03 novembre 2005
Ouf (again) !
Houellebecq n'a pas eu le Goncourt, c'est Weyergans qui lui chipe. Bon, Olivier Adam aurait dû l'avoir puisque ce prix est censé récompenser un jeune auteur...
Et le Renaudot va à Nina Bouraoui, ce dont je suis ravie, car outre une nouvelle littérature, elle défend les droits des homosexuels. Et on la reconnait complètement aujourd'hui non pas parce qu'elle est lesbienne, mais pour la qualité de son écriture.
Finalement, le Renaudot est bien plus subversif que le Goncourt, cette année. Mais le Goncourt est-il subversif tout court ?
30 octobre 2005
Doudidoudidada
Je vais enfin faire de la pub pour la colossale et magnifique expo Dada de Beaubourg !

Si je devais m'apparenter à un mouvement artistique, j'hésiterais entre Dada et Surréalisme pour le XXème siècle. J'ai souvenir d'un poème de Soupault étudié en 3ème, qui fut une révélation : je n'y comprenais pas grand-chose, mais comme cela était beau (même ressenti avec Rimbaud, d'ailleurs) !
Dada me convient sans doute mieux pour les jeux typographiques et les collages, proches de ce que j'aime faire, de ce que je voudrais faire en mail art...
Et puis cette poésie de l'absurde (à laquelle on peut être totalement hermétique, j'en ai conscience) me laisse systématiquement rêveuse, admirative, souriante :
"La cervelle qui brame n'a pas besoin de mettre ses doigts dans son nez-de-chaussée" (Ernst)
"Toutes les femmes sont décorées de la Légion d'honneur, les hommes portent cet insigne à leur boutonnière" (Picabia)
"On n'a que : pour femelle la pissotière et on en vit" (Duchamp)
"La propreté est le luxe du pauvre. Soyez sales." (Tract Dada)
Il n'y a pas eu d'expo dadaïste en France depuis quarante ans. Celle-ci est grandiose car elle contient des objets, des toiles, des oeuvres que je n'avais encore jamais vues (ni S. qui, comme moi, adore cette époque, et a même fait son mémoire de Maîtrise sur Ernst et Eluard). Tout est réparti par salles contigües; on ne sait plus où donner de la tête. Au bout de quasiment quatre heures nous n'avions pas tout fait ! Je compte d'ailleurs y retourner, ne serait-ce que pour prendre quelques photos au numérique de ces merveilles et savourer encore et encore le talent à l'état brut, l'humour dérangeant, la critique acerbe, les toiles de Grosz, Ernst et les autres...
LE hasard est dada car FOrtuiT, inEXplicaBLe et porTeur de CHaOS !

19 octobre 2005
Nobel
Heureusement que je lis Télérama, car sinon je serais passée à côté du Nobel de littérature. J'ai pourtant bien écouté les infos, lus des brèves, mais non, je n'ai appris les noms des lauréats que pour les sciences et la paix.
Bref. Harold Pinter a été récompensé. Rares sont les auteurs de pièces de théâtre si hautement récompensés (le dernier ayant été Samuel Beckett, je crois).

J'ai lu un peu de Pinter au cours de mes études, mais je ne me targuerais de rien. Je crois cependant que c'est un choix juste de la part du jury suédois.
21 septembre 2005
Petite citation du soir
"La nuit tomba. Je me penchai pour la ramasser."
Alphonse Allais

30 août 2005
Citation
"S'il a de la chance, l'écrivain peut changer le monde."
(Arthur Miller)

27 août 2005
The winter guest
Lun de mes films favoris est enfin sorti en DVD !
L'invitée de l'hiver The winter guest
Un film d'Alan Rickman
Avec : Emma Thompson (Frances), Phyllida Law (Elspeth), Gary Hollywood (Alex), Arlene Cockburn (Nita)
Production : Capitol Films présente une production Pressman/Lipper en association avec Fine Line Features, Channe

Frances a perdu son mari. Sa mort lui a tout pris : la lumière qui éclairait ses photos, l'envie de vivre, de parler, d'écouter, d'aimer... même son fils Alex.
Alex, lui, se bat pour retrouver une place auprès de sa mère que ce père, même disparu, occupe en totalité. Grâce à Nita, adolescente qui n'a pas ses peurs, il avance malgré tout sur le chemin de la vie.
Elspeth, mère de Frances, sait qu'elle parcourt le chemin inverse de celui d'Alex. Mais elle ne renonce pas et pour ramener sa fille dans le monde des vivants, elle lutte pied à pied contre Frances, pour Frances.
Dans cette petite station balnéaire écossaise perchée sur des rochers au-dessus de la mer gelée, tous attendent l'Invitée de l'Hiver, que chacun nomme à sa façon et avec laquelle ils finiront par se réconcilier.
30 juillet 2005
Technique
A l'aller, je suis passée par la A75, cette nouvelle et très belle autoroute : j'ai eu la chance de voir et de rouler sur le viaduc de Millau. C'est une vraie réussite !
Heureusement qu'il y a l'art et ces quelques prouesses techniques pour me faire encore croire en l'Homme...
29 juin 2005
Décalage horaire
A propos du référendum, Johnny Hallyday oeuvrait pour le OUI :
« Si le Non l'emporte, il y aura plein de gens qui quitteront la France. On ne peut pas, nous Français, rester en dehors de l'Europe. Ce serait faire marche arrière, ce ne serait pas bien. Je me sens européen, je suis bien partout en Europe : en Italie, en France, en Espagne, au Maroc. »

( Johnny Hallyday, membre du Comité de Soutien au OUI de Jack Lang, France Info, 03.05.05)
06 juin 2005
Citation du grand Charles
" Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre. Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme. "
Charles Baudelaire, " Any where out of the world"
27 avril 2005
Va, vis et deviens
Courez voir ce film extraordinaire, mais allez-y avec des mouchoirs d'avance, car c'est beau et triste à la fois :
En 1984, des milliers d'Africains de vingt-six pays frappés par la famine se retrouvent dans des camps au Soudan. A l'initiative d'Israël et des Etats-Unis, une vaste action est menée pour emmener des milliers de Juifs éthiopiens vers Israël.
Une mère chrétienne pousse son fils de neuf ans à se déclarer juif pour le sauver de la famine et de la mort. L'enfant arrive en Terre Sainte. Déclaré orphelin, il est adopté par une famille française sépharade vivant à Tel-Aviv. Il grandit avec la peur que l'on découvre son double-secret et mensonge : ni juif, ni orphelin, seulement noir. Il découvrira l'amour, la culture occidentale, la judaïté mais également le racisme et la guerre dans les territoires occupés.
La musique est splendide; les acteurs étonnants de simplicité et d'audace contenue... Seul petit hic : la vision donnée des Juifs d'Israël est parfois trop subjective.
Dès qu'il sortira en DVD, nous l'achèterons. Et de la part d'une cinéphile à la petite semaine, c'est un sacré compliment.










