27 novembre 2010

C'est beau, la vie...

Potiche_affiche


Lundi soir, Flûtine et moi sommes allées voir "Potiche", le dernier film d'Ozon. A la fin de la séance, j'avais un sourire jusqu'aux oreilles. Alors comme j'ai beaucoup moins la banane en fin de semaine, et que je viens de l'entendre sur France Inter, je vous offre un morceau chanté par Deneuve : "C'est beau la vie".
Après cela, j'irai remplir mes quasi 90 bulletins en ligne. En tâchant de ne pas trop ruminer.

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09 septembre 2010

Volupté

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Henri Gervex, "Rolla"

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Bonnard, "Femme assoupie sur un lit"


Si j'avais su peindre les femmes, je pense que j'aurais aimé peindre ces deux toiles, que je trouve bouleversantes de sensualité. Je voulais mettre ces reproductions en ligne depuis le début de la semaine, mais mon passage au commissariat m'a comme qui dirait occupée, ainsi que la rentrée sur les chapeaux de roues, avec des textes du XVIème siècle... Dont le blason du beau tétin, de Clément Marot.
Tout se recoupe, n'est-il pas ?

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04 septembre 2010

J'ai oublié de vous dire...

Comme j'ai fort bien travaillé aujourd'hui sur mes cours (poésie, ECJS, argumentation), je me donne le droit d'écrire une petite note ici.
Au retour de nos vacances, nous avons fait une halte -choisie- à Nohant. Oui, c'est bien là que vivait George Sand. Je n'avais jamais eu l'occasion d'y aller, malgré une envie certaine.
On sent le musée rodé au tourisme, mais globalement, la visite a été agréable. La guide que nous avons eue était passionnée par son sujet, quoique modeste, ce qui rendait le tout plutôt vivant (j'ai toujours une crainte avec les guides, forte de mauvaises expériences).

Ce qui était très amusant, c'est que le côté sulfureux de la vie de Sand était totalement occulté : la passion avec Musset, les amours homosexuelles, le côté hors-normes, quoi, et les relations avec son fils étaient complètement idéalisées. On nous la présentait en grand-mère idéale, femme du monde, écrivain de talent, politicienne, tout ça, tout ça. La maison est belle, et l'on comprend pourquoi tous les amis de Sand y passaient du temps.

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Dans le jardin, on peut voir le cimetière et la tombe de Sand, des siens, ce qui est émouvant. Elle est morte dans une chambre réaménagée, car elle voulait voir les deux cèdres du Liban qu'elle avait plantés à la naissance de ses enfants (cf. photo ci-dessus).

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Je ne pense pas me précipiter sur les oeuvres de Sand dès que j'en aurai la possibilité, pourtant je garde un bon souvenir de sa correspondance (presque 30 volumes, un ensemble faramineux) que j'avais arpentée pendant mes recherches en maîtrise. Je préfère grandement la femme à l'écrivain, je crois.

C'était bon de prolonger encore un peu les vacances avec ce détour.

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27 juin 2010

Se sculpter

Aujourd'hui, malgré la chaleur accablante, malgré l'envie de siester, nous sommes allées au musée Rodin. Il ne s'agissait pas d'une découverte, loin de là, mais je ne me lasse pas de cet environnement sensuel, apaisant, serein, ancien. Je me dis que même en étant piètre photographe, on prend de splendides images. Je me suis amusée à faire des portraits aussi, et des autoportraits.

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Nous avons auparavant pique-niqué dans le jardin du musée sus-mentionné, et c'était étrange encore de jouxter celui de l'un de mes lycées de prépa, de rassembler des souvenirs, des impressions. J'étais heureuse d'y être avec Flûtine, surtout.

Ensuite, retour à pied sur cinq ou six stations de métro, en passant par la place Beauvau ou derrière l'Elysée, partie de Paris que je ne connaissais pas (et je me suis dit que vraiment, vraiment, nous n'étions pas du même monde, eux et nous).

Demain matin, je reprendrai les oraux (treize candidats dans la journée), en constatant que les élèves du lycée huppé ne sont pas plus intelligents ou futés que ceux de ma ZEP, juste plus vernis. Mais le vernis, ça s'écaille vite. Je préfère encore mes pti loups franco de port, au langage direct.

Je vous laisse sur des merveilles de simplicité et de grâce...

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23 décembre 2009

Le point sur ma soirée

Voilà, si vous êtes un de mes fidèles lecteurs, abonné à ma newsletter, vous êtes en train de me lire alors que je suis à l'espace Cardin, tranquillement installée pour assister au spectacle de l'un des plus grands amoureux de la langue et des plus originaux : j'ai nommé Fabrice Luchini.

luchini_point_sur_robert

Je l'ai déjà vu une fois sur du Céline, et cela n'a été que régal. On sent les moments où il improvise de façon grandiose, où il dérive à sa façon si particulière, ceux où il s'abandonne... Je suppose que chaque soir, le spectacle est différent, même si le fond reste le même. J'aurais les moyens, j'irais plusieurs fois de suite le voir.
Ce soir, donc, c'est "Le point sur Robert", avec des textes de Chrétien de Troyes, Paul Valéry, Molière, Roland Barthes...
En voici des extraits, pour vous faire saliver (ou pour vous réjouir de ne pas y être, car je sais que Luchini peut aussi passablement agacer).


Fabrice Luchini Le point sur Robert Petit poème taoiste



FABRICE LUCHINI  - Perceval le Gallois / Le Point sur Robert

 

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25 novembre 2009

Piment

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Je reviens du tout nouveau spectacle de Stéphane Guillon : il est comme ces croûtes que l'on voulait toujours gratter quand nous étions enfants, et qu'on aimait arracher même si elles étaient moches et qu'elles faisaient mal.
J'aime son audace, son franc-parler et sa finesse face à l'actualité et au monde politique.
Un peu de poil à gratter en ces temps où il faut passer la brosse à reluire, le lustrant et le cirage, ça fait un bien fou ! Il va loin et n'a peur de rien, semble-t-il.
J'aurais aimé une carrière d'humoriste acerbe et acide, mais toujours drôle, tiens.
Bonne nuit, les petits !


Stéphane Guillon : vive la France !
envoyé par franceinter. - L'info video en direct.

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09 novembre 2009

I'm taking a moment

Voilà, ça y est, je l'ai. J'ai guetté le facteur et attendu au maximum pour partir chez Karouf. Maintenant, je peux y filer : j'ai reçu mon coffret intégral 30 DVD de la série Ally Mc Beal. On pourra dire ce que l'on voudra, je classe certaines séries dans la catégorie culture, parce que c'est MA culture.

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Ensuite, j'envisage d'acheter les premières saisons de Boston Justice (ou Boston Legal, deux titres possibles) : série parlant encore d'avocats, et créée par le même réalisateur qu'Ally Mc Beal.
En déballant et en rangeant mes DVD, j'ai constaté une chose : je ne regarde pas assez les merveilles qui sont chez moi. A tel point que j'avais oublié que je m'étais offert des perles du genre Le Bourgeois gentilhomme en musique, ou encore Yourcenar en entretien...
J'ai décidé de me faire des tas de visionnages à venir. Na.

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26 octobre 2009

C'est Byzance

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Renoir, Modèle en buste, 1916, musée Picasso

Je suis allée aujourd'hui voir la fameuse expo Renoir au Grand Palais. Renoir, c'est l'un des premiers artistes que j'ai découverts quand j'étais encore adolescente. J'achetais à l'époque, chaque mois, au kiosque en bas de chez nous, la série "Grands peintres". Oui, c'est moyennement culturel les éditions Atlas et consorts, mais cela m'a permis de découvrir Delacroix, Poussin, Renoir, Van Gogh, Watteau, Manet et tant d'autres... On fait ce que l'on peut quand on a quinze ans en 1990.

Mais connaître les noms, les oeuvres des peintres ne signifie pas que l'on y est sensible. Renoir ne m'a jamais émue. Et c'est toujours le cas aujourd'hui. Je respecte le talent mais les toiles "passent" sur moi, en fait. Les sujets sont trop lisses, je crois. Ceci étant, l'homme avait l'air touchant. Une toile m'a plu plus que les autres, mais aucune image n'est disponible sur le net, apparemment : elle s'intitule "La frivolité". C'est un portrait de femme presque blonde, sur fond bleu intense. Elle baisse les yeux en ôtant des pétales de fleur ou quelque chose qui y ressemble. Sa robe est blanche avec des reflets bleus.

Mais je n'ai rien senti de bouleversant. En sortant, passage éclair par l'expo  De Byzance à Istanbul. Je la referai, car j'ai besoin de matériau intellectuel supplémentaire pour tout appréhender... Mes cours du Louvre m'y aideront.

Voilà pour cette journée de vacances...

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25 juillet 2009

Balzac is back

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Je ne sais pas si certains scénaristes américains ont lu d'excellents romans en long, en large et en travers, mais la réussite de Damages me laisse perplexe. Rarement j'ai vu série aussi bien menée et allant dans les tréfonds de la psychologie humaine, avec ses revers, sa complexité, sa perversion, son absence de manichéisme... Ce sont les ingrédients que l'on retrouve systématiquement dans des séries mettant en scène des avocats. J'ai fait le constat que c'était ce que j'aimais, finalement : les questions de justice, les joutes verbales, le doute et la conscience... Je pense à The Practice, Ally Mc BealBoston Justice, La Loi de Los Angeles (plus ancien), Dirty sexy money et évidemment Damages.

Patty Hewes, interprétée par Glenn Close, est une avocate brillante, cruelle, manipulatrice, dangereuse, fascinante, quasiment toujours sous contrôle. Elle combat des chefs d'entreprise véreux, imbus de leur personne, prêts à tuer, parlant sans détour et vivant sans pitié. Mais vous pouvez aussi tout inverser, et donner aux uns et aux autres les mêmes adjectifs.

La nature humaine est ainsi : elle n'a pas deux faces, le Bien et le Mal. Tout s'interpénètre, se mélange, et amène rarement à de bonnes surprises, souvent à des trahisons ou des déceptions. L'être que l'on croyait bon et qui vous plante un couteau dans le dos joue sur l'effet de surprise. Celui qui est mauvais et veut accomplir quelque chose de bon, n'y parviendra que difficilement : soit on ne lui fera pas confiance, soit ses actions passées reviendront telles un boomerang.

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Damages est au coeur de tout cela. On sursaute en découvrant des manipulations abjectes, ou qui est complice avec qui. Mais on se surprend aussi à soupirer de soulagement quand un piège est déjoué. Les répliques sont cinglantes, le jeu des acteurs subtil et délicat : un regard, un sourire, un masque de froideur nous font basculer d'un coup.

J'ai visionné tous les épisodes des deux saisons en deux jours et demi, fascinée. Le système "narratif" est très efficace : il y a soit des flashes-back, soit des "retours en avant" pour tenir en haleine. Dans chaque épisode, ces flashes violents sont prolongés de quelques secondes. A la fin de la saison seulement, on les comprend. Le suspense est donc terriblement délicieux.

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Je me suis dit hier soir que Damages, c'est Balzac version trash. Une version modernisée, au coeur de Manhattan, avec des PDG de multinationales. En dehors de cela, les portraits et les intrigues sont aussi fins que dans un roman du XIXème siècle.

Un tel compliment de ma part, ce n'est pas peu dire.

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13 juillet 2009

La culture pour les Nuls

Ma journée a été plutôt remplie : ce matin, rdv pour faire réparer mon pare-brise suite à un impact en allant au collège il y a environ un mois et demi.

Ensuite direction la Keufna. J'ai craqué pour l'album de reprises de Boris Vian qui me tentait depuis un bail. Un brin cher (20€) mais deux cd, 38 titres au total, et des interprètes qui me plaisent beaucoup : Juliette, Katerine, Maurane, M, Mademoiselle K, Olivia Ruiz, Trintignant, Claire Diterzi, Gréco, Carole Bouquet et j'en passe... En plus, cerise sur le gâteau, j'ai eu en cadeau une litho reproduisant la couverture de l'album. Bémol : dans le foisonnant dossier du cd, il y a une énorme faute : "ce sont souvents des amateurs". Dommage, pour un si beau produit... que j'utiliserai sans doute pour mes cours.

Vian_cd

Autres achats : Beckett qui est au programme de l'agrégation interne, La Vague de Strasser qui j'envisage de faire lire si tout va bien à mes élèves, et pour m'amuser un cahier de vacances pour adultes.

cahier_vacances

Après ça, un pti japonais délicieux, puis direction le Luxembourg (les jardins, pas le pays, hein) pour l'expo Lippi. Douze euro l'entrée plein tarif, c'est un scandale (surtout qu'il n'y a que deux salles et demi à voir). Je l'ai payée neuf euro en présentant le billet de l'expo vue au musée Jacquemart-André, mais je trouve cela vraiment exagéré. La culture ouverte à tous, mon oeil.
Ceci étant, les tableaux étaient vraiment beaux et Lippi père et fils, c'est impressionnant. J'ai trouvé les visages des femmes représentant la Vierge extrêmement délicats et grâcieux. Elles avaient un côté Botticelli que j'ai beaucoup aimé.

lippi_vierge

J'ai enfin récupéré la voiture et suis rentrée, avec ses images en tête... et de la musique !


BORIS VIAN - (JULIETTE)

 

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