06 mai 2012

La peur sourde sourd

J'ai peur de ce que pourrait devenir mon pays si celui-ci était à nouveau gouverné non pas par la droite, mais par ce gouvernement (toute droite n'est pas mauvaise, et les valeurs humanistes n'ont pas de parti). Après avoir viré vers l'extrême avant et pendant l'entre-deux tours, après avoir trainé l'image de la France dans la boue en se targuant de l'aimer et de la défendre pendant cinq ans, après être tombés dans une vulgarité sans nom qui prenait de multiples formes, j'ai peur que ce cauchemar continue.

Une rumeur court fort vite, que j'ai entendue hier dans le métro, que j'ai lue encore aujourd'hui sur fessebouc : le nain repasserait peut-être de justesse avec 50,1% ou quelque chose d'approchant. Info ou intox, cela me glace.

La gauche ne changera pas le monde, elle ne résoudra pas la crise, mais elle devrait au moins avoir de la décence et faire preuve de plus de moralité (ce n'est pas difficile) que le gouvernement que nous nous coltinons depuis cinq longues années.

Je prie je ne sais quel saint pour que beaucoup d'électeurs aient peur et qu'ils aillent voter en ayant la même crainte que moi. Je redoute les votes blancs ou l'absentention des électeurs du FN et du Modem. Je redoute "l'effet Jospin" : que tout le monde pense que l'élection est acquise pour la gauche, et que l'on se casse le nez.

Jusqu'aux résultats, j'aurai peur. Je peux le gérer. Je ne veux pas avoir peur à 20h05. Je ne veux pas avoir peur pendant 1825 jours à venir. Les 1825 qui ont précédés m'ont suffi.

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05 mai 2012

Demandez le programme !

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Concert du 1er mai, photo prise par mes soins !

Cette semaine, je suis allée voir en concert Rachael Yamagata. Tombée par hasard sur une date de concert il y a quelques mois, j'avais pris des places pour la voir au "Point éphémère" dans le Xème arrondissement. Flûtine ayant un empêchement, j'ai bidouillé avec S. et sa copine, et nous nous sommes retrouvées là-bas. Ambiance trentenaires bobo voire underground, à laquelle je ne suis pas toujours habituée.

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Idem !

Ceci étant, malgré des places debout (pas d'autre choix !), j'ai beaucoup apprécié la prestation très vivante de Yamagata. Elle crée une atmosphère bien particulière, chaude, sympathique et parfois grisante. Sa voix enveloppante est identique à celle des albums, et cela est fort rassurant en live.

J'ai aussi retrouvé là-bas une ancienne élève : je l'avais eue en cinquième, et elle est aujourd'hui en... master. Gros coup de vieux. Elle préparait avec beaucoup de motivation le Capes d'espagnol, et elle m'a appris qu'avec toutes les réformes, les bâtons dans les roues, et le reste, elle renonçait à ce projet... Ou comment dégoûter les potentielles jeunes recrues de l'EN en cinq ans.

Par ailleurs, il y avait en première partie du concert CléoT, une chanteuse française aux textes anglophones, à la voix troublante, avec un univers très beau et envoûtant, me faisant étrangement penser à Tim Burton.

[Attention à la transition époustouflante que je vais vous faire]

D'ailleurs, je vais voir cet après-midi l'expo qui lui est consacrée avec d'anciens copains archers et leurs proches -que je ne connais pas. Rendez-vous surprenant après toutes ces années, que je dois à Fessebouc : comme quoi, ce machin a son utilité.

Sinon, je n'ai pas très envie de parler politique : je sature quelque peu, mais surtout, surtout, ALLEZ VOTER demain !

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01 mai 2012

Tatidiii tadaaa tadida tatidiii tadaaa...

Comment cela, vous ne reconnaissez pas l'air que je chantonne ? Pourtant, c'est bien elle que je vais voir en concert... Ce qui est amusant, c'est que l'une de mes anciennes élèves sera à ce concert, et que nous ignoriions cela jusqu'à hier. Flûtine devait m'accompagner, mais son retour a été quelque peu mal organisé et elle ratera ce spectacle...

J'ai le coeur un peu lourd de son départ, de la reprise de demain qui m'angoisse, et de cet appartement qui me fait rêver alors que je ne l'ai pas encore visité (histoire longue à raconter, mais, en gros, le propriétaire habite en province)... S'il ne correspondait pas à ce que j'imagine, il faudrait recommencer toutes mes démarches et par rapport à mon budget, je vous assure que c'est déprimant.

Côté lectures, j'ai débuté Ile d'Aldous Huxley mais au bout d'une cinquantaine de pages, je n'adhère pas. J'hésite à poursuivre et à insister, ou à carrément changer de crèmerie : genre Sur la route de Kerouac, puisqu'un film inspiré du livre va sortir sous peu, ou le dernier Vargas qui m'attend depuis octobre...

Je sèche un peu pour aujourd'hui, car Flûtine m'a fait le reproche d'être futile sur le net, et l'inanité de mes propos me sautant déjà aux yeux habituellement, ne fait qu'augmenter à mesure que je tape...

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27 avril 2012

Horoscope et consorts

Yamagata

Etat physique : enrhumée.

Etat mental : curieux et sceptique.

Playlist : Rachel Yamagata.

Livre : L'Ecume des jours, terminé hier.

Couleur dominante : rose vif.

Envie de travailler, échelle de 1 à 10 : 2.

Régime : stagnant.

Amour : inébranlable.

Amitiés : choisies.

Série : How I meet your mother, en VO sans sous-titres.

Appartements visités : presque dix.

Humeur : légère.

 

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25 avril 2012

Boquille : n.f. Expérience difficile sur laquelle on prend appui pour progresser.

Alors voilà, le premier tour des élections a eu lieu. Je me serais bien passé de cette femme en troisième homme. Et rien ne m'a emballée, évidemment. Je trouve que rien n'est joué, tout est à faire.

Sinon, je poursuis mes recherches d'appartement, et c'est parfois assez déprimant : trois de visités ce matin, et aucune possibilité quelconque d'imaginer de vivre là-dedans. Encore un ce soir, dans une ville pas encore envisagée, et dite de façon polie "populaire". Mais je ne me ferme à rien. Il y aurait le tram, le métro, le RER...

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A part ça, je découvre toutes les vertus du fenouil, et ça n'a rien à voir avec ce que je viens de dire. On le cuisine en risotto, en soupe, à l'italienne, et c'est fort bon, ce petit goût anisé.

Et puis, je me dois de parler des résultats de l'agreg : je n'étais pas concernée, mais Asa, oui. Malgré des sujets en or, elle ne l'a pas eue. Je dois reconnaître que cela me soulage (il parait que c'est très humain) : je ne me sens plus nulle. Je dois quand même préciser que j'ai subi silencieusement pas mal de petites humiliations, et que cette année a été fort étrange sur ce plan-là. Asa est une personne très complexe, "brutale" selon ses propres mots, très ambitieuse, complexée et imbue d'elle-même tout à la fois. J'ai navigué dans ces eaux de septembre à mars. Je l'imaginais briller à l'oral, surtout qu'elle a eu "une chance de cocue" (dixit) pour les colles. Je ne l'ai d'ailleurs su que par écho, grâce à Tinette... Et puis non : tout comme moi, notes apparemment catastrophiques à l'oral, mais avec, entre autres, son auteur préféré (Shakespeare).

Enfin bon, je me sens allégée et à égalité seulement maintenant avec Asa. Peu importe si c'est mal, si je ne devrais pas penser cela, blablabla : ma remise en question prenait trop de place.

Allez, ma salade de fruits frais (papaye, ananas, pommes, kiwi) m'appelle !

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20 avril 2012

Aux urnes, citoyens !

Ma première présidentielle, c'était celle de 1995. Si je compte correctement, je vais voter dimanche pour la troisième. A la deuxième, j'ai pleuré devant mon écran le soir du premier tour. J'ai cette impression étrange que tout est possible encore cette fois-ci, que tout semble bien indécis et que cette élection en laisse perplexe plus d'un, quidam ou journaliste politique pointu.

J'irai voter, comme à chaque fois, avec ce frisson et cette fierté de glisser mon bulletin dans l'urne. J'hésite encore entre deux candidats, mais ce qui est certain, c'est qu'aucun ne m'enthousiasme. Triste époque où l'espoir semble en avoir pris méchamment un coup.

Je pense aussi comme beaucoup que le pire est à venir économiquement. J'ai des exemples autour de moi de gens compétents au chômage, en difficulté; de gens qui gagnent leur vie honnêtement et qui ont du mal à boucler les fins de mois; de gens comme moi, "de classe moyenne" qui voient tout augmenter sauf leur salaire. Je sais aussi que mon statut de fonctionnaire sera mis à mal.

Pourtant, pourtant, j'aurai bien ce frisson à l'idée que le vote peut changer les choses, que la voix du peuple est importante. Le futur président devra prendre en compte cet appel, même s'il doit composer avec une crise économique évidente (avez-vous déjà constaté l'augmentation du prix des oeufs, en raison d'une pénurie ? Ces oeufs que l'on utilise pour fabriquer des pâtes, entre autres...)

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17 avril 2012

Pajouter : lire selon son plaisir, au rythme que l'on veut.

Je vous avais dit il y a peu que je retrouvais le plaisir de lire enfin des ouvrages que je choisis, et non ceux qui m'étaient imposés par le concours (ceci ne m'empêchant pas de découvrir avec beaucoup de satisfaction des oeuvres vers lesquelles je ne serais justement jamais allée).

Mccarthy

J'ai débuté par un roman d'anticipation de Cormac McCarthy, La Route. J'aurais pu (dû ?) choisir moins sombre, mais la couverture de l'édition limitée, argentée, à la tranche noire, me tentait depuis un bon moment. Le pitch est assez simple, somme toute : un homme et son fils (on ne connaitra jamais leurs noms) sont parmi les rares rescapés d'une fin du monde peu claire (une explosion, des cendres partout, un grand froid, la nuit quasi permanente...), et avancent sur la route pour aller vers le sud. Ils survivent comme ils peuvent, évitent "les méchants".

Au début de la lecture, j'étais comme certains élèves qui me disent parfois : "Mais... y' s'passe rien dans ce bouquin ! Y'a pas d'action !" Le rythme des journées répétitives, désespérées et angoissantes se ressent dans l'écriture, assez brillante (même s'il s'agit d'une traduction, on le sent bien). Je me suis laissée prendre au jeu en me demandant comment cette traversée allait se terminer, quelle fin était possible. Pour ne pas déflorer le roman, sachez juste que les deux ou trois dernières pages contiennent de l'espoir, et sont d'ordre métaphysique...

solution terminale

J'ai eu envie d'enchainer sur d'autres romans d'anticipation, et sur des uchronies. J'ai alors lu un ouvrage peu connu d'Anne Maro, Solution terminale. Cette fois-ci, le monde futur a rendu les individualités superflues et les humains sont classés en fonction de leur caste et de leur utilité. Les vieux dominent cette société, et cherchent à vivre le plus longtemps possible, avec des gens à leur service. La narration est construite sur plusieurs voix qui se superposent, se suivent. Certains tentent de résister mais la censure et le contrôle permanent (on pense à 1984 d'Orwell) nuisent à tous. Même l'amour est interdit...

J'ai lu ce roman avec curiosité au début, mais mon intérêt a progressivement décliné. Sans doute parce que j'ai lu de façon hachurée et que je n'ai pas réussi à créer une identification nette avec les personnages.

Actuellement, je relis (parce que je devais avoir quinze ans quand le l'ai lu, et que je l'ai donné à ma classe de première pour le bac) L'Ecume des jours de Vian. J'apprécie encore plus, avec l'âge (même si un agent immobilier ne m'a pas crue quand j'ai annoncé que j'allais vers ma quarantaine, oh my God !), le décalage, l'humour, la bizarrerie de ce roman.

Huxley île

Ensuite, ce sera un roman d'Aldous Huxley que j'ai découvert par hasard, Ile. Une île harmonieuse en apparence, qui attise les convoitises...

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14 avril 2012

Coumifade : n.f. association de sentiments paradoxaux

Cette dernière semaine a été plus chargée que je ne l'aurais cru. Les élèves étaient assez excités à l'idée d'être bientôt en vacances, et complètement passifs niveau travail. Le mélange est forcément détonant.

J'ai eu droit à un festival de perles toutes les minutes durant certains cours, dont j'ai oublié les trois quarts. Je me suis en revanche éclatée en faisant mes cours sur Baudelaire et Verlaine. C'est déjà ça.

Après chaque journée de travail, j'ai visité plusieurs appartements : je me verrais dans un seul d'entre eux, mais j'ai peur de m'éloigner encore plus en banlieue. J'ai beau savoir que si l'on veut me voir, cela n'empêchera rien; que si je veux aller sur Paris aussi souvent que je le fais aujourd'hui, cela sera possible; j'ai quand même une barrière psychologique. Et puis il ne s'agit pas d'un achat anodin, même si j'ai dû revoir mes ambitions à la baisse.

Sinon, je me sens fatiguée, évidemment. J'ai eu un gros coup de barre hier soir. Le lycée y est pour beaucoup, mais je sais que les oraux de l'agreg débutent demain, aussi... Asa les passera. Et cela charrie beaucoup (trop) de pensées.

Alors demain, je partirai à l'heure où blanchit la campagne pour rejoindre Flûtine chez elle. Nous irons ensuite randonner, nous aérer. Retour le 21, pour pouvoir voter le 22, bien entendu. Cette présidentielle me laisse perplexe, comme de nombreux analystes politiques. C'est pour cela qu'elle est d'autant plus importante : tout est possible, hélas. Et j'ai toujours le même frisson quand je glisse mon enveloppe dans l'urne : une fierté, un sentiment de liberté, de responsabilité m'envahissent.

Ce soir, j'irai à un concert classique avec ma mère -fait exceptionnel. Finalement, je procède encore à certains changements, et cela a du bon. Ah, et puis je me suis offert ça d'occasion, après Ally Mc Beal, Six feet under, Boston justice, et Downton Abbey :

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12 avril 2012

Oscillations

J'oscille entre découragement, enthousiasme, sensation de liberté, et étouffement. Là, un début de migraine m'inquiète pour ma journée.

Hier, deux commissions éducatives : une élève a démissionné, l'autre passera en conseil de discipline. Sentiment d'échec, même si j'ai tout essayé pour les aider. Quand l'autre ne veut pas recevoir, il n'y a pas grand-chose à faire.

Et puis ma banquière m'a refroidie en m'annonçant ce que je pourrais emprunter en cas d'achat immobilier. Je dois revoir mes projets à la baisse. Vivre en région parisienne est vraiment un défi. Pour autant, je visite des appartements, et j'aime bien : j'ai l'impression d'avoir encore mûri.

Beaucoup de colère en moi, toujours. Ai-je été bête, l'an dernier, de faire cours au moment des révisions alors que d'autres se font porter pâle et se payent dix jours (dix !) pour préparer les oraux ? Trop d'honnêteté nuit, souvent.

Mais le soleil repointe son nez. Alors ça va aller.

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08 avril 2012

Pâques à Paris

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