...
Je vois S. plongée dans celle-ci, et je retrouve d'une certaine façon ce que j'ai vécu il y a un peu plus de quinze ans. Nos stigmates sont différents, notre deuil aussi -chaque deuil l'est-, mais c'est toujours, pour qui sait voir, la chair qui trinque, le corps qui dit la douleur à l'intérieur. Les yeux, la peau, la maigreur, les rondeurs, peu importe : rien ne ment.

DSC_0004

Le vide occupe tout l'espace, alors.

Je ne sais que vous dire d'autre, là, ce matin. Je ne suis pas "que" dans ces angoisses et cette tristesse, même si elles ont la première place. Il y a aussi le vide sentimental subi/choisi, le côté je-suis-débordée-au-lycée et je m'y prends mal pour organiser des sorties (je ne sais ni n'ose faire), et puis le temps qu'il faut pour ranger l'appartement alors que je vis seule, organiser ma soirée de samedi...

Allez, je vais commencer le ménage pour cesser de geindre. Cela me sera toujours plus utile.

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19 octobre 2009

Remember the time

Ce que Papistache m'a gentiment demander de faire est loin d'être évident pour moi : je n'ai guère de souvenirs avant mes sept ou huit ans. Je sais plus ou moins pourquoi, d'ailleurs. Alors évoquer "mon plus ancien souvenir" relève du défi...

Moi_petite

J'ai peut-être cinq ans. Ou un peu moins. Le matin, nous sommes allées ma mère et moi voir quelqu'un en blouse blanche qui m'a fait une piqûre. Je déteste les piqûres. Mais j'ai été courageuse, paraît-il. Enfin, c'est le souvenir que j'en ai. Peut-être n'y a-t-il aucune piqûre dans cette histoire. Je ne le saurai jamais.
Je n'ai aucune idée de ce que j'ai pu faire durant la journée. Arrive le soir. Ma mère prépare à manger (une soupe ? ça sent les légumes) et s'active en cuisine.
Je suis assise confortablement par terre dans l'entrée, au carrefour de toutes les pièces. Je vois ma mère à droite, ma chambre un peu derrière moi sur la gauche, la porte d'entrée face à moi. Je joue avec une poupée ou un nounours. Ou autre chose. Je n'ai jamais été très poupées, pour une fille (vive les clichés).

Je me sens comme une héroïne. J'ai sans doute un pansement depuis le matin. Je n'ai plus mal.

La lumière est très jaune autour de moi. J'ai l'impression qu'il est tard. On attend, je le sens bien.

Soudain, des clefs dans la porte d'entrée. Cet homme immense, brun, au menton qui râpe un peu, semble content de me voir. Je sais qu'il est beau. Mais je refuse de l'admettre. Il demande comment s'est passée la piqûre. Evidemment, il le sait déjà car il adore le téléphone. Mais je l'ignore encore à mon âge. Il se baisse vers moi. Je ne sais plus s'il m'a prise dans ses bras. Mais en moi-même, je me dis, avec mes mots d'enfants, basés sur des impressions : "Il est étranger. Il est trop brun. Il vient d'un autre pays. Et moi je ne lui ressemble pas."

Je trouve qu'il nous dérange, ma mère et moi. Nous étions dans la quiétude du soir, avec l'odeur des légumes, la lumière jaune, mes jouets, et moi au centre de tout.

Ce soir-là, j'ai dû comprendre beaucoup de choses.

Cet homme, c'était mon père.

Cet homme, c'était mon père, celui qui m'a élevée, acceptée, adoptée.

Cet homme, c'est celui qui a refusé d'avoir d'autres enfants pour ne pas faire de différences.

Cet homme, c'est celui qui m'a donné son nom.

J'ai su tout cela bien tard, alors que je n'étais plus en âge de jouer, assise dans l'entrée, dans la quiétude du foyer.

Cet homme nous a donné un foyer. Un lieu chaud et rassurant.

Je l'ignorais, à quatre ou cinq ans. J'ai commencé à lui ressembler très vite. Et deux ans après sa mort, alors que j'avais moins de vingt ans, j'ai compris qu'il m'avait laissée petite fille, perdue sans lui, au milieu de l'entrée.

Je trouve qu'il fait froid, depuis.

Moi_petite_invers_e

18 octobre 2009

Procrastination

DSCF3581

Musée d'Orsay, fin septembre 2009

J'aurais dû, j'aurais dû écrire un peu sur le blog aujourd'hui, oui. Au lieu de cela, j'ai jeté quelques photos de paysages citadins ce matin.
Alors demain, je tâcherai de raconter ma première fête au lycée, mes copies, ma soirée entre filles qui approche, et puis, à la demande de Papistache, peut-être, oui peut-être, écrirai-je mon plus ancien souvenir... Qui sait ?

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