(Pour entamer cette nouvelle catégorie "Lectures", je vais reprendre ce que j'ai parfois pu évoquer au détour d'un message ou un autre sur le blog.)

La nuit de l'oracle

Paul AUSTER, La Nuit de l'oracle,
Actes Sud, Babel, 7.50€

http://www.paulauster.co.uk/
http://actes-sud.fr

La Nuit de l'oracle de Paul Auster est son dernier livre publié en France chez Actes Sud. La quatrième de couverture m'a donné envie de me replonger dans ses écrits (le dernier entré dans ma bibliothèque était Mr Vertigo, et j'écris bien Mister et non Monsieur) :

"Après un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr reprend goût à la vie. Mais il est accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de ne pas retrouver l'inspiration.
Un matin, il découvre une nouvelle papeterie au charme irrésistible. Il entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, dans un état second, Sidney commence à écrire dans ce carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu'il devine où elle va le conduire, ni que le réel lui réserve les plus dangereuses surprises...
Virtuosité, puissance narrative, défi réciproque de l'improvisation et de la maîtrise : La Nuit de l'oracle précipite le lecteur au cœur des obsessions austériennes, dans un face à face entre fiction et destin. Comme si l'imaginaire n'était rien d'autre que le déroulement du temps avant la mort. Ou pire encore, son origine."

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas eu cette envie.
Il faut dire que j'ai un souvenir absolument saisissant du premier roman de P.Auster que j'aie lu : Le Voyage d'Anna Blum.  Difficile d'effacer ce genre de souvenir et de ne pas attendre la même chose de tous les romans de ce même auteur. D'autant plus quand on connaît l'aura de Paul Auster sur la littéraure mondiale et ses succès éditoriaux.

Bref, son dernier roman est construit comme une matriochka : sur le mode de mises en abîme successives et entremêlées.  Au début, j'ai trouvé cela très bien trouvé, mais à force j'ai fini par me lasser de cette astuce.
L'écriture est brillante (j'ai pensé à Umberto Eco, dont on sent le génie à chaque ligne), la traduction excellente, le "pitch" très bon, pourtant je suis restée sur ma faim, je crois. Le dénouement est un peu trop rapide à mon goût, aussi.

Bilan : un livre à lire, et qui fait réfléchir, et dont on parle après lecture, c'est certain.