27 octobre 2014

Japonais et poilus

Si vous patientez quelque peu, je reviens vous parler d'un restaurant gastronomique franco-japonais (Sola), de mon nouveau sac à main, de la guerre des tranchées et d'autres sujets qui vont m'occuper d'ici mon retour...
A très vite, en cette toussaint brumeuse pour moi.

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21 octobre 2014

Pas fanfaron, pour une fois

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20 octobre 2014

"Chacun son Marcel"

Samedi, je suis allée visiter l'exposition consacrée à Marcel Duchamp au centre Pompidou. Inutile de dire que j'étais déjà enthousiaste rien qu'à l'idée, puisque les expos sur le surréalisme ont toujours cet effet sur moi. 

Je reconnais que j'ai été assez bluffée par la scénographie, qui n'était pas prétentieuse -comme cela arrive souvent- et s'avérait intelligente : l'idée est de montrer les filiations, les inspirations de Duchamp en peinture. C'est d'autant plus judicieux que l'on connaît mal cet artiste dans ce domaine.

Ce qui m'a frappée, c'est la souplesse et l'ouverture d'esprit de Duchamp : il regarde des toiles, va à des présentations, des salons, des expositions, et fait son miel de tout cela. Du fauvisme, il passe au cubisme en y mettant sa touche personnelle. Il est capable de créer trois toiles totalement différentes sur le même thème (le jeu d'échecs, qui l'a passionné toute sa vie). Le portrait de son père était saisissant sur le plan de l'intensité et des couleurs froides (affadies sur mes photographies).

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Quant à ses oeuvres les plus célèbres, la roue de vélo, par exemple, j'ai adoré les explications de Duchamp.

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Sur à la toile la plus célébre de l'artiste, "Nu descendant un escalier", j'ai appris que l'on considérait à l'époque (en 1912) que Duchamp avait peint une toile qui tuait définitivement la peinture, et que l'on ne pourrait plus rien peindre après cela -mazette ! 
J'ai senti que tous les visiteurs n'étaient pas aussi enthousiastes que moi, et que certains venaient là car il faut avoir vu cette expo parisienne, même si l'on est vierge de tout surréalisme... C'est risqué, car quand on s'y frotte, même depuis longtemps, on peut être surpris.

En tout cas, j'ai pris tout mon temps pour voir cette exposition assez longue et fort riche. J'ai souvent souri des prises de notes de Duchamp; j'ai aimé revoir des toiles de Kupka et de Redon, ainsi qu'un Cranach magnifique qui a inspiré Duchamp pour une couleur.

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"Nu descendant un escalier"

 

Et puis, évidemment, j'ai pris des photos et des notes pour mon cours de TL puisque l'on retrouvait ça et là du Man Ray, entre autres.

Vous l'aurez compris, j'ai aimé ce moment à Pompidou. Si vous n'avez pas peur d'être contenancés, courez-y vous aussi.

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15 octobre 2014

Chinoiseries

J'ai eu la chance, mercredi dernier, de visiter l'exposition sur la Chine aux arts décoratifs. Dans cette visite guidée privilégiée car uniquement destinée aux enseignants, j'ai pu constater que j'étais de loin la plus jeune... Aurais-je des goûts de vieille ? On me chambre déjà vite sur Barbara, Gréco et consorts, là, je risque gros.

Bref, j'ai écouté une prof anglaise des arts déco totalement habitée par son sujet, et ne résistant pas à l'envie de passer par les expositions temporaires pour nous faire plaisir -ou se faire plaisir.

Je n'ai pas voulu prendre de notes, mais voici ce que j'en ai retenu.

La porcelaine chinoise (et non japonaise) craquelée a été inventée uniquement pour les Européens, qui étaient friands de nouveautés et d''exotisme. La plus belle porcelaine, blanche quasi transparente, émet un son de cristal quand on la fait tinter.

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Seul l'empereur avait le droit de porter des vêtements couleur or, et d'arborer un dragon brodé à cinq griffes. Le nombre de griffes est variable selon le statut de la personne qui porte le vêtement. 

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En décoration, les Chinois ont créé le motif de "la glace brisée" qui représente le monde, dominé de bout en bout par l'empereur.

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Les fonctionnaires, classsés selon neuf échelons, sont reconnaissables à des sortes d'armoiries représentées sur le torse et dans le dos. Ainsi, l'on savait comment saluer chacun d'entre eux, puisque les règles étaient strictes en fonction de la hiérarchie.

Pour le reste, j'ai admiré les techniques folles et la recherche de perfection des artistes chinois, souvent anonymes. 

Le musée des arts décoratifs est souvent "oublié" alors qu'il regorge de merveilles. Faites-y un tour, pour vous faire une idée.

 

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15 juillet 2013

La femme sans visage

Hier soir, Cally m'a montré la photo d'une femme, en me demandant si je la reconnaissais. L'image était petite, j'y ai jeté un oeil, j'ai vaguement lancé, sceptique, un : "Lara Fabian ?". Evidemment, la réponse était tout autre : il s'agissait de Lady Gaga.

Je n'aurais pas pu la reconnaître : je n'identifie jamais son visage (et sa musique non plus, d'ailleurs). Je suis infichue de dire à quoi elle ressemble.

Plus tard, dans la nuit, je me suis interrogée sur ce point. Suis-je la seule à ne pas savoir quel est le visage de cette femme ? Est-ce intentionnel ? Si tel est le cas, je trouve cela perturbant. Comment peut-on choisir d'être méconnaissable, et en faire une marque de fabrique ?

Dans le cas du groupe Daft Punk, les membres ont choisi de cacher leur tête, ce qui me paraît totalement différent : on entretient le mystère, on voile son identité. Mais si le casque est ôté, ce qui est le principe même de cette astuce, leurs visages apparaîtront et seront alors identifiables (ce qui a été le cas récemment). Il me semble qu'ils ont choisi ces casques non seulement pour l'aspect marketing, mais aussi pour que l'on se concentre sur leur musique.

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Dans le cas de Lady Gaga, on dirait que c'est le contraire : l'image prime tellement, qu'on en oublierait la musique. Car si cette femme est bien connue pour quelque chose, c'est pour ses provocations (la fameuse robe de viande périssable et sanguine), pour ses changements de look que les fans ont du mal à suivre, et pour ses goûts souvent douteux. Mais musicalement ? Je ne suis sans doute pas la bonne personne pour répondre à cette question, puisque je n'écoute pas Lady Gaga : elle m'indiffère, car les rares fois où je l'ai entendue, j'ai trouvé que tout se ressemblait et que c'était sans intérêt. Ma petite réflexion pourrait donc être nulle et non avenue, si l'on me disait qu'elle a apporté sa pierre à l'édifice musical du XXIème siècle.

Cependant, comment expliquer le succès d'une femme méconnaissable d'un mois à l'autre si ce n'est par sa musique ? Ou bien, c'est le fait de parvenir à une forme d'invisibilité notoire qui force le respect et l'admiration. Faire parler de soi en étant invisible à force de visibilité.

Cela me fait étrangement penser à nos élèves qui se voilent et se couvrent d'une robe pour devenir invisible aux yeux des hommes, et qui sont stigmatisées au sein du lycée. Et, à force d'être répandues, deviennent progressivement invisibles, par la banalité du fait. Chez Lady Gaga, c'est l'absence de points de repères physiques qui amène à la reconnaissance, aussi paradoxal que cela puisse paraître.

Je me perds sans doute dans mes "réflexions" (que le mot est grand pour si peu !), mais cette histoire d'image renvoyée aux autres me paraît être au coeur de notre monde moderne, et sans cesse mouvante. On pourrait aussi dériver sur l'usage de l'image sur facebook, ou encore sur instagram.

Et tout cela me laisse perplexe.

 

 

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17 juin 2013

La dernière séance

Cally adore le cinéma. Pour ma part, j'y vais (allais ?) fort peu. Je suis difficile à convaincre et souvent peu motivée. Pourtant, je ne voulais pas léser Cally et la freiner dans ses envies cinéphiles. Donc, nous sommes allées voir quelques films ces dernières semaines. Il est grand temps de les évoquer ici.

MUD

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La bande-annonce semblait assez alléchante, et présentait un film sur la manipulation, dans la lourdeur de l'ambiance propre aux états américains du sud.
J'ai eu une petite déception : finalement, il n'y a guère de plan machiavélique, et l'histoire qui se voulait pesante est relativement banale (un amour passionnel toujours décevant). Pourtant, les enfants qui jouent sont impressionnants de naturel, et Matthew Mc Conaughey est très convaincant dans un rôle plutôt sérieux. Quant à Sam Shepard, il est totalement crédible. Ils participent à la création de ce tableau du Mississipi à la fois beau, pauvre et injuste.
Nous avons donc passé un bon moment, mais ce film ne laissera pas un souvenir impérissable.

 

SONG FOR MARION

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Pour faire plaisir à ma mère, après un excellent restaurant japonais, nous avons vu ce film avec Terence Tramp (excellent) et Vanessa Redgrave (lumineuse). On ne peut pas dire que la mise en scène soit époustouflante, mais cette histoire très humaine est fort touchante, quoique simpliste (la femme a un cancer, elle veut chanter, son mari est un ours et se révèle progressivement). J'ai à la fois ri et pleuré, certainement grâce au talent des acteurs principaux, sortes de monuments du cinéma qui pourraient transcender n'importe quel film kleenex. Evidemment, ma mère a adoré.

 

GATSBY LE MAGNIFIQUE

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Je connaissais l'histoire, sans avoir lu le livre (comme cela arrive pour de nombreuses oeuvres). J'avais beaucoup aimé l'adaptation de Shakespeare par Luhrmann (à tel point qu'il est même sur la liste de bac de mes élèves). Là, je dois reconnaître que la patte du réalisateur est reconnaissable, avec une maîtrise technique en plus. Malheureusement, on devine les images trafiquées pour la 3D, même dans la version standard.
La blonde -dont je ne retiens jamais le nom- qui joue Daisy est passablement insipide, alors que Di Caprio est véritablement excellent. Je trouve qu'il a un relief incroyable, son jeu "actor studio" étant totalement maîtrisé. A cet égard, la scène au cours de laquelle il sombre dans la rage et la violence contre son rival est d'une grande justesse. Quant au narrateur-personnage, interprété par l'acteur de Spiderman (Tobey Mc Guire), il reste dans une gamme plutôt monocorde, avec le même air de ravi de la crèche que dans d'autres films. Sinon, le côté mélo de l'histoire ressort parfois trop (le coup de la lumière verte au bout de la jetée). J'ai quand même passé un bon moment, admirant les scènes de fête et le jeu de Di Caprio.

SHOKUZAI 1 & 2

Shokuzai

SHOKUZAI+CELLES+QUI+VOULAIENT+OUBLIER

SHOKUZAI+CELLES+QUI+VOULAIENT+SE+SOUVENIR

Dans un tout autre genre, nous avons vu les deux volets de la série japonaise de Kurosawa sous forme de films, deux samedis d'affilée. Le principe de l'histoire semble simple : une petite fille joue avec quatre de ses camarades dans la cour désertée de l'école. Un homme parvient, sous un prétexte fallacieux, à faire venir cette enfant dans le gymnase, devant le regard de ses amies. Il la viole et la tue. La mère de l'enfant cherche à savoir pourquoi les autres enfants ne se souviennent de rien. Elle exige un tribu d'elles, en échange de la mort de sa fille, car elle les estime responsables.
On retrouve ses fillettes quinze ans plus tard, sous forme de quatre épisodes. Elles ont effectivement oublié le visage de l'agresseur, mais elles sont toutes profondément marquées par cet événement : l'une vit dans la peur des agressions, une autre n'a jamais eu ses règles et refuse d'être femme, certaines vivent recluses, etc...
L'ambiance de ces deux films est étonnante : avec rien ou quasiment, le malaise est créé. La peur, aussi. On assiste à la déconfiture de ses vies, au massacre de ces existences dans un Japon aux codes exigeants, et pourtant moderne. L'esthétique est très épurée, tant sur le plan des décors que de la mise en scène, ce qui rend certains passages extrêmement efficaces.
L'actrice (Kyôko Koizumi) qui joue le rôle de la mère est inquiétante et très belle, je trouve, même si certains plans ne la flattent pas toujours.

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05 octobre 2012

Stop affaire ! Poètes en soldes !

Mercredi, j'ai vu Tinette pour son anniversaire : j'ai profité de cette occasion pour lui offrir l'album pléiade sur Montaigne, afin de la remercier pour les deux années de préparation de l'agreg. Je dois préciser que ce cadeau assez docte reflète juste le goût prononcé de Tinette pour cet auteur -sur lequel je suis tombée en explication de texte à l'oral et en dissertation à l'écrit- qu'elle lit chaque soir...

J'avais aussi pour elle un album de Michèle Bernard, Quand vous me rendrez visite, qui compte beaucoup pour moi : j'avais travaillé pour cette magnifique chanteuse, dans cette usine photographiée sur la couverture du CD... Nous en avions parlé récemment, Flûtine, Tinette et moi.
Mais l'album m'a été envoyé un peu tard : j'ai dû le déposer au domicile de Tinette tout à l'heure. Juste après, pour me changer un peu les idées et sortir de cette semaine de dingue, j'ai fait un crochet à la Keufna.

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Certains magasins font des sortes de soldes en ce moment, et je voulais regarder un peu les appareils photos, les amplis, les home cinémas... Au détour d'un rayon, je tombe sur des livres soldés. Généralement, il s'agit d'ouvrages dont personne ne veut, invendables, sur la dentelle de nos grands-mères, la culture du maïs en Amérique du sud ou les vers de terre.
Mais là, je vois tout de suite que les ouvrages sont intéressants : Hanna Arendt avec Condition de l'homme moderne, de la philo "facile", de beaux livres de voyage et des poètes. Aloysius Bertrand, Aragon, Michaux. J'ai craqué pour les deux derniers, avec Le Fou d'Elsa et L'Infini turbulent. Je ne peux même pas dire que les livres sont abimés. J'ai acheté ces poètes -j'ai failli écrire "mes poètes"- avec le sentiment d'accomplir un geste important et dérisoire : sauver du pilon de la poésie; être la gardienne d'un temple mis à sac. Heureuse et désoeuvrée, j'ai fait un sms à Tinette pour lui dire que la poésie n'était plus importante pour grand monde.

C'est à la fois me placer sur un piédestal puisque moi, je la sauve et je l'aime; sombrer dans une certaine mélancolie et un pessimisme latent en me disant que la poésie est soldée car personne n'en veut; et être satisfaite d'en lire, car je ne dois pas être la seule à me réjouir à l'idée de faire une affaire avec des livres "beaux".

Pour finir, un vers d'Aragon, au débotté :

"J'ai passé dans tes bras l'autre moitié de vivre" (Cantique des cantiques, Le Fou d'Elsa)

 

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15 septembre 2012

Cinéma, pour une fois

Il est rare que je vous parle cinéma, car je suis une quiche dans ce domaine, et surtout parce que j'y vais très peu. Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de vous parler d'un film qui me reste en tête depuis que je l'ai vu : "Du vent dans mes mollets".

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Sous des airs légers, cette histoire à la fois tendre et grave évoque la perte, sous toutes ses formes. Alors forcément, on s'y retrouve à un moment ou à un autre. Agnès Jaoui, peu mise en valeur, est très touchante et je la trouve vraiment bonne actrice, tout en nuances. Quant à Denis Podalydès, qui parfois m'agace ou m'ennuie, il est brillant. Et les deux petites filles sont époustouflantes de naturel et de finesse, tout comme Isabella Rossellini et Isabelle Carré, surprenantes.

On ressort de ce film à la fois avec le sourire et un noeud à l'estomac. Etrange mélange, et délicieux résultat. J'ai envie de le revoir, pour voir des petits détails, et prendre le temps d'apprécier à nouveau l'histoire.

Du coup, j'ai aussi fort envie de voir "Camille redouble" qui, d'après Tinette, est du même acabit : faussement léger, finement drôle et profond sous les apparences. J'irai le voir avec Flûtine, qui revient enfin sur la région parisienne, vendredi...

 

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19 décembre 2011

Le cavalier bleu et le pont

Dans mon programme de Noyel, il y a aussi des expositions. Aujourd'hui, c'était celle de la Pinacothèque, consacrée à l'expressionnisme allemand. J'avais peur d'être déçue comme cela m'arrive au Luxembourg, quand il y a peu de toiles, mais là c'était vraiment une belle expo. J'y ai découvert des peintres inconnus au bataillon (dois-je en avoir honte ?), au milieu de Kandinsky : Jawlenski; Franz Marc; Nolde (que je connaissais et que j'aime décidément beaucoup); Münter; Kirchner; Macke; Schmidt-Rottluff... Mais mon coup de coeur -et celui de Flûtine aussi- a été pour Marianne von Werefkin.

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Voilà pour les présentations : son portrait a été réalisé par son compagnon, Jawlenski, en 1906.

Son univers fantasmagorique, sombre et coloré, les personnages dignes de contes merveilleux, les montagnes envahissantes, les chemins tracés : tout cela m'a attiré. J'étais ravie de m'éduquer le regard encore autrement, de m'obliger à voir des toiles abstraites (cela me pose souvent problème : je n'ai pas d'émotion face à ce type de peinture) et d'aller voir une exposition qui n'avait pas toutes mes faveurs a priori. J'avais réservé suite à une opération de promotion à la Keufna : une place achetée, une offerte. Sinon, c'est plutôt cher, comme partout : environ 11€. Là, 12€ à deux, ça me plait ! Et il n'y avait pas grand monde, quel plaisir...

Vivement la prochaine sortie : je suis ravie de vous parler d'autre chose que du lycée, de l'agreg, et/ou de ma fatigue attenante.

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15 juillet 2011

"Les promesses d'un visage" (Baudelaire)

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J'ai vu l'exposition Manet à Orsay aujourd'hui. Outre les toiles les plus célèbres, qui ont été simplement déplacées des autres salles du musée, mais qui me donnent toujours le sourire (en particulier "Le balcon" sur lequel j'avais travaillé il y a quelques années), j'ai (re)découvert certaines autres peintures, venues surtout des Etats-Unis.

J'ignorais aussi que Manet avait eu une période "religieuse", qui n'a pas duré longtemps (cf. "Le Christ mort et les anges").

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Mais surtout, surtout, je suis tombée amoureuse de deux pastels, installés côte-à-côte : le "Portrait d'Irma Brunner" (le plus connu) et "Jeune femme blonde aux yeux bleus". Je les ai  achetés en carte postale pour les regarder encore, même si leurs couleurs d'origine sont atténuées sur la reproduction. Elles sont superbes. Je me disais qu'avec leurs défauts, toutes les femmes peintes par Manet étaient vraiment belles. Sans compter Berthe Morisot, que j'aurais pu, je crois, aimer. Elle est fascinante (et l'une de ses toiles, "Eté", l'est tout autant).

Dans cette même salle, il y avait aussi "Liseuse" et "Chez la modiste", qui m'ont touchée. Ou encore "L'amazone". Que des portraits de femme, je sais...

J'ai aussi été surprise, en regardant différents dessins préparatoires à "Olympia" (et spécialement une sanguine), de constater que je rentrais terriblement dans l'esthétique de l'époque. Pour la première fois, suite à mon régime, je me suis dit que ce type de corps pouvait être beau, vraiment. Désirable.

Et puis les dessins à la plume de Baudelaire m'émeuvent toujours autant.

J'ai aussi découvert, après l'expo, de récentes acquisitions du musée : cinq toiles de Bouguereau. C'est surprenant et très beau.

Tout cela en écoutant du Benjamin Biolay, par choix : casque sur les oreilles, souriant souvent. Je serai pleine de ces images, en marchant.

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