Les parpaings de la littérature
10 septembre 2008

Larsson, et alors ?

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C'est LE livre dont on parle depuis des mois. La trilogie en tête des ventes depuis des lustres. Je m'étais dit que ce serait idéal à lire pendant l'été. La Comtesse me l'avait recommandé. J'ai repoussé pour de multiples raisons, et puis S. me l'a passé. J'ai entamé Millenium fin août, début septembre.
Le tome 1, j'ai mis plus de 100 pages à être dedans. Le tome 2, environ 200. Le tome 3 me tombe des mains, actuellement...
Les histoires d'espionnage ne me plaisent déjà pas à la base, mais alors là, je sature complètement. Le tome 2 s'est achevé dans une débandade de rebondissements. J'ai la désagréable impression que Larsson était totalement parano et qu'il s'est défoulé en écrivant tout cela.

Le pire dans cette affaire, ce sont les lourdeurs des tournures de phrases. Je n'ai malheureusement pas pris le temps de les noter, mais il y a des aberrations lexicales et grammaticales. Je sais le travail incommensurable d'un traducteur, mais le minimum est d'engager des lecteurs pour corriger les erreurs de langue... française.

Je ne vois aucun style particulier à cet auteur. J'irai malgré tout au bout du dernier tome car je veux savoir à quel degré on peut pousser ce genre de récit abracadabrantesque, et pourquoi cela a eu autant de succès.

J'ai eu des relents de maux de coeur à certains passages des premiers volumes. Et je ne crois pas être trop sensible, pourtant. Mais le côté "gore" attire, je le sais.

Si vous avez lu Millenium et que vous avez aimé, n'hésitez pas à commenter : ma critique est acerbe et subjective, je le sais. Je souhaite aussi savoir ce qui vous a plu.

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14 février 2008

Chagrin de lecture

pennac

Daniel PENNAC, Chagrin d'école,

Gallimard, 304 p., 19 €

J'ai fini le dernier Pennac, Chagrin d'école. Je m'attendais à retrouver l'exaltation que Comme un roman m'avait procuré. J'ai sans doute placé la barre trop haut. Ou alors je n'étais pas à ma lecture.
Il y a des aspects un peu trop doctes, un peu trop pédagogues (démagogues ? je me suis parfois posé la question) qui m'ont laissée sur ma faim.
J'essaye de trouver en écrivant ce post ce qui m'aurait marquée positivement, mais je dois avoir l'esprit encore embué/vide : je n'y parviens pas. Ah si, 22 l'avait mentionné : un bon professeur se couche tôt. Et il faudrait avoir une formation de non-connaissance quand on veut devenir prof, pour pouvoir aider les "cancres", ceux qui ne comprennent rien. Et introduire l'amour dans l'enseignement.
Mais l'optimisme sans frein de Pennac me gêne : à le lire, on croirait qu'avec la bonne pédagogie, on peut "sauver" tous les cancres, tous ceux qui sont sur une voie parallèle, tous ceux qui sont complètement perdus socialement, scolairement, sentimentalement. Il parle du désespoir que l'on ressent quand on n'y parvient pas, justement.

Et bien non, en effet, on ne peut pas tous les atteindre. On ne peut pas trouver la voie qui va vers eux, ni la corde qui les remontera à la surface. On passe à côté sans les voir, aussi, parfois. On est impuissant, souvent. Ce sentiment-là est affreux, oui.

Mais être prof, ce n'est pas être un super héros, Monsieur Pennac. Ni être une super assistante sociale/infirmière/psychologue/accessoirement pédagogue.

Quand je me dis que j'ai peut-être changé la vie de cinq d'entre eux sur six ans d'enseignement, je m'estime heureuse. Très heureuse.

"Un grand livre commence longtemps avant le livre. Un livre est grand par la grandeur du désespoir dont il procède, par toute cette nuit qui pèse sur lui et le retient longtemps de naître."  (Christian Bobin, Une Petite robe de fête)

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17 juin 2007

Niagara Falls

Je n'ai pas parlé de mes lectures depuis un bail, et pour cause :

1) j'ai peu de temps pour lire ou alors je m'endors au bout de trois pages.

2) je ne parviens pas à avancer dans le livre en cours.

les_chutes

Les Chutes de J.C. OATES, Prix Femina étranger 2003,
Points poche, 552 pages,  8€


Ce qui est embêtant, c'est qu'on me l'a offert pour mon anniversaire, ce livre. Alors je tâche d'aller jusqu'au bout, sans savoir où l'auteur veut m'emmener. Une question me vient de façon récurrente à propos de cet ouvrage : what's the point ? (z'avez vu ? je suis presque completly bilingue).

Alors, bloggeurs, amis, espions, touristes, erres, avez-vous lu Les Chutes de Joyce-Carol Oates ? Qu'en avez-vous pensé ?

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12 octobre 2006

Envole-moi

Nothomb
Amélie NOTHOMB, Journal d'hirondelle,
Albin Michel, 136 p., 14.50€


Le dernier Nothomb est un Nothomb de plus. Me voilà obligée de réfléchir à l'histoire, alors que je l'ai à peine finie : c'est toujours comme ça avec cet auteur, je la lis, et je ne me souviens de quasiment rien.
C'est dommage, car j'ai toujours trouvé qu'elle avait du talent. Mais c'est gâché. Un peu comme Garou, qui, depuis son désespérant duo avec la Céééliiine, tombe de plus en plus bas (pourtant de plus en plus fort dans les notes), alors qu'il a une voix à chanter du blues.
J'ai lu Journal d'hirondelle en deux fois, et je viens de le revendre. Un conseil : attendez sa sortie en poche.

Malgré tout, voici la quatrième de couverture :
"    "C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou."
A la suite d'un chagrin amoureux, le narrateur, 30 ans, coursier, devient insensible. Il perd son boulot pour en retrouver un autre, plus conforme à son nouvel état : tueur à gages. Pas d'états d'âme à viser la cible, s'acquitter d'un crime parfait. Sinon une excitation nouvelle, une soif d'accomplir un geste quasi divin. Un jour, on lui demande d'exécuter un ministre et toute sa famille et de rapporter sa serviette. Dans celle-ci, le journal intime de sa fille. La curiosité aura raison de tueur : il lit le cahier. Son comportement devient alors erratique et si l'usage de ses cinq sens lui revient, c'est pour une métamorphose qu'il n'aurait auparavant jamais pu envisager. Personnage nothombien par excellence, le héros, solitaire, misanthrope, détaché de toute réalité contingente, coincé dans sa propre logique, amputé des perceptions ordinaires, agissant au-delà du bien et du mal, découvre justement qu'il y a un au-delà et qu'il se nomme amour."

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What a brushing !

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27 septembre 2006

Conditions de lecture

malraux_condition
André MALRAUX, La Condition humaine,
Folio, 337 p., 6.40€


Oui, Malraux fut un grand homme. De culture, de littérature, etcaetera. Mais après quatre ou cinq essais avortés de lecture de La Condition humaine, je suis désolée, je le dis : Malraux, très peu pour moi.
Soit je suis complètement abrutie, soit il y a vraiment des livres avec lesquels on n'accroche pas (c'est quasi biologique, cette affaire) : je n'ai jamais dépassé la page 20, je crois.
Quelqu'un a une explication ?


Malraux

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20 septembre 2006

Raplapla

Weyergans

François WEYERGANS, Trois jours chez ma mère,
Grasset, 262 p., 17.50€


Pour inaugurer cette nouvelle catégorie (en gros, l'idée est de présenter des ouvrages que je n'ai jamais finis ou qui me sont tombés des mains : merci à Ste Thérèse !), j'ai choisi François Weyergans, Goncourt 2005, avec Trois jours chez ma mère.
Ce qui aurait dû être une sorte de récit à tiroirs, avec mises z'en abyme, se révèle être un amas de débuts de romans sans intérêt : c'est un roman faussement intelligent, faussement habile, faussement plein d'idée. Je l'ai lu jusqu'au bout, en me disant à chaque fois que je me forçais bêtement à poursuivre ma lecture : "Allez, il va peut-être se passer quelque chose, la sauce va prendre, je vais accrocher..." Mais non. Un roman sur le vide, plein de vides.
J'en arrive presque à penser que Houellebecq aurait dû avoir le prix Goncourt l'an dernier; c'est dire.

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